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Préavis de grève du Syndicat des travailleurs de la santé : Le syndicat n’est pas satisfait des réponses données par le gouvernement

Accueil > Actualités > Société • • mardi 22 mai 2018 à 12h15min
Préavis de grève du Syndicat des travailleurs de la santé : Le syndicat n’est pas satisfait des réponses données par le gouvernement

Ceci est une déclaration du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA). Ce syndicat, qui avait déposé un préavis de grève de 48h, a reçu une réponse du gouvernement. Seulement, les responsables du SYNTSHA estiment que dans la réponse du gouvernement, leurs préoccupations « ont été banalisées ».

Suite au dépôt, le lundi 7 mai 2018, d’un préavis de grève de 48h par notre syndicat, nous avons reçu, le 18 mai 2018, une correspondance tenant lieu de réponse du gouvernement. Dans ce courrier, nos justes préoccupations ont été banalisées en ces termes : « Nous avons tous pu constater, lors de la réunion du 6 mars 2018 portant sur l’état d’exécution du protocole du 17 mars 2017, soit un an après sa signature, que des avancées majeures ont pu être faites sur plusieurs points et que la mise en œuvre de la plupart des points restants étaient tributaires de l’adoption du RIME et de l’opérationnalisation en juin 2018 de la loi sur la Fonction publique hospitalière. Ces deux dernières réformes sont quasiment en phase de finalisation pour leur adoption prochaine en Conseil des ministres ». (Cf. lettre N°2017-680/MS/SG/DRH du 18 mai 2018).

En effet, sur les conditions de travail, la situation chaotique du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO) qui représente suffisamment la situation des hôpitaux de référence est assez éloquente ; de plus, disons seulement que les ruptures paralysent le fonctionnement des CSPS en général, la mise en œuvre de la gratuité des soins en particulier. Cette situation vécue de façon dramatique par les patients et les travailleurs, révèle aux hommes de bonne foi que les engagements pris sur nos conditions de travail sont restés lettre morte.

Sur les questions de carrière et de rémunération, à travers sa lettre citée plus haut, le gouvernement lui-même reconnait que rien n’est encore fait.

S’agissant des atteintes aux libertés syndicales, citons seulement deux faits :

-  la répression des travailleurs de Pouytenga que le gouvernement tente de cacher derrière la question de la « confiance entre celui qui est nommé et celui qui nomme ». Soit. Mais, dans un Etat de droit normal, l’administration dispose de règles et de procédures de fonctionnement et la parole donnée a un sens. Que reprochez-vous aux travailleurs pour leur retirer « votre confiance » en l’absence comme c’est le cas de tout acte de sanction administrative indispensable en la matière ? Il est indéniable que ces travailleurs ont été arbitrairement réprimés simplement pour avoir mené une lutte légale sous la bannière de la sous-section SYNTSHA locale.

-  les tentatives de sabotage et d’intimidation des travailleurs dans les régions du pays comme par exemple dans la région de l’Est lors de la grève du 31 janvier 2018.
Tout cela nous fait dire, qu’avant de soutenir que « le ministère de la Santé ne se reconnait pas dans les tracasseries » contre les travailleurs en province, prenez au moins quelques temps de vous renseigner sur l’application de votre note de service produite à l’occasion de ladite grève.

Le Bureau National du SYNTSHA exprime ici toute son indignation du fait que le ministre de la Santé, lui qui est sensé connaitre les réalités du secteur, puisse nous adresser de tels propos au nom du gouvernement. Mais, le BN se réjouit aussi du contenu de la correspondance et annexes, car elle vient confirmer pour ceux qui en doutaient encore le mépris du gouvernement à notre égard. Cette réponse du gouvernement montre que dans notre préavis, seul le mot grève a retenu l’attention et non ses causes.

