Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

vendredi 3 août 2018 à 23h09min

Le vote étant un droit civique et constitutionnel, il est désormais de coutume dans tous les pays épris de démocratie d’organiser la participation de la diaspora tout au moins au scrutin présidentiel. En Afrique de l’Ouest, Béninois, Maliens, Sénégalais, Ivoiriens et bien d’autres ne dérogent pas à ce principe républicain faisant du Burkina Faso l’exception qui confirme la règle.

Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

Au Burkina Faso, depuis le 7 mai 2009, une loi a été consacrée par l’Assemblée nationale au vote des Burkinabé de l’étranger en ce qui concerne les scrutins présidentiels et référendaires et devait entrer en vigueur pour compter de la présidentielle 2015.
Pour mémoire, la transition autoproclamée a foulé aux pieds cette disposition du code électoral, arguant le fait que les dispositions n’étaient pas optimales pour ce vote en 2015 ; faut-il relever que le Mali dans des conditions similaires, sous la Présidence de Dioncounda Traoré à organisé des élections libres, transparentes, et inclusives permettant de remettre le Mali sur la voie démocratique ? Etions nous moins compétents en termes de capacités organisationnelles quand on sait d’ailleurs que la CENI avait déjà procédé à l’installation de ses démembrements dans les différents pays hôtes ?

Le Président Roch Kaboré ayant affirmé de façon récurrente son entière adhésion à la participation de la diaspora aux élections de 2020, le code électoral ainsi modifié et adopté ce 30 juillet 2018 par des députés godillots de l’A.N apparait comme une forme de « mouta mouta ». Force est de constaté que cette loi prive 90% de la diaspora de son droit de participer aux échéances électorales de 2020. Le caractère versatile de ce pouvoir ne surprend point.

Fallait-on s’attendre à ce qu’il en soit autrement quand on sait que lui-même avait soutenu que l’article 37 était antidémocratique avant de se raviser ? En tout état de cause, et à l’instar des promesses démagogiques nombreuses dont le PNDES, nous sommes en droit d’affirmer que la parole de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient. Du reste, le mea culpa semble être la forme républicaine de repentance au pays des hommes intègres. La crédibilité d’un homme politique ne se mesure-t-il pas à la constance dans ses idées ?

Du justificatif du votant à l’étranger

La proposition faite par l’opposition et la société civile pour l’identification de l’électeur à l’étranger, au-delà de la CNIB et du passeport prend en compte la carte consulaire dite biométrique comme document principal en raison de sa fiabilité. De plus, l’Ambassadeur du Burkina en RCI, Mahamadou Zongo, mettait en exergue cette fiabilité en février 2018 sur les colonnes du Faso.net en disant je cite « je mets au défi quiconque d’apporter la preuve d’une personne ayant deux cartes produites par l’opérateur avec des informations différentes ».

Faut-il également rappeler la circulaire n°2016-00392/MATDSI/CAD du Ministre d’Etat Simon Compaoré datant du 8 septembre 2016 , qui stipule que les cartes d’identités consulaires délivrées à l’étranger par les consulats du Burkina, sont valables sur le territoire national ?

Si donc les autorités du Burkina Faso reconnaissent la fiabilité et la validité des cartes consulaires biométriques, les raisons du refus d’utiliser ce document qui d’ailleurs intègre plus de données que la CNIB, sont sans nul doute à chercher ailleurs.

Au demeurant, 850 000 Burkinabé détiennent cette carte biométrique et cette modification du code électoral est une forme d’exclusion puisqu’elle empêche la majorité des Burkinabé de l’extérieur d’exercer leur droit de vote.

La fin justifie-t-elle les moyens pour l’exécutif actuel, quant à l’évidence on imagine que leur accession au pouvoir semble avoir été facilité par l’exclusion, et qu’ils entendent s’y maintenir par une autre forme d’exclusion.

Des lieux de vote à l’étranger

La loi adoptée à l’initiative de l’exécutif consacre les ambassades et les consulats comme seuls lieux de vote ; nul besoin de relever que ceci s’apparente à un apartheid électoral, et dénote une fois de plus de la volonté affichée de l’exécutif d’empêcher l’expression du suffrage de la diaspora.

