Demande d’extradition de François Compaoré : Des organisations professionnelles des médias espèrent qu’elle sera actée, le 13 juin prochain

COMMUNIQUÉ DE PRESSE • lundi 11 juin 2018 à 21h03min

Dans ce communiqué de presse, quatre organisations professionnelles des médias fondent l’espoir que la demande d’extradition de François Compaoré sera actée, le 13 juin prochain, par la justice française. Les auteurs de cet écrit rappellent que François Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour « incitation à assassinats », dans l’enquête sur la mort du journaliste Norbert Zongo. Lisez plutôt !

Demande d’extradition de François Compaoré : Des organisations professionnelles des médias espèrent qu’elle sera actée, le 13 juin prochain

Communiqué de presse d’organisations professionnelles des médias du Burkina sur l’extradition de François Compaoré

Le 13 juin prochain, la justice française va rendre son délibéré sur la demande d’extradition de François Compaoré, introduite par l’État burkinabè. Le peuple burkinabè, en général, les journalistes et tous ceux qui ont en horreur l’impunité, en particulier, fondent de grands espoirs que l’extradition de François Compaoré dans son pays d’origine (le Burkina Faso) sera actée.

En effet, le frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré a rendez-vous avec la justice de son pays et nous espérons que celle française lui permettra enfin de répondre des faits qui lui sont reprochés dans le cadre de l’assassinat odieux du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune.

Certains suspects identifiés par la commission d’enquête indépendante depuis 1999 et toujours en vie (trois d’entre eux sont morts) ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt. François Compaoré est également inculpé et recherché par la justice burkinabè. C’est en toute logique qu’il fait l’objet, depuis mai 2017, d’un mandat d’arrêt international pour « incitation à assassinats ».

Depuis son interpellation en France en octobre 2017, la grande famille des journalistes, des défenseurs de la liberté de presse et de la démocratie ainsi que tous les défenseurs du droit à la vie, suivent avec un grand intérêt les péripéties de la procédure. Et tous souhaitent que son extradition vers le Burkina Faso soit actée le 13 juin afin de lui permettre de se défendre devant la justice.

Le peuple burkinabè n’est nullement mû par un quelconque esprit de vengeance mais par une quête légitime de vérité et de justice sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons. Les textes nationaux et les traités auxquels le Burkina Faso a librement souscrit confèrent à tout prévenu, des droits inaliénables. Et il ne fait aucun doute que le sieur François Compaoré devrait en bénéficier, dans le cadre de la procédure. Car la vraie justice pour Norbert Zongo ne peut être que celle qui est rendue au terme d’une procédure qui respecte les droits des prévenus et un procès équitable et transparent.

Du reste, il existe au Burkina Faso, une presse suffisamment indépendante et crédible comme en atteste le dernier classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse (premier en Afrique francophone et 5e en Afrique) pour s’assurer du respect des droits de tout prévenu.

Pour rappel, le 13 décembre 1998, le journaliste d’investigation Norbert Zongo, fondateur de l’hebdomadaire L’Indépendant, a été retrouvé mort et calciné dans sa voiture, avec ses trois compagnons d’infortune, alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré. Une commission d’enquête indépendante mise en place pour faire la lumière sur cette affaire avait conclu que cette barbarie avait été commanditée et exécutée par des individus qui voulaient empêcher le journaliste de révéler les dessous du meurtre du chauffeur de François Compaoré.

Il est de notoriété publique que c’est monsieur François Compaoré, qui a saisi la garde rapprochée de son frère aîné d’une plainte contre David Ouédraogo et d’autres personnes travaillant pour vol de numéraires chez lui. C’est suite à cette plainte que David Ouédraogo a été arrêté et torturé à mort.

Classé « sans suite » en 2006 par une justice aux ordres de l’ancien régime piloté d’une main de fer par le président Blaise Compaoré et son frère cadet, le dossier a été rouvert sous la Transition en 2015.

