Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La forêt pour grandir a besoin d’arbres. Frédéric Titinga Pacéré» 

« Au regard de son bilan, il n’y a pas de raison que le président du Faso ne soit pas candidat en 2020 », Lassané Savadogo, Secrétaire exécutif du MPP

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par Oumar L. Ouédraogo • mercredi 27 juin 2018 à 20h49min
« Au regard de son bilan, il n’y a pas de raison que le président du Faso ne soit pas candidat en 2020 », Lassané Savadogo, Secrétaire exécutif du MPP

L’actualité nationale du week-end des 23 et 24 juin 2018 a incontestablement été celle des sorties médiatiques du président du Faso, Roch Kaboré, pour dresser le bilan à mi-parcours de son mandat. Sur cet exercice de redevabilité qui continue de nourrir l’actualité, surtout au plan politique, nous avons rencontré l’un des premiers responsables du parti, Lassané Savadogo. Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accorder dans la matinée de mercredi, 27 juin 2018, le Secrétaire exécutif du MPP, Lassané Savadogo, par ailleurs directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) se félicite de l’intervention d’un Chef d’Etat en phase avec les préoccupations essentielles de son peuple.

Lefaso.net : Quelle appréciation faites-vous des dernières sorties médiatiques du président du Faso ?

Lassané Savadogo : Nous avons apprécié l’initiative qu’il a eue de faire cette sortie ; parce que nous sommes dans un système de démocratie, il est tout à fait normal que le mandataire, qu’il est, rende compte aux mandants (le peuple souverain du Burkina Faso à travers ses différentes composantes) de l’exécution de la mission qui lui a été confiée à travers son élection à la tête du pays. Nous avons également salué la forme dans laquelle les choses se sont passées ; il s’est d’abord exprimé en mooré sur les antennes de la radio Savane FM (le mooré étant la langue la plus parlée au Burkina Faso).

Il a voulu, par cette démarche, se faire comprendre par la majorité des locuteurs de cette langue. Je pense que cela est très important. Par la suite, il a eu le même exercice en français, qui permet de toucher un spectre très large de nos populations. Vous avez apprécié également avec nous, la modestie, la simplicité, l’humilité, la sobriété qui ont entouré ces différentes sorties et je pense que c’est en conformité avec la personnalité même du président, qui est un homme très simple, très modeste, très ouvert et très disposé au dialogue.

Et quand on en arrive au fond, vous vous rendrez compte également que le président du Faso n’a éludé aucune question ; il n’avait pas le choix des thématiques, ce sont des questions qu’on lui posait et auxquelles il devait répondre. Donc, son objectif n’était pas de parler de l’ensemble des questions se rapportant à la vie politique et sociale du Burkina Faso.

Nous avons dit également que ce n’est pas un discours sur la situation de la nation et que, par conséquent, tous les acteurs ne doivent pas forcement se retrouver à travers les questions qui ont été posées. Ce qui est important, c’est que les gens puissent se retrouver dans les réponses des questions qui ont été posées au président du Faso.

De ce point de vue, nous avons été pleinement satisfaits de la qualité des réponses qui ont été fournies (que ce soit sur le plan du bilan global même à mi-mandat de son programme, tout le monde le constate, il est très positif dans tous les secteurs). Il a passé en revue les secteurs de la santé, de l’éducation, l’énergie, l’eau, les infrastructures, etc.

Il a saisi également l’occasion pour rappeler certaines priorités que tout le monde constate avec lui : le phénomène de l’incivisme (pour lequel, il faut arriver à trouver une solution), l’insécurité (phénomène contre lequel, les dispositions sont prises pour permettre aux Burkinabè de se sentir en sécurité à l’intérieur de nos frontières), les questions liées à la justice (un sujet de préoccupation largement partagé par l’ensemble des Burkinabè, qui est une condition pour la réconciliation nationale), les mouvements sociaux (et là, nous sommes heureux de constater que l’appel du président a commencé à produire des effets ; dès le lendemain de son intervention, les travailleurs du ministère de l’économie, des Finances et du développement , à qui il a lancé un appel, ont effectivement repris le travail).

