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1re édition de la conférence sur les mines : les perspectives de l’exploitation minière au cœur de la réflexion

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • jeudi 12 juillet 2018 à 23h23min
1re  édition de la conférence sur les mines : les perspectives de l’exploitation minière au cœur de la réflexion

« Conférence annuelle des mines 2018 : bilan et perspectives de l’exploitation minière industrielle au Burkina Faso ». C’est sous ce thème que se tient, ce jeudi 12 juillet 2018, la 1re édition de la conférence annuelle des mines. C’est le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, qui a procédé l’ouverture de ladite conférence.

La contribution de l’exploitation minière au budget du Burkina Faso s’est fortement accrue ces dernières années. Ainsi, en 2017, cette contribution était de 226,26 milliards de F CFA contre 190 milliards en 2016, soit une hausse de 19%. En plus de l’exploitation industrielle, celle artisanale est également en pleine croissance. En 2017, le nombre d’emplois directs créés par l’exploitation minière est passé à 9 189.Toute chose qui contribue à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la balance commerciale du pays, l’or étant le premier produit d’exportation du Burkina Faso.

Mais comme l’a souligné le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, bien que l’apport du secteur minier à l’économie nationale soit assez conséquent, il reste encore beaucoup d’efforts à fournir pour que ce secteur en soit la locomotive de l’économie.

C’est donc dans le but de permettre à l’ensemble des mines en exploitation de présenter leurs projets miniers et aux acteurs d’échanger sur les problèmes majeurs qui minent l’exploitation des ressources minérales du pays, que le ministère des Mines et des Carrières a initié cette conférence annuelle.
Ce sera aussi le lieu d’apprécier les retombées de l’exploitation minière pour le budget de l’État, les emplois et la fourniture des biens et services locaux. Cette conférence se veut ainsi la plus grande instance de concertation et de réflexion sur les sujets majeurs du secteur des mines.

Une initiative saluée par le président de la Chambre des mines du Burkina Faso, Cheick Tidiane Barry, pour qui cette conférence s’inscrit dans l’esprit de dialogue qui a toujours prévalu entre les entreprises minières et le ministère des Mines et des Carrières. « Nous attendons de cette conférence qu’il y ait un dialogue très franc pour pouvoir cibler les vraies opportunités, voir comment les concrétiser et également lever les contraintes qui se présentent au secteur », a souligné monsieur Barry.

Améliorer le taux d’employabilité dans le secteur minier

Sur la question des emplois créés par l’industrie minière, le ministre a reconnu que ce secteur seul ne peut pas résoudre la question du chômage. Mais l’ambition du gouvernement est de faire en sorte d’améliorer la proportion et la qualité des emplois dédiés aux nationaux.
C’est pourquoi, il encourage les entreprises minières à accompagner le gouvernement dans la formation de jeunes dans les emplois miniers et à leur accorder des stages au sein des entreprises. Une thématique importante, à en croire le président de la Chambre des mines du Burkina Faso.

Mais pour lui, le plus important, c’est de mettre l’accent sur les entreprises qui font de la sous-traitance avec les mines, afin qu’elles puissent générer un plus grand nombre d’emplois. Et ce, parce que les industries elles-mêmes, du fait de la mécanisation, ne peuvent pas employer un grand nombre de personnes.

Au sortir de la conférence, le ministre dit formuler le vœu que des recommandations pertinentes et des résolutions soient prises en vue d’améliorer la gouvernance du secteur minier au profit de la nation et des investisseurs.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Messages

  • Monsieur le Ministre des Mines, votre ambition "de faire en sorte d’améliorer la proportion et la qualité des emplois dédiés aux nationaux", passe par la SUPPRESSION DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 1977 APPLIQUÉE DANS TOUTES LES MINES DU PAYS, ET L’ADOPTION D’UNE NOUVELLE SENSÉE REVALORISER LES QUALIFICATIONS ET LES EMPLOIS.
    C’est la seule alternative pour sortir les employés locaux des mines de l’ornière.

  • Il ne faut pas nous prendre pour des idiots en nous montrant ces maigres 226 milliards de FCFA que l’Etat aurait engragé en 2017. L’histoire des fonds communs montre que nous pouvons économiser plus de 200 milliards de FCFA. Donc ce en quoi l’on assiste aujourd’hui c’est un bradage de nos ressources minières. On cache la part de d’Etat qui tourne autour de 10%. Même sous le Président Sangoulé Lamizana ,que l’on ne qualifierait pas de révolutionnaire, on gardait le principe de 51% à l’Etat et 49% pour le privé. C’est celà qui aurait permis à l’Etat d’avoir les capacités de rédiure le chômage et de developper les autres branches de l’economie. Il faudrait que Idani Oumarou soit courageux, lui qui fustigeait l’impérialisme quand il était Directeur de la SONABEL. Il faut amener la part de l’Etat à 51%. Les sociétés multinationales se font de super profits au détriment du Burkina.

  • De grace le burkina ne s’arrête pas après votre mandat monsieur du pouvoir en place, comment avec plus de dix mines fonctionnelles on a que 200 milliards comme contribution. De plus il faut retenir que les richesses de ce pays ne peuvent être pillées en seulema klk decenies songez a l’avenir comme vos devanciers ont songé a vous, tous les jours mine par ci mine par la ca veut dire koi ca.

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