INADES-Formation Burkina : les membres ont tenu leur assemblée générale de 2018

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • dimanche 13 mai 2018 à 15h31min

L’Institut africain pour le développement économique et social (INADES-Formation Burkina) a tenu son assemblée générale, le samedi 12 mai 2018, à son siège à Ouagadougou. Il s’est agi, au cours des travaux, de faire une rétrospective des activités menées au cours de l’année écoulée et de réfléchir sur les orientations futures à donner pour la bonne marche de l’association. Cette grand-messe annuelle fait suite à un atelier de réflexion qui avait pour thème : « INADES-Formation au service du bien commun : un courant de pensée et un mouvement social pour quel développement ? ».

INADES-Formation Burkina : les membres ont tenu leur assemblée générale de 2018

Le bureau national de l’Institut africain pour le développement économique et social (INADES-Burkina) constitue, avec neuf autres pays africains, le réseau INADES-Formation. Officiellement reconnu comme association en 1995, sa philosophie est d’œuvrer au développement intégral de l’homme, particulièrement les plus pauvres. Pour ce faire, elle accompagne les organisations paysannes dans plusieurs axes. Il s’agit de l’amélioration des systèmes alimentaires basés sur l’agriculture familiale ; la mise en œuvre de stratégies pour contrer le changement climatique et l’identification d’actions sur les pratiques agro-écologiques pour mieux préserver les ressources naturelles ; la mise en place de micro-entreprises rurales ; etc. Au titre du bilan de l’année 2017, la directrice du bureau national, Aline Zongo, s’est félicitée des acquis engrangés, dont le plus significatif est notamment l’accompagnement de plusieurs producteurs dans les zones du Nord, du Plateau central et du Centre-Nord.

Motifs de satisfaction

« Les acteurs que nous avons accompagnés ont su intégrer les pratiques agro-écologiques dans leurs manières de produire. Ce qui leur a permis d’échapper à la mauvaise répartition de la pluie que nous avons constatée au cours de l’année 2017 », se réjouit-elle. L’une des réalisations, c’est aussi la mise en place des micro-entreprises féminines dans la zone du Nord. Grâce à la transformation des produits agricoles, elles arrivent à avoir des revenus. Dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, l’intervention de l’association aurait permis à des communautés de mettre en place de règles consensuelles de gestion des ressources naturelles, dans la zone du Nord. Ces règles, à en croire Mme Zongo, sont suivies par l’ensemble des producteurs, car adaptées à leur contexte.

« Au-delà de tout ce que nous avons fait sur le terrain, au niveau institutionnel, nous avons travaillé à nous améliorer aussi », a-t-elle ajouté. Désormais, l’association dispose d’une salle des archives bien ordonnée et de la documentation que les gens peuvent venir consulter. Du matériel pédagogique a également été élaboré au cours de l’année écoulée. Toute chose qui réconforte à plus d’un titre la directrice du bureau national, qui n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux producteurs face au changement climatique. « Arrêtez l’utilisation des produits chimiques qui ne font que détériorer nos sols. Il faut aller vers les pratiques agro-écologiques dont les avantages ne sont plus à démontrer », a-t-elle fortement recommandé.

La mise en place d’un bureau de l’AG vivement recommandée

Dès l’entame de ses propos, Jean Célestin Paré, président du Conseil d’administration s’est excusé du retard dans l’organisation de l’Assemblée générale (AG) qui, normalement, devait se faire dans les trois mois suivant la fin de l’exercice, donc en mars dernier au plus tard, selon les statuts. Pour éviter de pareilles situations à l’avenir, il a suggéré que les statuts soient revus au cours de cette rencontre. « Nous sommes à la fin de la deuxième année du mandat que vous nous avez confié en 2016 », a ajouté M. Paré. Puis de déplorer le fait que l’association est la seule qui ne met pas en place un bureau de l’AG. Plus grave, poursuit-il, le procès-verbal n’est adopté que l’année suivante. « Ne serait-il pas opportun qu’un dispositif soit mis en place afin qu’à la fin de l’AG, il soit porté à notre connaissance les grandes conclusions à mettre dans le procès-verbal de même que les recommandations et résolutions à mettre en œuvre au cours de l’année à venir ? », a-t-il demandé à l’assistance. Aussi a-t-il exhorté les membres à susciter de nouvelles adhésions avant d’atteindre l’âge auquel « se lever devient un challenge quotidien ». L’autre décision catégorique à prendre, selon lui, est d’expurger le secrétariat de noms qu’il qualifie de fantômes. En effet, « jusqu’à présent, il y a des noms inscrits que la direction du bureau national ne connaît pas ». Au regard de cette situation, M. Paré a sollicité la permission des « membres conquis et acquis » pour procéder à l’assainissement de la liste.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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