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Nouveau code électoral : Le mouvement politique de la diaspora « C’est le moment » l’accueille à bras ouverts

Accueil > Diasporas • • jeudi 9 août 2018 à 23h15min
Nouveau code électoral : Le mouvement politique de la diaspora « C’est le moment » l’accueille à bras ouverts

Donner « la position de la diaspora dans le débat portant sur le nouveau code électoral », c’est l’objectif de la conférence de presse du mouvement politique « C’est le moment », animée ce jeudi 9 août 2018, à Ouagadougou. Tout en précisant son impartialité politique, ce mouvement accueille « sans réserve » le nouveau code électoral.

« La diaspora, estimant tous ses droits reconnus, respectés et pris en compte par ce code électoral, l’adopte sans réserve et félicite le gouvernement pour le respect de la parole donnée », a déclaré le président du mouvement politique « C’est le moment », Moumouni Pograwa.

La première raison qui justifie cette prise de position, à en croire Moumouni Pograwa, c’est le fait de consacrer le droit de vote de la diaspora dans le nouveau, vu qu’il a été longtemps « renié ». C’est la fin d’une longue souffrance, a-t-il commenté.
La seconde raison. Le mouvement « C’est le moment » a affirmé que les autorités ont discuté avec les pays hôtes afin de trouver des solutions diplomatiques « qui pourraient résoudre la question de sécurité et de multiplication de bureaux de vote ».

Le rejet de la carte consulaire, une victoire ?

Moumouni Pograwa (au centre) et Gaston Sawadogo (à gauche)

Pour le président Moumouni Pograwa, le retrait de la carte consulaire comme pièce permettant de voter, est la fin de la souffrance des communautés burkinabè vivant à l’étranger. « Vu que la carte consulaire, longtemps décriée, rejetée et combattue par la diaspora, est retirée comme document de votation, conformément aux revendications formulées par la diaspora elle-même depuis cinq ans ».

Les conférenciers sont revenus sur les difficultés que vivent les Burkinabè de l’extérieur malgré la détention de la carte consulaire. Il ont d’abord cité le coût élevé de la carte. « (…) la carte, que je vous le rappelle, était fixée à 10 000 francs CFA et c’est après les remous que le gouvernement de Blaise Compaoré l’a ramenée à 7 000 francs CFA officiellement. Mais dans certaines zones, les délégués consulaires, qui sont les représentants des consuls, prennent souvent 10 à 15 000 francs CFA pour faire établir la carte consulaire à nos compatriotes qui sont loin des lieux d’enrôlement », a confié Moumouni Pograwa.

A entendre les responsables de « C’est le moment », le nombre de Burkinabè de la Côte d’Ivoire détenteurs de la carte consulaire en dit long sur l’affaire, car la communauté elle-même l’a rejetée depuis 5 ans. « Sinon comment comprendre que sur 4 millions de demandeurs burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, il n’y a que 980 000 personnes seulement qui détiennent la carte consulaire après 5 ans d’enrôlement ? », s’est interrogé le président du mouvement politique.
Quant au vice-président du mouvement, Ben Gaston Sawadogo, résident à New York, il a fait savoir que la carte consulaire n’est pas reconnue par les autorités américaines.

« C’est le moment », un mouvement de la majorité ?

Présiduim

Vu les difficultés citées, « C’est le moment » n’arrive pas à comprendre la position de l’opposition. « Où étaient les avocats commis d’office depuis tout ce temps ? Vous ne pensez pas que les 7 000, 10 000 et 20 000 francs CFA pour obtenir une carte consulaire afin de voter est une forme de grande discrimination et d’empêchement à la grande majorité à participer aux votes ? Pourquoi ces messieurs parlant au nom de la diaspora sans connaître ses réalités ? », s’est interrogé Moumouni Pograwa.

A la question de savoir si le mouvement a un parti pris dans cette histoire de vote des Burkinabè de l’extérieur, le président Moumouni Pograwa a joué à la carte de la transparence. « Notre mouvement ne se veut ni de l’opposition ni de la majorité, mais est uniquement intéressé par les droits de la diaspora », a-t-il déclaré.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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Messages

  • C’est encore reparti comme en 2014,des "anti-code électoral" et des pro-code électoral.
    Donc c’est sûr que cava encore cailler et c’est le pays qui en sortira encore perdant.
    Que Dieu bénisse le Burkina Faso !!!!

