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Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • samedi 22 septembre 2018 à 11h15min
Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

L’audition du capitaine Abdoulaye Dao, débutée le mercredi 19 septembre, s’est poursuivie ce vendredi 21 septembre 2018. Le commandant du Groupement des unités d’intervention (GUI) de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) au moment des faits, nie avoir participé, planifié, exécuté ou aidé à consolider la tentative de coup d’État de septembre 2015. Pour lui, c’était une énième crise.

Accusé de complicité d’attentat à la sûreté de l’État, meurtre, coups et blessures volontaires, incitation à commettre des actes contraires à la discipline militaire, le capitaine Abdoulaye Dao est resté campé sur sa position. Il n’est mêlé ni de loin, ni de près à cette tentative de coup d’État. Il n’était même pas là lorsque les autorités de la Transition étaient mises aux arrêts.

Le 16 septembre 2015, il était en mission à Bobo-Dioulasso et le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire d’alors, le colonel Sita Sangaré (actuel directeur de la Justice militaire) peut en témoigner. Il n’est revenu à Ouagadougou qu’autour de 23h30. Il a pris le temps d’aller se changer avant de se rendre au camp Naaba Koom II. Cinq minutes après son arrivée se tenait la rencontre des officiers du RSP avec les sages.

Il ressort des récits des uns et des autres que c’est le capitaine Dao qui a été le premier officier à prendre la parole après les sous-officiers, pour répondre au collège des sages venu négocier la libération des autorités de la Transition. Cette partie du récit a beaucoup intéressé les parties civiles qui trouvent curieux que quelqu’un qui n’est au courant de rien, vienne « tomber » sur une réunion, puisse prendre la parole en premier et tenir des propos du genre « maintenant on fait comment ? ».

Les avocats des parties civiles se demandent pourquoi lui, qui a en charge la sécurité du président du Faso, revient de son voyage, sait que le président est aux arrêts et ne cherche même pas à savoir ce qu’il est devenu et où il se trouve.

Sur une des questions de son avocate, Me Mireille Barry, le commandant du GUI revient sur les quatre crises officielles qui ont secoué le RSP avant la survenue de la tentative de coup d’État. Pour lui, la première crise date de novembre 2014, juste après la chute du régime Compaoré et la prise du pouvoir par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida.

« On a décapité les têtes du RSP », entendez par là que le général Gilbert Diendéré, chef d’État-major particulier à la présidence ; et le colonel-major Boureima Kéré ont été relevés de leurs fonctions. « On a tenté de nous décapiter, mais on n’a pas pu », lance l’accusé. Pour lui, après avoir mis au garage les deux chefs, l’on (Zida) a tenté de les relever de leurs postes en passant par des manœuvres et des intimidations. C’est ainsi que son adjoint de groupement, Flavien Kaboré, est venu un soir chez lui le menacer avec son pistolet automatique. Tout cela pour qu’il ne vienne plus commander. Mais cela n’a pas marché.

La seconde crise a eu lieu le 30 ou 31 décembre 2014. À cette crise, le président Kafando a autorisé le Premier ministre Zida à venir au carré d’armes pour s’entretenir avec les hommes. Jusque-là, le RSP n’était pas commandé. S’en est suivie la crise de février 2015, où le Premier ministre Zida s’est retrouvé chez le Mogho Naaba alors que le président du Faso et les ministres l’attendaient pour le Conseil des ministres qui a finalement été annulé.

Le collège des sages est intervenu et des engagements ont été pris de part et d’autre pour normaliser la situation. La quatrième crise (29 juin 2015) est née du fait que lui (capitaine Dao) ; son adjoint de groupement, Flavien Kaboré ; et le colonel Céleste Coulibaly ont été convoqués par SMS à la gendarmerie de Paspanga. La raison, le capitaine Dao dit l’ignorer.

Les questions qu’on leur posait étaient : « Comment ça va ? Est-ce que ça va au RSP ? ». Et eux répondaient « Oui ça va, tout va bien au RSP ». Entre temps, ils sont joints par le colonel-major Kéré qui voulait savoir ce qui se passait, car les hommes du RSP étaient en train de se rassembler au camp Naaba Koom II. C’est ainsi qu’ils ont demandé à partir régler la situation. Au camp, ils ont pu calmer les hommes qui se sont dispersés et chacun est rentré chez lui. Plus tard, il a été rappelé car les hommes étaient encore rassemblés au camp. Ils y reviennent et c’est pendant les échanges qu’une rafale de tirs est partie de la pénombre en leur direction. C’est à cet instant que des hommes ont tenté de fuir et ont été rattrapés.

