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Carnet de voyage : Ce qui m’a marqué au Rwanda…

Accueil > Actualités > Opinions • Par Abdoul Karim Sango • jeudi 9 août 2018 à 12h30min
Carnet de voyage : Ce qui m’a marqué au Rwanda…

Je partage avec vous ce qui m’a impressionné au cours de ce séjour rwandais où nous avions été invités pour célébrer le Festival panafricain de danse (Fespad) et l’Umuganura, fête nationale pour dire merci à Dieu et aux ancêtres pour les récoltes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. C’est aussi le lieu pour ceux qui ont fait une bonne production de la partager avec ceux qui en ont eu moins. La solidarité institutionnalisée et non-proclamée comme dans beaucoup de pays africains.

Pour un Burkinabè, on est fier de noter que Thomas Sankara et le peuple burkinabè sont une source d’inspiration pour les Rwandais. Mais je dirais plutôt que c’est Thomas Sankara la principale source d’inspiration ! Après lui, les Bobodioufs figurent parmi les Burkinabè les plus connus dans ce pays. Le Rwanda contredit toutes les analyses racistes et pessimistes sur l’avenir de l’Afrique et de l’homme noir, incapable de se développer en se prenant en charge.

En moins de 30 ans, le Rwanda est le pays disposant de la marge de progression de développement la plus importante. Dans quelles conditions ? Le Rwanda, c’est seulement 26 000 km2 soit moins du 1/10e du Burkina ; 12 millions d’habitants ; pays enclavé (ne disposant pas d’accès à la mer). Tout le pays est fait de collines ! L’appellation pays des 1000 collines provient du fait que les Rwandais sont incapables de dénombrer en réalité le nombre de collines existant sur leur territoire.
Dans cet environnement austère, le Rwanda semble avoir réussi le défi de l’autosuffisance alimentaire. Chaque millimètre de pluie est récupéré et exploité rationnellement dans des systèmes de barrage.

Le professeur Laurent Bado, théoricien du tercerisme serait fier de voir que cette idée qui lui est chère est mise en œuvre dans ce pays frère. Chaque famille au village dispose d’un casier de conservation de l’eau pour le jardinage. Les Rwandais ont découvert la culture de riz il y a à peine 10 ans, selon nos informations, mais à voir les populations dans leurs rizières, on croirait qu’elles en ont une longue pratique. Des efforts effectifs de transformation des produits agricoles que l’on trouve un peu partout dans les supermarchés. C’est le cas du cas du café et du thé.

Au plan du transport, on est impressionné par la qualité de la flotte aérienne composée de plusieurs avions avec des vols vers des destinations comme Londres. Rien à envier aux aéroports des pays dits développés. Tout étranger désirant se rendre dans ce pays peut obtenir son visa par une procédure électronique en ligne et récupérer le visa à l’arrivée au montant uniforme pour tout le monde de 30 dollars. Ce mécanisme a permis d’augmenter considérablement le nombre de touristes s’y rendant en visite.

L’accès à l’Internet haut débit est une réalité pour plus de 95% de la population sur l’ensemble du territoire. Quand on pense que dans certaines capitales africaines, l’Internet reste encore un luxe ! Pour désengorger Kigali, l’Etat a entrepris une politique volontariste de construction de 8 villes moyennes. J’en ai visité quelques-unes (Rwamangana, Huye, Nyanza…). Ces villes n’ont rien à envier à la capitale. Le Rwanda doit être le seul pays africain où on a compris que la ville ne peut pas se limiter qu’aux capitales.

La corruption est quasi-inexistante. Toutes les procédures administratives sont dématérialisées. Pas de service de douane et des impôts en charge de collecter des recettes. C’est un travail qui est fait par un service unique dont la mission est de simplement s’assurer que l’argent des taxes et impôts est régulièrement payé. Aucune possibilité de manipulation de deniers par les fonctionnaires. Devant la qualité de la prestation de l’agent de police à l’aéroport, j’ai été gêné de lui remettre un pourboire. Cette pratique aurait scandalisé les gens, m’a-t-on dit. Quel peut être le secret de tout cela ?