Le message a été entendu, le travail a été repris, et maintenant, il s’agit de renouer le dialogue avec le gouvernement pour trouver des réponses satisfaisantes à l’ensemble des préoccupations qui sont posées. Il a aussi abordé la question du vote des Burkinabè de l’étranger ; il ne s’agissait pas pour lui d’aller en profondeur sur les modalités pratiques de ce vote, mais plutôt de donner des orientations et sur la base desquelles, tous les autres acteurs vont travailler pour que cela soit une réalité.
Ce vote, comme il l’a rappelé, devra être effectif dès 2020 et je pense que tous les acteurs vont se mettre à contribution pour créer les conditions nécessaires pour un déroulement normal du processus en 2020.

Sur l’ensemble des thématiques abordées, le MPP est totalement en phase avec le président du Faso, parce que nous constatons que le président lui-même, est en phase avec les préoccupations essentielles du peuple burkinabè.
En somme, c’est un président du Faso qui est à la hauteur des défis du Burkina, et qui travaille à trouver des réponses satisfaisantes à l’ensemble de ces défis, qui s’est adressé aux Burkinabè à travers cette sortie.

Lefaso.net : Le choix de s’exprimer en langue nationale mooré a été décrié par certains Burkinabè. Ne craignez-vous pas que cette sortie produise des effets contraires ?

Lassané Savadogo : Pas du tout. Je pense que les gens sont raisonnables. Au Burkina Faso, il y a une soixantaine de langues nationales, et personne ne peut dire qu’elle maîtrise l’ensemble de ces langues. Et puis, parler dans sa langue maternelle, je pense que c’est un droit élémentaire.
Même à la faveur de l’écriture du projet de nouvelle Constitution, ce débat est revenu ; le droit d’avoir une langue maternelle et d’en faire usage. Le fait d’avoir une langue maternelle n’est pas un signe d’appartenance ethnique ou communautaire ; il y en a qui portent des patronymes mossis, mais leur langue maternelle n’est pas le mooré, c’est le dioula par exemple.

Donc, je pense que le président a fait usage d’une langue qu’il connaît, et qui est accessible à une grande majorité des populations du Burkina Faso. Au contraire, c’est quelque chose qu’il faut saluer, et des dispositions sont prises pour que ceux qui ne comprennent pas cette langue-là, puissent accéder au message que le président a délivré, à travers la traduction dans les autres langues nationales.

Notre objectif, je pense, c’est de travailler à ce que les langues nationales soient valorisées au Burkina Faso et que nous soyons fiers de parler dans nos langues, que nous soyons fiers que le président du Faso s’exprime dans sa langue maternelle pour délivrer des messages aux populations. Je pense que ce débat n’a pas prospéré au niveau de l’opinion (pour ce que j’ai pu suivre comme échanges là-dessus), bien au contraire, c’est un signe positif de plus à mettre sur le compte du président du Faso.

Lefaso.net : Afin de porter le bilan du Chef de l’Etat à la connaissance de l’ensemble des Burkinabè, quel dispositif votre parti prévoit-il ?

Lassané Savadogo : Nous le faisions déjà avant l’intervention du président du Faso. A travers les différentes sorties que nous organisons, nous rendons compte aux populations de la mise en œuvre du PNDES (Plan national de développement économique et social). Nous ne le faisons pas uniquement à l’échelle nationale, nous le faisons jusqu’au niveau local (parce que, quand c’est uniquement à l’échelle nationale, les gens peuvent se demander si ce qui est dit est vrai).

Quand vous êtes au niveau province ou commune, et que vous dites qu’il y a eu par exemple la réalisation d’un forage, d’un CSPS, d’une école, d’une route, etc., dans tel ou tel autre village, il n’y a pas de débat, les gens constatent par eux-mêmes que ce qui se dit est la vérité et sont très satisfaits de l’action menée par le gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président du Faso.

Lefaso.net : Pour certains observateurs, la main tendue du président du Faso, qui a été acceptée par les syndicats du MINEFID, fragilise le gouvernement dont les appels avaient été auparavant rejetés. Est-ce votre avis ?

Juriste de formation, Lassané Savadogo fut, entre autre, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État et Secrétaire général à la Primature.

Lassané Savadogo : Non ; parce que ce n’est pas le même niveau de responsabilité. Le président du Faso, c’est l’arbitre national. A la limite, à un moment donné, on peut considérer qu’entre un ministre et les syndicats, on peut avoir des incompréhensions. On peut même considérer qu’entre un gouvernement et le monde syndical, il peut arriver qu’il y ait des incompréhensions.

