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Politique : L’Alternative patriotique panafricaine /Burkindi, entre dans l’arène politique

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par OL • dimanche 3 juin 2018 à 22h33min
Politique : L’Alternative patriotique panafricaine /Burkindi, entre dans l’arène politique

Se démarquant d’ores et déjà de ce qu’elle qualifie de stéréotypes (opposition/majorité), l’Alternative patriotique panafricaine /Burkindi, (APP/Burkindi) se veut une alternative politique innovante bâtie sur un socle qui repose sur des valeurs traditionnelles burkinabè, africaines et sur des valeurs fondamentales de gauche. C’est ce parti qui a été porté sur les fonts baptismaux au cours d’une assemblée générale tenue dans la soirée de samedi 2 juin 2018 à Ouagadougou.

C’est dans une salle de conférence du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pleine de sympathisants et d’invités qu’a été officiellement lancé le nouveau-né de la scène politique nationale : l’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi (APP/Burkindi). « Cette alternative fait l’option d’une société bâtie sur la base des domaines de souveraineté prioritaires d’un Etat démocratique en faveur essentiellement des masses centrées sur les valeurs d’une gauche pragmatique et non dogmatique, affirmées dans son orientation idéologique, sur le chemin de la dignité qu’est le Laawool (dignité en fulfuldé, ndlr), Burkindi (dignité en mooré, ndlr) et sur le Horon-ya (dignité en dioula, ndlr) qui est le comportement de l’honneur », ont expliqué les responsables de l’APP/Burkindi.

Parti qui se veut panafricain, l’APP/Burkindi se définit par cinq caractéristiques essentielles, à savoir les grandes valeurs de référence au plan idéologique (la dignité, le patriotisme, l’intégrité et la justice) ; la mobilisation sociale par l’esprit patriotique ; l’amour du travail pour la production et la transformation des richesses (locomotive du développement économique et social) ; l’esprit de créativité basé à la fois sur la modernité et la tradition (une alternative structurante de développement et de progrès social) ; le fruit du travail ; les richesses de la patrie et du continent sont en priorité la propriété des populations burkinabè et africaines ; la constitution, le renforcement et les reformes de grands ensembles, institutionnels, et entités sous-régionales africaines (outils de développement du continent et la construction des Etats-Unis d’Afrique ; l’unité est le seul gage du progrès véritable du continent).

Occasion pour les responsables du parti pour décliner leur vision de la future société burkinabè dans les secteurs de la gouvernance, l’administration, la justice, l’agriculture et l’élevage, la sécurité et la défense, la santé, l’emploi des jeunes et des femmes, l’éducation et la formation, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la politique extérieure, l’industrie et les mines, l’environnement et le développement durable. « Nous pensons qu’un autre avenir est encore possible au Burkina ; pas que les devanciers n’ont rien fait, mais le constat est que la situation actuelle ne satisfait pas les Burkinabè », galvanise Adama Coulibaly.

Composé de 38 membres, l’organe dirigeant du parti (bureau exécutif national) est dirigé par Adama Coulibaly, enseignant de philosophie qui a fait ses premiers pas de lutte pour la liberté et la justice dans la capitale économique, précisément au Lycée Ouezzin-Coulibaly. Figure de l’Association des scolaires burkinabè (ASB) puis de l’AEVO (Association des étudiants voltaïques de Ouagadougou), Adama Coulibaly fut aussi, apprend-on, fondateur de l’Orchestre de l’université de Ouagadougou et défenseur de droits de l’Homme à travers le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP). Maître de taekwondo, M. Coulibaly est détenteur d’une école d’arts martiaux à Paris.

Dans l’organe dirigeant, le bureau exécutif national, on trouve également d’anciens leaders de la lutte estudiantine, à l’image de Dr Issouf Tao (ancien leader de l’Association nationale des étudiants burkinabè, ANEB), vice-président chargé de l’orientation politique et de la cohésion nationale du parti, et David Moyenga (ancien membre du Conseil national de la transition et jusque-là président du Comité de veille du Conseil national de la transition, CV/CNT), 3e vice-président chargé des relations avec les autres partis politiques de l’APP/Burkindi (voir composition du bureau en fichier joint).