- la discipline est un principe intégré au sein du peuple. Au marché on s’aligne tranquillement pour attendre son tour ;

- la bonne gouvernance, une vertu exigée premièrement des gouvernants. Le président rappelle aux gouvernants qu’ils sont là d’abord pour être au service des populations. L’intérêt général doit primer sur tout ;

- l’histoire du génocide. Les Rwandais ont compris qu’il est inutile de ruminer cette histoire. Mais de l’assumer et construire un pays fort au service de tous sur les cendres fumantes de cette histoire tragique. À la différence d’autres peuples, ils croient en l’avenir de leur pays. Le passé c’est le passé ! Sans l’oublier, projetons-nous dans l’avenir ! Tel semble être leur secret.

Abdoul Karim SANGO

Messages

  • Je séjourne assez régulièrement au Rwanda pour des raisons professionnelles et je peux confirmer les observations des rwandais sur Thomas Sankara et comment ils s’en sont inspirés mais pas copié c’est important. Pour mieux comprendre tout ce que vous décrivez, il faut aussi se référer au livre de Harari "Sapiens : une brève histoire de l’humanité" pour comprendre que sans Kagamé (donc quelqu’un à qui le Peuple à foi) cela ne serait possible. Sankara était celui en qui les burkinabé pouvaient avoir foi, aujourd’hui qui donc pour nous mener ?...

  • Très beau récit ; ca donne envie de visiter le Rwanda

    • cher wendbiiga,
      Cela aurait pu susciter en vous l’envie de prendre exemple sur le Rwanda, sinon vous pouvez visiter ce pays à plusieurs reprises sans que cela ne change en rien le Burkina Faso !

  • témoignage très édifiant. Le développement est d’abord une question de volonté politique. Si l’autorité est là pour développer, tout le reste suivra de gré ou à contre cœur. Nous burkinabé sommes devenus aujourd’hui plus individualistes que les blancs. Chacun voulant s’octroyer tous les privilèges imaginables aux dépens de l’intérêt collectif. On ne pourra rien construire ensemble avec ces mentalités.

    • C’est vrai que la volonté politique est necessaire mais il faut que la population adhère à la politique des dirigeants. Chez nous au faso, tout le monde est devenu politicien. Quand les gouvernants prennent une décision, même les ZAbre Silga vont sortir la discréditer pour proposer des idées complètement farfelues. Aujourd’hui, la contestation systématique fait que rien ne peut aller. On a bien dit que ce pays s’est inspiré de Sankara, alors que quand Sankara voulait travailler, les burkinabè étaient contre ces mêmes idées qui font recette au Rwanda. C’est maintenant qu’il est mort que beaucoup le loue. Et plus grave, au lieu d’appliquer les idées de sankara dans leur vie, les gens prient pour qu’il y ai un autre Sankara pour venir nous sauver. En conclusion, c’est la population Rwandaise qu’il faut féliciter d’avoir eu la patience de laisser les autorités travailler et voilà le résultat. Au Faso, c’est l’indicipline qui nous détruit.

    • Rawa, Je suis d’accord avec toi sur tous les points à l’exception d’un seul : les Burkinabés dans leur immense majorité n’ont jamais été contre Sankara et c’est vérifiable. Certes il y avait un petit groupe qui le détestait à mort mais Sankara fut de loin le Président le plus populaire de notre histoire. J’étais gosse mais je me rappelle la tristesse des commerçants au grand marché de Bobo ou j’avais accompagné ma mère le lendemain du 15 octobre.

