Commune de Gourcy : Simon Compaoré lance le projet « Éco-électrification dynamique »

LEFASO.NET | Par Dimitri Ouédraogo • vendredi 25 mai 2018 à 12h00min

Le ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, Simon Compaoré, a, au nom du président du Faso, procédé ce jeudi 24 mai 2018 au lancement national du projet « Éco-électrification dynamique » dans le village de Minima, dans la province du Zondoma, région du Nord. C’est un projet qui permettra à 125 000 ménages des villages de la région du Nord et du Centre-Nord de disposer de l’électricité. Le projet est porté par la Société d’infrastructures collectives.

Commune de Gourcy : Simon Compaoré lance le projet « Éco-électrification dynamique »

Neuf milliards, c’est le coût de l’installation de douze centrales solaires pour permettre à plus de 125 000 personnes en milieu rural de bénéficier de l’électricité. Le lancement national de la réalisation du projet a eu lieu ce jeudi 24 mai 2018 à Minima, un village de la commune de Gourcy, province du Zondoma, dans la région du Nord. Le projet est porté par la Société d’infrastructures collectives (SINCO). Le présent projet d’électrification est essentiellement lié à l’installation de centrales solaires photovoltaïques. Ces installations vont bénéficier aux populations de deux régions. Il s’agit de celles du Nord et du Centre-Nord.

63 villages bénéficiaires dont 33 dans le Nord et 30 dans le Centre-Nord

Selon Fati Ouédraogo, présidente du conseil d’administration de la SINCO, le projet va toucher 33 villages des deux régions. Pour ce qui de la région du Nord, ce sont au total 33 villages qui vont être électrifiés. Au niveau du Centre-Nord, il y aura 30 villages qui bénéficieront de l’énergie solaire.

Pour que tous ces villages puissent disposer de l’énergie, douze centrales solaires photovoltaïques seront construites. Ces centrales auront une capacité de production 3,2 mégawatts. Parmi ces douze centrales, sept seront mises à la disposition l’ONEA pour faciliter l’accès à l’eau potable des ménages. Le surplus de la production sera injecté dans les lignes de la SONABEL. Le fait marquant est que ces installations se veulent respectueuses de l’environnement. C’est pourquoi la société compte mettre en place des éco-zones.

L’Union européenne accompagne le projet à hauteur de 5,2 milliards de francs CFA

Pour la réalisation de ces travaux, plusieurs partenaires du Burkina ont bien voulu se joindre au projet. C’est le cas de l’Union européenne (UE).

Elle a contribué à hauteur de 5,2 milliards de F CFA. Ismaël Bachir Ouédraogo, le ministre de l’Energie, salue ce soutien de la part de l’UE. Il affirme que ce projet entre en droite ligne des partenariats publics-privés. Il laisse entendre aussi que cela répond à la volonté du président du Faso, Roch Kaboré, de faire en sorte que tout le pays puisse disposer de l’énergie. Pour le ministre, l’énergie solaire est une richesse, une opportunité de richesse. C’est pourquoi il lance un appel au secteur privé à bien vouloir emboiter le pas de la société SINCO. « Les installations solaires vont permettre de réduire le prix du kilowatt/heure et permettre aux régions reculées d’avoir de l’électricité », a-t-il conclu.

L’électricité, un puissant moyen de développement

Simon Compaoré, représentant le chef de l’Etat, a embouché la même trompette que le ministre de l’Energie. Pour lui, l’électricité est un puissant moyen de développement aussi bien pour les villes que pour les campagnes. C’est pourquoi, argue-t-il, le président du Faso s’est lancé trois défis dans ce domaine. Il s’agit d’abord de produire suffisamment d’énergie. Cela permettra à tous les ménages d’en bénéficier. Ensuite il y a le fait de produire de l’électricité propre car, dit-il, « nous devons travailler pour le développement durable. Nous devons travailler à protéger l’environnement ». Enfin, le troisième challenge est de produire à moindre coût. C’est avec enthousiasme donc que Simon Compaoré a procédé à l’implantation symbolique d’un des poteaux électriques.

Dans dix mois, la disponibilité de l’électricité sera une réalité, foi des premiers responsables de la SINCO. Seulement, souligne Yacouba Sanou, coordonnateur de projet à la SINCO, chaque ménage devra débourser 27 500 F CFA pour l’installation d’un ampère. Les populations mobilisées pour la circonstance attendent avec impatience l’arrivée du « jus » dans leurs villages. Le maire de Gourcy, Kadidiatou Traoré, a, au nom des populations, traduit sa reconnaissance aux différents partenaires et à l’Etat qui ont bien voulu faire de leur rêve une réalité.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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