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Secteur du coton : Le Salon international du coton et du textile se tient bientôt à Koudougou

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • samedi 8 septembre 2018 à 15h39min
Secteur du coton : Le Salon international du coton et du textile se tient bientôt à Koudougou

Koudougou, chef-lieu de la province du Boulkiemdé, abritera du 27 au 29 septembre 2018, la première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT). À trois semaines du début du Salon, les détails de l’événement ont été donnés le vendredi 7 septembre 2018 au cours d’une conférence de presse animée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

C’est sous le thème « La transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses », que se tiendra la première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT). Un événement qui se déroulera dans la cité du Cavalier rouge, du 27 au 29 septembre 2018. Ce salon se veut le plus grand événement dédié à la filière du coton conventionnel et biologique en Afrique et devrait permettre de stimuler la transformation du coton sur le continent.

Il réunira à Koudougou des professionnels de la chaîne de valeur du coton, notamment des industriels, des acteurs de la transformation du coton, mais aussi des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le secteur du coton dans son développement. Ce sera donc l’occasion de valoriser le coton local à travers la présentation d’outils modernes de production et de conservation, de promotion de la transformation, de financement et de commercialisation.

Selon Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, l’ambition du gouvernement burkinabè, à travers ce salon, est de « mettre en valeur le secteur du coton africain et de faire du Burkina Faso, le carrefour africain où les grandes préoccupations des acteurs de toute la chaîne de valeur de coton seront périodiquement discutées ». Et l’une des préoccupations majeures de ce secteur demeure sans aucun doute la question de la transformation. En effet, sur les 600 000 tonnes de coton produites au Burkina Faso, seulement 2% est transformé sur place. D’où l’intérêt du thème retenu pour cette première édition du SICOT.

Au menu de ce SICOT, deux conférences plénières sur la problématique du thème général du salon, une dizaine de panels sur les thèmes portant sur diverses thématiques en lien avec la transformation du coton. Il est aussi prévu des rencontres B to B et G to B ; ainsi que des tables-rondes, un défilé de mode thématique et les Nuits du SICOT.

Deux cents stands d’exposition seront mis à la disposition des exposants dont 50 stands destinés aux professionnels évoluant dans la chaîne de valeur du coton.
À 20 jours du début du Salon, le ministre a tenu à rassurer l’opinion que tout est mis en œuvre pour la réussite de l’événement. Un budget de 448 millions de F CFA a d’ailleurs été prévu pour couvrir les charges afférentes à l’événement.

Il est attendu à ce salon plus de 1 000 participants qui viendront de 25 pays d’Afrique et du reste du monde, avec l’Allemagne comme pays invité d’honneur. Cette première édition est placée sous le parrainage de Abdallah Boureima, président de la commission de l’UEMOA.

À en croire le ministre Harouna Kaboré, la tenue de ce salon fait partie d’un ensemble de mesures que le gouvernement compte mettre en œuvre pour un développement structurel de l’économie burkinabè. Et pour lui, ce développement passe nécessairement par la transformation des produits locaux. C’est pourquoi il dit fonder l’espoir que cette première édition du SICOT soit « un succès et un déclic véritable pour la transformation du coton africain en général et celui du Burkina Faso en particulier »

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Messages

  • l’État doit arrêter de dupliquer les initiatives privées. Toutes les occasions sont bonnes pour dépenser et profiter réclamer des commissions avec les entreprises. Le budget de ce salon pourrait servir à construire combien d’écoles.
    Que Dieu sauve le Burkina en le dotant de dirigeants très soucieux de son développement et qui sont à même de s’élever au dessus du lot. Sinon, ceux qui sont aux affaires actuellement ne peuvent pas apporter un plus au développement de ce pays !