    • Moi, je n’étais pas toujours d’accord avec Tom Sank, car ils ont fait un coup d’État ( en rien leur discours n’était différent de celui du CMRPN), pour proclamer après que ce fut "une révolution démocratique et populaire ". Un gros mensonge initial qui nous a opposé.
      La suite fut, un certains nombre de dérives et de maladresses qui ont fini par provoquer ce qu’on appelle la guerre des " numéros ". Finalement le numéro 2, a éliminé les trois autres pour rester seul à bord. Mais le numéro 2 pour conquérir les coeurs des burkinabè a desserré l’étau qu’avait dressé son prédécesseur, qui prônait la modestie et l’humilité. Dieu seul sait que tout le monde n’appréciait pas cette rigeur de Tom Sank. Du coup " l’homme intègre" est devenu " l’homme désintégré ", et on ironisait sur nous dans la région avec ce label. Un des idéologues, médecin de surcroit a parlé même de " morale agonisante au Faso", c’était tout dire.
      Cela dit, malgré mon " anti révolutionnarisme ", je respecte l’œuvre de Tom Sank, tout simplement comme disait Norbert ZONGO, " il croyait en ce qu’il faisait", malheureusement lui seul y croyait...
      Bonne chance au Rwanda.

  • Très beau récit. Au lieu de prendre exemple sur des pays comme le Rwanda, qui a connu le génocide en plus de l’esclavage, la colonisation etc., mais qui est arrivé se hisser comme un pays émergent en Afrique, les africains préfèrent se lamenter, pensant que ce sont les autres qui sont à l’origine de leur malheur. MENSONGE, MENSONGE & MENSONGE !!!
    Il est temps que les africains assument la responsabilité des actes qu’ils posent :
    Il est temps que nous nous arrêtons de nous comporter comme des victimes ;
    Il est temps de comprendre que les raisons que nous avançons (impérialisme, colonisation, esclavage etc.) pour justifier le sous développement de notre continent sont fausses :
    Il est temps que nous comprenions qu’il y a que les africains pour sortir l’Afrique du sous développement ;
    Il est temps que nos soyons des acteurs et non des spectateurs dans la géopolitique mondiale
    Il est temps de décider de ce que sera notre continent, l’avenir de nos enfants sinon les autres continueront de le faire à notre place. UTIENU n faabi Afrike

  • Je suis très ému en lisant ce témoignage. A quand pour le Burkina ? Je pense que notre cher Faso est aussi un pays enclavé ? Le problème se situe à quel niveau ? Il se trouve au niveau de nous même le burkinabé.
    Exemples :
    - le burkinabé balaie sa cours et dépose les ordures sur la route, les y brûle ou les y laisse en l’état et les chiens de la rue se donnent le droit de les étaler à la recherche de leur pitance ;
    - le burkinabé jette les ordures dans l’eau de pluie qui partent boucher les peu de caniveaux de la ville et bonjour les innondations ;
    - le burkinabé creuse la route après la pluie à la recherche du sable pour le vendre, regarder l’état des routes en terre ;
    - le burkinabé jette les ordures (sachets, objet sans valeur) à tout vent ;
    - le burkinabé ne fait pas appelle au service de vidange, il vide le WC nuitament et le deverse sur la route ;
    - le burkinabé ne respect pas et ne prend pas soin du bien public et de la collectivité, car dit-il ce n’est pas le champ de son père. Pourtant même dans le champ de son père il ne fait rien car l’indivudualisme a pris sa tête :
    - le burkinabé a oublié les traveaux d’intérêts commun ;
    - le burkinabé ne travaille pas assez mais veut gagner plus ;
    - le burkinabé évite de payer les impôts en compilciter avec ceux qui bénéficient du FC
    - le burkinabé connait plus l’incivisme que le civique ;
    Pour ne citer que cela
    j’ai mal vraiment en écrivant tout cela. Mais c’est ça la réalité ici. Donc je demande à tout burkinabé de changer. Et merci au Ministre de la culture de partager ce qu’il a vu au cours de sa mission au Rwanda. Si chaque Ministre pouvait le faire à chaque retour de mission ça serait une manière de sensibilser. Je sais que le burkinabé aime les défis.
    Un clin d’oeil au Ministre de l’urbanisme. Je lui demande de prendre comme exemple chez son collègue Marocain. Les Maires des différentes communes aussi pour éviter la situation des deux grandes villes (Ouaga et Bobo).
    - 

