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Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Edouard SAMBOE (stagiaire) • dimanche 2 septembre 2018 à 22h00min
Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

La divagation anarchique des animaux domestiques dans les rues de Ouagadougou perturbe la tranquillité et trouble l’ordre public. Pourtant, il y a des règles communales relatives aux interdictions faites aux animaux en divagation. Dans l’entretien ci-après, Armand Somé, assistant de police à l’arrondissement N°3, se prononce sur le phénomène, relate les difficultés liées à la divagation d’animaux et les nouvelles sanctions encourues par les propriétaires d’animaux fauteurs de trouble.

Lefaso.net : Que faut-il entendre par « la divagation d’animaux dans la ville » ?

Armand Somé (A. S) : C’est l’état d’animaux qui parcourent la ville sans propriétaire.

Lefaso.net : On voit souvent des animaux en divagation en plein cœur de de la capitale, comment peut-on expliquer cette situation ?

A. S : En principe, la loi interdit d’élever en ville. Pourtant, nos concitoyens, bien que vivant en ville, s’adonnent à ces types d’activités pour des motifs de pauvreté, de manque d’autres activités ou parfois, parce qu’ils sont éleveurs depuis toujours. Par ailleurs, l’accélération urbaine fait que des zones, jadis habitées par les éleveurs, sont rattrapées par l’urbanisation.
C’est ce qui justifie ce phénomène de divagation. Pour manque de pâturage, parce qu’encerclés par la ville, les bêtes se retrouvent en ville, à travers les rues, sans scrupule.

Lefaso.net : Justement, à ce propos, que dit la loi ?

A. S : La loi interdit strictement l’élevage en ville. Dans la délibération N°2018-165 RCEN/PKAD/CO portant révision des amendes et droits de fourrière des animaux capturés en état de divagation dans la commune de Ouagadougou, tout est dit. Selon les dispositions de l’article 1er, les bovins, porcins, chevaux et assimilés, les amendes de divagation sont passées de 25 000 FCFA par tête et par jour à 50 000 par tête et par jour. En plus, les droits de fourrières sont passés de 5000 FCFA par jour et par tête à 10 000 FCFA par jour et par tête. En ce qui concerne les ovins, les caprins et assimilés, les amendes sont passées de 15 000 FCFA par tête/jour à 30 000 FCFA par tête/jour.

Lefaso.net : Généralement, comment procédez-vous après avoir saisi un animal en divagation ?

A. S : Naturellement, nous le maintenons à la fourrière, ensuite on passe par un communiqué informant les titulaires pour un délai de 72 heures avant de procéder à la vente aux enchères. Il nous arrive également de sortir en opération de chasse contre les chiens et autres animaux. Parfois, il y a des voisins qui amènent les animaux en divagation, ou nous informent des cas désagréables du fait des animaux en divagation.

Lefaso.net : Quels messages avez-vous à l’endroit des propriétaires d’animaux ?

A. S : Il faut respecter la loi avant de réclamer ses droits. Egalement, je dis à tout citoyen qui rencontre des animaux en divagation, de bien vouloir informer l’autorité afin qu’on mette fin à l’insécurité routière. J’appelle à tous et à chacun à prendre ses responsabilités en ce qui concerne son bétail.

Propos recueillis par Edouard Samboé (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 septembre à 07:00, par papa En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Il est inadmissible qu´a ce 21e siecle des animaux divaguent en pleine capitale d´un pays dit moderne .Moi je propose qu´on mette fin aux amendes et qu´on abatte tout animal en divagation dans les villes pour nourrir nos FDS qui sont au front . Les maires des villes doivent faire passer un communique´ pour annoncer aux populations que tout animal en divagation en ville sera purement et simplement abattu. Non seulement ces animaux en divagation en ville pourrissent la vie des citoyens en provoquant des accidents mortels et en plus ca ternit l´image du pays. Celui qui opte pour l´elevage doit s´installer au village un point c´est tout.

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  • Le 3 septembre à 07:47, par Bangrenoma En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    On continue d’élever des porcs et envahir les gens avec des odeurs nauséabondes à 200 mètres du domicile de. Mr Simon Comparé et vous parlez de divagation.

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  • Le 3 septembre à 08:49, par Le financier En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Cette divagation des animaux cause en plus de la perturbatiion de la circulation d’autres desagréments. Dans certains quariers, ces animaux s’attaquent aux arbres et plantes qui sont plantés aux devantures des maisons et qui contribuent à l’embellissement de notre capitale. Vivement une solution

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  • Le 3 septembre à 08:58, par bamos En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Bonjour mes amis le maire de Ouagadougou c est seulement Monsieur simon compaore irremplaçable au temps de Simon pqs d animaux en divagations pas de nids de poule dans la ville de Ouagadougou les quartiers périphériques sont (les routes sont nivellee on n est pas maire plur nocer on est pour de ouaga pour travailler mes gars Simon irremplaçable

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  • Le 3 septembre à 09:48, par FilsduPaysan En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    De mon point de vue, les animaux vivent où il y a de l’herbe ou de quoi manger. Ouaga n’est pas une ville, trop de parcelles non mises en valeur, les animaux ont de quoi mettre dans la gueule et donc pas surpris.
    Il faut travailler à rendre la ville de Ouaga propre, une ville moderne, une ville où toutes les parcelles sont mises en valeur et à partir de là on ne verra aucun animal se balader en ville.
    Les autorités municipales doivent travailler à mettre de l’ordre dans ce sens. Les textes sont là mais, on ne pourra pas les appliquer tant que nous serons les protecteurs de ces mêmes éleveurs.

