Contribution financière en matière d’eau : l’Agence de l’eau du Nakanbé propose des solutions

lundi 14 mai 2018 à 12h23min

L’agence de l’eau du Nakanbé (AEN) a organisé, les 26 et 27 avril 2018 à Ouagadougou, un atelier d’appui à la programmation des activités des services de police de l’eau. Il s’est agi d’échanger et de convenir d’un protocole de collaboration entre l’AEN et les Directions régionales de l’eau et de l’assainissement (DREA) de son espace de compétence.

Contribution financière en matière d’eau : l’Agence de l’eau du Nakanbé propose des solutions

L’ensemble des sept services polices de l’eau de l’espace de compétence de l’Agence de l’eau du Nakanbé ont été mise en place en fin 2017. L’heure est maintenant à leur opérationnalisation. Ainsi l’Agence de l’eau du Nakanbé veut à travers un protocole de collaboration avec les directions régionales de l’eau et de l’assainissement de son espace de compétence participer au financement de la phase de mise en œuvre et de conduite des activités terrain des sept services polices de l’eau.

C’est dans ce cadre, explique le Directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Ghislain Anselme Kaboré, que l’AEN a tenu un atelier de deux jours à Ouagadougou pour échanger et convenir d’un protocole de collaboration entre l’AEN et les Directions régionales de l’eau et de l’assainissement (DREA) de son espace de compétence. Ils ont entre autres durant les deux jours d’atelier examiné et amélioré le canevas de programmation des activités, convenu sur les indicateurs du suivi des activités des services polices de l’eau et ils ont défini les grandes lignes d’intérêts communs relatifs aux activités à subventionner par l’AEN.

Prévenir, protéger et réprimer

Visiblement satisfaite de la rencontre, la Directrice régionale de l’eau et de l’assainissement du Centre Nord, Ouédraogo Clarice a confié « les activités phares que les services polices de l’eau vont mener dans le cadre du protocole sont essentiellement la prévention, la protection et la répression ».

A l’en croire, les services polices de l’eau vont spécifiquement effectuer des sorties pour sensibiliser les populations contre l’occupation anarchique des berges des retenues d’eau afin d’éviter l’envasement. Ils vont effectuer des patrouilles pour faire les constats d’occupation et de pollutions de plans d’eau et passer à la répression au cas où les consignes données lors des constats ne sont pas exécutées. Il sera aussi question pour eux de vérifier que les préleveurs d’eau disposent des autorisations en la matière et de contrôler les unités de productions et d’ensachement d’eau afin de vérifier s’ils respectent les règles et les normes en vigueure.

L’eau doit contribuer à financer l’eau

Le Directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Ghislain Anselme Kaboré, a indiqué que dans le cadre de son protocole de collaboration avec les directions régionales de l’eau et de l’assainissement de son espace de compétence chacun des sept services polices de l’eau recevra une subvention d’environ cinq millions de fcfa.

Et de préciser que c’est à travers les recettes de la taxe parafiscale, Contribution financière matière d’eau (CFE) que l’AEN apporte son appui de financement aux activités des services polices de l’eau. Selon monsieur Kaboré, la loi d’orientation relative à la gestion de l’eau stipule que l’eau doit contribuer à financer l’eau ; l’économie que génère l’eau doit permettre de gérer l’eau notamment financer les activités de préventions et de protections des plans d’eau. « Comme nous collectons des taxes sur les prélèvements d’eau, nous avons le devoir d’utiliser ces taxes pour l’entretien, la protection et la préservation de nos plans d’eau. C’est dans cet esprit que nous allons allouer une partie de cette CFE aux services polices de l’eau pour qu’ils repartent sur le terrain pour protéger les ressources en eau » va-t-il argumenté.

De leur côté, les directions régionales de l’eau de l’espace de compétence de l’Agence de l’eau du Nakanbé expriment leur satisfaction du fait qu’à travers la CFE, les principes de préleveur-payeur et pollueur payeur sont en marche. C’est le cas de la Directrice régionale de l’eau et de l’assainissement du Centre Nord, Ouédraogo Clarice, « nous sommes satisfaits de savoir que c’est à travers la CFE que l’Agence de l’eau du Nakanbé va subventionner les activités des services polices de l’eau de son espace de compétence.

C’est un principe qui était prescrit dans la loi d’orientation, à savoir que l’eau doit contribuer à financer l’eau. Mais on n’arrivait pas à l’appliquer. Voilà maintenant qu’avec la CFE nous pouvons dire que nous sommes au bout du tunnel ». Et de promettre, « nous allons à notre tour à travers le service police de l’eau contribuer à la collecte de la CFE, en informant et en sensibilisant les différents acteurs qui font des prélèvements sur les retenus d’eau. Parce que certains ne le savent pas toujours, il n’y en a qui savent et qui ne veulent pas payer ».

Et Madame Zourata Koala, Directrice régionale de l’eau et de l’assainissement du plateau central de rencherir. « L’eau doit contribuer à financer l’eau. Cela n’est plus à discuter ». Car, a-t-elle justifié, tout le monde doit comprendre qu’aujourd’hui la ressource d’eau potable est rare et l’eau pour les autres besoins est une ressource rare. Pendant ce temps il y a aussi un amenuisement des ressources financières. Par conséquent, il faut qu’il ait des mécanismes de financements internes dans chaque pays.

Maintenant tous les Etats doivent de plus en plus compter sur les ressources financières endogènes. D’où la pertinence de la taxe parafiscale Contribution financière en matière d’eau (CFE). De l’avis de madame Koala, « Nous n’avons pas le choix que de faire contribuer les utilisateurs de ces eaux. Ceux qui contribuent sont en mêmes les bénéficiaires. Car leurs contributions sont utilisées pour assurer la durabilité et la qualité de l’eau qu’ils utilisent ».

Pour toute fin utile la mission principale de la police de l’eau c’est de faire appliquer la règlementation en matière d’eau. Dans notre pays le constat, c’est qu’il y a tout un arsenal juridique qui encadre l’usage des ressources en eau. Cependant, l’application sur le terrain pose problème. Ce qui a milité en faveur de la mise en place des services polices polices de l’eau qui doivent veiller à l’application de ces textes.

Ibrahima TRAORE
Lefaso.net

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