  • Témoignage que je confirme avec ce qui suit que j’ai vécu dans un avion entre Entébé (Ouganda) et Kigali (Rwanda). Lors d’une mission en Afrique Centrale, Je devais rallier Entebe et Ouagadougou, via Kigali et Adis-Abéba (Ethiopie). A l’aéroport internationale d’Entébé, lorsque j’ai embarqué dans l’avion de la compagnie Ethiopienne, le numéro de mon siège 65 était collé au 64 déjà occupé. J’ai alors salué naturellement mon voisin et dévancier conformément à la sagesse africaine. Après m’avoir répondu, il m’a fixé du regard un instant et je suis également resté les yeux braqués sur lui ; on a ensuite souri ensemble et lorsque l’appareil s’est stabilisé en l’air, il m’a demandé ma nationalité et ma destination et je lui ai fierement déclaré que je suis Burinabè et que je me rendais à Ouagadougou pour un congé avant de revenir en Afrique Centrale dans le cadre de ma mission. Le Monsieur s’est mis subitement dans une colère jamais égalée. Très fureiux à mon égard, il m’a déclaré qu’il est Rwandais et se rend à Kigali avant de m’exprimer son indignation et sa désapprobation contre les Burkinbè qu’il accuse d’avoir tué Thomas SANKARA qui pour les Rwandais selon lui, était un envoyé de DIEU pour SAUVER d’abord l’Afrique et le Monde entier par la suite. Il m’ajoutera ensuite que malgré tout, ce sont les idées de SANKARA que le peuple Rwandais s’inspire depuis la fin du génocide que l’Occident avait fabriqué dans leur pays. Dans notre entretien jusau’à Kigali, j’ai réussi à le convaincre que le meme Occident qui a malheureusement utilisé des Burkinabè pour tuer Thomas SANKARA tout comme il a réussi à utiliser des Rwandaais pour aboutir au génocide. De ce fait, on s’est bien compris et il m’a invité à Kigali.

  • Effectif. Le Rwanda est un exemple pour les pays Africains grâce au charisme du Gl KAGAME et surtout la volonté du peuple de se bâtir une nation riche et prospère. Il faut un changement profond des mentalités dans notre pays pour oser espérer le développement. Comment faire comprendre quand la politique divise et détruit au lieu du contraire. le chemin est encore long voire pénible. Que Dieu continue d’aider le Burkina qu’il aime toujours tant.

  • Moi qui ne suis pas un grand croyant j’admet que Dieu ou la nature donne à chacun des fils valeureux qu’il faut savoir utiliser. Le Burkina a eu le sien et qu’il a malheureusement laisser trucider un soir de 15 octobre. 30 ans après, on se pose toujours la question : Tout ca pour ça ?
    La Chine a eu son MAO, l’Inde son Ghandi. Il nous faudra des générations avant que dame nature ne repasse au Faso avec la providence.

  • Beau temoignage.Pour developper un pays,il faut au depart UN HOMME FORT.C est ce que BLAISE disait.Vs l’avez contesté.

    • D’accord avec vous. Il faut toute fois ajouter Fort et Eclairé mon ami. Pour notre Blaiso, je vous laisse apprécier en toute âme et conscience.

    • Toi tu cherches palabre là où il y a. Homme de fort de Bilaise et homme fort de Kagamé là ce n’est pas même homme fort dè.

    • On ne l’a pas contesté pour la phrase. On l’a contesté parce que lui Blaise n’était pas un homme fort. L’Homme Fort, c’est celui qu’il a fait zigouiller en plein Jeudi Noir !
      MBAFO tu veux la preuve ? La voici :

      - Quand çà a chauffé, Sankara s’est assumé et il est mort pour ses convictions.

      - Quand çà a chauffé, Blaise a détalé comme un r.t, et ce, en plein jour.

      - As-tu jamais entendu dire qu’un pays s’inspire des idées de Blaise ?

      En tous cas, jusqu’à présent, je conteste que Blaise soit un homme fort !!! Un fuyard,oui.