A ce sujet la CENI, l’opposition et la société civile ont proposé avec pragmatisme l’installation au-delà des consulats et ambassades de lieux de votes supplémentaires en accord avec les pays d’accueil. Comparaison n’est pas raison semble-t-il ; mais pour une analyse factuelle, notons qu’à l’occasion de la récente élection présidentielle du Mali, 433 bureaux de vote étaient fonctionnels en RCI pour 179 000 inscrits.
La rationalité serait certainement que pour plus de 2 millions de participants potentiels en RCI l’on dispose de bien plus que 4 sites de vote que sont l’ambassade et les consulats.

De la révision des listes électorales

Le nouveau code électoral conçu et imposé au forceps par le MPP au mépris des observations de l’opposition et de la société civile, prévoit la messagerie SMS et les appels téléphoniques comme mode de révision des listes électorales. La transparence d’une élection relève de la fiabilité du fichier électoral et il va sans dire que cette configuration ne permet pas de garantir des élections crédibles, libres et indépendantes.
La légèreté avec laquelle ce nouveau code aborde la problématique du fichier électoral n’augure pas des lendemains sereins. La démocratie n’est pas un vain mot mais une culture que nous devrons adopter avec ses principes les plus élémentaires ou la réfuter.

De ce qui précède, il est une lapalissade de noter que le vote de la diaspora orchestré tel quel est un vote de formalisme, une exclusion que tout républicain ne saurait passer sous silence.

Le Burkina Faso a plus que jamais besoin de se reconstruire et il est impératif que tous aillent dans le sens de l’objectivité car c’est la seule façon de poser les jalons d’une société harmonieuse, les positions de principes étant toujours celles qui transcendent les générations.
Les hommes passent mais l’histoire demeure.

Dr Judicaël COMPAORE
2ème Secrétaire Adjoint Chargé des Structure du CDP à l’Etranger
Membre du Bureau Exécutif National

Vos commentaires

  • Le 3 août à 23:34, par Zitai En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Aïe aïe aïe !!!! Le pauvre. Il va se faire lyncher. Proprement. Qu’est-ce qu’il va déguster. Pâti sangana
    I fô, par avance.

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  • Le 4 août à 01:57, par Maria de Ziniaré En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Arrêter de vouloir faire une corrélation entre le droit de vote à l’étranger et le niveau de démocratie c’est juste une facilité que chaque pays de manière souveraine en fonction de ses réalités du moment et de ses priorités accorde à sa diaspora : donc une simple question d’opportunité parce que de jure aucun citoyen à l’étranger n’est déchu de son droit de vote il peut se déplacer dans son pays pour exercer son droit de vote s’il le juge vitale à moins qu’il ne soit déchu de ses droits civiques par une décision de justice.

    C’est comme le droit à l’éducation si une famille va habiter à 100 KM de l’école la plus proche l’état n’est pas obligé d’aller installer une école à cet endroit spécialement pour les enfants de cette famille bien que ces enfants aient le droit à l’éducation : il jugera de l’opportunité et du bien fondé parce la famille peut se rapprocher de l’école la plus proche .
    Ce n’est parce que le Mali, le Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire l’organisent qu’ils sont plus démocratiques que le Ghana, la Corée du Sud, l’Irlande, la Grèce ,Israël, la Turquie et l’Australie qui ne l’organisent pas. Le rôle d’un état ce n’est pas de faire de la coquetterie mais de s’occuper des vrais problèmes des citoyens.

    S’agissant de la polémique sur les pièces administratives requises pour le vote des Burkinabè de l’étranger à savoir la CNIB, le passeport et la carte consulaire,
    ces trois documents bien qu’ils identifient un individu n’ont pas la même valeur juridique ni le même périmètre géographique de validité et le silence des juristes n’a pas contribué à éclairer la lanterne des citoyens lamda ni des politiciens notamment des députés.

    Je ne suis pas juriste mais sauf erreur de la part, il me semble que :

    La carte Nationale d’Identité Burkinabè est le document officiel d’identification des Burkinabè elle est délivrée à toute personne de nationalité Burkinabè qui en fait la demande et son obtention est donc subordonnée à la preuve de la nationalité Burkinabè.