  • Que ceux qui ont la carte biométrique l’utilisent pour circuler sur le territoire ivoirien et nous laissent tranquille ? La diaspora au Gabon en possède pour circuler au Gabon mais le passport est le document qui les lient au pays pour des actes à caractère administratif ? La diaspora ivoirienne doit se conformer si elle veut poser des actes administratifs ici ? Pas pour des élections seulement qu’il faut avoir un passport ou CNIB mais pour être fiché ? Le débat est malsain ?

  • Je me rappelle que ce monsieur a été des combats importants concernant nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Pour ma part, je crois en ce qu’il dit, mais combien sommes-nous qui le croiront ? Avec la grande suspicion qui existe actuellement sur la question des Burkinabê de Côte d’Ivoire, les propos de M. Pougrawa seront mis sur le compte du MPP. Qu’à cela ne tienne, je félicite ce monsieur et ses camarades pour avoir osé parler au nom des principaux concernés.

    • Bravo Et Merci A Mr Pougrawa Pour La Transparence...
      A Mon Humble Avis Je Pense Tout Simplement Que Les Diasporas N’ont Qu’a Se Conformer A La Loi.Merci

  • Comme le Vote du PPP à l’époque de Salif Failli qui avait relevé une certaine page qui comportait le ppp dans le programme de Zephirin DIABRE il ne reste plus à ce honorable d’écouter SIMBORO. le camp d’en face va brandir son écrit où il avait exigé la cnib à la place de la carte consulaire. Du reste pour gagner les élections en 2020, L’UPC devrait se battre autrement. Laisser la diaspora tranquille. Entrer en campagne des maintenant. Dire là où le parti au pouvoir à fait des réalisations, tenter de convaincre que vous pouvez mieux faire. Comment amener l’électorat d’une région qui voit une école construite à la place d’une paillote à ne pas voter Rock ? Et aussi un forage. Que L’UPC se rappelle. Pendant qu’il se baladait dans les gares pour détecter des bulletins destinés à la fraude le MPP transformait toutes les structures cdp en mpp. Résultats. Ce fut un coup ko. Zephirin à couru pour féliciter le ROCKO. La loi a été votée. Travailler à ce que vos militants se fassent délivrer des coin au lieu de pactiser avec le diable. Le cdp est une coquille vide. Les vrais politiciens sont tous au mpp. Quand ils ont quitté le cdp l’insurrection à eu lieu. C’est eux qui sont au pouvoir. J’ai tout dit.

    • Dit Moi Qui a acceuilli les traîtres du cdp a la place de la révolution. j’avais crié dans la foule pour dire de ne pas les reçevoir mais hélas peine perdu l’hyène était déja dans la bergerie et en retour voilà.

  • l’opposition ferait mieux de poser des actes concrets en vue des prochaines élections et arrêter avec ses raisonnement totalement aberrant sur le code électorale.

  • Je félicite le mouvement "C’ est le moment" pour son courage dans cette situation délétère créée par le problème de la carte consulaire et qui permet d’éclairer les burkinabè résidants comme ceux de la diaspora.
    Mais,question : "C’ est le moment" est-il un mouvement politique ou est-ce l’avis du journaliste CML, rapporteur de cette conférence de presse ?
    En effet, dans l’entête-résumé, il affirme "c’est l’objectif de la conférence de presse du mouvement politique « C’est le moment » .."Tout en précisant son impartialité politique, ce mouvement accueille « sans réserve » le nouveau code électoral". Vers la fin, il dit "le président Moumouni Pograwa a joué à la carte de la transparence. « Notre mouvement ne se veut ni de l’opposition ni de la majorité, mais est uniquement intéressé par les droits de la diaspora », a-t-il déclaré".
    Est-ce à dire que toute association ou mouvement ou OSC (ex:Le Balais citoyen) qui se prononce sur une situation politique du pays est un mouvement politique ?

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