    • Moi, je ne conteste pas que Blaise n’est pas un Homme Fort. Mais il a été " ramolli " par son entourage, plus enclin à faire des affaires et à s’enrichir. C’est grâce à lui que Tom Sank est devenu notre président, lui et ses commandos sont venus de Pô, pour renverser le CSP2 de JB.
      Il aurait pu s’asseoir sur le " trône ", mais il préféra y installer son " ami". Ce n’est pas pour rien il fut le numéro 2 du CNR. D’ailleurs il était considéré comme l’aile dur du CNR, parce que taciturne et timide.
      Mais lorsque les " mounaficats" entrent entre deux amis, ça ne peut que les diviser. Et cette division s’est installée petit à petit. Golf qui était au départ un proche de Tom bascula du côté de Blaise ( problème de femme semble t- il), la suite on la connaît lorsque la crise éclata c’est le même Golf qui fut le bras armé de Blaise. Les gens oublient Tom Sank, n’est pas mort d’une balle tiré par Blaise, il en a été très très affecté. Près d’une semaine après, il ne pouvait pas sortir. Il a du " rectifier" le discours des assassins de Tom, qui traitait Tom Sank d’autocrate, dictateur et pire des hérésies, de " contre révolutionnaire ". Il a dit qu’on devait considérer seulement que " Tom Sank était un camarade qui s’est trompé... " Toute la partie où le précédent discours taxait Tom Sank de tout les gros mots avait été enrobée. Personnellement le premier discours n’était pas de Blaise, c’est ma pensée. Puis ce fut le règne dans la violence, et la brutalité d’un sous officier qui était plus qu’un officier, et ou la volonté de se faire accepter était l’objectif premier de Blaise. Sous aucun ciel, personne n’aime les " traîtres ", et il eu la gifle de se faire élire en étant l’unique candidat dans une démocratie décrétée, après une campagne à l’Américaine par moins de trente pour cent des burkinabè. L’élection suivante sera corrigée avec un candidat "accompagnateur". Blaise même dira à Yako, " Que lorsque quelqu’un qui les mains nues défit un homme armée, c’est qu’il y a parenté en plaisanterie entre eux, sinon..."
      Bref, pour ne pas être trop long, je dirais que Blaise a été formaté par un entourage pas toujours honnête, et il n’a pas eu la lucidité de faire le tri, et les bons choix, toute chose qui l’a perdu. Sinon il y eut du BON en lui, et je regrette ce qui lui est arrivé.

    • Dedegueba Sanon, qui a précédé Blaise au camp des commandos de Pô ? Si je ne m’abuse qui l’a créé ce camp lequel camp lui a permis en 1974 d’impressionner les officiers de l’armée burkinabè ? C’est Thomas SANKARA. Le pouvoir Blaise Compaoré le voulait depuis ce coup d’Etat, il l’a même confié à Vincent SIGUE garde du corps de Thomas SANKARA, qui fut tué au encablure de Pô après le 15 Octobre 1987, son espoir, ou du moins sa certitude que le pouvoir allait lui revenir. Il n’a donné le pouvoir, en ce temps il ne pouvait pas s’imposer, c’est comme s’il avait été contraint de confier un pouvoir qu’il va à tout pris récupérer. Dedegueba Sanon, lit le discours de Blaise juste après le coup et le livre de Valère SOME "SANKARA, l’espoir assassiné". C’est pourquoi dans son discours il dit que SANKARA a voulu trahir la cause, lorsque SANKARA lui a dit de tout stopper car un compromis avait été trouvé avec JBO.

    • Dedegueba Sanon, j’ai échangé avec un homme apparemment banal qui était dans le cœur du système de la compaorose, j’affirmais que François avait une grande responsabilité de la chute de son frère, il m’a simplement dit, que les apparence trompe, que c’est mal connaître Blaise, c’est lui plutôt qui a utilisé son frère, pouvait-il en être autrement ? Pouvait-il refuser de faire la volonté de son frère ?