Mais, le président du Faso est au-dessus de tout cela ; c’est une personne qui est-là pour tout le monde, et qui est à mesure donc de départager des positions qui sont plus ou moins figées et je pense qu’ici, il est vraiment rentré dans son rôle. Il est intervenu, a reconnu la responsabilité dans la rupture du dialogue ; il a dit clairement que cela n’est pas du fait du gouvernement et le fait des syndicats, il a également dit que le dialogue ne se fait pas le couteau à la gorge, qu’il faut donc arrêter la grève et dialoguer avec le gouvernement. Ils (syndicats) ont obtempéré et ont repris le travail.

Maintenant, il s’agit de créer les conditions pour renouer le dialogue avec le gouvernement. Dans tous les cas, ce dialogue avait déjà connu des avancées sur les différents points de revendication qui figurent dans la plateforme. Et j’ai bon espoir que si le dialogue reprend, rapidement, on devra, si la bonne foi est partagée, aboutir à des solutions qui vont nous permettre de sortir par le haut.

Je pense également que cette grève-là va servir de leçon à tout le monde ; aussi bien au gouvernement qu’aux syndicats. Personne ne peut être contre les grèves (c’est un droit constitutionnel), mais il faut également savoir qu’en toute chose, il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser ; il ne faut pas qu’on se bagarre autour du plat, au point de renverser le plat ; c’est ce à quoi on était en train d’assister.
Je suis donc heureux que l’esprit de responsabilité ait prévalu ; cela va nous mettre dans une nouvelle trajectoire en matière de dialogue social et de maintien de la paix sociale entre les différents acteurs.

Lefaso.net : Vous le souligniez si bien en disant qu’il faut maintenant « créer les conditions d’un dialogue » franc, sincère. Mais, qui et comment créer ces conditions ?

Lassané Savadogo : Le processus avait déjà commencé, c’est par la suite qu’il y a eu des difficultés et ça a donné l’impression que le dialogue a été rompu. Maintenant que les agents sont repartis occuper leur poste de travail, je pense que le président du Faso prendra les dispositions qu’il faut pour que le dialogue puisse être renoué dans de meilleures conditions possibles et dans de meilleurs délais.

Lefaso.net : Deux ans et demi que votre parti est au pouvoir. Quels sont, à ce stade, vos plus grands points de satisfaction ?

Lassané Savadogo : Ce sera difficile à dire ; parce qu’il y a certes des points de satisfaction, mais également des points de non-satisfaction. En toute chose, il faut savoir respecter l’équilibre et dire la vérité. Partant de là, notre principal point d’insatisfaction, c’est la sécurité ; le phénomène d’insécurité qui a endeuillé nos populations et qui a créé, à un moment donné, une sorte de psychose au sein des populations.

Même dans la circulation parfois, lorsqu’éclate un pneu, les gens sursautent, se demandant si ce ne sont pas des actes terroristes qui sont en train d’être perpétrés. C’est un aspect qui a énormément porté un coup à nos actions.
Heureusement qu’aujourd’hui, les choses évoluent très positivement avec la montée en puissance de nos services de renseignements et nos Forces de défense et de sécurité sont mieux équipées et font face, de manière la plus respectable, au défi que notre pays affronte dans ce domaine.

Il y a également, dans ce chapitre, la question liée à la production alimentaire (y compris les difficultés survenues dans la production cotonnière) qui est une préoccupation pour nous et le gouvernement travaille donc pour que tout entre en ordre dans ce domaine.
Nous souhaitons donc que la présente saison agricole se passe dans de bonnes conditions pour permettre au pays de renouer avec des niveaux de productions qui nous permettent d’atteindre les objectifs que nous poursuivons.

Là où nous pouvons dire vraiment que nous sommes pleinement satisfaits, c’est dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES. Et ce, dans tous les domaines. Au plan politique par exemple, nous avons le projet de nouvelle Constitution, dont l’adoption a été annoncée pour 2019 par le président à travers un référendum. La mise en œuvre du PNDES a aussi permis de redresser beaucoup d’insuffisances dans les domaines de la santé, de l’éducation.