Au total, cela fait un an que nous avons obtenu par la lutte la signature du protocole d’accord le 13 mars 2017 qui n’est qu’une série d’engagements pris par le gouvernement pour satisfaire nos justes revendications. Nous avons patienté tout en œuvrant dans le comité de suivi de la mise en œuvre du protocole d’accord avec esprit de dialogue (Cf. report des échéances de plusieurs engagements) pour l’exécution satisfaisante dudit protocole. En plus de tout cela, plusieurs rencontres ont été tenues avec le ministre de la santé pour attirer son attention sur les tentatives de blocage ou de remise en cause constatées.

A présent, le SYNTSHA estime que le stade des déclarations d’intention et des engagements sans lendemain est dépassé. Au vu de ce qui précède, la réponse du gouvernement nous ramène dans les engagements connus de nous depuis un an sans suite concrète.

Face au refus manifeste de respecter le protocole d’accord et de se pencher avec sérieux sur nos justes revendications, les travailleurs n’ont d’autre choix que celui de poursuivre la lutte. Ainsi, ils observeront une grève de 48 heures allant du mercredi 23 mai 2018 à 7h au vendredi 25 mai 2018 à 6h 59 pour exiger :

 l’annulation pure et simple du relèvement des 18 Infirmiers chefs de poste (ICP) du district sanitaire de Pouytenga de leurs fonctions ;

 l’arrêt de toute tracasserie et de toute manœuvre répressive à l’encontre du SYNTSHA et de ses militants dans le pays ;

 le respect du libre exercice des libertés démocratiques et syndicales, le droit de grève en particulier ;

 le respect concret du protocole d’accord gouvernement-SYNTSHA du 13 mars 2017 notamment :

 la prise de mesures diligentes pour un fonctionnement optimum des formations sanitaires du pays ;

 l’achèvement immédiat des RIME et l’adoption des statuts particuliers dans les secteurs de la santé humaine et animale ;

 la mise en œuvre en 2018 : du rehaussement du niveau de recrutement (Infirmiers d’Etat, Sages-femmes/Maïeuticiens d’Etat, garçons et filles de salle Agents itinérants de santé et d’hygiène communautaire) ;

 la mise en œuvre immédiate du reversement en A1 des attachés de santé et des conseillers d’élevage conformément au protocole du 13 mars 2017 ;

 la mise en œuvre effective du maintien de toutes les indemnités des travailleurs de la santé humaine et animale en stage.

 l’application immédiate des engagements pris dans le protocole d’accord Gouvernement-SYNTSHA relatifs aux rémunérations et pris en compte dans la loi portant Fonction publique hospitalière.

Le SYNTSHA appelle les travailleurs de la santé humaine et animale à se mobiliser activement avec vigilance pour faire de cette grève un succès. Si à l’issue de cet arrêt de travail, des solutions satisfaisantes n’étaient pas trouvées, le SYNTSHA se réserve le droit d’engager d’autres actions de lutte pour faire aboutir ses justes revendications.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Ampliations :
-  BNC/CGT-B
-  Sections SYNTSHA

Pissyamba OUEDRAOGO

Messages

  • C’est ce qui arrive quand on est piloté par un Retraité. SG vas te reposer ou cree un syndicat des retraités de la sante humaine et animale.

    • Vous ne pouvez pas comprendre qu’une personne s’ engage j’usqu’à sa retraite et après. Ceux qui raisonnent comme vous estiment qu’on s’ engage jeune puis on se range (on trahit) pour se chercher (manger). Soutien au SG. Quand il passera la main les choses continuerons comme à la CGTB (rappellez-cet autre retraité qui a fini pas laisser le témoin à Bassolma).

  • Au nom des usagers des services de santé, l’Association des Bénéficiaires des Services de Santé (ABSSA) demande au gouvernement et au syndicat de trouver une solution rapide aux problèmes posés afin de ne pas pénaliser les malades.Nous leur demandons surtout le service minimum pendant les grèves.