  • tres emus ! On sent qu’il n’est pas aller profiter du temps làba mais plutot aller faire des recherches. Tu mérites 1000 fois ta place.

  • M. le ministre, moi je n’ai pas encore visité le Rwanda, mais je peux sentir, cette gouvernance qui fait de la société rwandaise une fierté et un exemple pour l’Afrique.
    Pensez-vous M. que cela est possible au Burkina Faso ? Je vous dis que ce n’est pas impossible mais sommes-nous prêts à payer le prix ? Vous aurez une levée de bouclier des réactionnaires et des féodaux de ce pays, qui manipuleront les pauvres populations afin de ne pas perdre leurs privilèges de bourgeois.
    Vous savez il y a au Burkina Faso plusieurs types de bourgeoisie selon Harouna TOGUYENI :
    - la bourgeoisie politico-burocratique chargée de la gestion administrative du pays ;
    - la bourgeoisie compradore ce sont les grands commerçants spécialisés dans l’import-export ;
    - les vestiges des forces féodales.
    Ils ne sont pas prêts à abandonner leurs privilèges pour le bien commun.
    MBAFO, à quoi sert un homme fort sans une vision claire ? Blaise n’est pas un visionnaire, si en 27 ans il n’a pas pu faire ce que Kagamé a fait en moins de 20 ans, ce n’est pas en 5 ans qu’il allait accomplir un miracle. Une dictature éclairée vaut mieux qu’une démocratie vidée de son essence. je l’ai toujours dit dans ce fora, même si je n’ai plus le droit d’auteur, car n’ayant pas labialisé à l’OAPI.
    Nous tous qui intervenons sur lefaso.net il suffit que nous soyons prêts dans une démarche sincère dénudée de notre complexe, de notre fausse modestie et de notre hypocrisie légendaire, nous pouvons changer le devenir de notre chère patrie, mais sommes-nous prêts ?

  • Et au nom de soit disant démocratie on va changer de tels dirigeants pour y mettre des incapables, des matières grises grippées et des sacs de kaka comme chez nous. Tout pays souverain est libre de choisir son régime de gouvernance et la j’exhorte tous les rwandais a maintenir un monsieur pareil au pouvoir juska epuisema de ses forces (mettez la démocratie au frigo pour l’instant et avancez de 100ans plus vite avec celui la.) Bravo a cet hoe quant a nous nous avons encore du chemin depuis octobre 1987.

  • Très bel écrit. Vivement que cela puisse inspirer le reste de votre gouvernement et qu’ensemble on puisse booster ce pays vers le développement. Le problème majeur de notre pays reste l analphabétisme. Et ceux qui ont eu la chance de lire et écrire ne lisent même pas, beaucoup crient Sankara sankara sans avoir lu le moindre bouquin sur lui. IL ya beaucoup de jeunes qui se réclament sankariste alors que c’est de petits dealers prêts a vous escroquer à la moindre occasion. En résumé tout le monde loue Sankara mais on est pas prêt pour le sacrifice. Le dernier samedi du mois au Rwanda est consacré au nettoyage des villes, essayez de mobiliser les habitants de votre quartier pour curer les caniveaux dimanche prochain vous entendrez toute sorte de gros français. Ainsi va malheureusement notre pays aujourd’hui.

  • Avec tout ça il va se trouver bientôt des gens pour crier : "Kagamé doit partir !". Pauvre Afrique qui vit au son des désirata poliques des autres !

    • sidsomde, Kagamé n’étant pas éternel, il doit préparer la relève sans pour autant que ce soit un membre de sa famille, sinon après lui c’est le déluge ou l’hécatombe.

