Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

LEFASO.NET | Par Dimitri OUEDRAOGO • dimanche 8 juillet 2018 à 11h30min

Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra a présenté, ce vendredi 6 juillet 2018, son tout premier roman intitulé « Rêve brisé ». C’est une œuvre de 123 pages divisée en huit chapitres, qui traite de questions de société à travers le personnage principal, Safoura. C’est le critique littéraire Boubacar Dao qui a présenté le roman à l’assistance composée des amis de l’auteur, de ses promotionnaires de classes et de ses frères d’arme. La cérémonie de dédicace a été parrainée par le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, représenté par son conseiller technique, le colonel-major Moussa Diallo.

Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

« Rêve brisé », c’est le nouveau et tout premier roman du lieutenant de gendarmerie Daouda Derra. La dédicace officielle de l’œuvre a eu lieu ce vendredi 6 juillet 2018. C’est un roman de 123 pages fait de fiction et d’imagination de l’auteur. Dans le résumé du roman, on peut lire : « A dix-huit ans, Safoura rêve d’accomplir ses projets de vie : trouver du travail, faire des économies pour se lancer dans le commerce et fonder une famille. Elle quitte alors son village Tengbila pour la ville où Liam, sa tutrice, la place comme fille de ménage dans la famille Kollo. Safoura s’y intègre facilement. Elle est appréciée de Sofia sa patronne et de ses enfants. Son patron Kollo, quant à lui, succombe au charme juvénile de la fille. Il résiste mais finit par abuser d’elle.

Pis, il y prend goût jusqu’au jour où tout bascule. Safoura s’enfuit de la maison. Elle se retrouve dans la rue sans quelque part où aller. C’est alors qu’elle rencontre de façon fortuite Frida, une prostituée qui l’accepte sous son toit. Leurs sentiers tragiques de vie font naitre un lien fort. Elles se serrent les coudes pour faire face aux durs coups de la vie. Mais, l’une d’elle fléchira. ».

Le critique littéraire Boubacar Dao reconnaît en l’œuvre une richesse énorme d’enseignements de la vie. Il a estimé que l’œuvre est simple et belle. Le nouvel auteur dit qu’il a commencé à écrire le document en 2016. Il a été influencé dans ses écrits par ce qu’il vit dans la société.
Dans le roman, le personnage principal, à savoir Safoura, meurt à la maternité juste après un accouchement. C’est un véhicule de la gendarmerie qui est allé l’arrêter pour homicide involontaire. Le véhicule d’intervention s’est transformé en ambulance quand Safoura entra en travail. L’auteur a voulu mettre en exergue le travail des bonnes qui font tout mais n’ont pas de reconnaissance.

Le colonel-major Moussa Diallo, au nom du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a félicité le lieutenant Derra pour son travail. Il estime que le fait que des militaires écrivent contribue à rehausser l’image de l’armée. Il l’a encouragé à poursuivre, à aborder d’autres thématiques dont l’armée. « Rêve brisé » est publié à compte d’auteur par la maison d’édition CEPRODIF.

Daouda Derra est né le 10 décembre 1989 à Abidjan. Il a fréquenté le Prytanée militaire de Kadiogo d’où il est sorti titulaire d’un baccalauréat série littéraire. Il est également titulaire d’une licence en droit public. Il est officier des forces armées nationales du Burkina Faso actuellement en service à Boromo.

Dimitri Ouedraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 juillet à 16:47, par Tilaï En réponse à : Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

    Chapeau bas, mon lieutenant !
    ça s’appelle, "sécuriser par la sensibilisation littéraire".
    On attend un autre chef-d’œuvre.
    Courage !

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  • Le 8 juillet à 19:20, par wobawoba En réponse à : Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

    On attends mieux que des romans,signe de l’oisiveté de nos gendarmes.
    Les Amadou kourouma ont écris dépuis des décennies et ça n’a pas émergé l’afrique, publié nous des recherches scientifiques plutôt que vos rêves brisés !!!
    Sans rancune

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  • Le 9 juillet à 06:10, par PAK En réponse à : Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

    Félicitations pour cette initiative qui fait un clin d’œil aux injustices sociales, lit de nombreuses frustrations qui à terme militent en faveur d’une société à deux vitesses.
    Quant à wobawoba, je pense qu’il faudrait apprendre à reconnaitre les contributions de tous à l’édification d’un Burkina Faso et d’une Afrique digne. Si cet officier manquait à ses obligations de travail, le jeune lieutenant à toute une hiérarchie pour le lui rappeler voir sanctionner. C’est pas à vous de lui dire sur fasonet ce que vous n’aurez pas le courage de lui dire en face.

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  • Le 9 juillet à 11:43, par Jerkilo En réponse à : Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

    M.wobawoba. Ecrire un roman n’est pas signe d’oisiveté, au contraire, la culture (dont le roman) a sa place dans le développement. Rien ne prouve que le lieutenant Derra n’a pas passé des nuits blanches pour écrire son roman. D’ailleurs il adit qu’il a pris deux ans pour écrire son roman, ce qui montre que ça n’a pas été facile. La critique est facile, on attend votre roman ou mieux votre écrit scientifique qui développera l’Afrique et spécifiquement le Burkina.
    Mes félicitations mon Lieutenant, continuez.

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  • Le 9 juillet à 14:21, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Littérature : Le lieutenant de gendarmerie Daouda Derra présente son premier roman, « Rêve brisé »

    Merci WobaOba. C’est ce que je m’appretais a faire comme reflexion. Tout en felicitant, notre auteur Officier, je m’appretais à me demander s’il n’ya pas lieu de sortir des chemins longtemps battus : inventer un nouveau genre litteraire ou enrichir la reflexion intellectuelle plutot que de friser les faits divers. Par exemple, tout en faisant du roman, l’auteur peut nous enrichir sur les tragedies actuelles de nos peuples : les guerres civiles, les repressions de manifestations, ce avec une pointe philosophique. Il nous faut faire mieux que les dessins animés de la Télé. C’est une question de survie intellectuelle. Et ça, les Africains en ont besoin, eux qui vivent toujours de l’immobilisme ancestral. Mon Officier, bravo ! S’il vous est permis de faire philosophique et autres, entretenez-nous. Il y a plusieurs styles à adopter pour atteindre un ensemble d’objectifs tout en faisant du roman. J’ai personnellement aimé un de nos auteurs Burkinabè pour son style soutenu qui enrichit serieusement.
    A bas Dieu, mon Salaud Eternel, et vive la courteoisie routière !

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