O.L.
Lefaso.net

Messages

  • Je reconnais beaucoup d’anciens militants actifs de l’ANEB et de l’UGEB des années 90 et 2000. J’espère que vous saurez rester intègres, intrépides et dignes comme vous l’avez été de par le passé. Apparemment, ce parti semble être une dissidence du PCRV. Ce qui est une bonne chose. Félicitations à vous pour avoir eu le courage de rompre le cordon ombilical avec cet "hydre camouflé" dogmatique et sectaire qui n’a jamais su être au rendez vous des grands tournants de l’histoire de notre peuple (17 mai 1983, 15 octobre 1987, Décembre 1998, 30 et 31 octobre 2014).
    Sans verser dans la compromission, soyez ouverts. tout en restant sur votre ligne. Bon vent à vous.

  • Ce parti vient créer davantage l’illusion qu’un pays comme le nôtre peut mener une politique de gauche. Est-ce réellement une dissidence du PCRV ? En observant le public qui assistait à l’assemblée générale constitutive, on peut remarquer la présence de l’intriguant Alexandre Sankara (l’homme qui tue politiquement les Présidents des partis auxquels il adhère), ce qui fait penser à ce parti de gauche que feu Salifou Diallo voulait créer. Il envoyait Alexandre Sankara en basse besogne de contact des exclus du PCRV. Salifou Diallo avait commencé a récupéré les exclus du PCRV. Une liste des exclus facile à obtenir avec l’aide de son parent Halidou Ouedraogo, autre exclu sans ménagement du PCRV. Au fond, ce n’est pas une dissidence, ce sont des exclus du PCRV en quête de travail au Burkina comme le Président Adama Coulibaly qui enseigne par moment en France et cherche à s’établir au Burkina. Moyenga David, député sous la transition, il a gouté aux délices du pouvoir. Il appartient à la fois à la société civile et à un parti sans gêne. Il n’est pas exclut que ce parti à défaut de soutenir le MPP, cherche toujours à accompagner le candidat caché que Salifou Diallo fabriquait dans une banque de la place.

  • Bien vu mon cher ’Le pragmatique’
    Il était temps que ces jeunes bien formés syndicalement et politiquement fassent leurs preuves dans l’arène politique du Faso, que de demeurer toujours absents aux grands rendez-vous du pays ! En avant pour la construction de notre pays le Burkina Faso. Bravo et courage à vous. La tâche ne sera pas du tout facile, mais vous sachant intrépides combattants, je ne doute pas un instant que vous conduirez un jour le Burkina à des lendemains meilleurs !
    Courage, courage et courage ! On vous suit, on vous soutient !

  • Des noms comme SOULAMA Soungalo, IMA Seydou et YELKOUNI Hermann , tous anciens militants actifs de l’ANEB et anciens étudiants de CBBG des années 90 me sont familiers. Si je ne me trompe pas, en 1990, les deux premiers cités avaient été exclus de l’université par une décision du ministre chargé de l’enseignement supérieur d’alors à savoir Mouhoussine NACRO.et forcés de suivre des formations militaires. Après un an de séquestration, ils sont revenus se réinscrire à l’université et se sont distingués par des bons résultats académiques. Ils en savent beaucoup sur l’assassinat de Boukary DABO qui était un de leurs amis. Après le long silence, j’espère qu’une fois dans l’arène politique, ils vont parler même si celui qui était indexé comme le principal instigateur de son assassinat est décédé en août dernier à Paris. Beaucoup de courage pour pouvoir vous imposer sur la scène politique car la vie politique est une autre réalité dans laquelle malheureusement l’argent a pris une place de choix devant les idées. .Je sais qu’ils vont déranger certains acteurs politiques du moment car ils les connaissent bien (entre autres Alassane Balla SAKANDE du RENBO). Soyez dignes comme vous l’aviez été même si j’ai rarement confiance à ceux qui mettent le pied dans la politique. J’ai apprécié votre positionnement car les clivages opposition/majorité, droite/gauche me semblent dépassés et insensés

  • Les cagouler sortent du bois alors ça va être intéressant.