  • Fondateur de BIOTEX AFRIKA sarl cette unité de production (teinture-impression-confection)
    installé à Ouaga avait pour vocation la valorisation du coton biologique local !
    Face à l’omniprésence des OGM de Monsanto, nous devions acheter la fibre bio au Mali, la faire filer et tisser à Bouaké pour la valoriser dans nos ateliers.
    La complexité de cette situation (transports-douanes-etc) nous a contraints à fermer boutique ;
    Nous avons par contre, à travers BIO-COLOR conservé l’activité de la teinture biologique du coton local et nous poursuivons la formation des artisans Burkinabe pour une technique responsable de l’environnement et de la santé des teinturiers et des utilisateurs des produits teints...!
    Nous ne pouvons que nous réjouir de voir au travers du SICOT une initiative pour relancer la valorisation du coton burkinabé, qui trop souvent revient manufacturé au pays sans que celui ci participe aux techniques de valorisation..
    Je serais présent à Koudougou et j’espère avoir des contacts profitables à notre initiative.

    Robert GILLOUIN
    Ingénieur Textiles

  • Une vraie opportunité pour les filières cotonnières Africaine de faire la promotion de coton brut origine Afrique, de montrer au monde entier les résultats des années de recherches.du matériel génétique coton Africain. Des avancées technologiques incommensurables. Les résultats techno de fiabilité et de constance sont de nos jours hors du système de cotation coton pluvial. Des pourcentages de longue soie de qualité qui n’existent nul part dans le monde en coton non irrigué. Malheureusement l’ACA aussi bien que L’UEMOA n’arrivent pas à sortir l’Afrique de ce bourbier de cotation et de réclamations commercial.
    Le coton Africain est bien, même très bien mais très mal valorisé.

    DIABY SEÏDINA OUMAR
    Manager MC3 Consultant Qualité
    Formateur Classeurs Coton
    Conseiller Cotations Qualité Égrenage.