Ouagadougou le 6 juin 2018

Pour l’Association des Journalistes du Burkina (AJB)
Guezouma SANOGO (Président)

Contact : (+226) 70 11 24 50/ ajbfaso@gmail.com

Pour la Société des Editeurs de la Presse privée (SEP)
Boureima OUEDRAOGO (Président)

Contact : (+226) 70 74 90 38 / bourimaouedraogo08@gmail.com

Pour le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC)=
Siriki Dramé (Secrétaire Général)

Contact : sirikid2@gmail.com

Pour l’Association des Editeurs et Professionnels des Médias en Ligne (AEPML)
Cyriaque PARE (Président/)

Contact : cyriaque.pare@gmail.com

Messages

  • Le petit president a dit qu’il souhaite que la justice se fasse sur cette affaire. Il dit aussi qu’il n’avait rien à reprocher. Tout le monde au Faso, en France, même en Côte d’Ivoire, souhaite que la justice se fasse. Alors, alllons y pour la justice. Ses avocats évoquaient l’existence de la peine de mort au Faso comme argument pour refuser l’extradition. Maintenant qu’elle a été abolie au Faso, il n y a plus rien à faire que d’accompagner le petit president pour que cette justice tant souhaitée par tous jaillisse. Vivement qu’elle jaillisse enfin !
    Signé : l’Etalon Enragé mais Sérein

  • KOOOOO Donc c’est lui comme ça.ç’est pourquoi le CDP et la NAFA préfèrent qu’on guillotine les têtes des deux généraux (Diédiéré et Bassolet) en votant contre l’abolition de la peine de mort.

  • Nous attendons François Compoaré devant le juge Burkinabé. Justice française rendez le nous, dans tous les cas il n’y a aucun risque pour sa vie : la peine de mort ayant été abolie. Ceux qui ont tués NZ vont le regretter !

  • Regard un peu rtetrospectif ! sujet de dissertation : Si l’on considère le rôle de tout un chacun pendant les 27 ans de règne de Blaise Compaoré ;François Compaoré doit-il être le seul à comparaître devant la justice ? 20 pts

  • Que la vérité soit au soulagement du peuple burkinabé

  • Vivement que la France le nous envoie. Je suis prêt à vider mon grenier pour payer son billet d’avion si ca devrait être nécessaire. Il était si imbu de lui ! Malheureusement il n’est pas au Burkina pour faire des sacrifices “humains” afin échapper à la justice de son pays. Il aurait terminé les albinos de boinsyaare !
    Espérons que la Cote d’Ivoire emboîte le pas à la France en nous envoyant son grand frère et sa belle mère.
    Ivoirien dit “Ca va se savoir”.

  • Ceux mêmes qu’on a pris en flagrant délit de coup d’état et qui sont ici au pays à la MACA on n’arrive pas à les juger... c’est celui qui est en France, 20 ans après son forfait, qu’on veut ramener ? Pour faire quoi ? Le juger ?
    Megd’ à la fin !!! Prenez nous au sérieux un jour !!!

  • Affaire déjà jugée donc ne peut pas faire l’objet d’extradition. Il sera expulsé vers le Togo.

  • Revoi ton sujet car ce n’est pas une affaire concernant le rôle de Tout un chacun pendant les 27 ans de regne de B C mais de l’affaire N Zongo et il n’est le Seul qui doit comparaitre.

  • monsieur ’WAR’ l’affaire a été jugé donc il sera expulsé vers le Togo. Jugé par qui dois-je te poser la question

  • Ridicule. Pourquoi l’armée a pris le soin de laisser sortir/protéger tout ce beau monde. Vous pensez qu’on a changé de régime ? Les gens se protègent, ce sont les mêmes. Tout ce cirque pour faire croire que la justice fonctionne

  • Bonjour,

    Vraiment toutes mes félicitations aux "organisations professionnelles des médias" auteur de cette déclaration, mais aussi aux autres acteurs qui oeuvrent sur plusieurs plans pour la mannifestation pure et simple de la vérité et contre l´impunité et l´injusticie. Ces fléaux qui ont mannifestement retardés inutilement le progrès socio-économiques du Burkina Faso. Même si on doit reconnaitre honnêtement quelques progrès ici et là, malheureusement ces progrès sont globalement encore assez faible au regard du grand potentiel et donc de ce qui aurait pu être fait réellement.

    Personnellement je souhaite aussi que demain Mercredi 13.06.2018 la demande d’extradition de François Compaoré sera actée. Coincidence de Dates ou Ironie du sort ? On se souvient que c´est un douloureux 13.12.1998 aussi que des individis ont cru necessaire de mettre fin de la manière la plus attroce à la vie de citoyens Burkinabè. L´histoire nous le dira au coup surement.

