Musique : L’artiste Bam Raady met un nouvel album sur le marché du disque

LEFASO.NET | Dimitri Ouédraogo (Stagiaire) • mercredi 16 mai 2018 à 18h37min

L’artiste musicien Bam Raady vient de mettre sur le marché du disque son nouvel album intitulé « Djinno Baako ». C’est un opus de huit titres aux sonorités de Djeka, de Saar zorzor et livrés à l’influence du blues et du techno. La sortie officielle a eu lieu le mardi 15 mai 2018 au cours d’un concert-dédicace organisé à cet effet au studio Ouaga Talents, à Ouagadougou. Cet album est chanté en bissa et en français.

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Musique : L’artiste Bam Raady met un nouvel album sur le marché du disque

« Djinno Baako » est le titre du 6e album de l’artiste musicien Bam Raady. Dans les locaux du studio Ouaga Talents, ce mardi 15 mai 2018, l’artiste a présenté son nouveau chef-d’œuvre au cours d’un concert-dédicace. « Djinno Baako » (en français : l’ennemi de l’homme est toujours proche de lui), selon l’artiste, sonne comme un sacerdoce dans la préservation de l’environnement et des cultures africaines et interpelle sur le danger actuel de l’Internet, le rôle fondamental de la femme dans la préservation du foyer conjugal. Mais le titre lui-même appelle à travailler et à réussir pour mieux se venger de l’ennemi qui est toujours à côté.

En plus du titre qui donne son nom à l’album, il y a « Dogomiki ». L’artiste pense, avec ce titre, que nous pouvons dominer les autres contrées du monde. Pour lui, l’Afrique est dominée parce qu’elle a perdu la vertu de ses valeurs culturelles. « Dogomiki » est prestement ouvert à des tendances exotiques placées quelques fois sous l’emprise d’un rythme techno dynamique. Avec « Internet Dunia », qui veut dire « le monde de l’Internet », Bam Raady s’inscrit dans la rythmique Saar zorzor, une danse de séduction masculine. Le titre demande aux uns et autres de faire attention aux effets pervers de cette technologie.

« Blues Bissa », joué avec plusieurs instruments traditionnels et modernes dont la calebasse, le violon traditionnel, les castagnettes, prône la non-violence et dénonce particulièrement les violences faites aux femmes accusées de sorcellerie et exclues de la société. Avec « Une lettre en or », le 5e titre, l’artiste nous envoie des notes sentimentales. Avec la guitare acoustique, il s’intègre dans l’histoire d’une idylle amoureuse de rêve. Le titre « Bousso Bousso dunion doa » (l’argent est le maître du monde) dénonce le fait qu’aujourd’hui, tous nos liens et sentiments sont liés à l’argent. « Afrik mon Afrik » et « Dogomiki » en remix complètent les titres de l’album.
Artistes, parents, amis et fans étaient nombreux à venir encourager l’artiste. Parmi eux, on peut citer Kalil Bara, le secrétaire permanent des Engagements nationaux, le colonel Amado Dabré, Awa Boussim… Son parrain, Athanase Bambara, a tenu à féliciter l’artiste pour son œuvre. Il l’a assuré de sa disponibilité à l’accompagner à tout moment pour que la culture burkinabè brille de mille feux. Il a également demandé à ses fans, amis et connaissances de soutenir son filleul pour qu’il donne le meilleur de lui-même.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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