VII ème Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : Ouverture des travaux avec la rencontre des experts ivoiriens et burkinabè

LEFASO.NET | Par • lundi 23 juillet 2018 à 12h28min

Pas de répit pour les experts burkinabè. Arrivés tard dans la nuit du dimanche, 22 juillet 2018 dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, les experts burkinabè entament dès ce lundi matin, les travaux préparatoires de la VIIème Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina Faso (TAC).

VII ème Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : Ouverture des travaux avec la rencontre des experts ivoiriens et burkinabè

La cérémonie d’ouverture des travaux a été co-présidée par la directrice générale chargée des relations bilatérales (ministère des affaires étrangères) du Burkina, Olivia Rouamba, et le directeur Afrique du ministère des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, Éric N’Dry Camille. A leurs côtés, les ambassadeurs du Burkina en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo, et de la Côte d’Ivoire, Kapeletien Soro.

Les travaux se dérouleront à travers plusieurs sous-commissions et en plénière.
Comme indique la dénomination du cadre, c’est dans une ambiance d’amitié et de fraternité que s’est ouverte cette session de coopération bilatérale qui se veut un modèle de partenariat Sud-Sud.

Pour rappel, c’est le 29 juillet 2008 que le TAC a vu le jour. Cet acte, signé par les anciens présidents, Blaise Compaoré et Laurent Koudou Gbagbo, est intervenu dans un contexte où l’ex-président du Faso (M. Compaoré) était le médiateur dans la résolution de la crise ivoirienne.

Si l’Accord politique de Ouagadougou (APO), signé le 4 mars 2007, avait pour but de résoudre le conflit entre les Ivoiriens, le TAC, quant à lui, visait à recoudre les liens ivoiro-burkinabè quelque peu écorchés par la crise ivoirienne. Son objectif principal était donc de garantir la stabilité et la prospérité entre les deux États. Depuis lors, environ 80 accords ont été signés entre les deux États dans plusieurs secteurs de développement socio-économique.

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Vos commentaires

  • Le 23 juillet à 12:55, par TANGA En réponse à : VII ème Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : Ouverture des travaux avec la rencontre des experts ivoiriens et burkinabè

    Si on parle beaucoup de traité d’amitié et de coopération, c’est que l’on est conscients que une ou des choses ne vont pas bien entre les deux pays. Si depuis la nuit des temps, nos eux pays sont aussi distants, alors, que l’on laisse tomber tout. Il ne faut jamais forcer ces choses là.
    La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays à avoir la mer. Quoi donc ?

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    • Le 23 juillet à 14:46, par Maria de Ziniaré En réponse à : VII ème Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : Ouverture des travaux avec la rencontre des experts ivoiriens et burkinabè

      TANGA, ce n’est pas une question de mer si c’était le cas le Ghana devrait ravir la Palm parce que si vous regardez sur la carte n’eut été la barrière de langue c’est avec le Ghana que le Burkina devrait travailler pour notre désenclavement vers la mer.
      Il faut tenir compte de l’héritage historique et sociale :
      Quand la colonie Haute Volta crée en 1919 a été démantelée en 1932 et partagée entre le Niger le Soudan (aujourd’hui Mali) et la Côte d’Ivoire pour profiter de la main-d’oeuvre voltaïque dan les grands chantiers du colon ( port d’Abidjan, canal de vidri chemin de fer Abidjan Niger, culture de café cacao extraction du bois, riziculture sur le fleuve Niger à Markala .....) le plus gros morceau (2/3 environ dont Ouagadougou et tout l’ouest) a été rattaché à la Côte d’Ivoire. Le Yatenga, le cercle de Tougan et Dedougou étaient rattachés au Soudan. La partie ratachée à la Côte d’Ivoire s’appelait la Haute Côte d’Ivoire et l’ancienne Côte d’Ivoire s’appelait la Basse Côte d’Ivoire. Des millions de voltaïques ( Haute Côte d’ivoiriens plus être plus précis ) sont allez user leur force de travail dans la basse Côte d’ivoire. De nouveaux villages portant de noms de village du plateau Mossi y ont été créés dans la foret vierge et la communauté Mossi ( expression péjorative pour désigner les voltaïque : même ADO est qualifié de Mossi) est devenu une composante incontournable de la basse côte-d’Ivoire au point que le moré fait partie des langues vernaculaires dans les médias publiques au même titre que le baoulé, le bété....etc.
      En 2014 Il y avait environ de 3,5 Millions de Burkinabé ( source Institut statistique 2014 de Côte d’Ivoire) sans compter les binationaux et ceux qui ont opté exclusivement pour la nationalité Ivoirienne ( le droit du sol était en vigueur en cote d’ivoire jusqu’en 1966.).
      Le côté d’ivoire et le Burkina ont trop de choses en commun qui les particularisent et le TAC est l’instrument diplomatique pour traduire cette singularité : le Burkina n’a qu’un seul TAC ( si ma mémoire est bonne) dans son arsenal diplomatique malgré le nombre de pays avec lesquels on a des relations de coopération.

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  • Le 23 juillet à 14:39, par HUG En réponse à : VII ème Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : Ouverture des travaux avec la rencontre des experts ivoiriens et burkinabè

    Donc c’est pour çà que Guillaume SORO a dit sur RFI que Alassane Dramane OUATTARA et Roch Mark Christian KABORE ont résolu diplomatiquement la question de son implication sur du coup d’Etat de septembre 2016. Ecouter bien, gérer diplomatiquement une question très sensible.

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