    Pour tout progès sincère et veritable, il nous faut passer par la verité, la justice, le pardon pour aboutir à la vraie reconcialiation. Tout cela nous permettra à court, moyen et Long terme de bâtir une société équitable, forte et prospère. C´est un défi que le peuple Burkinabè Avec ses Hommes Integres saura relever.

    Prions que le bon Dieu continue de bénir abondement le Burkina Faso tout entier.

    G. Jean-Eric Yanna

  • Laissez la justice française faire son boulot et ne faites pas du chantage ni de la pression. Les français ne pratiquent pas les coutumes Mossi, vos textes actuels tirent tirent leur essence de leurs textes. Restez tranquilles. Et attendons, ce ne sont pas vos écrits ou mes écrits qui vont influencer le verdict. Nous sommes tellement rancuniers que nous pensions que Dieu l’éest. Non Dieu n’est’pas comme nous, il pardonne les pécheurs. Ne soyons pas pressés car Roch même sait que la justice francaise, est’si libre et que seul le verdict dira qu’il est à notre faveur.

  • J’espère que le Président du Faso Rock Kabore n’a pas oublié de promulguer la loi abolissant la peine de mort ? C’est très urgent si c’est pas le cas. La justice française peut dire que oui la loi a été votée mais pas en vigueur par ce qu’elle n’a pas été promulguée ! Il ne faut pas que ce gros poisson de François Compaoré nous échappe pour la "N" nième fois. Il reste 24h, SG du gouvernement, Président de l’Assemblée Nationale, Directeur de cabinet du Président, s’il vous plait, vérifier en urgence si la loi a été promulguée par le Président !!! Il nous faut François Compaoré à tout prix.
    Je donnerai à boire à 100 personnes si ce gros poisson de François est extradé au Burkina

    Par je ne suis pas un Yes Mann !!!!!

  • Les grilleurs d’ homme, les féticheurs ensanglantés qui n’ adoraient pas leur vaudou avec du poulet et autres chiens mais avec le sang des albinos ont été vite rattraper par le temps. Nul n’ ait plus puissant que Dieu. C’est l’ Albinos de la Mosquée qui vous parle, vous les gens qui croyaient qu’ ils étions des super- hommes. De la- haut, je ris seulement et quelqu’ un a les nuits plus que troublées. Tout ça pour ça, mon égorgeur ? Quand on dit tou ce paie ici- bas, vpus croyez que c’est faux ?

  • - Tout ceci est vraiment ridicule ! Les journalistes du Burkina ont-ils déjà oublié que parmi eux, il y en avait qui le défendaient becs et ongles jusquà aller accuser les peuls de l’avoir fusiller à cause de sa zone de chasse ? Ridicules journaleux ! en son temps vous n’aviez rien dit n’est-ce pas ?

    Par Kôrô Yamyélé

  • Kôrô Yamyeleé,

    Les positions d’un journaliste ou de n’importe quel citoyen peut évoluer en fonction des nouveaux éléments et faits. Rien ne reste statique !

  • Votre action est louable messieurs les journalistes : Mais pourquoi se focalisé sur le supposé coupable qui est François Compaoré ? Une personne qui a toute la caisse de l’état Burkinabé depuis le 31 Octobre 2014 et qui peut faire le chaud et le froid en France comme au Burkina ? Qu’on l’extrade ou pas, laissé faire le temps, car il est fils de Bila Compaoré nè a Ziniaré, et reviendra là ou son placenta y est. Car tôt ou tard, chacun récolte ce qu’il a semé. Ce que je peux vous conseiller, c’est de persévérez pour que ceux qui sont dans le filet de la justice pour cette affaire aient leur compte : Comme Djibril Bassolé nommé au début de l’assassinat de Norbert Zongo et ses compagnons comme responsable de la sécurité nationale par François, et il s’est jeté a l’eau avec le responsable de la police de l’époque pour étouffé l’affaire en affirmant que c’était un accident. Messieurs les journalistes, Préserverez pour qu’on condamne ces personnes qui sont les plus criminels que celui qu’on suppose d’avoir téléguider les assassins sans pour autant lever la main sur personne. Pour que François Compaoré soit condamner, il faut que Djibril Bassolé, les éléments de l’ancien régiment du RSP qui ont fait leur boulot, le responsable de la police de l’époque, soient condamnés et dénoncent leurs patron qui est François Compaoré.