Vous constaterez aussi que dans le secteur relatif aux infrastructures, c’est visible ; il y a des chantiers qui sont en train d’être exécutés, nous plaçant vraiment dans des conditions meilleures pour le désenclavement interne et externe de notre pays. Dans le domaine de l’eau, l’objectif affiché par le président du Faso, c’est « zéro corvée d’eau » ; ce programme est en exécution et les effets sont très positifs sur les conditions de vie de nos populations.

Nous avons également la question de l’énergie ; aujourd’hui, on n’est pas surpris de voir dresser dans un village, des poteaux pour l’électrification. Alors que dans un passé récent, l’énergie n’était même pas accessible à certains chefs-lieux de provinces, à plus forte raison des communes rurales.
Les perspectives sont donc très intéressantes pour notre pays et nous avons bon espoir que d’ici à 2020, l’essentiel du programme du président du Faso pourra se réaliser pour permettre à notre peuple de trouver des réponses à un certain nombre de préoccupations qui sont essentielles pour son mieux-être.

Déjà, et sur le plan économique, les performances sont-là ; le taux de croissance qui est de 6 à 7% (ce n’est pas encore suffisant pour que ce soit ressenti de manière palpable dans le panier de la ménagère), si on le compare à nos performances passées et se référant à celui des pays voisins, vous constaterez que malgré ce qu’on appelle « morosité économique », les choses évoluent dans une bonne direction pour le Burkina Faso.
Il y a donc de quoi être fier et nous devons conjuguer nos efforts pour des performances encore plus accrues et mieux partagées pour l’ensemble des populations du Burkina Faso.

Lefaso.net : Question purement politique…, le Chef de l’Etat a laissé entendre qu’il sera candidat en 2020. N’est-ce pas surprenant que ce ne soit pas le MPP qui annonce sa candidature ?

Lassané Savadogo : Non ! Le président, pour être candidat à la présidence du Faso, sa candidature n’est pas forcement obligée d’être portée par un parti politique…

Lefason.net : … mais, pour ce qui est des organisations politiques, les mœurs ont toujours donné à voir des candidatures annoncées et portées par les partis d’origine (via un congrès ou toute autre instance), certainement pour faire prévaloir aussi l’esprit de consensus autour du candidat désigné !

Lassané Savadogo : Oui, mais dans tous les cas, les deux possibilités existent ; le parti peut proposer la candidature à une personnalité (qui accepte ou refuse), tout comme la personnalité peut exprimer sa candidature et le (les) parti (s) peut (vent) décider de la soutenir ou de ne pas la soutenir. Donc, dans tous les cas, ce sont des situations qui sont tout à fait normales. Et il faut savoir également que dans le cas d’espèce, il n’y a aucun problème entre le président du Faso et le parti, dont il est le leader.

Par conséquent, ce qu’il a dit reflète la pensée profonde de la plupart des militants du parti. Nous pensons donc qu’au regard de son bilan, il n’y a pas de raison que le président du Faso ne soit pas candidat à l’élection de 2020. L’essentiel pour nous, c’est de travailler pour que d’ici l’échéance, tous les engagements qu’il a eus à prendre avec le peuple burkinabè soient respectés, que l’élection se passe dans les meilleures conditions possibles et qu’il soit réélu pour le plus grand bonheur du peuple du Burkina Faso.
Donc, nous n’avons aucun complexe que le président du Faso ait annoncé son intention d’être candidat en 2020 (à partir du moment où la Constitution l’autorise à le faire), le parti fait fusion avec le président du Faso.

Oumar L. Ouédraogo
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

Messages

  • Soutien total. D’après un proverbe de chez nous qui dit que c’est maux d’yeux et non de ventre. Çà se voit, ça se vit. Sérénité totale.

  • Je constata une amélioration de la sécurité depuis quelques temps, notamment avec l’arrivée de de Clément Sawadogo à la tète du département. Cellui-ci a compris que l’efficacité passe par le renseignement, la traque contre la détention et la circulation anarchique d’armes à feu, la discretion dans l’action. En témoigne les opérations conjointes aux frontières du Benin, Togo et Ghana qui ont permi de saisir des armes. de dissuader le trafic d’armes

  • Je suis très content des réponses données par ce grand monsieur intélligent.Au regard de la démarche actuelle du président Roch, même s’il disait qu’il n’allait plus se présenter en 2020, nous, jeunesse consciente et soucieuse de l’avenir du Burkina Faso allons le contraindre à se présenter.Le président Roch est sur le bon chemin.Je donne la note de 19,5/20 à Lassané SAWADOGO sur cette interview.Roch au pouvoir en 2020 !

