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Lutte contre la traite des êtres humains au Burkina : L’OIM forme 25 diplomates à la protection des victimes

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Yvette Zongo • lundi 10 septembre 2018 à 23h32min
Lutte contre la traite des êtres humains au Burkina : L’OIM forme 25 diplomates à la protection des victimes

Ouverture, ce lundi 10 septembre 2018, à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest, d’un atelier de formation à la protection des victimes de la traite des personnes au profit des fonctionnaires diplomatiques du Burkina. Un atelier qui vise spécifiquement à rapprocher les structures nationales pour une meilleure coordination, renforcer le système de collecte de données, favoriser le partage d’informations et faciliter les enquêtes et les poursuites centrées sur la protection des victimes. L’atelier est organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dans le cadre de son projet « Lutte contre la traite des êtres humains au Burkina Faso à travers le renforcement du cadre national et des capacités en identification des victimes et l’amélioration de la collecte des données », l’OIM organise, du 10 au 11 septembre 2018, un atelier de formation à la protection des victimes de traite des personnes au profit des fonctionnaires diplomatiques du Burkina Faso. Une formation qui vise globalement à renforcer les capacités des fonctionnaires diplomatiques en matière de protection des personnes victimes de traite.

Claire Laroche, chargée de protection à l’OIM

À cet effet, 25 diplomates affectés à l’étranger bénéficient de ladite formation. Et pour la chargée de protection de l’OIM, Claire Laroche, le Burkina Faso se démarque dans la sous-région comme étant un acteur engagé dans la lutte contre ce fléau à travers une législation appropriée s’appuyant sur les normes internationales. « Ces efforts ne sont pas sans conséquence car, dit-elle, le pays a pu, par les actions conjointes de tous les partenaires, progresser dans le classement annuel établi à travers le rapport sur la traite des personnes, en passant du statut de ‘surveillance’ à celui de niveau 2, démontrant l’engagement de tous », s’est-elle réjouie.

Des progrès qui, selon elle, sont à saluer et à encourager. Et le représentant du gouverneur de la région du Centre-Ouest, Sayouba Sawadogo, de saluer également cette initiative parce que, pour lui, le phénomène de la traite est un phénomène mondial qui nécessite l’engagement de tous afin de pourvoir trouver des solutions. Car, dit-il, les acteurs de cette traite ont de plus en plus des techniques innovantes pour contrecarrer les moyens mis en place ; il est donc important d’harmoniser et de coordonner toutes les actions. Cette formation est, selon lui, la bienvenue, parce qu’elle permettra aux différents diplomates d’avoir des bagages nécessaires pour lutter efficacement contre cette pratique, a-t-déclaré.

Une vue des diplomates formés à la protection des victimes de la traite des personnes

Par ailleurs, Claire Laroche a souligné que l’approche globale mise en place par l’OIM, c’est d’agir dès le départ pour que la traite des personnes soit abordée dans un contexte global de la gestion des migrations. « C’est-à-dire, en se basant sur le respect des droits de l’homme, le bien-être physique, mental et social de l’individu et de sa communauté, la pérennité, grâce au renforcement des capacités institutionnelles des gouvernements et de la société civile ».

C’est pourquoi le Burkina Faso a besoin d’artisans engagés, des défenseurs de la cause des droits de l’homme, et le rôle des fonctionnaires diplomatiques est fondamental, a-t-elle mentionné. Et d’ajouter qu’il s’agit, grâce à leur concours dans les pays d’affectation, non seulement de dénoncer ou de prévenir, mais surtout de protéger les victimes et contribuer aux poursuites des auteurs.

Défis à relever

Même si plusieurs actions ont été déjà menées dans le cadre de la lutte contre la traire des personnes, Claire Laroche a indiqué que d’autres défis restent encore à relever. Des défis sur plusieurs plans, notamment la sensibilisation, la prévention du phénomène et la poursuite des acteurs qui commettent ses crimes.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Yvette Zongo
Lefaso.net

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