    Le passeport est un titre d’identité établi par l’état en vue de la circulation transfrontalière il mentionne la nationalité présumée de son titulaire qui est normalement celle de l’Etat qui a délivré le document, il ne constitue qu’un titre de voyage. Sur le plan du droit de la nationalité, aucune force probante particulière ne s’attache à ce document en d’autre terme le passeport ne constitue pas en lui même une preuve de nationalité.

    La carte consulaire est un document du consulat qui immatricule ses ressortissants résidants dans le pays de sa juridiction, les ressortissants sont sensés (présomption) avoir à nationalité du consulat elle est délivrée sur la base d’une pièce d’identité (CNIB, passeport .....) et surtout de la preuve de résidence dans le pays d’accueil du consulat.

    Les trois documents n’ont pas le même périmètre géographique de valeur, la CNIB ( sauf accord bilatéral n’est valable que sur le territoire national ), le passeport est valable dans tous les pays y compris le territoire national, la carte consulaire n’est valable que dans le pays où le consulat est installé et dans le pays émetteur de la carte pour prouver que le citoyen est de la diaspora.

    S’agissant de la valeur juridique, la carte consulaire et le passeport ne constitue pas en eux même une preuve de la nationalité mais une présomption de nationalité. En revanche bien que la CNIB ne soit pas en elle même un certificat de nationalité elle est une preuve de la qualité de la nationalité parce qu’il faut satisfaire aux conditions de délivrance du certificat de nationalité pour son obtention .

    Si on veut être vraiment rigoureux et écarter le risque de se retrouver avec des non Burkinabè en train de voter seul la CNIB devrait être utilisée tout le long du processus de vote ( enrôlement et vote) et l’enrôlement à l’étranger doit se faire sur la base également de preuve de résidence à l’étranger. Le passeport et la carte consulaire ne constituant pas des preuves tangibles de la possession de la nationalité doivent être écartés. Souvenons nous : Thomas SANKARA a octroyé un passeport Burkinabé à la chanteuse Zaïroise Tshala Muana et Laurent Gbagbo pendant sa traversée de désert d’opposant a bénéficié également de la part de Blaise COMPAORE d’un passeport Burkinabé ; ces 2 icônes ne se sont pas naturalisés Burkinabè à ce que je sache.

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    • Le 4 août à 14:25, par Le véridique En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

      Maria de Ziniaré, je ne vais me baser que sur le seul exemple de l’école que vous avez pris ! si une famille déménage à 100 km de l’école et que parce que il y’a un candidat qui veut le vote de cette famille fait la promesse que cette famille aura une école construite à côté si il est élu alors il doit tenir parole, c’est tout ! il n’a pas besoin de venir après dire à la famille je construirai votre école mais pour que vos enfant puissent aller ils doivent se rendre à vélo alors que la famille n’a pas de vélo !!! j’espère juste que vous comprendrez !!!

      Votre exemple ne tient pas du tout ici ! ne mélangez pas les contextes mais placez les bien comme il le faut !!!

      Pour info, il existe des normes à respecter qui dot que pour un rayon de tant de km, une cole doit y figurer pour les populations ! chez nous cela n’est même pas respecter à cause des dirigeants sans vision que le pays a, dommage !!!!

      Bon wkd ! par LE VERIDIQUE

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    • Le 4 août à 18:49, par Yaaba En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

      Si Maria du mpp était honnête elle allait énumérer la listes des documents à fournir pour la carte consulaire et celle de la CNIB mais malhonnête comme elle c’est juste contenté de mettre des points de suspension je te dis pour
      la CNIB il faut pour les burkinabè née au Burkina
      Extrait de naissance
      Le formulaire remplie
      Pour les burkinabè à l’extérieur il faut un certificat de nationalité.
      La carte consulaire il faut
      Un extrait de naissance
      Un certificat de nationalité toujours
      Et un justificatif de domicile.
      Donc vous arguties et verbiage creux ne changera rien c’est une exclusion mal ficelée
      Enrobé d’un mensonge criard. Je mais ça ne va pas se passer comme ça pas de recul
      Démocratique non non.