  • S’il est généralement admis que le MPP, en tant que groupe, s’était plus préparé à
    conquérir le pouvoir qu’à le gérer, on s’attendait au moins à ce que le premier responsable
    de l’équipe affiche un cap en entrant en fonction, qu’il montre une vision, un chemin, qu’il
    décline un projet de société. Malheureusement, les Burkinabé attendent toujours de savoir
    quelle est son ambition pour le Burkina.
    Le Burkina est donc piloté à vue, balloté au gré des événements et soumis à une gestion
    qui donne plus la place à la réaction qu’à l’action.
    Le bilan de mi-mandat du président Roch KABORE est loin de REPONDRE aux attentes de la majorité des burkinabé.

  • La démarche du Président du Faso est-elle empreinte d’un esprit d’anticipation et de
    prospective ? On peut en douter légitimement. On a plutôt l’impression d’une réaction aux
    évènements, le tout doublé d’un attentisme parfois déroutant.
    Une première illustration vient de la manière dont il a lui-même mis en ébullition le front
    social et allumé la mèche de la contestation sociale en cédant très vite aux réclamations
    des magistrats. Le Chef de l’État par son acte, a ouvert la boite à pandore des
    revendications sociales tous azimuts, amenant ainsi toutes les catégories
    socioprofessionnelles à estimer, à bon droit, que « s’il y en a pour les magistrats, il y en a
    certainement pour tous. » Difficile de comprendre qu’avec tant d’expérience en matière de
    gestion de conflits sociaux, il n’ait pas vu le piège.
    Un autre cas éloquent vient du flottement observé dans la réorganisation de l’État-major
    général des armées. Alors qu’une telle décision s’imposait dès les attaques de Janvier
    2016, ce n’est finalement qu’en fin d’année, suite aux tueries de Nassoumbou, que le
    Président du Faso s’est résolu à se séparer du Chef d’État-major général des armées.
    Pendant donc une année pleine, ce dernier est resté en fonction sans savoir quel serait son
    sort, dans une ambiance où tous les matins la presse et les rumeurs de la ville annonçaient
    son départ prochain, toute chose qui n’incite pas à la prise de décision ou d’initiatives de
    sa part. Et les terroristes, qui suivent bien la gestion des affaires du pays, se sont préparés
    en conséquence.
    Enfin, autre exemple déroutant, au moment où ce mémorandum est publié, cela fait plus
    d’un mois que le chef de l’Etat a laissé entendre, que son gouvernement subirait des
    modifications. Cette annonce a plongé l’administration dans une léthargie totale, et brisé le
    peu d’élan que possédaient encore les ministres.

  • Les burkinabé attendaient avec un certain intérêt l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat. Au résultat, ce fut une grande déception de noter que cette sortie médiatique du Président du Faso n’était rien d’autre qu’une déclaration de candidature. Il est déplorable de noter que, dans le contexte actuel marqué par la morosité de l’économie, une crise sécuritaire sans précédent et un front social en ébullition, la seule chose qui préoccupe M. Roch Marc Christian KABORE, c’est son prochain mandat. Sans égard aucun pour les multiples victimes de son régime incompétent, M. KABORE ne trouve rien de nouveau, ni de réconfortant à dire aux Burkinabè, que d’annoncer sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020. Ca prouve que ce régime est aux abois !

  • Laponis, Le Bon, et Constat, vous même vous savez que vous êtes des faux internautes achetés par le MPP pour réagir sur le net ! Vous vous chatouillez pour rire. C’est vous le nouveaux que le MPP vient de recruter parce que les anciens Vuvuzella ont démissionné. Comme vous êtes nouveaux, on sent chez vous le zèle des débutants. Mais votre zèle va s’émousser très rapidement. Vous ne connaissez pas les gens du MPP. Au début, on vous donne un peu de feuilles. Vous vous mouillez pour eux jusqu’au coup. La deuxième fois, le montant des feuilles diminue. Et puis, plus rien. C’est cela qui a fait fuir ceux que vous avez remplacé là. Vous même, vous allez fuir bientôt parce que le gombo va s’assécher.