  • Un citoyen, tu dis que rien ne reste en statique ? Alors, lorsque tu dis que la peine de mort est abolie et que la conséquence, François pas craindre. Tu nous fournis les mêmes arguments que le MMP après le vote de la loi. Quelle honte. Si nos Lois doivent être taillées en fonctions de circonstances particulières.

  • @citoyen, si la position d’un journaliste change en fonction du temps, il ya de quoi s’inquiéter et je dirai que ce journaliste n’est ni plus ni moins q’un opportuniste-équilibriste, point barre !

  • Votre action est louable messieurs les journalistes : Mais pourquoi se focalisé sur le supposé coupable qui est François Compaoré ? Une personne qui a toute la caisse de l’état Burkinabé depuis le 3Octobre 2014 et qui peut faire le chaud et le froid en France comme au Burkina ? Qu’on l’extrade ou pas, laissé faire le temps, car il est fils de Bila Compaoré nè a Ziniaré, et reviendra là son placenta y est. Car tôt ou tard, chacun récolte ce qu’il a semé. Ce que je peux vous conseiller, c’est de persévérez pour que ceux qui sont dans le filet de la justice pour cette affaire aient leur compte : Comme Djibril Bassolé nommé au début de l’assassinat de Norbert Zongo et ses compagnons comme responsable de la sécurité nationale par François, et il s’est jeté a l’eau avec le responsable de la police de l’époque pour étouffé l’affaire en affirmant que c’était un accident. Messieurs les journalistes, Préserverez pour qu’on condamne ces personnes qui sont les plus criminels que celui qu’on suppose d’avoir téléguider les assassins sans pour autant lever la main sur quelqu’un. Pour que François Compaoré soit condamner, il faut que Djibril Bassolé, les éléments de l’ancien régiment du RSP qui ont fait leur boulot, le responsable de la police de l’époque, soient condamnés et dénoncent leurs patron qui est François Compaoré.

  • • Votre action est louable messieurs les journalistes : Mais pourquoi se focalisé sur le supposé coupable qui est François Compaoré ? Une personne qui a toute la caisse de l’état Burkinabé depuis le 31Octobre 2014 et qui peut faire le chaud et le froid en France comme au Burkina ? Qu’on l’extrade ou pas, laissé faire le temps, car il est fils de Bila Compaoré nè a Ziniaré, et reviendra là son placenta y est. Car tôt ou tard, chacun récolte ce qu’il a semé. Ce que je peux vous conseiller, c’est de persévérez pour que ceux qui sont dans le filet de la justice pour cette affaire aient leur compte : Comme Djibril Bassolé nommé au début de l’assassinat de Norbert Zongo et ses compagnons comme responsable de la sécurité nationale par François, et il s’est jeté a l’eau avec le responsable de la police de l’époque pour étouffé l’affaire en affirmant que c’était un accident. Messieurs les journalistes, Préserverez pour qu’on condamne ces personnes qui sont les plus criminels que celui qu’on suppose d’avoir téléguider les assassins sans pour autant lever la main sur quelqu’un. Pour que François Compaoré soit condamner, il faut que Djibril Bassolé, les éléments de l’ancien régiment du RSP qui ont fait leur boulot, le responsable de la police de l’époque, soient condamnés et dénoncent leurs patron qui est François Compaoré.

  • Moi je pense que la france doit etres tres prudent sur cette affaire d’extradition de mr compaoré.il se trouve qu’au burkina faso meme les soit disant intellectuel sont devenus des analphabetes.ils ne veulent qu’une seule chose.en finir avec le petit president.sur ceux
    j’implore le procuraire français de bien demandé au autorité burkinabè de nous presenté d’abors les preves inculpant mr compaoré dans cette affaire de Norbert zongo.refflechissez bien mr le procuraire pour ne pas avoir ça sur votre concience durant le restant de votre vie.car le burkinabè ne veus qu’une chose.se venger sur des propos non fondé.merci de me lire mr le procuraire et de me comprendre aussi bien que je le pense.je ne suis ni partisant de qui que ce soit.je veus juste l’equité entre humain.au lieu de se comprter comme des animeaux sauvages. Cordialement et bonne lecture

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