Coopération : la France décaisse plus de 6 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et le PNDES

LEFASO.NET | Justine BONKOUNGOU • vendredi 13 juillet 2018 à 19h37min

La ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/ Sori, et l’ambassadeur de la République française au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, ont procédé, ce vendredi 13 juillet 2018, à la signature d’un accord de financement d’un montant de 10 millions d’euros, soit 6,56 milliards de F CFA. Une subvention budgétaire accordée par l’Agence française de développement.

Coopération : la France décaisse plus de 6 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et le PNDES

C’est dans le cadre du programme d’aide budgétaire dénommé « Cadre général d’organisation des appuis budgétaires en soutien à la mise en œuvre du PNDES » que s’inscrit la signature de cet accord de financement sous forme de subvention.
D’un montant de 6,56 milliards de F CFA qui sera entièrement décaissé en 2018, cet appui budgétaire de l’Agence française pour le développement (AFD) permettra de soutenir la mise en œuvre du PNDES et de financer les dépenses du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation. Il se décline en deux composantes. La composante 1 repose sur une tranche non affectée de 3,94 milliards de F CFA pour accompagner les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du PNDES.

Quant à la composante 2, elle concerne une tranche de 2,62 milliards de F CFA et sera affectée à des dépenses inscrites dans la loi de finance initiale 2018 du MENA pour la prise en charge des bourses scolaires des élèves du post-primaire et du secondaire, ainsi que l’acquisition et l’impression de manuels scolaires.

Le ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Stanislas Ouaro, s’est réjoui de la signature de cet accord de financement dont 40% est consacré à son ministère. Pour lui, cet appui budgétaire va certainement contribuer à améliorer l’accès et le maintien des élèves dans le système éducatif et surtout améliorer la qualité de l’éducation avec la mise à disposition des élèves de manuels scolaires.

À en croire l’ambassadeur français auprès du Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, cet appui budgétaire, avec l’accord du gouvernement burkinabè, s’oriente plus vers l’éducation, parce que le président français, lors de sa visite au Burkina Faso, a mis l’accent sur l’éducation. En témoignent sa visite dans une école primaire et son discours à l’Université de Ouaga I Pr-Joseph-Ki-Zerbo.

La ministre en charge de de l’Économie, Rosine Coulibaly/Sori, a, pour sa part, rassuré l’ambassadeur français et l’AFD, qu’un suivi rigoureux sera fait de cette allocation. Elle n’a pas manqué non plus de rappeler que la France constitue le premier partenaire bilatéral du Burkina Faso.

Cette cérémonie de signature d’accord de financement a aussi servi de cadre à la signature d’un protocole d’accord pour le soutien de la France au Burkina Faso dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO). Le Burkina Faso est le 3e pays africain à y avoir adhérer en 2016.
Grâce à ce protocole, l’AFD financera le Projet d’appui aux gouvernements ouverts francophones (PAGOF) à travers un plan d’actions porté par le ministère de la Fonction publique et un collectif d’OSC et de médias représenté par Open Burkina. Le PAGOF sera mis en œuvre avec l’appui des opérateurs français, Expertise France et Canal France international, pour un montant de 3,5 millions d’euros, soit environ 2, 30 milliards de F CFA.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 13 juillet à 20:02, par Indjaba En réponse à : Coopération : la France décaisse plus de 6 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et le PNDES

    Les Croates donnent combien pour le PNDES ? Dimanche nous serons tous "bleus". Allez les bleus.

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  • Le 13 juillet à 23:21, par tiibo En réponse à : Coopération : la France décaisse plus de 6 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et le PNDES

    De kel éducation parle t’on, celle du ministre et de sa famille peut être. Pourkoi le mot éducation figure toujours dans le nom d’un ministère kan tout le monde sait k ca ne l’est plus. Eduquer c’est corriger et corriger c’est châtier alors avec tout ça on vote des lois pour interdire de frapper les enfants et de les faire redoubler rendant ainsi les élèves impolis et les enseignants vulnérables par la loi. Et on est étonné de voir croitre l’incivisme dans notre pays par ceux la même ki sont sensés assurer la relève, comment le feront ils ? Tout ca pour des chiffres et des financements quel dommage. Il n’y a pas 10000 solutions, ou bien vou éduquer selon nos propre meurses ou bien vous fabriquez une société invivable pour l’avenir point.