  • La vision de la Feuille de Route Coton est celle d’un secteur coton africain compétitif et durable contribuant au développement économique, à la réduction de la pauvreté, à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois grâce au renforcement de la coordination et des capacités des acteurs pour mobiliser les politiques d’appui existantes, dans une perspective panafricaine. Cette vision tient compte de celles des trois stratégies régionales coton.
    Le coton est tout d’abord une source importante de devises et toute variation du cours du coton ou du volume de production se répercute sur la balance commerciale et sur la balance des paiements.
    Définition La balance commerciale des biens et services retrace la différence entre les exportations de biens et services et les importations de biens et services, exprimée en pourcentage du PIB. Une balance positive indique que les exportations dépassent en valeur les importations (excédent commercial). Une balance négative indique au contraire que les importations dépassent en valeur les exportations (déficit commercial). La statistique met en relation ce solde avec la taille de l’activité économique (PIB).
    En revanche les importations massives de biens et services vident le pays importateur de ses ressources en grandes et constituent des entrées de devises pour les pays de provenance de ses biens et services le cas d’importation des motos JC en chine est largement illustratif car chaque famille au Burkina Faso possède un minimum de motos dont l’essentiel de la valeur ajoutée reste en chine.
    C’est la raison pour laquelle le Burkina Faso gagnerait mieux à transformer son coton dont 98% est destiné pour être commercialisé à l’état brut à l’étranger sans créer de valeur ajoutée depuis 36 ans .
    Nous voulons trouver des voies et moyens pour accroitre le volume de la transformation du coton sur place au Burkina même s’il faut coopérer avec des firmes et sociétés de filature extérieure pour une semi transformation en fil du coton afin de créer de la richesse supplémentaire à travers la valeur ajoutée la création de l’emploi pour les jeunes burkinabés et femmes et la réduction de la pauvreté.
    Nous produisons chaque année plus de 200000 tonnes de fibres qui sont destinées essentiellement a l’exportation pour des intermédiaires négociants du coton qui sont une dizaine seulement mais qui se font plus de marge que les sociétés cotonnières et les producteurs de coton
    Nous voulons améliorer la profitabilité du coton a tous les acteurs clés de chaines de production au Burkina Faso à travers la mise en valeur partielle ou totale du coton au Burkina. cependant nous sommes confronté a un problème de concurrence assez rude et exacerbée de l’industrie textile par les asiatiques et les autres filateurs américains et européens qui possèdent des grosses machines avec des technologies de pointes dominant ainsi l’industrie africaine par les couts dans un continent de plus en plus pauvres ou les cotonculteurs même ne peuvent s’offrir le prix des pagnes même les friperies par manque de moyens. Il faut posséder coûte que coûte des avantages concurrentiels assez défendables et durables pour le textile africains. Pour ce faire il conviendrait de faire de la différenciation ou de la focalisation ou de niche comme stratégie commerciale dans l’industrie africaine former les futures acteurs et utiliser des technologies de pointes a cet effet défiant toute concurrence pour que ces futures filières survivent et soient epargner de mort prématuré comme e Faso fani ou Faso tex
    Nous avons intérêts a coopérer avec les filateurs extérieurs pour leur implantation des industries textiles dans notre pays pour bénéficier de la main d’œuvre au lieu de multiplier des structure de filature qui ne seront pas rapidement concurrentielle dans un monde plus globalisé ou les frontières entre les pays se sont estomper en terme de marchandises de finances et des informations. Dans ces conditions de marché et de pouvoir d’achat des africains il vaut mieux coopérer que de périr seul il faudra aussi valoriser la politique de consommation régionale avec 70 millions d’âmes de la CEDEAO pour porter notre marché du textiles et des pagnes. l’objectif est se fixer un taux élevé de transformation définitive ou totale du coton avant son exportation vers l’extérieur pour créer de l’emploi et de la richesse au Burkina et réduire la pauvreté
    Les hausses conjuguées des volumes de production et des prix aux producteurs se sont traduites par une nette augmentation des revenus dans les régions cotonnières dans les années 1990. La baisse de l’une ou l’autre de ces 2 variables engendre une dégradation des revenus ruraux et donc de la consommation des ménages. Le secteur a également contribué à l’amélioration des recettes fiscales, directement via les droits de douanes sur les intrants importés, les impôts sur les salaires, l’impôt sur les bénéfices des compagnies cotonnières, mais aussi indirectement par les recettes douanières et de TVA liées à la croissance de la consommation des ménages et de l’investissement, elle-même engendrée par l’expansion de la culture cotonnière.
    Important soutien a la consommation des ménages, agissant sur l’ensemble du tissu économique Burkinabé, le coton est une source importante de devises et une hausse conjuguées du volume de production et du prix se répercutent sur la balance commerciale et la balance des paiements et de revenus au niveau rural représentant 80% de la population active du Burkina.
    Le secteur a également contribué à l’amélioration des recettes fiscales, directement via les droits de douanes sur les intrants importés, les impôts sur les salaires, l’impôt sur les bénéfices des compagnies cotonnières, mais aussi indirectement par les recettes douanières et de TVA liées à la croissance de la consommation des ménages et de l’investissement, elle-même engendrée par l’expansion de la culture cotonnière.

