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Commune de Saponé : Des populations tentent de s’opposer à la tenue de la session du conseil municipal

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo • mardi 3 juillet 2018 à 20h22min
Commune de Saponé : Des populations tentent de s’opposer à la tenue de la session du conseil municipal

À Saponé, commune située dans la province du Bazèga, dans la région du Centre-Sud, à 30 km au sud de la capitale Ouagadougou, une frange de la population révoltée contre la légitimité du conseil municipal en place, a érigé des barricades à certains endroits de la localité. Elle a même tenté de s’opposer à la tenue de la session dudit conseil municipal. Informé, nous y avons fait un tour afin de mieux nous imprégner des tenants et aboutissants de la situation. C’était ce mardi 3 juillet 2018.

Barricades de fortune constituées de branches d’arbres, de tables, de restes de tôles ; commerces fermées ; des groupuscules de personnes en train d’échanger... C’est le constat que l’on a pu faire une fois arrivé au grand rond-point de Saponé-marché. Impossible de franchir les barricades manuellement construites. Les usagers de deux roues qui réussissaient, par des acrobaties, à se frayer un chemin, recevaient l’injonction de ne pas poursuivre leur chemin.

Eh bien, c’est dans ces conditions que l’on a dû abandonner, dans un premier temps, notre engin afin d’avoir les premières informations et images. De ces dernières, il ressort que le maire est un « traitre » et un « voleur », « usant de moyens détournés lorsqu’il s’agit de gérer la commune ».
On pouvait donc lire sur certaines pancartes et affiches les mentions ci-après : « Nous n’accepterons jamais des traitres et des voleurs à la mairie de Saponé » ;« Nous ne reconnaissons pas un maire traitre ». Et sur d’autres, il était inscrit : « Oui à une délégation spéciale, tel est le souhait de tout Saponé » ;« Pour la paix à Saponé, oui à la délégation spéciale ».

Des conseillers en pleine session municipale

Ensuite, instruction a été donnée de passer à travers champs et cultures, pour se rendre à la mairie de Saponé. Là-bas, nous avons pu assister à la tenue d’une session du conseil municipal présidée par Abdoulaye Compaoré, maire actuel de la commune. Selon les dires de ce dernier, ladite session a lieu du fait de son bon vouloir. À l’ordre du jour, dix points parmi lesquels « l’adoption du budget supplémentaire 2018, l’examen et l’adoption des budgets 2017 ».

Abdoulaye Compaoré, maire actuel de la commune de Saponé

Parlant des barricades de fortune de Saponé-marché, il dit avoir appris la nouvelle le jour d’avant, c’est-à-dire hier 2 juillet 2018. Pour lui, ce comportement est une habitude de certaines populations. « C’est comme d’habitude. Avant qu’on ne dissolve le conseil municipal, c’était le même scénario. Ils reprennent donc leurs vieilles habitudes », a fait remarquer Abdoulaye Compaoré. Ces barrières, à l’en croire, ne représentent en rien un obstacle à la quiétude de sa commune. Seulement que leur emplacement est vraiment stratégique, car constituant un carrefour pour plusieurs destinations (Ouagadougou, Léo-Frontière du Ghana, etc.).

Une file de compagnie de transport en commun attendait non loin des barrières de fortunes

Comment pallier cette difficulté ? À cette question, le maire affirme ne pas disposer de forces d’intervention, mais sollicite le soutien de la police et de la gendarmerie. Option à laquelle il confesse avoir eu recours depuis le jeudi dernier pour que soit effective la session municipale. « C’est à l’Etat de gérer cette situation », confie-t-il par ailleurs.

Évoquant les revendications, il avance : « C’est bizarre qu’une population réclame une délégation spéciale à la place d’une mairie qui peut mieux travailler pour la population ». Et de renchérir en ces termes : « Saponé compte 40 000 âmes. Ceux qui manifestent ne valent pas une centaine ». De facto, « parler de population qui revendique ne conviendrait pas à une telle situation, il faudrait plutôt parler de groupuscule », estime-il.

Une vue des différentes barricades érigées

Du déroulement de la session, tout se passait comme dans une ambiance de travail normale, avec des échanges. De l’avis du maire, sur 80 conseillers, 55 seraient présents et d’autres en route pour y assister. Approchées à leur tour, les forces de sécurité n’ont daigné piper mot.
Se confortant dans leur mutisme, elles racontent : « Nous n’avons pas reçu d’ordre de notre hiérarchie, donc nous ne pouvons rien vous dire ». Cependant, à une distance considérable de la mairie se tenaient les manifestants, qui ont essayé d’opposer une résistance à l’organisation de la session. Ils semblaient dissuadés et lassés dans leur tentative. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Messages

  • C’est dommage, vous pouvez vous en prendre a votre maire et ces conseillés qui sont d’ailleurs vos fils et filles. Mais pas a la route nationale qui est un bien de tout le peuple Burkinabé. Vous n’avez aucun droit de barrer la route aux usages. A cette allure vous risquez d’avoir une confortation avec nous qui utilisons cet axe. Allez y vous en prendre a votre maire, mais pas bloquer la route. Il faut que vous sachiez que votre liberté s’arrête ou commence la liberté des autres.