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    • Le 14 juillet à 13:47, par Opinion plurielle En réponse à : Coopération : la France décaisse plus de 6 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et le PNDES

      Et mon très cher frere, vous aller realiser tristement avec moi, sur la conclusion à laquelle votre raisonnement debouche, qu’ils ont fait le choix d’accompagner à la formation, (ce qui est abusivement appeler "education, qui n’est autre qu’un apprivoisement, que le dressage...") des enfants de la société africaine pour en faire des relais de leur systèm ; pour bien les servir, tant que nous n’aurons pas quitté leur système dit "educatif" qu i n’est que de SERVITUDE, d’ASSERVISSEMENT.
      Les elites elles-mêmes le savent trsè bien mieux que quiconque ! !
      Ils font semblant d’être incappables de concevoir, de mettre au point un système éducatif BASE sur les realites africaines, l’education selon le système éducatif africain, où l’enfant est entièrement pris en charge par TOUTE LA SOCIETE, parce qu’il est un produit de cette societé qu’il est appelé à SERVIR.
      Un enfant en Afrique n’est pas le fruit de ses seuls geniteurs (cellule familiale restreinte), mais le produit de toute la societé qu’il va servir toute sa vie durant.
      Le pretendu système educatif dans lequel nous a installé l’occident, nous fait tourner le DOS A TOUT CE QUE NOUS SOMMES AUTHNETIQUEMENT" ; c’est par fausse honte que l’elite qui ne ve ut plus de sa propre culture, des ses propres referentiels africains (par ignorance pour certains et ceux là sont encore excusables et recuperables s’ils veulent s’inscrire dans cette logique ; mais surtout par le mépris affiché des INTELLOS pour leur immense culture ; honte à eux d’avoir honte de leur culture et de CROIRE QUE C’EST CELLE DE L’AUTRE qu’ils vont faoire la leur.
      Les sages nous enseignent que le morceau de bois peut rester CENT ANS sous l’eau, il ne deviendra jamais crocodile" ; qu’ils le sachent et le tiennent pour dit.
      Il n’est qu’eux pour refuser ce que DIEU leur a donné de plus cher tout comme aux autres il en a donné.
      Comment peut-on accepter le FORMATAGE qui veut que moi j’abandonne ce que DIEU m’a donné pour embrassé pour l’autre ?
      Bien sûr qu’à l’heure actuelle, certains ne realisent pas que ce n’est point de GRE qu’ils le font mais que c’est la forme moderne, plus incidieuse de l’esclavagisation, de la SERVITUDE qui apparait comme volontaire alors qu’elle n’et que la même que cette forme de cette epoque qui n’est que MAQUILLEE.
      Au lieu de construire des ecoles financées par l’occident, il nous revient de revenir à nos SORCES, de revenir à valeurs ancestrales, à nos modes de construction de la societe africaine.
      Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
      Merci une fois de plus mon cher frere pour avoir touché du doigt cet aspect de la problematique du système educatif "africain" qui est confisqué par l’occident.
      De leurs laboratoires de la conception de ce qu’ils desirent que la secieté africaine soit, il sortira toujours les petits secrets, les trucs et les astuces qu’ils developpent pour nous MAINTENIR DANS CETTE SERVITUDE ;
      C’est par le MENTAL, par la TETE qu’ils nous tiennent ; et alors, pour les vaincre, liberons notre tête, notre mentalité de leurs serres.
      Vivement que cela commence avec la prise de conscience qui vient peu à peu et nous viendrons bien à bout d’eux tout comme "GOUTTE A GOUTTE, L’EAU VIENT A BOUT DE LA ROCHE"
      L’espoir pour notre posterite est assez grand.
      Nous ne sommes pas trop petits pour créer et suciter cet espoir pour notre postérité. Cela est même un devoir de generation.

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