    LES IMPACTS DU DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE COTON

    4.1. Une influence positive sur les principaux indicateurs macro-économiques
    4.1.1. Le coton est le premier produit d’exportation du Burkina Faso et a par conséquent une influence positive très forte sur la balance commerciale et les recettes en devises.
    4.1.2. La filière coton joue également un rôle important et croissant sur le Produit Intérieur Brut.
    4.1.3 La filière coton intervient dans la lutte contre le chômage.
    4.2. Une contribution importante aux finances publiques
    4.2.1. Les taxes et impôts indirects prélevés sur les activités de la filière coton permettent à l’État d’en tirer des recettes non négligeables.
    4.2.2. Les impôts directs sur les bénéfices de la SOFITEX (BIC) contribuent de façon importante au budget de l’État.
    4.3. Un moteur de développement pour d’autres secteurs économiques 4.3.1 Le développement de la filière coton a permis le développement des activités de transformation de la graine de coton, en particulier des huileries.
    4.3.2. La transformation locale du coton fibre, même modeste au Burkina Faso, s’est développée avec la création en janvier 2000 d’une unité de fabrication de fil de coton.
    4.3.3. Le transport privé, qui concerne le transport des intrants, du coton-graine, du coton fibre et de la graine de coton, bénéficie du développement de la filière.
    4.3.4. Le transit intérieur et l’activité de délintage des graines, directement liés au coton ont aussi progressé.
    4.3.5. Le développement de la filière coton bénéficie également aux échanges économiques en milieu rural et au commerce de divers produits.
    4.4. Un développement au bénéfice des producteurs
    4.4.1 La réussite du Burkina Faso en matière d’organisations de producteurs, permet à ces derniers de mieux défendre leurs intérêts et de se professionnaliser.
    4.4.2. Les producteurs de coton ont grâce à cette culture augmenté et sécurisé leurs revenus :
    4.4.3. Les revenus du coton permettent une monétarisation et une « financiarisation » progressive des populations rurales.
    4.5. La pauvreté en recul dans les zones cotonnières
    4.5.1. La pauvreté se traduit au niveau individuel par la non-satisfaction des besoins essentiels tels que l’alimentation, l’habillement et le logement.
    4.5.2. La culture du coton favorise la sécurité alimentaire.
    4.5.3. Le développement de la filière joue en faveur de l’éducation et la santé.

  • Le coton est la fibre naturelle la plus utilisée au monde, représentant 27% de la consommation finale de fibre à l’échelle mondiale et 78% de l’ensemble des fibres naturelles produite dans le monde. La consommation mondiale de coton à augmenter en terme absolus, de 10,4 millions de tonnes en 1960 à 24 millions de tonnes en 2015. Mais sa part sur le marché des fibres a considérablement diminué. Cette baisse s’explique par principalement par la croissance de la consommation des autres fibres textiles, en particulier du polyester, le concurrent le plus important du coton.
    A l’échelle mondiale, la production de coton fibre en Afrique reste relativement modeste. En 2014/2015, sur un total de 26,3 millions de coton fibres produites, l’Afrique n’a contribué pour moins de 7% dont l’essentiel dans la zone Afrique dans la zone francs d’Afrique de l’ouest et du centre.
    Cependant sur 1.39 millions de tonnes de fibres coton produites en Afrique, 90% ont été exportés.
    L’Afrique zone francs CFA se situe actuellement au 3 eme rang des exportateurs mondiaux derrière les états unis et l’inde ICAC 2016
    Défis et enjeux pour le coton africain
    LE COTON EN AFRIQUE
    Culture de rente vitale pour des millions d’africains (environ 3,5 millions d’exploitations cotonnières dans 35 pays sur 54).
    Moteur du développement rural et agro-industriel :
    - 300 usines d’égrenage dans les zones cotonnières
    - Huileries et usines textiles
    Contribution avérée à la lutte contre la pauvreté et à la sécurité alimentaire.
    Source importante de recettes d’exportation :
    - 3ième produit agricole après le cacao et le café
    - > 25 % des exportations totales dans plusieurs pays DuR COTON EN
    VUE D’ENSEMBLE DU SECTEUR COTON EN AFRIQUE
    4,5 millions ha en 2013/14 (14 % du total mondial)
    93 % culture pluviale (Gossypiumhirsutum)
    Petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées
    100 % récolte manuelle
    Égrenage à scies prédominant
    1,5 million t fibre (6 % de la production mondiale)
    1,3 million t exportées (15 % du total mondial)
    320,000 t filées localement (1,4 % consommation mondiale)
    Principaux pays producteurs d’Afrique
    2013-2014
    Burkina Faso Mali Côte d’Ivoire Bénin Cameroun Egypte Tanzanie Nigéria Zimbabwe Mozambique Malawi Zambie Ethiopie Togo Tchad
    PLACE DU COTON AFRICAIN DANS LE MONDE
    Surface cotonnière 2013/14
    Pakistan 9% Brésil 3% USA 9% Chine 14% Afrique 14% Inde 36%
    Autres pays Ouzbékistan 11% 4%
    Principaux pays producteurs (campagne 2013/14)
    Chine Inde USA Pakistan Brésil Afrique Ouzbékistan Australie Turquie Autres pays
    Millions de tonnes de fibre
    Production de coton-fibre 2013/14
    Brésil 6% Ouzbékistan 4%
    Autres pays Turquie 7%
    3%
    Pakistan 8% Inde 26% USA 11% Chine 26%
    Australie 3% Afrique 6%
    Part du coton africain dans le monde
    HANDICAPS ET RISQUES
    PRINCIPAUX HANDICAPS DU COTON AFRICAIN
    Aléas climatiques (culture pluviale)
    Manque d’éducation des cotonculteurs
    Équipement rudimentaire
    Faible utilisation et coût élevé des intrants
    Enclavement des zones cotonnières
    Manque infrastructures transport et énergie
    Exposition aux fluctuations des prix et taux de change
    Transformation locale non compétitive
    Insuffisante connaissance du marché
    Défauts de gouvernance et de régulation
    Concurrence (importations frauduleuses, subventions)
    Image de marque négative
    LE COTON AFRICAIN EST FORTEMENT EXPOSÉ AUX RISQUES LE COTON Volatilité intersaisonnière des prix du coton
    Moyenne Indice A Cotlook par campagne* (cents USD par livre CFR)
    Moyenne 73/74 – 09/10
    LE DÉFI DE LA PRODUCTIVITE
    Les rendements moyens diffèrent selon les régions
    ’AMÉLIORATION DE LA PRODUCTIVITÉ EST CRUCIALE POUR LES REVENUS L’AMÉLIORATION DE LA PRODUCTIVITÉ EST CRUCIALE POUR LES REVENUS
    Le prix n’est qu’une des composantes des revenus des cotonculteurs.
    La faible productivité réduit les revenus des cotonculteurs et des égreneurs.
    Les producteurs peuvent améliorer leur rendement alors qu’ils n’ont aucune maîtrise sur les prix. Le cotonculteur africain produisant moins d’une tonne de coton-graine à l’hectare n’a guère d’avenir.
    LE RENDEMENT A L’EGRENAGE AFFECTE LES PRIX AU PRODUCTEUR
    Un faible rendement à l’égrenage se traduit par un prix au producteur bas : toutes choses égales par ailleurs, le prix payable au producteur est 20 % plus élevé avec un rendement égrenage de 42 % qu’avec un rendement de 35 %.