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    • Le 5 août à 13:17, par Astrid En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

      Le passeport est un titre d’identité établi par l’état en vue de la circulation transfrontalière il mentionne la nationalité présumée de son titulaire qui est normalement celle de l’Etat qui a délivré le document, il ne constitue qu’un titre de voyage. Sur le plan du droit de la nationalité, aucune force probante particulière ne s’attache à ce document en d’autre terme le passeport ne constitue pas en lui même une preuve de nationalité.”
      Patti Sangana ! Que quelqu’un rappelle à Maria de Ziniare que le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest..
      Oser conjecturer que le passport n’est pas un document certifiant de la nationalité ne relève plus de la mauvaise foi mais d’une certaine ignorance profonde qui gagnerait à s’eclairer plutot que de s’etaler ici en savoir doc. Savez-vous seulement avec quels documents on établi un passeport ?

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  • Le 4 août à 02:24, par Opinion En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Monsieur Judicael COMPAORE,mon avis est different de celui du CDP et de celui du MPP.
    Je suis aussi de la diaspora ; mais je pense que si voter m’avait interesse reelement, j’aurai pris mon avion et venir me faire enroller et voter au Burkina Faso.
    C’est deja une tres bonne chose que le politique pense aux Burkinabes de l’exterieur ; mais on ne peut pas tout faire en une journee, c’est la realite.
    Du ministere de l’administration nous sommes passes a la CNOE et ensuite a la CENI.
    Je suis sur que nous voterons un jour en etant a Paris, Bruxelle, New York....ect..mais pour le moment, l’Etat peine a faire beaucoup de choses et pas seulement a organiser des elections.
    En rappel, a Paris, USA..... ; le document utilise pour le vote est bel et bien le passport ou une carte d’identite ; l’enrollement pouvant se faire online.
    je ne crois pas qu’on puisse s’enroller avec un acte de naissance car celui-ci ne comporte pas d’addresse.
    Pour ces documents (passport et carte d’identite) tous le citoyens qui remplissent les conditions peuvent l"avoir.
    Sinon je suis d’accord avec votre introduction.

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  • Le 4 août à 06:01, par Tosh En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Mon gars, ton écrit n’engage que toi. Stp prouve moi scientifiquement que cette loi, exclu 90 % des burkinabè de l’étranger .
    J’imagine que tu es de la diaspora, sache que u n’est pas le seul. J’en connais plein qui dispose d’une cnib et d’un passeport.
    Pour tout dire la carte consulaire m’a jamais été d’une utilité dans mon pays de résidence. Le passeport parcontre m’a été plusieurs fois d’une grande utilité,en tant que burkinabè de l’étranger.
    Arrêté de vouloir faire de votre opinion et vérité général. Parle surtout pour toi.
    Tu n’es pas abilite à parler pour les autres.
    Merci

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  • Le 4 août à 06:22, par AMADOU En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Pour voter il faut avoir une CNIB ou un PASSEPORT. Point barre. La carte consulaire est valable mais pas pour voter. C’est la loi . La révision de l’article 37 est dépassée. Même si on accepte la carte consulaire Blaise ne peut plus voter malgré qu’il a été président pendant 27 ans. Il est devenu IVOIRIEN. Coller nous la paix avec vos thèse er autre agenda caché. Continuez de penser qu’après Dieu c’est vous.

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  • Le 4 août à 07:31, par Naaba Guesbé En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    SI TU VEUX VOTER VAS FAIRE LES PIÈCES NÉCESSAIRES ET DIS LA MÊME CHOSE À VOS MILITANTS. AUCUN PAYS AU MONDE N’A PU FAIRE VOTER 1 MILLION DE SES EXPATRIÉS, LE VOTE N’EST D’AILLEURS PAS OBLIGATOIRE.

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  • Le 4 août à 07:32, par papou En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    qu’est ce que ce type m’insuporte avec son air arrogant et sa tronche de vendu.Toi et ton cousin là vous avez la chance qu’ici c’esten France. Allons seulement,
    Herman a eu la chance que François a sorti les feuilles pour lui et il a corrompu les étudiants démunis de France à voter pour lui. Toi là, tu n’as rien vu ici d’abord.