De leurs confessions, ils auraient appris que le RSP voulait arrêter le Premier ministre Zida et ils se sont organisés pour s’y interposer. Pour ce travail, ils auraient reçu de grosses sommes de la part de Zida (8 millions de F CFA chacun). L’accusé avoue qu’au camp, certains militaires, qui n’avaient même pas cinq ans d’ancienneté, roulaient avec des véhicules de luxe dont la valeur atteint 12 millions de F CFA et gardaient par devers eux des devises entre 10 et 15 millions de F CFA. Il ajoute que certains militaires étaient dans le trafic de drogue.

C’est sur ces paroles que Me Barry a demandé une suspension au président du tribunal, car elle avait des bourdonnements aux oreilles et n’entendait plus bien son client. Demande acceptée par le président du tribunal. L’audience reprend donc le lundi 24 septembre 2018 à 9h, avec la suite de l’interrogatoire du capitaine Dao.

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 22 septembre à 13:11, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Avec ce procès, tout va se savoir de notre ex-RSP qui était le nid de tous les crimes odieux de notre pays depuis le 15 Octobre 1987 : Car, la vérité va finir par transparaître sous le vernis avec la division des chefs de pacotille menteurs et mercenaires de ce régiments qui veulent sauver leur peau. Et je pense que les juges militaires ont compris leur stratégie macabre, et les sanctionneront a la hauteur de leur crime.

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  • Le 22 septembre à 13:33, par TANGA En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Voila la vérité.
    Comme ZITA pardon ZIDA a tout organisé, il fallait que toute l’armée se lie pour l’enlever.
    Les pressions IGNORANTE ont rétablirent ZIDA. Voila là où on est aujourd’hui et ZIDA déchu refuse de rentrer.
    Certes un coup d’état mais pas comme les autres. Toute l’armée y a participé.
    A voir les choses, c’est la peur de répressions des institutions étrangères qui a fait que l’armée a lâché.
    Mba Michel n’a rien compris de tout ça.
    Mais et si au lieu d’un coup d’état, on en venait à une approche physique de ZIDA ? Chose qui dans n’importe que ays est possible. Seulement, nos hommes ne sont pas des assassins, surtout pas des sans cœurs comme lui ZIDA Responsable des opérations (donc responsable des morts) au moment de la fuite de Blaise.

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  • Le 22 septembre à 13:38, par Yako En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Pourquoi Zida n’est pas cité à comparaître alors qu’il est acteur principal dans le procès ? A-t-on vraiment intérêt à ce qu’il soit entendu comme témoin ? En outre, comment parvenir à la manifestation de la vérité en se focalisant seulement sur le putsch de septembre qui est une conséquence naturelle d’une transition peu recommandable de par ses méthodes à la fois mafieuses et compromettantes pour les institutions du Faso ? Arrêtons de prendre les burkinabé pour des enfants.

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    • Le 22 septembre à 19:54, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

      L’extrémisme exprime la pensée de celui qui n’admet pas qu’on lui oppose une autre manière de penser. S’il fallait emmener Zida devant les juges, le premier sera toi Yako. Tu oublie qu’en crachant en l’air, il faut s’attendre à recevoir la salive en plein visage. Quand on pense à ce que vous les acolytes qui ont poussé l’introverti Blaise Compaoré à faire dans ce pays sur la base de mensonges et paradigmes foncièrement imaginaires pour des intérêts particuliers, Zida reste un ange : Car, avec vous et Blaise Compaoré que toi yako soutient, mais ne pouvait même lécher ses pieds par ce qu’il ne te connait même pas, la seule conclusion qui s’impose est que tout ce qui arrive maintenant avec vos criminels du RSP n’est que la récolte naturelle de vos semences d’hier.

      Tous les mensonges et les ruses des éléments du RSP qui sont les produits de l’introverti Blaise Compaoré, viennent de 27 ans de pouvoir sans partage dont vous aviez pris la fâcheuse habitude de violer le droit et les valeurs fondamentales de la société. Cette situation a conduit à la banalisation du mal, à la déresponsabilisation, à la criminalité politique, à l’impunité et la déliquescence des mœurs. " Zida sait parfaitement ce qu’il a fait, surtout il reste un réserviste en cas où, c’est comme d’autres casés comme diplomates, et ceux-ci au Burkina s’appelle un jeu politique, ’’’que toi Yako tu ne peux pas jouer dans son cours.’’’ Alors laisse Zida tranquille, et demande aux juges militaire de sanctionner sévèrement ceux qui mentent pour sauver leur peau.

