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73e session de l’ONU : Le Burkina réaffirme son engagement à vaincre le cancer du col de l’utérus

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Nicole Ouédraogo, envoyée spéciale • mardi 25 septembre 2018 à 22h30min
73e session de l’ONU : Le Burkina réaffirme son engagement à vaincre le cancer du col de l’utérus

Aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ce lundi 24 septembre 2018, le Burkina Faso a réaffirmé son engagement à vaincre ce fléau lors d’une réunion de haut niveau. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU, ouverte depuis le 18 septembre 2018, a été suivie d’une assemblée générale extraordinaire de l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le VIH /Sida (OPDAS).

Chaque minute, chaque jour, le cancer du col de l’utérus frappe une femme, avec plus de 75 000 nouveaux cas et près de 50 000 décès par an. Selon l’OMS, ce cancer, qui occupe le deuxième rang mondial de cancer affectant la femme, tuerait, d’ici à 2030, plus de 443 000 personnes par an, dont 90% en Afrique subsaharienne. « Nous sommes en face d’un véritable fléau. Nous devons nous mobiliser davantage autour de la lutte contre le cancer », a soutenu la Première dame du Niger, Lala Malika Issoufou, relevant la nécessité d’éliminer ce fléau ravageur en Afrique, en mettant l’accent sur le dépistage.

Pr Nicolas Méda

Et cela est bien possible. « Nous pouvons et devons mettre fin à cela. Les femmes en Afrique ne doivent pas continuer à mourir ainsi inutilement de cette maladie », a signifié le ministre de la Santé du Burkina, Pr Nicolas Méda, représentant le président du Faso à cette réunion. Pour le Burkina, il y a nécessité d’agir et, ce, d’autant plus que le continent ambitionne d’atteindre la couverture sanitaire d’ici à 2030. Autrement dit, il est impératif que les femmes soient dépistées et que celles identifiées comme présentant un risque de développer la maladie reçoivent un traitement à temps.

Aussi, Nicolas Méda estime que la vaccination de toutes les adolescentes, le dépistage et le traitement des femmes éligibles, celles âgées de 30 à 40 ans, permettront de réduire les risques de développer la maladie. Ce progrès est déjà perceptible en Australie, qui a d’ailleurs partagé son expérience au cours de cette réunion. En effet, grâce à l’introduction de la couverture vaccinale systématique contre le HPV (agent causal du cancer du col de l’utérus), l’infection est passée d’une femme sur quatre à une femme sur 100 après l’introduction du vaccin en 2007.

Se donner la main pour vaincre ce fléau

Tout en saluant l’accompagnement que reçoivent les pays à revenus faibles dans la lutte contre ce fléau, le ministre de la Santé du Burkina a relevé la nécessité pour les différents pays de se tendre la main pour vaincre ce fléau. « Si nous nous donnons la main, nous réussirons.

À l’intérieur des frontières, nous devons orienter le dossier de l’investissement, éliminer les coûts qui demeurent un obstacle pour les démunis », a-t-il clamé, espérant que d’ici un an, les pays africains pourront accélérer le passage à l’échelle des dépistages à l’aide des tests HPV et traiter toutes les femmes qui ont besoin d’un traitement contre la maladie précancéreuse. Puis de poursuivre : « Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à se joindre à la lutte contre le cancer du col de l’utérus en veillant à ce qu’aucune femme, aucune fille ne soit laissée pour compte ».

Le Burkina Faso a réaffirmé son engagement à vaincre ces fléaux qui ravagent l’Afrique en prenant part à l’assemblée générale de l’OPDAS. Présidée par la Première dame du Burkina, Sika Kaboré, cette rencontre a porté sur l’élaboration du nouveau plan stratégique de l’OPDAS (2019-2023).
Notons qu’au cours de cette session, l’OPDAS, qui ambitionne de changer de nom pour devenir l’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement, a enregistré l’arrivée de nouvelles adhérentes. Il s’agit des Premières dames du Zimbabwe et de la Sierra Léone.

Nicole Ouédraogo, envoyée spéciale
Lefaso.net

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