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  • Le 4 août à 09:09, par Jeune Premier En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Le probleme, c’est que c’est le regime des 27 ans qui les a formes. Ils n’ont appris que tripatouillage de la constitution, fraudes, destabilisation de l’opposition et surtout les detournements de deniers publics que la presse revele chaque jour. A ce niveau, ils ont ete bien formes et ils ne font que reprendre ce qu’ils ont appris.

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  • Le 4 août à 09:25, par Un avis En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Je dis merci pour cette analyse convaincante. J’ai bien l’impression que ce regime est à son apogée. La critique peut sembler facile, mais au regard de la gestion approximative que l’on constate sur tous les plans, ce ne sont pas ces dirigeants que j’aimerais voir à la tête de mon pays. Mais au dela de nos actuels gouvernants, je suis profondement décu par l’ensemble des politiciens. Leur sport favori reste la course et le maintien au pouvoir ; ils ne se soucient véritablement pas de leur peuple et de son épanouissement, la raison prémière de leur vote. Pour résumer, les dirigeants sont médiocres, ne font pas mieux que ceux qui les ont précédés et cherchent coute que coute à rester au pouvoir en manipulant les lois. Malheureusement mon peuple n’est pas assez mature, formé, uni pour prendre ses responsabilités.

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  • Le 4 août à 09:32, par tranquillos En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    La parole donnée de tous les larbins de François Compaoré c’est à dire toi judi, ton cousin Joel, Hermann et maintenant Madi CDR, n’engage que vous

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  • Le 4 août à 12:18, par yabore En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Heureusement que convaincu ou pas vous êtes allez dans le même sens que la direction du Parti sinon vous seriez exclus du DCP. je doute que vous soyez convaincu et vous avez été contraint ROCH, au temps ou il étai Président du CDP était contraint de porter é la connaissance du public la position du parti sur la limitation des mandats notamment Présidentiel alors qu’il était bénéficiaire des dispositions de la limitation tant vertical (intérieur du parti) qu’horizontal (le parti étant majoritaire sinon un mega parti). c’était avant le FASO n’aie encore ratifié la charte africaine avec ses contraintes de respecter les dispositions les plus favorables déja contenues dans les constitutions en vigueur. on connait le sort à ROCH subi dès la rentrée en vigueur de la charte, d’abord traité de charognard , il a été demis de sa position de favoris et invité de faire la preuve qu’il est épervier.
    Cher Kaooswéto, mieux vaut mettre cent ans pour une participation 100% des burkinabé de l’étranger que favoriser un vote mercenariat de ces derniers. pour Nous les 10% sont des burkinabè sans faute car étant conformes à notre code des personnes et de famille en vigueur, les 90% qui refusent de se conformes à nos textes nationaux ne sont que des mercenaires qui veulent prendre les burkinabé de l’intérieur en otage. d’ici qu’ils disent que leur vote est plus qualifié par ceux d’intellectuels quels complexe de supériorité ?. que l’on se rappelle du temps ou l’UGEV, PCRV SOLIDARITE quand on dèplacé le siège de l’UGEV de PARIS a OUAGADOUGOU courant 1979. que n’avons nous entendus des carriéristes et des dits intellectuels par rapport à l’animation de la lutte des classes syndicales ? leurs propositions contenues dans l’étude des thèmes étaient indiscutables. Actuellement dans le FASO démocratique, il y a des reliques d’intellectuels à propositions indiscutables =KAOOSWETO, comparaison n’est pas raison , nous étions tous fiers que Le BURKINA ait été identifié comme projet pilote de la mise des instruments de la CEDAO /UA en matière de démocratie par la mise en œuvre de la charte africaine de la démocratie , et des élections et de la gouvernance à cause de l’article 37 de notre constitution dérouillée par l’article 52 de la charte parce que contenant des dispositions des plus favorables é l’alternance. Qu’avez vous fait , vous militants dits indécrotables ou myopespolitiques du CDP, pour mériter cette confiance internationale ?