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      • Le 22 septembre à 23:12, par Dedegueba Sanon En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

        D’abord Zida fait partie de ceux qui ont " mangé avec le Diable, et lui, ses fourchettes furent courtes".
        Zida cristallise la haine de ses anciens camarades, parce que envoyé pour contrôler l’insurrection, il a retroussé sa veste. Sous aucun ciel on n’aime les traitres. Golf et ses hommes lui en veulent terriblement d’avoir compromis leur stratégie. Sinon un chef d’État qu’on destitue on l’arrête, on ne l’accompagne pas en exil tranquillement. Sinon quel RSP n’a pas mangé ? N’a pas torturé ? N’a pas été complice des horreurs du conseil ?
        Le scénario a été sans doute le suivant, face aux insurgés, on demande au chef d’État de partir un moment, le temps de calmer la foule. Zida est envoyé pour contrer le CEMGA, et l’autre général populaire en retraite, mais Zida une fois dans l’arène change la mission et devient incontrôlable, et c’est le début des crises à répétition, jusqu’au stupide putsch.
        En vérité le RSP ne devrait pas survivre à leur chef qui était leur raison d’être.

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        • Le 23 septembre à 08:13, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

          Dedegueba Sanon je confirme : Ce que je peux ajouter, l’objectif du putsch déjoué de 2015 était de mettre un coup d’arrêt à la Transition dirigée par le président Michel Kafando et de Zida : Surtout que Zida considéré par ses anciens collaborateurs du RSP comme traître et l’homme à abattre. Même Gilbert Diendéré lui-même ne nie pas son implication dans cette tentative de prise du pouvoir : Au début, il avait voulu faire croire à un coup monté par des sous-officiers de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle en colère, dont il aurait tout ignoré. Et pour éviter un bain de sang, avait-il soutenu, il a fini par l’assumer en disant qu’il devait agir pour rétablir l’ordre, et donc le putsch était justifié.

          Aujourd’hui avec la division des responsables de ce régiment dont chacun veut sauver sa peau, Gilbert Diendéré est coincé et tente par tous les moyens de sauver sa peau. La même stratégie est aussi adoptée par ses co-accusés de l’ex- RSP qui tirent des rafales sur les hauts gradés de l’armée, en termes d’aveux. Pour te dire que tout va se savoir avec ce procès. Même on saura dans quel coin de BOBO Djibril Bassolé a héberger ses mercenaires. Oui la vérité finira a transparaître sous le verni.

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      • Le 23 septembre à 10:00, par Yako En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

        Langage orduriers, digne d’un petit vendeur de lotus de l’Av.Bassawarga.Inutile d’y repondre donc car les petits esprits sont les scories inutiles de notre société tant qu’ils ne sont pas violent il faut les laisser se morfondre dans leurs contradictions.Bien à toi petit vieux.

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    • Le 23 septembre à 08:18, par Burkindbila En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

      Nous ne voulons pas la paix, nous voulons que ces accusés assassins paient jusqu’à la hauteur de leur forfait
      Si sans Zida tu n’as pas la paix, cela n’engage que toi car les vrais Burkinabè sont en paix d’avoir pu supprimer le RSP.
      Souffres jusqu’à la moelle peut-être périr, Zina ne reviendra pas mais ces accusés tueurs paieront de leur.......l’insulte, l’ignominie et les morts qu’ils ont commis
      Les vrais Burkinabè savent qui était de leur côté

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  • Le 22 septembre à 14:11, par Abdou En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    « ... Il ajoute que certains militaires étaient dans le trafic de drogue. » ...

    Là, nous sommes bien servis. C’est la totale. Voici le comportement de certains éléments du RSP. C’est indigne de soldats qui se vantaient d’appartenir à une armée d’élites. Un tel comportement n’est pas républicain. Ils ont souillé notre armée. Honte à ces soldats véreux.

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    • Le 22 septembre à 17:42, par Dinguiswayo En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

      « ... Il ajoute que certains militaires étaient dans le trafic de drogue. » ..