  • Beau témoignage sur un fait réel très édifiant. Je suis épaté et ça me rappelle quand un collègue me demandais " quel est le pays qui te semble le mieux en Afrique et sans hésiter je lui ai répondu : le Rwanda" sans savoir tout ces détails. Le Rwanda est min pays de rêve. Mais j’ai une demande sincère et chère à vous faire chers autres corrompus économiques et surtout culturels : " aller au Rwanda en touristes, pardon n’y séjournez pas, laisser ce beau et digne pays comme ça. Ne le contaminer pas avec vos virus de corrompus, détournées, fraudeurs, nepotiques, de mal éduqués... Laisser mon Rwanda continuer doser et de donner l’exemple à l’Afrique et au monde entier." Bravo Kagamé

  • Bravo M. Le ministre !
    Rarement des personnalités se donnent cette obligation de partager un peu des fruits de leurs multiples virées et voyages inutiles sur le dos du contribuable. Dieu vous bénisse et illumine votre ministère ! Amen

  • Un témoignage d’un membre du gouvernement doit automatiquement inciter la défense pour prendre l’exemple.

  • Ce ministre risque de ne pas durer à son poste les dirigeants n’aiment pas lire ces genres de recits

  • Bonjour, Mr le ministre, tout ce que vous avez relaté est très beau et très agréable à lire. Maintenant que vous avez visité ce pays tant envié par les burkinabè ( on nous chante chaque fois l’expérience rwandaise surtout en matière de gestion du parc auto de l’État), nous attendons de vous que vous pesez de votre présence dans le gouvernement afin que le tercerisme du Pr Laurent BADO puisse au moins avoir un début de réalisation, car si on est dans un gouvernement c’est qu’on est écouté et qu’on y apporte aussi sa part de contribution. Mais faisons beaucoup attention à cette expérience rwandaise car il y a beaucoup de facteurs qui entrent en ligne de compte en commençant par la qualité des nos gouvernants et des gouvernés ; la superficie du pays ; l’histoire du pays ; la mentalité de la population ; le système de gouvernance ; le type de pays colonisateur ; et tout cela est couronné par ce l’homme politique veut pour son pays et sa population. Mais, ce n’est pas en payant des véhicules pour l’État à coup de milliard, en ayant une multitudes d’institutions budgétivores, que nous pourrons créer un grand barrage dans chaque région du Burkina Faso.

  • Tout cela est bien beau, mais une question à monsieur le ministre : Votre gouvernement est-il prêt à se sacrifier comme le fait celui du Rwanda ? Par exemple accepter d’aller au travaille avec vos propres véhicules, supprimer les contrats de complaisance dont bénéficient certains ministres au motif qu’ils sont des oiseaux rares, transformer le palais de Kosyam en musée du gaspillage et intégrer une présidence plus modeste ...etc. Faites cela et vous verrez que les autres couches de la population accepteront les sacrifices que vous leur demanderez.

  • Wi c’est bien là-bas mais ici les gouvernants rivalisent de perfidie et de brigandage. En effet, les scandales son dénoncés quasi quotidiennement au Faso et cela ne semble émouvoir personne. Pire encore les auteurs de ces scandales sont hautins quand ils s’agit de parler d’adversaires politiques. Ce à quoi certains haut placés se sont livrés dans le feuilleton du conseil supérieur de la magistrature (CSM) montre à suffisance que les choses ne sont pas prêtes à changer au pays des hommes intègres. Mais on est apparemment tous responsables de cette pourriture eu égard les tergiversations politiques des uns et les égoïsmes des autres. En tous les cas, il faut que les gouvernants montrent pate blanche et on les suivra. L’union sacrée autour d’un idéal commun ne peut se faire dans un climat de rupture de confiance entre gouvernés et gouvernants. Bjr !

  • Tout ce qui se passe au Rwanda peut se passer ici au Burkina Faso, a la seule condition que les dirigeants aient une vision et donnent l’example.
    Au debut de la revolution, nombre de Burkinabe ont resiste et lutte contre le president Sankara, mais avec le temps, une certaine fierte avait copmmence a envahir le pays. La population suivait, parce que les paroles et les actions de Sankara etaient concordantes ; Le monsieur AIMAIT vraiment le Burkina Faso..
    Nos dirigeants aujourd’hui sont motives et guides par le gain, surtout facile.

    Portez-vous tous bien et passez une excellente fin de semaine !

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