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  • Le 4 août à 14:32, par Manno En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Voila malheureusement ce qu’est devenue notre chère patrie. Autrefois respecté et envié, aujourd’hui le Burkina Faso est devenu la risée du monde entier. La méchanceté, la jalousie, le sadisme, la cruauté, l’indignité, la fainéantise sont le propre du burkinabé de nos jours. Jamais engagé dans un débat pour faire avancer les choses mais simplement pour cracher du venin nauséeux. Pauvre population !
    Vous êtes là à vous s’enorgueillir d’un insurrection (coup d’état) dont vous les seuls fiers alors que vous êtes la risée du monde.Une insurrection qui m’inspire personne (du jamais vu). Le monde entier rit sous cape de votre crétinisme. Vous vous laisser diriger par des "pseudos imminents intellectuels" qui en réalité protègent leurs biens mal acquis en détournant les financements au temps du Président COMPAORE et vous êtes la pantois croyant que c’est le Faso qu’ils aiment et qu’ils défendent. Regardez un peu autour de vous, vous êtes entourés par des délinquants politiques, ces jouisseurs sociaux, des parvenus...Quelle triste spectacle !
    Bonne chance et bon courage pour la suite.

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  • Le 4 août à 18:42, par megui En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    salut je suis Burkinabé, je vis actuellement a Abidjan. la diaspora de la cote d’ivoire est capable de sombrer le pays dans le chaos. moi particulièrement, j’y vois de problèmes dans la décision du gouvernement. Celui qui est énervé en Cote D’ivoire emprunt un car ou un avion pour venir voter. Ou est le problème ?

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  • Le 5 août à 06:19, par le relou En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    "la diaspora de la cote d’ivoire est capable de sombrer le pays dans le chaos."
    toi tu me fais trop rire espesce de kossweogo.
    Faites donc !!! Sombrez le pays on va voir
    djou là

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  • Le 5 août à 07:19, par SOME En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Comprenez les : ils s’enervent parce que sans la carte consulaire les millions de burkinabe en cote d’ivoire ou est venu s’asseoir leur homme blaise, ces illetres la en cote d’ivoire ne pourront pas voter pour blaise et blaise ne pourra pas revenir d’autant plus que leur coup d’etat a echoué ; avec la carte consulaire delivrée depuis sous la pression de autorites ivoiriennes, le CDP va gagner des millions de voix de gens qui pourront voter plusieurs fois, etc. La carte consulaire n’a pas de valeur internationale, c’est une sauce interne aux ambassades. Arretz de prendre les gens pour des idiots
    SOME

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    • Le 5 août à 17:47, par nekrenoma En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

      Bonjour SOME et tous les autres. Je ne suis ni CDP, ni MPP. Je suis si loin de ces deux partis qui sont pour moi les mêmes. Je suis burkinabé et j’aime mon pays. Je suis donc en ce sens préoccupé par toutes décisions prises par les gouvernants, car toute mesure me concerne, que ce soit moi directement ou quelqu’un de proche, donc tout burkinabé. La décision de faire voter les burkinabés de l’étranger est une bonne décision qui était latente depuis quelques années. Finalement, le pouvoir du MPP a décidé de rendre concret ce qu’il avait proposé lors de sa campagne. Cela est à son honneur. Bravo pour eux. Malheureusement, je trouve que la mesure est biaisée et même très biaisée. Un proverbe bien de chez nous dit que "si tu veux donner quelque chose à la grenouille, et que tu déposes ton don sur un arbre pour lui, alors tu ne veux rien lui donner". C’est cela cette mesure du MPP. Car, on ne met pas les burkinabés sur le même pied d’égalité. Si un burkinabé, résidant en CI doit prendre l’avion à 250 000 FCFA pour aller voter, il n’est pas sur le même pied d’égalité que le burkinabé qui doit se déplacer à 2kms pour voter. Si le MPP, après une étude de faisabilité, se rend compte que le coût d’organisation des élections à l’étranger est élevé, il peut s’assumer en disant que pour le moment, l’état n’est pas en mesure de faire voter les burkinabé de l’étranger. Ce n’est pas si mauvais que cela. Aujourd’hui 5 Août 2018, cela fait 58 ans que le Burkina Faso (ancienne Haute Volta) a pris son indépendance, et les burkinabés de l’étranger n’ont pas encore été associés aux votes. Qui peut nous donner le coût de cette non votation ? Si maintenant, mesurant le coût du vote, on décide de faire voter certains, et de dire aux autres d’attendre, alors c’est ça l’exclusion. On a pris une mesure pour faire voter certains, et dire aux autres d’attendre. Donc, l’opposition n’a pas tord de dire qu’il y a exclusion. Surtout s’il y a des mesures prenables pour réduire cette exclusion. Au regard des mesures prisespar le MPP, et de la réaction des opposants, on en retient que :
      1) La mesure est exclusive 2) On voit que le MPP veut tenir parole, mais semble avoir peur 3) De qui ? sûrement du CDP son ancien partenaire. Ils se connaissent eux, car ils savent pourquoi. En effet, la mesure de rendre de faire la carte biométrique en CI émanait du CDP (version Blaise et MPP) donc ils savent pourquoi cette mesure avait été prise. 4) Ce sont deux éléphants qui se battent et c’est nous, l’herbe qui va en pâtir. Nous sommes encore bafoués dans nos droits, y compris les burkinabé de l’étranger. Finalement, le MPP, le CDP, ces deux partis, toute mesure qu’ils vont prendre n’arrangera jamais les burkinabés. Nous devons tout faire pour les écarter, les juger afin qu’ils se rangent après avoir été jugés. Ils sont très nuisibles pour le Burkina