    THÈME 1
    DURABILITÉ, INNOVATIONS ET INDICIELLE :
    LES DÉFIS POUR L’EXPLOITATION COTONNIÈRE AFRICAINE DÉFI DE LA QUALITÉ
    MARCHÉ INTERNATIONAL DU COTON
    Importations mondiales : environ 7,5 millions tonnes en 2014-2015 (Chine 20 %)
    97 % cotons « upland » (Gossypiumhirsutum)
    3/4 moyennes et longues soies : filature classique (à anneaux)
    1/4 soies courtes : filature à rotor (open end)
    3 % cotons extra-longue soie (Gossypiumbarbadense) égrenage à rouleaux ; filés très fin
    CONCURRENTS DES COTONS AFRICAINS
    - Fibres chimiques (ennemi No. 1 : polyester)
    - Cotons récoltés à la machine (50% des exportations)
    - Cotons de grandes exploitations irriguées
    - Cotons d’autres origines récoltés à la main (Inde)
    - Cotons des autres pays africains
    - Cotons de la même origine vendus par d’autres
    PROBLÉMATIQUE DE LA QUALITÉ DU COTON AFRICAIN
    Le prix du coton-fibre dépend :
    - des propriétés de la fibre (« la fibre ») ;
    - de sa contamination réelle ou perçue (« rien que la fibre ») ;
    - de la façon dont il est classé, emballé et livré (« pas seulement la fibre ») ;
    - de la réputation de l’origine et du vendeur (inviolabilité des contrats).
    Le prix du coton africain est décoté par rapport aux autres origines principalement à cause de la perception du risque de contamination associé à la récolte manuelle
    DIFFÉRENTIELS DE PRIX
    Cotations dans Cotton Outlook pour les grades supérieurs
    (SM 1-1/8”) moins Indice A Cotlook(cents USD par livre)
    Source : Cotton Outlook,
    (12/7/2013)
    LE PROBLÈME DE LA CONTAMINATION
    La contamination par des corps étrangers (ne provenant pas ducotonnier) est le problème le plus sérieux auquel sont confrontés les filateurs de coton (pas avec la fibre de polyester, principal concurrent).
    . La présence de fibres étrangères (surtout polypropylène) peut entraîner le déclassement, voire le rejet, des filés, tissus ou vêtements.
    . La récolte manuelle est perçue comme la cause principale de la contamination.
    . Le risque avéré ou supposé de contamination se traduit par des différentiels de prix importants.
    . En réalité, la réputation du coton africain est plus contaminée que la fibre elle-même.