    • Bonjour ABSSA. Je souhaite entrer en contact avec vous dans le cadre d’un mémoire d’étude sur la qualité des soins. mon mail : relwinderic@gmail.com. Merci d’avance

  • Vraiment, je ne savais pas que ce syndicat jadis estimé pouvait tombé si bas ! les 18 ICP ont-ils été licenciés de la fonction publique ? Ont-ils été formés pour n’occuper que le poste d’ICP à Pouytenga ? Le MCD de Pouytenga est-il resté en poste ? C’est à ne rien comprendre. Ce seul point inscrit dans la plateforme revendicative de ce syndicat le discrédite. Le SYNTSHA ferait mieux de faire la courbette aux autorités comme le SYMEB pour engranger des avantages au profit de leurs militants. En fin de compte, c’est le résultat (même à bas bruit) qui compte et non la manière bruyante de l’obtenir. La lutte morbide entre le SYNTSHA et le SYMEB (c’est la seule raison d’être de cette grève) sera longtemps préjudiciable aux usagers des services de santé, les véritables perdants. Gouvernement yako !

    • Jadis estimé par qui ? Ceux qui l’estimaient l’estiment encore davantage. Le SYMEB est une ombre du SYNTSHA, qui bouge quand le SYNTSHA bouge en allant en sens inverse. Le SYNTSHA a engrangé et engrangera des avantages pour ses militants et la population uniquement par la lutte.

  • La garantie du service minimum doit être une priorité et pour les syndicats et pour le Gouvernement.

  • Pourquoi le syntsha ne demande pas l’augmentation du nombre de biologistes medicaux dans leur concours professionnels ? ilst trop nombreux pour 5 places,un peu de justice quand mm,si ca continue les TBM vont plus accompagner les autres dans leurs luttes

  • Un autre groupe choc du PCRV en action !
    Vos explications sont trop confuses et certaines de vos revendications ne sont que des faire-valoir. On aligne les revendications pêle-mêle pour embrouiller les agents de sante honnêtes et les amener a suivre le mot d’ordre de grève sans en connaitre les tenants et les aboutissants.
    Quel autre groupe choc de la nébuleuse après le SYNTSHA ?
    -  les syndicats des enseignants ?
    -  ceux de la communication et presse ?
    -  ceux des magistrats ?
    -  ceux des postes et télécommunications ?
    -  et j’en oublie…,

  • Le fond commun. Chacun se bat pour son FC. Le Burkina ira a vaut l’eau avec un régime de louvoiement

    • Ou est-ce que tu as vu fonds commun dans les revendications du SYNTSHA ? Peut-etre veux-tu les inciter a revendiquer un fonds commun pour les travailleurs de la sante humaine et animale ?

  • Soutien total à vous. La fonction publique hospitalière, territoriale, parlementaires, dans l’eau avec la remise à plat. Régime de honte.

  • "En effet, sur les conditions de travail, la situation chaotique du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO) qui représente suffisamment la situation des hôpitaux de référence est assez éloquente ; de plus, disons seulement que les ruptures paralysent le fonctionnement des CSPS en général, la mise en œuvre de la gratuité des soins en particulier. Cette situation vécue de façon dramatique par les patients et les travailleurs, révèle aux hommes de bonne foi que les engagements pris sur nos conditions de travail sont restés lettre morte."
    Ceci est suffisant pour convaincre n’importe quel quidam de la justesse de cette lutte. Il faut séjourner ces derniers temps dans une de nos formations sanitaires pour comprendre. Du CSPS au CHU ils n’ont que leur doigt pour travailler.

  • Ok reclassez les attaches de santé en A1 et reclassez aussi les autres fonctionnaires qui était en A1 en P..... et ainsi de suite. Franchement, je me demande comment on peut signer un tel protocole d’accord. Pensez vous qu’on puisse changé de classe comme cela ? allons seulement. Seul l’Etat est responsable de ce qui l’arrive.

  • Ok reclassez les attaches de santé en A1 et reclassez aussi les autres fonctionnaires qui était en A1 en P..... et ainsi de suite. Franchement, je me demande comment on peut signer un tel protocole d’accord. Pensez vous qu’on puisse changé de classe comme cela ? allons seulement. Seul l’Etat est responsable de ce qui l’arrive.

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