Agence de l’eau du Nakanbé : Un comité local pour mieux gérer les ressources en eau dans la Sissili

lundi 14 mai 2018 à 12h30min

L’Agence de l’eau du Nakanbé, en partenariat avec le Programme national de partenariat pour la gestion durable des terres (CPP) Centre-Ouest a mis officiellement en place, le mardi 8 mai 2018 à Sapouy, le Comité local de l’eau (CLE) du sous-bassin versant de la Sissili amont nord. Ce comité a pour rôle de mobiliser et d’engagerla population dansla gestion intégrée des ressources en eau autour des plans d’eau de son espace de compétence.

Agence de l’eau du Nakanbé : Un comité local pour mieux gérer les ressources en eau dans la Sissili

Le sous-bassin versant de la Sissili amont nord dispose désormais d’un outil de gestion rationnelle de l’eau. En effet, l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN) a, à travers son partenariat avec le le Programme national de partenariat pour la gestion durable des terres (CPP) Centre-Ouest, mis en place, le mardi 8 mai 2018 à Sapouy le Comité local de l’eau (CLE) Sissili amont nord. Il regroupe cinq communes de la province de la Sissili.

A en croire le représentant du directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Adama Ilboudo, le CLE Sissili amont nord est composé d’acteurs de l’administration, des collectivités territoriales, des ONG, des projets et des sociétés privées œuvrant dans le domaine de l’eau, d’autorités religieuses et coutumières, de représentants des organisations de producteurs. En tant que maillon de base de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), explique monsieur Ilboudo, le CLE aura pour objectif principal de mobiliser et d’engager tous les acteurs de son espace de compétence dans cette GIRE.

« Les membres du Comité local de l’eau Sissili amont nord ont donc une lourde et noble mission » a indiqué le gouverneur de la région du Centre-Ouest, Irène Coulibaly. Car ils ont, selon elle, pour mission de rechercher l’adhésion permanente des acteurs de l’eau à la gestion concertée des ressources en eau, d’initier ou d’appuyer les actions de protection et de restauration du domaine public de l’eau, de développer une synergie d’actions avec les organes de gestion de l’eau et d’assurer une coopération d’une part avec les structures semblables et d’autre part avec les structures déconcentrées et décentralisées.

Dans cette logique, le représentant du directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Adama Ilboudo, estime qu’en tant que nouvelle structure, le CLE doit gagner la bataille de la reconnaissance populaire afin que la population sache qu’il existe maintenant un outil de gestion des ressources en eau. A partir de ce moment, explique monsieur Ilboudo, les messages d’adhésion, de sensibilisation et de formation peuvent bien réussir.

Mobiliser et engager tous les acteurs dans la GIRE

Pour le représentant du directeur général de l’AEN, Adama Ilboudo, il était urgent et impératif de mettre un Comité local de l’eau dans le sous-bassin versant de la Sissili amont nord. Car, justifie-t-il, les enjeux en matière d’eau y sont énormes. Et d’argumenter : « Nous avons constaté que la pression anthropique est énorme sur les plans d’eau de la zone,entraînant de plus en plus la dégradation des barrages ».

Le président du Comité local de l’eau Sissili amont nord, Bahouna Soulama, nouvellement installé, confie de son côté être conscient des défis auxquels le CLE va faire face. « Dans notre espace, il n’y a pas assez de retenues d’eau et les ressources d’eau qui y sont disponibles sont très mal gérées », souligne-t-il. L’occupation anarchique des berges, le maraîchage dans le lit ou dans la bande de servitude de ces retenues d’eau sont entre autres les mauvaises pratiques anthropiques. Et cela a pour conséquence la pollution et l’ensablement des plans d’eau.

« C’est pourquoi l’installation du Comité local de l’eau vient à point nommé. Il va nous permettre de mobiliser et d’engager tous les acteurs dans la gestion intégrée des ressources en eau de notre espace de compétence », s’est réjoui monsieur Soulama. Et d’esquisser les activités que le CLE va bientôt réaliser. « Nous allons sensibiliser afin que les acteurs comprennent que l’ensemble des activités de reboisement, de traitement de ravines, en un mot l’ensemble des activités de prévention et de protection qu’ils vont mener ne bénéficieront qu’à eux-mêmes ».

Ibrahima TRAORE
Lefaso.net

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