      Une crise au sein du RSP est-elle une crise au sein de toute l’armée nationale ? Non
      Pour une crise au RSP, ont-ils le droit d’arrêter le Président du Faso et son premier ministre ? Non

      Nous comprenons simplement que ces militaires soit disant commandos n’ont aucune dignité, aucun esprit patriotique ils ne roulaient que pour leurs intérêts égoïstes avec le soutien de leurs chefs gloutons. Les questions que devra se poser le jury sont les suivantes :
      Y at-il eu ou non arrestation des plus hautes autorités de la transition ? oui
      Des militaires en tenue léopard appartenant tous aux RSP sont-ils sortis pour empêcher la population de s’opposer à ces arrestations ? Oui
      Un General a t-il dit qu’il a fait le coup d’état et qu’il assumait la responsabilité oui ou non ? Oui

      Alors qu’il plaise au jury d’appliquer la Loi dans toute sa rigueur pour que justice soit rendue. Le reste n’est que diversion.

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    • Le 23 septembre à 09:21, par pifo En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

      Ça fait froid au dos en écoutant le capitaine. Il reconnait que certains éléments du RSP étaient des trafiquants de drogue. Les questions que l’on se pose ce trafic est fait au profit de qui ? et avec qui ? C’est armée que nous a léguée BC

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  • Le 22 septembre à 15:45, par nabayouga En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Au-delà des contrevérités assenées par les accusés depuis le debut du procès il y a une constante : le RSP qu’on qualifiait d’armée d’élite en vérité n’est qu’un ramassis d’hommes sans honneur, avides d’argent. C’est triste pour notre pays. Quand je vois que tout ce monde plaide non coupable , c’est à se demander si tous les morts se sont suicider. Un militaire sans honneur ne mérite aucun respect. Que les deux généraux en papier aillent au diable.

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  • Le 22 septembre à 15:47, par Rouge En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Tanga, Yako, vous ne valez rien, vous n’allez jamais pouvoir tuer, gouverner , ni régner, vous allez tous payer dans ce pays

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  • Le 22 septembre à 15:49, par Ouedraogo En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Comment un MGR pAUL oUEDRAOGO peut être appellé "sage" du mions s’il en fait partie c’est que notre cher pays est tombé bien bas

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  • Le 22 septembre à 17:15, par Karissa En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Triste à en mourir est mon âme
    A en pâlir saigne mon cœur.
    Recevez mon blâme
    Vous tous voyeurs !

    Jusques à quelles hauteurs
    Amasserons-nous nos défécations ?
    Jusques à quelles profondeurs
    Tombera notre réputation ?

    Pour toute confession
    Faut-il monter sur Mercure ?
    D’un peu de considération
    N’avons-nous que cure ?

    Pour éclairer le village
    Vous incendiez la savane.
    Je t’appelle sage
    Sors de ta cabane !

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  • Le 22 septembre à 17:37, par Impartial En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    A travers ce procès j’ai l’impression qu’au RSP les soldats n’étaient pas commandés. Comment comprendre qu’en l’absence du commandent d’unité , des soldats décident de leur propre chef d’arrêter le premier ministre et surtout le PF, chef suprême des armées, que ce commandant apprenne cette nouvelle pendant son absence et décide de regagner sa troupe sans se soucier d’être lui-même aux arrêts ? Cette manière de se défendre ridiculise leurs propres auteurs .Il faut être responsables comme DIENDERE, qui a reconnu pendant le putsch sa responsabilité ; cela nous permettra de tourner rapidement cette triste page et nous pardonner.On na pas besoin d’être à Ouaga ou au camp naba kom II pour comploter ou commanditer un coup d’état surtout quand on est à un niveau aussi élevé de commandement.
    .Respectez l’armée burkinabè, respectez vos grades et fonctions, respectez vous même. Vous avez de la chance d’être jugés, car en d’autre temps vous seriez passés au trépas.
    Impartiallement

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  • Le 22 septembre à 18:55, par mytibketa En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Les généraux Gilbert et Bassolet ont compris que pour mieux manipuler la troupe il fallait des hommes d’un niveau qui frise la maternelle, avides d’argent chapeautés par des officiers de qualités mais sans un réel pouvoir.L’extérieur voyant au devant des troupes des hommes intelligents elle ignorait qu’il s’agissait de pare-avent car sans un réel pouvoir sur ces gueux et car affaiblis par les supérieurs qui manigancent des coups bas.sur la base d(un faux organigramme.Et l’on a à faire à une des stratégie mises en place par Blaise pour mieux contrôler et les civils et les militaires..Du militaire qui mourra pour sa patrie on est passé au militaire qui se fera le maximum de frics.Le sommum étant la division entre groupe entre soldat entre officier entre officier d’un même âge entre officier d’une même formation . Voilà ATOMISER CE RSP .et faire en sorte que chaque électron de chaque atome gravite autour de lui qui devient de ce fait un atome métaphysique avec comme force l’argent, la drogue et du m’as tu vu. Gare à l’électron qui voudrait graviter ailleurs en dehors des multiples orbites de l’atome Blaise.Sont de ceux là Otis Gaspard etc Ce schéma ne répondant à aucune loi physique, ce qui devait arriver arriva. Les jeunes officiers ont tout simplement été piégés et doivent répondre sans trop savoir comment se sortir d’affaire. Zida avait fini par comprendre peut être (je dis peut être) sa morale religieuse lui commandait de décapiter le monstre et il l’a fait quitte a en payer le prix.C’est honteux pour des militaires qui au lieu d’assumer s’acharne sur une seule personne qui a eu le mérite de désorganiser tout une organisation criminelle à la solde de généraux avides de pouvoir. Des millions par ci des millions par là pendant ce temps des enfants meurent par manque de soins et on se dit patriote.Si la condamnation du tribunal tarde et ne peut réparer le préjudice crée par ces généraux et leur ma^tre à penser.C’est simplement dégoûtant.

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  • Le 22 septembre à 19:12, par sidbala En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Si les nous les burkinabé nous voulons la paix pour ce pays il faut que ZIDA revienne au pays pour aider à la manifestation de la vérité. Il est le cerveau de la pagaille que ce pays connaît et si jamais on force les choses sans qu’il éclairer la population pour ma part sans être un pyromane il sera difficile de faire la paix dans ce pays les règlement de comptes n’en finira jamais il sera generationnel. Tous les chefs militaire de la transition doivent aider à la manifestation de la vérité. Comment Sita Sangare et autres torpillent des écoutes téléphoniques dans le simple but de mettre ses camarades dans des difficultés pour ses propres intérêts.

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  • Le 22 septembre à 19:32, par WT En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Ce Mr est une mine précieuse pour nous éclairer sur le fonctionnement de cette nébuleuse garde prétorienne d’alors. Vivement qu’il continue sur cette lancée. Espérons aussi que son avocat ne l’en empêchera pas.

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    • Le 24 septembre à 08:19, par Kouda En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

      WT,
      ce monsieur Abdoulaye Dao n’est nullement une mine d’informations sauf pour des personnes comme vous qui ne voulez pas faire l’effort de vous informer, en particulier en lisant à travers les lignes et en assemblant les bribes d’informations pour savoir ce qui se passe réellement.
      Le RSP était une bande d’indisciplinée remplie de mercenaires sans coeur, sans foi ni loi. Blaise y avait ses hommes sûrs ; Golf avait ses hommes de mains, François Compaoré s’est constitué son groupe dans le RSP, Yacinthe Kafando était un électron libre qui ne respectait que Blaise Compaoré tant que ce dernier le laissait faire ce qu’il veut et que lui, Yacinthe ne cherche pas le pouvoir... Salif Diallo avait ses hommes de main dans le RSP. Il y avait des gens très indisciplinés dans le RSP qui ne répondaient pratiquement à personne, sauf à eux-mêmes. De simples soldats du RSP humiliaient leurs propres supérieurs et les gradés du reste de l’armée. Le trafic d’armes, de drogue, le mercenariat, les assassinats sur commandes y étaient lésions. Le Libéria, ça vous dit quelque chose ? La Côte d’Ivoire pendant la rebellion et la crise post-électorale, ça vous dit quelque chose ?
      Quand Abdoulaye Dao dit qu’il y avait au RSP des militaires capables de viser et toucher une pièce d’argent, il oublie qu’il ne suffit pas d’être un tireur d’élite pour être un bon et vrai soldat. Des gens qui passaient leur temps à brimer et violenter inutilement des civils ou d’autres militaires désarmés, à abuser les jeunes femmes, moi, je n’appelle pas ça une unité d’élite.
      C’est quoi cette unité qui n’a aucun code d’honneur ?
      Le commandat du groupement des unités d’intervention (GUI) - dont la fonction est d’assurer la sécurité du président et des institutions républicaines et de libérer les otages- se la coule douce à Bobo pendant que le chef suprême des armées, le 1er ministre et deux autres ministres sont arrêtés et séquestrés par des soldats de son corps. Abdoulaye Dao n’a aucune honte ni gêne à venir affirmer gaillardement qu’il était à Bobo le 16/09/2015 et qu’il est rentré à Ouaga seulement à 23h30 et ça se dit militaire d’élite. N’importe quoi.
      Quand il s’agissait d’aller massacrer vos frères d’armes aux mains nues à Bobo lors des muniteries de 2011, là vous n’avez eu aucune pitié. Rien que des voyous et des criminels, cette bande de drogués qui se prenaient pour le nombril du Burkina.
      Dao s’offuste que des militaires arrivés nouvellement au RSP roulent dans des voitures de luxe ? Toi, Dao, peux-tu justifier ta formule par tes revenus de militaire du RSP ? Quels hauts faits d’armes as-tu à ton compte ?