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  • Le 3 septembre à 10:48, par neya boukari En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Mon expérience : j’ai démenagé chez moi en 2009 et depuis cette date, je profite des pluies des mois de juillet et août pour planter des arbres devant ma cour, au grand bonheur des chèvres et moutons de mes voisins qui viennent systématiquement les dévorer. Et au nom du bon voisinage, on me dit de rien dire. Cette année j’ai installé un grillage solide devant ma porte et j’y ai planté quelques espèces d’arbres et j’attends la première bête qui va vouloir faire de mon petit espace vert son garde-manger. Le voisinage dut-il en pâtir.

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  • Le 3 septembre à 11:13, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    - Au temps de la Révolution, les Simon Compaoré et autres Kouanda, CDR qu’ils étaient, rafalaient tout ça Ratatatatatatatatatata avec des PMC (Pistolets Mitrailleurs Chinois) !!!

    Mais vous avez oublié que ces animaux transmettent aussi des maladies aux humains et qu’on appelle Zoonoses : Ciytycercoses, Tuberculose, Rage, etc.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 3 septembre à 11:13, par sandokan En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    En réalité, c’est parce que les autorités ont peur de mener des actions vigoureuses que le problème perdure. Autrement, si l’Assemblée Nationale votait une loi pour autoriser l’abattage systématique de ces animaux, les gens allaient se ranger. Je m’insurge contre les propos suivants "Egalement, je dis à tout citoyen qui rencontre des animaux en divagation, de bien vouloir informer l’autorité afin qu’on mette fin à l’insécurité routière". La divagation des animaux n’est pas un phénomène clandestin. C’est sur les mêmes routes et les mêmes axes qu’on les rencontre tous les jours comme l’illustre la photo jointe à l’article. Ces animaux font la loi en circulation et c’est aux usagers de faire des acrobaties pour les éviter. Par exemple, si on emprunte la nouvelle route bitumée qui longe le mur sud de l’aéroport, elle est chaque matin occupée par des boeufs, au niveau du tournant, sans que la présence d’un berger soit perceptible. Cela veut dire que le propriétaire est tout à côté et les lâche chaque matin dans la rue. Il peut être facilement identifiable. Pour les chiens, on ne peut pas dire que les autorités elles mêmes ne les rencontrent pas à tous les coins de rues et fréquemment sur les routes bitumées. Honnêtement, qui vit à Ouagadougou et peut dire qu’il n’a jamais rencontrer des animaux divagants ? De quelles informations les autorités ont-elles besoin quand elles peuvent elles-mêmes initier des patrouilles à cet effet ?

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  • Le 3 septembre à 14:40, par ouaga En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Donnez un numéro de téléphone où l’on peut joindre les services chargés de la capture de ces bêtes et les caisses de l’Etat seront pleines. Mon voisin a au moins trois chiens non vaccinés (je lui ai posé la question et il me l’a dit) qui jouent avec ses enfants dehors et moi je suis obligé de demander à mes enfants de jouer à la maison pour ne pas se faire mordre.

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  • Le 3 septembre à 17:25, par calmandi En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Je remercie lefaso.net de m’avoir donné l’occasion de donner mon point de vue sur cette divagation des animaux.. Je me demande s’il y a des maires dans cette ville. On trouve quotidiennement le matin à une heure de grande affluence au beau milieu de l’Avenue Kwame Nkrumah 3 à 4 chevaux qui sont royalement installés. Ailleurs, ce sont des boeufs qui traversent nonchalamment sans maître le soir les avenues pour regagner leurs enclos ; si ce ne sont pas des porcs ou des chiens qui font tomber les motocyclistes avec tous les dommages corporels qui s’en suivent.. Ca c’est en plein centre de la capitale et sur ce qu’on considère comme la plus belle avenue de Ouagadougou. Dans les quartiers périphériques, inutiles de planter des arbres ou des fleurs, si ce ne sont pas les animaux en divagation qui croquent les écorces des troncs, ce sont les enfants en divagation qui se chargeront de les casser sous le regard bien veillant des parents. Vous n’avez rien à dire si vous voulez le bon voisinage. Je rappelle qu’à l’époque coloniale, systématiquement tout animal en divagation était mis en fourrière et les chiens errants abattus.

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  • Le 3 septembre à 18:47, par changeons En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    La divagation des animaux dans la commune de Ouaga est devenue grave et l’autorité chargée de faire appliquer la loi, le maire en l’occurrence, ne fait que dormir. Simon Compaoré, aide le maire central avec des idées et des stratégies.

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  • Le 3 septembre à 23:47, par Bob le justicier En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Pour moi le problème n’est aucunement dans la divagation. La divagation n’est que la conséquencence. Il faut combattre le mal.par la racine. C’est l’élévage tel permis qui est la cause de la divagation. L’autorité peut légiférer sur l’élévage en ville. Au lieu d’attraper les animaux en divagation on se déporte chez les’éléveurs pour frapper d’amende au-delà d’un certain nombre. Par exple au-delà d’un boeuf tout surplus doit etre taxé. Pour cochon au-dela.de 3. Pour les mouton egalemnt au-delà de 3. Les cabris au-dela de 2

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  • Le 4 septembre à 20:20, par Bangrenoma En réponse à : Divagation d’animaux à Ouagadougou : Les éclaircissements de l’assistant de police, Armand Somé

    Donc c’est mieux de parler l’élevage de pors surtout à Gounghin pour les porcs à côté de Simon

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