  • Etre ancien militant de l’Aneb et l’Ugeb n’est pas un gage de probité et d’intégrité. La preuve : depuis les années 80, ce sont eux qui dirigent ce pays. Où en est-on ?

  • Face à la lointaine et improbable perspective de la RNDP, "Jeunes désabusés de tout le pays, cherchez-vous !" Ce nouveau parti aurait pu se dénommer DVPCC (Désabusés du Vieux Parti Communiste Clandestin). A bon entendeur, salut !

  • Soulama Soungalo et les personnes citées ont peut être été exclues de l’Université mais jamais fait l’objet d’incarcération encore moins subi de formation militaire.Certes ils étaient parmis les dirigeants étudiants à l’image des regretes Bagre Clement et Sedogo Boukary,qui eux en plus d’avoir été exclus ont été incorporés. pour mieux couvrir leur detention arbitraire.et dne année. durant.

  • On dira encore voila un enieme parti mais je pense bien que ce parti a une singularité. C’est clair qu’il est issu de la "galaxie rouge". Seulement l’arène politique est compliquée et les peaux de banane vont pas manquer et même certains d’entre eux sont peut être des taupes, mais je reconnais dans ce groupe de grands noms des heures de gloire de la lutte estudiantine (donc politique) des années 90.
    Des gens comme Soulama Soungalo et Ima seydou sont des personnes que j’ai beaucoup appreciées pour leur droiture et leur bon sens. Bon vent a eux.

  • Enfin, enfin, il était temps.

  • Il reste maitenant a ce qu’on debarque un jour le soi disant ministre de commerce (connu aussi comme un element terrible de l’ANEB) et qu’il vienne pose ses balicons dans le parti et la liste sera au complet.

  • Cette génération de la lutte estudiantine a pour promotionnaires Oumar Mariko du Mali, Guillaume Soro de la CI et plus près de nous Alassane Sakandé. A l’époque, parmi ceux que je viens de citer, personne n’arrivait à la cheville d’un monsieur comme Kouanda Seini ou Soulama Soungalo en termes d’analyse et de vision.
    Mais l’option prise de rester tapis dans l’ombre les ont fait disparaître des radars.
    S’ils sortent de l’ombre, c’est une bonne chose. On espère seulement que ça sera un autre son de cloche dans l’arène politique. Même si en termes d’electeurs, ils ne peseront pas grand chose dans l’immédiat (les billets de banque et le riz gras faisant foi d’arme électorale), au moins dans les débats, ils aideront a éclairer l’opinion et a être des repères pour ceux qui refusent le système actuel. Courage

  • Simon, Roch, Salif Diallo, Paul Kaba Thièba, etc. ... furent d’anciens militants actifs, ou de l’ANEB, ou de l’UGEB ! Alors "anciens militants actifs" ne saurait nullement être un critère forcément valorisant ou un label de bonne conduite.

  • FILS DE PUTES LE PEUPLE VIGILANTS VOUS ATTENDS. VOUS SEREZ DEMASQUEZ ET COMBATTUS AVEC LA DERNIERE ENERGIE

  • Que symbolise le Lwili-peendé dans notre culture ou dans la culture africaine ? C’est avec une falsification de l’histoire que vous comptez relever le défi ?
    C’est dommage ! Une jeunesse inculte est une jeunesse perdue d’avance. Il fallait au moins prendre le soin de chercher l’origine et la signification du pagne avant de l’adopter dans le logo.

  • Treve de debats ! Le manifeste de ce parti indique que les concernes cherchent leur part du gateau. Dans la lutte revolutionnaire il ya ceux qui viennent par opportunisme ; il ya ceux qui se fatiguent et decident d’emprunter le chemin de la compromission. Rien d’etonnant ! Seulement qu’ils sachent qu’un parti politique est une organisation de classe et la publication d’un manifeste de parti est une declaration de guerre aux autres partis du territoire.

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