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  • Le 22 septembre à 21:13, par Xyz En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Voila un zélé RSP qui aujourd’hui na même pas le courage de s’assumer.

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  • Le 23 septembre à 09:53, par WEND LA NABA En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Estime toi heureux d’être toujours en vie comparativement aux lingani et heri zongo que golf a fait charcuté à moins de 24h.

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  • Le 23 septembre à 10:35, par NEYA Ibrahim En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    C’était une milice non une armée républicaine.
    Un capitaine menacé par son adjoint, un colonel qui reçoit des ordres de son capitaine pour lire un communiqué de coup d’État. C’était une pagaille organisée afin de pouvoir utiliser tout le monde sans justificatif. Dieu reste le plus puissant car iI a triomphé sur ces mécréants de RSP

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  • Le 23 septembre à 12:40, par madi En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    J’espère que la demande de suspension suite aux problèmes d’audition de l’avocat du capitaine n’est pas une stratégie pour amener l’accusé à ne pas poursuivre sa narration des faits tels qu’ils se sont déroulés. j’ose espérer que nous aurons la suite du récit du capitaine !

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  • Le 24 septembre à 08:17, par Le financier En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Je crois qu’on a bien fait de dissoudre ce RSP. A écouter ce commandant, on se rend compte que le RSP était une mafia, Dieu a sauvé mon pays. Il dit qu’au RSP des soldats qui n’avaient même pas cinq ans de service circulaient dans des voitures de luxe, detenaient des grosses sommes en espèces, pire encore il y avait un trafic de drogue au RSP. Mon commandant le trafic de drogue est un crime. Vous etiez au courant, vous n’aviez rien fait, votre hierarchie n’a rien fait. Commandant vous aviez le culot de dire devant un tribunal que des agents sous votre responsabilité, étaient dans le crime organisé et vous etiez au courant. Mr le Président du tribunal ce commandant vient de reconnaitre un autre chef d’accusation celui de complicité de crime organisé pour lequel il devra repondre et donner les identités des membres. Il faut qu’on s’assure que certains de ces criminels ne sont pas entrain de gangrener notre armée, ou dans la nature entrain de vendre la drogue à nos enfants. Aie c’est grave commandant.

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  • Le 24 septembre à 10:49, par C’est pas clair En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Validé. C’est ce que je me disais aussi. Depuis qu’il est là-bas, il n’avait pas de problèmes d’ouïe. Mais dès que le capitaine a commencé à dévoilé des choses, voilà cet avocat qui se met à ne plus bien entendre. C’est curieux.

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  • Le 24 septembre à 11:24, par Calmos En réponse à : Procès du putsch manqué : « On a tenté de nous décapiter… », capitaine Abdoulaye Dao

    Félicitations à KARISSA ; un beau poème malheureusement incompris par les putschistes. Beaucoup d’entre eux n’ont pas le BEPC ; ils ne peuvent pas te comprendre. Cependant, il serait bon qu’on leur enseigne l’histoire des pouvoirs. Le jeune capitaine Henri ZONGO et le commandant LINGANI n’ont malheureusement pas eu leur chance. Accusés de tentative de coup d’Etat dans les années 1988, ils n’ont pas eu droit à la parole. Ils ont été froidement exécutés. Demandez à votre Général Gilbert dit le Golf.

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