  • Finalement, ils veulent quoi ces gens là ?
    Que l’on rase cette commune de la carte du Burkina ?
    Ils doivent repasser par la colonisation et cette fois, le colon sera Burkinabé.

  • ça recommence ! Je n’habite pas Saponé et je n’ai pas à donner mon avis pour savoir qui a raison. Mais j’aimerais que l’on m’explique en quoi les habitants de Sapouy ou de Léo qui se rendent à Ouaga ou qui rentrent chez eux sont concernés par ce problème ...

  • DOMMAGE qu’il s’agisse d’un parti d’opposition qui tient la mairie. Si non la solution est toute simple : il faut MATER sérieusement ces bandits de grands chemins qui ne vivent que du désordre. PEUT ETRE aussi que quelqu’un les a envoyés faire ce bordel. Ce pays est insondable. TOUT EST REMIS EN CAUSE SANS LA MOINDRE RÉPRESSION.

  • Tout ça dérivé de l’intolérance et de l’incivisme parfois entretenus au plus haut niveau. Comment comprendre que malgré les négociations, le délibéré de la justice, il’y ait toujours des gens qui sont contre la paix, la tranquillité et partant sont contre leur propre développement. Il faut reformater les mentalités au Burkina Faso et cela ne sera possible que dans la douleur. Parlant de douleur, notre peuple semble préparé et habitué à ce genre de situation, TOM SANK ayant déjà donné le bon exemple jusqu’’au sacrifice suprême, il n’est pas un sauveur mais un martyr vrai.
    Alors, qui peut alors siffler la fin de cette récréation ? Seul Dieu le sait. Je souhaite pour ma part, que notre président qui avait annoncé les couleurs lors de son investitutaire prenne le devant, car il l’avait promis et tout le monde l’attend. Un vrai responsable s’ assume et Roch devra s’assumer correctement sinon il pose les jalons de ses propres contreperformances.

  • pour régler ce petit régionalisme des dépassés de SAPONE qui croient etre les vrais ressortissants, les vrais..... IL FAUT TOUT SIMPLEMENT ARRETER JUGER ENFERMER ceux qui ne respectent pas la LOI !!!!!!!!

  • vraiment on n’est pas gouverner dans dans ce pays. Comment comprendre que les autorités laissent des délinquants, des inconscients et des gens sans fois ni lois perturbé la circulation routière ? les problèmes de la mairie doivent se régler au conseil municipal. Vous pensez que est saponé est mieux que les autres communes au Burkina ? Prenez conscience !

  • Bis repetita ! les choses vont continuer car c’est forme de gouvernance qui est expérimentée ici au FASO, le pays des mille merveilles où un certain angélisme a fini par saturer la gestion politique et administrative. Bonne gens ! Si le DIEU TOUT PUISSANT, aussi miséricordieux soit-IL, a dans son dispositif institutionnel un Enfer et un Paradis, alors la carotte et le bâton ne sont pas forcément deux entités contraires

  • Voilà une petite ville, où des personnes paralysent le fonctionne de l’administration locale et depuis rien depuis l’administration centrale. A quand la fin de la récréation. Vous avez dit fermeté ? Où est la fermeté quand la justice rend un verdict et des individus outrepasse ce verdict et en font à leur tête. Au pays des jadis hommes intègres, bienvenue au pays de la pagaille.

  • Entendez vous uniquement pour le bien de la commune de saponé

  • - On est fatigué avec ces inciviques ! L’État est souverain et force doit rester à la loi ! Il faut fusiller tous ces rebelles et on n’en parle plus ! Avant eux Saponé existait et après eux Saponé existera !

    Par Kôrô Yamyélé

  • Pour moi le problème est profond et il faut le prendre au sérieux, enfermer,fusiller,mater je ne pense pas,il faut plutôt écouter les deux parties,impliquer au besoin le moro naaba, et demander au maire de démissionner ou de ne plus parler,sinon tôt ou tard il risque d’avoir mort d’Homme et ça sera dommage.J’aime la paix mon pays.

  • Internaute 4 (Vérité fait mal) le maire n’est nullement de l’opposition. Il est du MPP et je ne pense pas que des luttes de personnes au sein du parti doive impacté la quiétude de la commune encore moins la remise en cause d’une institution (Mairie). Le maire ayant eut raison en justice au détriment d’un passage au forceps opéré par le gouvernement (dissolution du conseil et mise en place d’une délégation spéciale) que ses détracteurs souffrent d’attendre les échéances électorales à venir pour le sanctionner

  • Ouf ! encore saponé !
    avc ceux(réfractaires d saponé et venu d’ailleur comme mercenères)qui ont été empréhendé dirons vrai

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