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Développement endogène : La vision de Joseph Ki-Zerbo enseignée aux journalistes

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Nicole OUEDRAOGO • mercredi 16 mai 2018 à 00h10min
Développement endogène :   La vision de Joseph Ki-Zerbo enseignée aux journalistes

Outiller les journalistes sur le concept du développement endogène afin qu’ils puissent se l’approprier. C’est l’objet de cet atelier de formation sur le thème « Journalisme et développement endogène », organisé ce mardi 15 mai 2018 à Ouagadougou. Initiée par la fondation Joseph-Ki-Zerbo pour l’histoire et le développement endogène de l’Afrique, la présente rencontre a réuni une trentaine d’hommes et de femmes de médias.

« Le retard technologique qu’on incombe à l’Afrique ne serait qu’un leurre car le développement n’est pas une course de vitesse, mais plutôt une progression concertée adaptée à nos besoins. Il ne s’agit pas de rattraper le retard technologique de l’Europe, mais plutôt de vivre en adéquation entre les moyens et l’environnement(…) », a signifié le Pr Alain Sissao, dans son analyse du documentaire « Joseph Ki-Zerbo, identités, identité pour l’Afrique : perceptions politiques, idéologiques et historiques ».

« On ne développe pas ; on se développe ». Telle est la vision du développement prônée par l’illustre historien, Pr Joseph Ki-Zerbo. Mobilisée autour de cette devise, la fondation Joseph-Ki-Zerbo pour l’histoire et le développement endogène de l’Afrique, tient à apporter sa contribution pour que chaque Africain, chaque Africaine, soit une « valeur ajoutée ». « C’est après avoir dit à la face du monde que l’Afrique est le berceau et l’espoir de l’humanité, que Joseph Ki-Zerbo nous a appelés à prendre nos responsabilités », a noté l’administratrice générale de la fondation, Me Françoise Ki-Zerbo.

Et le développement de son avis, tout le monde y aspire, mais il ne peut qu’être endogène. « Notre culture est la principale ressource, elle vient même avant nos ressources naturelles. Ne dormons pas sur nos trésors, notre histoire ; réveillons nous, ne dormons pas sur la natte des autres », a-t-elle exhorté, rappelant une formule célèbre de l’historien « Na an laara, an saara » (Si nous nous couchons, nous mourons).

« Un développement porté par nous et centré sur nous-mêmes »

Pour le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, par ailleurs parrain de la présente formation, la pensée du Pr Joseph Ki-Zerbo est une pensée qui met notre culture au cœur de la réflexion. De son avis, avoir cette opportunité de connaître l’œuvre du professeur, de prendre en compte ses concepts de développement endogène, peut véritablement aider les hommes de média et leurs rédactions à produire des articles plus pointus, allant dans le sens de la critique de l’action gouvernementale.

« Cela nous amène à poser des actions qui sont plus en phase avec le développement porté par nous et centré sur nous-mêmes », a-t-il noté, soulignant qu’ il est important que le journaliste ait cette grille de lecture en rapport avec les programmes et politiques de développement mis en œuvre. Dans la même dynamique, le Pr Serge Théophile Balima, à travers sa communication « Journalisme et traitement de l’information sur la base du développement endogène », a convié les Hommes de média à se positionner dans un « journalisme de solution ». Autrement dit, soulever les problèmes de développement, questionner les acteurs sur les voies de solutions réalistes et réalisables par la communauté, dans son contexte.

A ce sujet, Me Françoise Ki-Zerbo a émis le souhait que ces idées sur le développement endogène ne soient pas seulement consommées, mais intériorisées, afin que les Burkinabè soient plus acteurs que spectateurs des politiques de développement endogène. « Le concept de développement endogène renvoie au processus de transformation multiforme, économique, sociale, culturelle, scientifique et politique, fondé sur la mobilisation des ressources et des forces sociales internes et l’utilisation des savoirs et expériences accumulés par les peuples. Ce processus transforme les citoyens, spectateurs de politiques inspirées par des modèles importées, en acteurs du développement », a-t-elle noté.

Et pour le professeur Fernand Sanou, un grand combat reste à mener pour que le développement ait un sens pour les hommes. « Il s’agit de celui du bien commun, de celui de faire en sorte que le développement serve de bien commun », a-t-il relevé dans ses « Réflexions sur la pensée du Pr Joseph Ki-Zerbo : l’homme au cœur du développement ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Messages

  • Nul n’est prophète chez soi, si les burkinabés mettaient en application cette conception je pense que l’on sortirait de la misère et ensuite de la pauvreté. Des pays comme le japon et dans une certaine mesure la chine ont bien compris qu’ on se développe mais qu’on ne développe pas. Même si la chine ne fait pas partie des pays les riches du monde, il faut signaler qu’elle est un pays pauvre sorti de la misère. Il est donc impérieux pour nos autorités de mettre en application cette formule de Feu Joseph KI ZERBO (on ne développe pas on se développe) au lieu de passé le temps à contracter des prêts faramineux auprès de certains pays dont les remboursements ne seront pas faciles.

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