Droits et santé sexuels et reproductifs : Des OSC africaines veulent accélérer la mise en œuvre des textes ratifiés

LEFASO.NET | Par Moussa DIALLO • mardi 10 juillet 2018 à 16h10min

Des Organisations de la société civile (OSC) ont tenu un Dialogue régional à Nairobi, au Kenya, du 2 au 3 juillet 2018,sur le thème : « Favoriser l’égalité des sexes et les droits liés à la santé sexuelle et de la reproduction en Afrique. » La rencontre a débouché sur une déclaration. Cette prise de position des OSC résume la voix, les préoccupations et les recommandations de la société civile. Ce, en prélude à la réunion des ministres de l’Union africaine prévue en octobre 2018 à Accra, au Ghana, sur la déclaration d’Addis Abeba portant sur la population et le développement en Afrique au-delà de 2014. La rencontre de Nairobi a réuni 184 représentants d’OSC, sous le leadership de la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR, sigle en Anglais).

Droits et santé sexuels et reproductifs : Des OSC africaines veulent accélérer la mise en œuvre des textes ratifiés

La plupart des pays africains sont signataires de nombreux cadres et accords progressistes. Il s’agit, entre autres, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ; de la Déclaration d’Abuja sur le VIH, la tuberculose et le paludisme ; du Protocole de la charte africaine des droits de la femme en Afrique ;du Plan d’action de Maputo sur la santé sexuelle et reproductive ou encore le dividende démographique. Ces différents instruments donnent une base à la vision d’une l’Afrique sans exclusion.Les OSCprésentes à Nairobi, dans le cadre du dialogue régional,ont pu noter les avancées concernant la mise en œuvre desdits engagements, mais aussi les nombreuses lacunes qui persistent ou qui empêchent leur mise en œuvrepar lesÉtats.

Les aspirations contenues dans l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA) et le cadre de développement durable 2030 ne se réaliseront donc pas sans un renforcement de la gouvernance, des systèmes politiques et économiques fondés sur les droits humains, l’égalité des sexes, l’intégrité et la responsabilité des ressources publiques, la prestation des services, l’inclusion et l’investissement dans le développement humain, ont noté les participants au dialogue régional.

Accélérer la mise en œuvre des textes ratifiés

C’est pourquoi, les OSC réunies à Nairobi, les 2 et 3 juillet 2018, ont exhorté les gouvernants, les partenaires au développement et autres parties prenantes à accélérer la mise en œuvre des dispositions relatives aux Droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR)et à l’égalité des sexes inscrites dans les cadres politiques. Toute chose qui permettra de tirer parti du dividende démographique pour atteindre l’agenda 2063 et le programme de développement durable 2030 de l’UA.

Le dialogue régional de Nairobi sur l’égalité du genre et les droits a servi de cadre pour le lancement officiel du rapport sur le statut de la femme africaine. Un rapport réalisé par l’IPPFet ses partenaires. Mais également de la campagne « Right By Her » (https://rightbyher.org/fr/home-4/).

Le rapport sur l’état des femmes africaines, un document de plaidoyer

le Président de l’IPPFRA tenant le rapport sur l’état de la femme africaine

Le rapport sur l’état de la femme africaine est publié dans le cadre d’un projet de campagne qui vise à contribuer à la sécurisation, à la réalisation et à l’extension des droits des femmes consacrés dans les politiques des pays africains. Le projet est mis en œuvre par un consortium de huit organisations, sous la direction de l’IPPFAR et financé par l’Union européenne. Ce document d’environ 300 pages fournit une base de données sur laquelle la société civile pourrait s’appuyer pour renforcer la contribution dans la mise en œuvre des droits des femmes et des filles en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs.

Il se focalise particulièrement sur la mise en œuvre du protocole de Maputo et son plan d’actions qui constitue. Cette campagne vise à renforcer les connaissances des OSCsur les droits des femmes et des filles en DSSR, mais aussi en stratégies de plaidoyer. Toute chose qui leur permettra d’accroitre leur participation de manière significative aux processus décisionnels.

Lucien Kouakou, le DG IPPFRA

Le rapport se concentre en particulier sur quatre domaines de droits spécifiques:la violence sexuelle et sexiste contre les femmes ;les pratiques néfastes (en particulier le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines) ;les droits répréhensibles et la santé sexuelle et reproductive (SSR) ; VIH et Sida.

Outre les quatre domaines de droit, ce rapport prend en compte des questions transversales telles quela paix et la sécurité, l’éducation et la formation,la participation des femmes au processus politique et décisionnel et les groupes marginalisés et vulnérables.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Liens utiles :https://rightbyher.org/fr/home-4/ ; https://www.ippf.org/

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