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  • Le 5 août à 14:55, par Bantchandi En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Moi je ne vois où est franchement le problème, la carte consulaire est une carte valable uniquement dans le pays où on réside et sert de faire valoir de carte d’identité, mais elle n’est pas une carte d’électeur, c’est une restriction faite à la carte consulaire. C’est une CNIB mais pas une carte d’électeur.
    L’opposition devrait se battre pour que des CNIB soient délivrées normalement aux burkinabè résident à l’étranger, voir les aspects techniques maintenant que d’attendre à trois des élections de 2020 pour dire que leurs militants ont été exclus ou n’ont pas encore reçu leur CNIB,blablabla blablabla.
    Le CDP et la Côte d’Ivoire n’ont qu’à savoir que leur nième coup d’Etat à échouer encore et encore.

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  • Le 5 août à 15:13, par Bantchandi En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    M. COMPAORE vous avez une belle gueule, certainement bien nourri et blanchi par les deniers publics injustement accaparer par papa et maman qui n’ont fait que affamé les enfants des autres Burkinabè pour que vous soyez là sur votre piédestal à nous snober. Tu sais petit frère j’ai un conseil très gratuit à te donner mais si tu veux tu verser un francs symbolique au Trésor Public, trouve-toi un bon boulot, si tu veux va à l’international mais de grâce ne vient pas en politique car ton patronyme va te jouer des sales tours. Es-tu parenté à l’officier compaoré qui a écrit un bouquin sur Thomas SANKARA (STIN) en le traitant de diable par l’extrapolation des paroles bibliques ? Au demeurant j’ai trouvé l’attitude de l’Église locale fort embarrassant pour moi Catholique face à un silence coupable.

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  • Le 5 août à 20:10, par Clermontois En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Voila un individu qui a été sévèrement battu aux dernières élections des délégués des burkinabé de l’extérieur section France. Plus exactement dans la région n°6 (Clermont-Lyon-Marseille-Grenoble-Chambéry-Nice-Monaco). Malgré des moyens financiers incroyables (0 voix à Marseille et Nice). Néanmoins, il fait un écrit sur le vote de la diaspora. Au nom de quelle diaspora parlez-vous ? Avez-vous demandez leur avis aux burkinabé de la région n°6 que vous vouliez représenter ? En tant que résident de la région n°6 (vous vouliez être mon délégué donc je vous réponds) je peux vous dire que le nouveau Code électorale n’est pas un problème. Nous avons nos passeport et CNIB.

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  • Le 6 août à 18:35, par Nacoulma Francois En réponse à : Vote des Burkinabè de l’étranger : « La parole donnée de l’exécutif actuel n’engage que ceux qui y croient »

    Hahahahahahahaha, je ris seulement !! J’aime trop mon pays !!! Dans ce monde cest le negre seul qui aime les complications : le nouveau code dit qu’on peut faire les carte d’électeurs avec CNIB et passeports !! Demandez (oppposant sorciers) simplement au gouvernement de rendre ces documents accessibles à tous les burkinabé de la diaspora et point barre !! Pas de quoi se masturber !!!!!

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