  • "Le tigre ne proclame pas sa tigritude, il tue sa proie et la mange froidement", disait un célèbre écrivain africain. Alors Mr Lassané, pourquoi une telle litanie ? Vous avez déjà peur ?
    Votre visage un peu froissé cache mal votre sérénité intérieure.
    Si vous proclamez la tigritude de Rock, cela veut dire qu’il est loin d’être tigre.
    Or s’il n’est pas tigre, alors il sera dévoré par un vrai tigre. Ou bien ?

  • Voila un monsieur qui sait très bien et intelligemment parler, c est propre !

  • La politisation de l’administration est en vogue au ministère de la femme sinon comment comprendre que des professeurs occupent des postes techniques au sein de ce ministère et lorsque les travailleurs disent non par des grèves et sit-in, on les intimide à travers des réquisitions irrégulières. Tout cela avec l’avènement du pouvoir du MPP et acolytes car même au temps de BLaise compaoré les postes techniques de ce ministère étaient occupés par des techniciens et non de professeurs qui ont été formés pour enseigner des élèves.

  • J’invite monsieur Lassané SAWADOGO à se départir de ses sentiments miltants et voir la réalité en face. L’accentuation de la pauvreté par une dégradation du pouvoir d’achat est une triste réalité dans notre pays. La pauvreté a même atteint des proportions inquiétantes. Un burkinabé sur trois mange à peine une fois par jour, et les prix des produits de première nécessité (riz, sucre, huile, carburant) restent hors de portée de la grande majorité des populations. Le panier de la ménagère s’amenuise et la mévente se généralise dans nos marchés. Jusqu’au point où certains citoyens clament haut et fort qu’au temps de Blaise on vivait mieux ! 2 ans après l’accession au pouvoir du MPP, c’est la désolation totale !

  • Le mi-mandat du MPP s’est résumé à dénigrer Blaise Compaoré, le CDP et à vouloir affaiblir le principal parti d’opposition, en l’occurrence l’UPC !

  • mr Banakourou ce sont les conséquences de la gestion anarchique clanique.En effet sous le régime Blaise on avait fait en sorte que la plupart de la population tende la main vers ces conservateurs du pouvoir pour demander et une manière de vous dompter inconciemment.Donc vous n’avez pas appris à manger à la sueur de votre front.On donnait le poisson au lieu d’apprendre aux gens à pêcher.Aujourdhui on doit tous travailler pour avoir à manger or on ne peut pas employer tout ce monde.Si l’argent circule aujourdhui dans les canaux normaux ceux qui ne voulaient même pas travailler ne peuvent plus l’avoir.Donc les besoins sont là insatisfaits du coup tout ce beau monde crie au sécours.

  • je dis à TOUTOUGOU excuse moi TOUDOU, ni d prêt ou de loin le MPP nous paie pour écrire, si toi tu as été déçu c’est ton problème,nous sommes des hommes libres et honnêtes qui suivons l’actualité et qui participons aux débats entre intelligents.Moi je n’ai pas de cartes d’un parti politique.Mon intuition et mon intelligence me permettent aujourd’hui de confirmer qu Roch est sur le bon chemin.Je ne bois pas de "qui m’en pousse" vive mon pays le Burkina Faso

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Hausse du prix du carburant : Le pouvoir du MPP fait payer aux Burkinabè ses propres erreurs de gestion, selon l’opposition
Politique : « Celui qui a remporté la guerre est celui qui détermine les conditions de la paix » (Boubacar Sannou du CDP)
Assemblée nationale : Alassane Bala Sakandé désigné président de l’Union parlementaire africaine
Assemblée nationale : Le Balai citoyen présente son nouveau projet à Bala Sakandé
Politique : L’UPC a « enfin » obtenu son récépissé, « mais la question de fond demeure »
15e édition des Journées de la commune burkinabè (JCB) : Rendez-vous à Kaya du 15 au 17 novembre 2018
Rentrée politique : Le CDP dénonce une gestion « des plus obscures » des gouvernants actuels
Crise à la CENI : Harouna Dicko analyse les « scènes du film »
CDP section USA : Les militants mobilisés pour la reconquête du pouvoir
Commune de Tchériba (Mouhoun) : Des militants du MPP menacent de quitter le parti
Assemblée nationale : Une première conférence sur les grandes questions de la nation
Député Nicolas Koumbaterssour Dah : « Ma retraite politique ne tardera pas »
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés