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Entrepreneuriat au Burkina Faso : Des jeunes qui osent !

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • vendredi 6 juillet 2018 à 15h35min
Entrepreneuriat au Burkina Faso : Des jeunes qui osent !

À l’occasion de la 13e édition des Journées de l’entreprenariat burkinabè (JEB) qui se déroule du 5 au 7 juillet 2018, nous avons rencontré d’anciens lauréats des JEB, qui aujourd’hui sont des modèles de réussite. Lisez plutôt !

Souleymane Yougbaré, pisciculteur à Bagré dans le Centre-Est

Mon entreprise s’appelle « Aquapro Wendtoin Noura ». J’ai débuté mes activités en 2012. Et en 2013, j’ai reçu un prix aux Journées de l’entreprenariat burkinabè. Les fonds que j’ai reçus (5 millions de F CFA) m’ont permis d’élargir mes activités. Aujourd’hui mon chiffre d’affaires moyen tourne autour de 6,5 millions de F CFA. Nous avons quatre volets d’activités dans l’entreprise.

Le premier volet, c’est la production de semences piscicoles pour nos propres besoins, mais aussi pour les autres pisciculteurs. L’Etat également achète nos alevins pour l’empoissonnement des barrages et des lacs. Le deuxième volet, c’est le grossissement des poissons pour la commercialisation. Le troisième volet concerne la formation, notamment des promoteurs privés. Nous confectionnons aussi des étangs et des bassins piscicoles et l’accompagnement technique.

Et le dernier volet concerne la pêche sportive qui sera lancée bientôt. Tout particulier pourra venir pêcher le poisson par plaisir. Les perspectives l’entreprise, c’est de dynamiser nos activités, produire en quantité et en qualité les semences piscicoles. Mon souhait, c’est aussi la mise en place d’une écloserie pour la reproduction artificielle des poissons.

Maimouna Sawadogo, présidente de l’Association des veuves et orphelins de Bittou, transformatrice de manioc

Sawadogo Maimouna

L’Association des veuves et des orphelins de Bittou compte 130 veuves et 600 orphelins. Nous transformons le manioc en produits dérivés comme l’attiéké frais et séché, le placali, le gari, l’amidon, le tapioca, la farine de manioc séché. Ces produits sont expédiés à Koupéla, Ouagadougou, Cinkansé et à Tenkodogo. Le manioc que nous utilisons est produit à Bittou.

Les producteurs en produisent en grande quantité et c’est sur place que nous l’achetons et le transformons. Aujourd’hui, nous avons un chiffre d’affaires de 10 millions de F CFA. Et grâce à cette activité les veuves arrivent à subvenir à leurs besoins. En 2013, nous avons été lauréat des JEB. L’argent reçu nous a permis d’acheter un broyeur et du matériel pour la transformation du manioc. C’est pourquoi nous saluons cette initiative de la Maison de l’entreprise et souhaitons qu’elle continue d’accompagner les petites entreprises pour booster leurs activités.

Téwindé Kabré, transformatrice à Kaya (Centre-Nord)

Kabré Téwindé

Je suis transformatrice de produits forestiers non-ligneux en sirop, en jus et en granulé. Je fais aussi de la poudre de moringa et de la citronnelle séchée. Parlant des jus, nous avons le pain de singe, le détarium (Kaga en mooré), le jujube, la liane, du tamarin, du moringa mélangé au tamarin, du raisin local, du gingembre et du bissap. Nous avons aussi du jus sans sucre pour ceux qui n’en consomment pas. Nos produits sont naturels, sans additifs, ni conservateur.

Nous promouvons la consommation du bio. En dehors du bissap et du gingembre qui sont cultivés, tous les autres jus sont issus de fruits qui proviennent des arbres de la forêt burkinabè, donc c’est bio. Lire la suite

Messages

  • Bon vent à vous, comme quoi l’école est un outils de succès. L’eutreprenariat, c’est l’avenir !!!

  • FÉLICITATIONS ET COURAGE A TOUS CES HOMMES ET FEMMES.

  • LeFASO, pourriez vous nous partager le contact de l’entreprise de Mr Souleymane Yougbaré, pisciculteur à Bagré dans le Centre-Est. Son exemple nous inspire et on pourrait sy approcher pour des conseils.

  • A x e 1 - Promouvoir et renforcer l a c u l t u r e entrepreneuriale
    « Les recherches effectuées donnent à penser qu’il existe une corrélation positive entre l’esprit d’entreprise et la croissance économique. Toutefois, l’intérêt de la formation en entrepreneuriat ne se limite pas à un accroissement du nombre de nouvelles entreprises, au lancement de projets innovants et à la création d’emplois. L’entrepreneuriat est une compétence clé pour tous : elle aide les jeunes à être créatifs et à acquérir un surcroît d’assurance dans toutes les
    Activités qu’ils entreprennent et les incite à agir de manière socialement responsable. »
    Culture entrepreneuriale et développement économique
    Au cours des 10 dernières années, les gouvernements successifs ont proposé de nombreuses stratégies de développement économique. Pourtant, relativement peu d’efforts ont été consentis à l’émergence d’une culture entrepreneuriale forte
    Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, en voie de faire une démonstration remarquable de l’impact d’une action ciblée et efficace en ce domaine.
    Or, il existe une relation étroite entre le degré d’activité entrepreneuriale et le taux de croissance économique d’un territoire. Par conséquent, un tissu entrepreneurial peu développé constitue un obstacle au développement socioéconomique.
    Une telle carence nuit à la capacité de contrer les effets négatifs d’une forte concurrence. Les entreprises créent l’emploi et la richesse d’un pays. Une société doit se donner un bon bassin d’entrepreneurs pour assurer son développement économique et être en mesure d’offrir un avenir intéressant à ses jeunes.
    La croissance du nombre d’entrepreneurs ne tient pas du hasard. Il faut agir sur le préalable : la culture entrepreneuriale.
    Cette culture suppose des valeurs intégrées et enracinées dans les habitudes des gens, De plus en plus de gouvernements dans plusieurs pays, se donnent des politiques distinctes touchant l’entrepreneuriat et les entreprises existantes. En faisant un tel choix, le Burkina et ses jeunes ne font que suivre ce qui est largement enclenché dans plusieurs pays du monde.
    Les recherches de l’OCDE ou encore les travaux de la Communauté européenne et de la Small Business Administration des États-Unis témoignent d’un fort courant en faveur d’un accroissement de la participation de l’école dans le dossier de l’entrepreneuriat et d’un engagement progressif des pays à favoriser une forte culture entrepreneuriale.
    Tous comprennent de plus en plus que dans un environnement changeant, il faut acquérir des réflexes d’adaptation particuliers pour survivre et se développer
    Portrait de la culture entrepreneuriale
    « La culture est un concept complexe. C’est un ensemble de connaissances, de valeurs, de croyances et de références que partagent les personnes d’une même société et qui influencent les comportements. Par ailleurs, la culture est parfaitement évolutive lorsqu’on se donne les moyens d’agir là-dessus... il ne s’agit pas d’un changement radical mais plutôt incrémental puisqu’il s’agit de toucher les valeurs enracinées et intégrées au sein d’une population depuis plusieurs générations. »
    Comme elle est proposée ici, la culture entrepreneuriale se décline en trois éléments :
    1) Des connaissances partagées par des membres d’une même société qui veulent relever des défis.
    2) Des attitudes et des valeurs (créativité, sens de la responsabilité, autonomie, confiance en soi, solidarité, leadership, tolérance à l’échec, etc.).
    3) Des compétences de savoir-faire, de savoir être et de savoir agir.
    Dans la réalisation d’un projet de société mûre qui se responsabilise et s’assume, la culture entrepreneuriale se manifeste dans une multitude de domaines.
    • Le développement du plein potentiel humain, incluant le potentiel entrepreneurial.
    • Une école plus active soutenant davantage la créativité et plus ouverte à l’innovation.
    • Une amélioration de l’intégration sociale des immigrants.
    • Une meilleure cohérence sociale et territoriale.
    • Un accroissement de l’engagement des réseaux proches des nouveaux entrepreneurs pour apporter du financement et le soutien de départ, diminuant ainsi les pressions sur les services institutionnels.
    • Une flexibilité sociale accrue, permettant d’absorber plus facilement de nouveaux défis venant de la mondialisation, des changements climatiques, etc.
    • Un environnement d’affaires plus favorable aux entrepreneurs et aux innovateurs.
    • Une plus grande implication des employés au sein de leur entreprise.
    • La création des entreprises et des emplois nécessaires au milieu (entreprises individuelles, collectives, privées, publiques ou sociales).

    A x e 2 - S u s c i t e r e t d é v e l o p p e r l e s p r a t i q u e s d ’ e s s a i m a g e

    « L’essaimage, sans assurer le succès absolu de chaque projet, est sans doute une des meilleures façons d’améliorer les chances de succès et de réduire les coûts sociaux reliés à la création d’entreprise. […] Il s’agit certainement d’un des moyens parmi les plus efficaces et les moins coûteux à se donner pour mettre en place une société entrepreneuriale23. »

    Axe 3 -Favoriser la création d’entreprises technologiques innovantes
    « La nouvelle économie se fonde sur un constat : savoir, innovation et savoir-faire sont aujourd’hui les clés de la productivité et donc de la prospérité. Dans la nouvelle économie mondiale du savoir, les pays gagnants sont ceux qui ont fait de l’innovation un pilier de leur productivité et de leur croissance économique. Le rôle de moteur économique du Burkina serait lié à la capacité de fonder son développement sur l’innovation et la créativité. »

  • Je suis un jeune étudiant et petit commerçant de céréales . Je suis aussi passionné de l’agriculture d’où je possède un champ de 2 hectar , lieu où je fais culture de saison . J’ai un projet dont l’ambition est la production du moringa . Je saisis cette occasion pour demander toute personne de bonne volonté pouvant m’aider avec quelques suggestions et conseils

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