    THÈME 2 :
    UNE NOUVELLE DONNE POUR L’AMÉLIORATION
    DE LA QUALITÉ ET LA PROMOTION DU COTON
    AFRICAIN LE DÉFI DE LA CRÉATION DE VALEUR AJOUTÉE
    Consommation industrielle de coton-fibre
    2013/14
    Bangladesh 4%
    Autres Asie 11%
    Autres pays8%
    Afrique 1%
    Turquie 6% Inde 21%
    Pakistan 10%
    STRUCTURE DU MARCHÉ TEXTILE DE L’UEMOA
    Approfondissement des études relatives à l création de deux fonds régionaux d’appui à la filière coton textile, octobre 2009
    CONSOMMATION FIBRES TEXTILES EN AFRIQUE
    Consommation finale fibres textiles (estimations
    d’après données ICAC ) :
    2,5 kg/habitant/an ; part du coton : 40 %
    Population africaine 2015 : 1,2 milliards
    Consommation finale de coton : environ 1,2 millions t fibre
    Consommation industrielle coton :
    320 000 t fibre (2013/14 = 2 % de la production)
    THÈME 3 :
    DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE COTON-TEXTILE EN AFRIQUE :
    OPPORTUNITÉS ET DÉFIS DES RAISONS D’ESPÉRER
    COMMENT AMELIORER LA COMPETITIVITE DU COTON AFRICAIN ?
    - Accroître les rendements
    - Assurer contre les aléas climatiques
    - Diminuer les coûts
    - Optimiser la logistique
    - Former et informer producteurs et égreneurs
    - Améliorer la qualité
    - Minimiser la contamination
    - Généraliser le classement par instrument
    - Changer la perception négative des filateurs
    - Accroître la transparence et la traçabilité
    - Réguler le secteur coton de façon consensuelle
    - Protéger l’industrie textile locale
    ATOUTS ET OPPORTUNITÉS POUR LE COTON AFRICAIN
    - Empreinte carbone trés faible.
    - Coûts de production compétitifs en Afrique (vs Chine, USA, Brésil).
    - La production devrait baisser dans plusieurs pays, notamment aux USA.
    - Grande marge de progrès en matière de productivité et de qualité.
    - Réserves de terres non cultivées.
    - Le rendement moyen mondial semble devoir plafonner.
    - Qualités intrinsèques de la fibre issue de la récolte manuelle.
    - Débouchés potentiels sur le continent africain (Egypte, Ethiopie).
    POTENTIEL DE PRODUCTION COTONNIÈRE EN AFRIQUE
    Surface cultivée : 5 millions ha
    Rendement moyen : 1,5 t coton-graine / ha
    Rendement égrenage : 40 %
    Rendement fibre : 600 kg/ha
    Production : 3 millions t fibre

    KONE

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