Adaptation au changement climatique : Le projet « Promouvoir la résilience en zone semi-aride » satisfait de ses résultats

LEFASO.NET | Milaine Tiendrebeogo • vendredi 18 mai 2018 à 00h05min

Contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie de la population, c’est l’un des objectifs que s’est fixé le projet Promouvoir la résilience en zone semi-aride (PRESA). En effet, afin de comprendre au mieux les menaces que le changement climatique peut engendrer et aussi les opportunités de ce changement pour l’économie des zones semi-arides, les chercheurs du projet PRESA, ont depuis 2013 entrepris des recherches sur trois projets à savoir l’eau, les migrations et le coton. C’est au cours d’un atelier national tenu ce 17 mai 2018 à Ouagadougou, que ledit projet a présenté les résultats obtenus durant ces années de recherches.

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Adaptation au changement climatique : Le projet « Promouvoir la résilience en zone semi-aride » satisfait de ses résultats

Présenter les principaux résultats de recherche obtenus dans trois projets que sont l’eau, les migrations et le coton ; adopter un titre pour la synthèse en harmonie avec les trois projets ; identifier les évidences des résultats de recherche en corrélation avec l’axe stratégique retenu ; ce sont entre autre les objectifs de l’atelier national de synthèse des résultats de recherche du projet Promouvoir la résilience en zone semi-aride (PRESA). Initié depuis 2013, le projet PRESA a pour ambition de cerner les menaces que peut subir la nature dues au changement climatique, mais aussi les opportunités offertes par ce changement pour les économies des zones semi-arides. Ce jeudi 17 mai 2018, le projet PRESA a présenté les résultats des recherches sur les trois projets que sont l’eau, le coton et les migrations.

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Vue d’ensemble des équipes présentes

Après cette étude qui a duré quatre années, l’équipe Eau a examiné l’impact institutionnel mais aussi la réponse institutionnelle que celle-ci apporte aux phénomènes climatiques. En somme, il en ressort que la gestion des ressources en eau souffre de plusieurs maux, notamment l’existence dans les faits de deux types de structures que sont une structure possédant les moyens financiers, matériels et humains et une autre structure créditée de peu de moyen financiers, peu de moyen matériels et peu de ressources humaines. Un autre résultat de cette étude concerne les conditions de vie de la population de Ziga. En effet, au terme de cette étude, il ressort que la communauté de Ziga vit grâce à l’exportation d’une grande partie de sa main-d’œuvre masculine qui s’exile six mois sur douze pour participer aux travaux agricoles dans d’autres contrées. Ainsi donc, au regard de cela, les chercheurs ont confié que l’émigration n’est plus un choix, mais est devenue une nécessité car l’agriculture n’est plus à mesure de répondre aux différents besoins alimentaires.

Au terme de ces recherches, l’équipe Coton a obtenu plusieurs résultats. Sur le plan institutionnel, les organisations et associations des acteurs de la chaîne de valeur coton existent et fonctionnent bien. L’interaction entre associations est fonctionnelle uniquement entre les organisations de producteurs et les sociétés cotonnières. Aussi, l’équipe coton a relevé que les acteurs en aval de l’égrenage, en particulier ceux de la filature et de la trituration, se plaignent du mauvais approvisionnement en matières premières, faute de l’absence d’une interaction efficace entre leurs organisations.

Quant à l’équipe Migration, les recherches ont permis d’avoir une appréhension sur la priorité accordée au secteur agricole, de découvrir le faible peuplement de l’espace et de comprendre le dépérissement de la vocation pastorale originelle. En plus de cela, les chercheurs révèlent que les migrations ont des conséquences telles que la saturation de l’espace qui est également une stratégie de résilience.

Au terme de ces recherches entreprises par chaque équipe, plusieurs recommandations ont été faites.

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Ensemble des chercheurs présents à l’atelier

A ce niveau du projet, l’équipe Eau propose l’opérationnalisation de la gestion intégrée des ressources en eau en valorisant le rôle du Conseil national de l’eau tout en collectant la contribution financière en matière d’eau et en installant la police de l’eau. L’équipe Eau tire également sa réflexion vers la construction de petites infrastructures hydrauliques dans les bas-fonds. Ce qui permettra d’améliorer les conditions locales.

En termes de recommandation, l’équipe Coton propose, pour un maintien et une amélioration des performances des acteurs des différents maillons de la chaîne, de renforcer les capacités de gestion et un bon fonctionnement des structures faitières. Elle propose également un accompagnement des associations des acteurs privés, qui sont, selon elle, en aval de l’égrenage, à travailler étroitement ensemble pour une meilleure gestion des fils et de la graine au niveau local.

Quant au projet Migration, l’équipe en charge de ces recherches propose, en termes de recommandations de renforcer le partage de l’information sur le climat, de renforcer la vocation pastorale, le balisage des pistes à bétail, la dotation de la zone pastorale en infrastructures et la mise en place des conventions locales de gestion des ressources naturelles.

Les résultats du projet PRESA devraient aider, selon les coordonnateurs dudit projet, à renforcer et influer les politiques nationales. Pour y parvenir, le projet PRESA a laissé entendre que l’ancrage au référentiel national de développement qu’est le Plan national du développement économique et social devrait se réaliser en épousant sa vision qui est celle de faire du Burkina Faso une nation démocratique, unie et solidaire. Le projet ambitionne également la création d’un module afin de permettre aux populations de s’auto-épanouir.

Milaine Tiendrebeogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 mai à 06:38, par Un citoyen
    En réponse à : Adaptation au changement climatique : Le projet « Promouvoir la résilience en zone semi-aride » satisfait de ses résultats

    D’un point de vue fondamentale comment les chercheurs discriminent ce qui est lié au changement climatique et ce qui est lié à la variabilité naturelle, en rapport avec les questions posées ? Est ce que tout est lié aux changements climatiques ? Sinon, comment ?

    Le questionnement est ce qui permet de faire usage de son cerveau en entier. Et ceux qui utilisent leur cerveau limbique majoritairement filtrent les informations qui leur intéressent. Cela pourrait être grave parce ils ne verront pas ce qui est vrai entre les lignes.
    Rien ne reste statique !

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