Conseil national du patronat Burkinabé : Un processus enclenché pour la relecture des textes et le renouvellement des instances statutaires

LEFASO.NET | Tambi Serge Pacôme Zongo • mardi 8 mai 2018 à 21h15min

Le Conseil national du patronat Burkinabé(CNPB), au cours d’une conférence de presse animée dans ses locaux sis avenue du Dr Kwamé N’krumah, a présenté le processus de relecture des textes régissant ledit conseil et le renouvellement des instances statutaires. C’était ce mardi 8 mai 2018 à Ouagadougou.

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Conseil national du patronat Burkinabé : Un processus enclenché pour la relecture des textes et le renouvellement des instances statutaires

Bientôt ce sera l’assemblée générale élective qui permettra le renouvellement des instances statutaires du Conseil national du patronat Burkinabé(CNPB). A cet effet, un comité pour la relecture des textes définissant ledit conseil a été mis en place. C’est donc cet ensemble de circonstances qui a prévalu à la tenue de cette conférence de presse dont l’objectif visé selon le secrétaire chargé de l’information et porte-parole du bureau du CNPB, Harouna Toguyéni, était « la présentation du processus devant conduire vers l’assemblée générale élective qui consacrera le renouvellement des organes du CNPB ».

Pourquoi une relecture des textes ?

De l’avis du porte-parole du bureau du CNPB, Harouna Toguyéni, le mandat du bureau actuel, arrivé à terme fin 2017, les organes statutaires étaient censés connaitre un autre visage. Cependant, compte tenu de situations vécues autour de la vacance du poste de président, il a été jugé opportun de proroger la date de l’assemblée générale élective afin de permettre le déroulement des élections dans un climat plus apaisé. Ainsi, poursuit-il, « l’assemblée générale tenue le 31 janvier 2018 a adopté une résolution qui proroge exceptionnellement le mandat du bureau sortant pour une période de six mois avec pour mission à lui confiée de procéder à la relecture des textes régissant le CNPB et d’organiser ultérieurement le renouvellement des instances ».

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Secrétaire chargé de l’information et porte-parole du bureau du CNPB, Harouna Toguyéni

Un autre argument avancé, cette fois par Dr Jean Baptiste Yaméogo, président du comité statutaire du CNPB pour justifier cette relecture des textes, c’est la loi 064/2015 CNT du 20 octobre 2015. « A la faveur de l’insurrection, il s’est trouvé qu’il y avait beaucoup d’Organisations de la société civile (OSC) qui n’étaient pas dans une structure. Ce qui a conduit le CNT Conseil national de transition, ndlr) a adopter une nouvelle loi (064/2015 CNT du 20 octobre 2015) pour prendre en compte toutes ces organisations afin qu’ils trouvent un cadre qui justifie leur existence. Il se trouve également qu’il y avait une période transitoire pour que l’ensemble des associations puissent se conformer à cette loi, sous peine d’être frappé de nullité… », a-t-il expliqué. Pour lui, au regard de cette loi CNT, qui abroge toutes les dispositions de la loi de 92 sur laquelle sont ficelés les textes existants, il est obligatoire de procéder à la relecture des textes.

Du comité de relecture des textes

Quelques heures avant la tenue de cette conférence de presse, un comité de relecture des textes a été mis en place. Présidé par le président du comité statutaire du CNPB, Dr Jean Baptiste Yaméogo, ledit comité dispose d’un vice-président, Hubert Millogo (vice-président du CIDEF) ; d’un modérateur, Dr Désiré Nakoulma ( Secrétaire chargé de la formation, de l’orientation, de l’assistance aux membres et aux représentations régionales) ; de deux rapporteurs ; de 20 membres issus des organisations professionnelles adhérentes et de 2 personnes ressources (1 du ministère du commerce et 1 autre du ministère de l’administration territoriale). Il leur incombera de faire un diagnostic du système d’organisation, de fonctionnement du CNPB. Egalement, de formuler des propositions de réformes, d’examiner les projets de statuts et règlement intérieur élaborés par le secrétariat. Puis d’élaborer de nouveaux textes régissant le CNPB, ainsi que le processus de renouvellement des instances.

Le processus de relecture et de renouvellement des instances

D’après le chronogramme indicatif du processus de relecture et de l’élection, juste après l’installation du comité de relecture, ce mardi 08 mai 2018, les travaux dudit comité sont prévus pour débuter le 11 mai 2018. A préciser que le comité dispose de dix jours pour l’examen de l’ensemble des textes. A l’issue de ces dix jours, interviendra la réunion du bureau du CNPB, le 22 mai 2018. Après quoi, aura lieu un premier atelier de restitution des travaux du comité de relecture aux membres du CNPB, le 24 mai 2018, suivi d’un second atelier de restitution le 18 juin 2018.

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Dr Jean Baptiste Yaméogo, président du comité statutaire du CNPB

Après ces deux ateliers de restitutions suivront respectivement le 28 juin et au plus tard le 31 juillet 2018, les assemblées générales extraordinaire et élective. A la suite de l’assemblée élective, il est prévu en août 2018, la passation de charges entre le président sortant et le nouveau président. Pour rappel, le présent chronogramme, des dires du Dr Jean Baptiste Yaméogo, a été présenté et validé par l’ensemble des membres du comité nouvellement installé.
Cette conférence de presse a de même permis au porte-parole du bureau du CNPB, Harouna Toguyéni et ses collaborateurs présents, de se prononcer sur certaines questions notamment certains propos visant à saper la crédibilité de l’élection de la présidence du CNPB. « Nous ne sommes pas encore dans le processus électif, la campagne n’est pas encore ouverte. Donc, je voudrais inviter tous ceux qui ont de la prétention pour la présidence du CNPB à tempérer les ardeurs de leurs partisans », a fait savoir Harouna Toguyéni.

Le Conseil national du patronat Burkinabé

Il était de bon ton selon les conférenciers, de présenter le Conseil national du patronat Burkinabé(CNPB), qui est méconnu de la plupart du grand public et pourtant né en 1974, d’un élan de patriotisme des opérateurs économiques voltaïques lors du conflit frontalier Mali-Haute Volta. En effet, connu en 1976, sous la dénomination de Conseil national des entreprises voltaïques (CNEV), il a dû avec le changement de nom de la Haute Volta en Burkina Faso dans les années 80, changer d’appellation pour devenir Conseil national du patronat Burkinabé(CNPB).
C’est un syndicat professionnel d’employeurs régi par la loi portant liberté d’association et le code du travail. Composé d’une quarantaine de membres actifs (associations, groupements, unions et fédérations professionnelles), sa mission principale est de représenter, promouvoir et défendre les intérêts matériels, moraux et professionnels de ses membres. Il mène des activités d’information, de sensibilisation, de formation, de réalisation d’études, de médiation et bien d’autres. Il travaille en synergie et en complémentarité avec les institutions d’appui au secteur privé et les chambres consulaires. Le CNPB est composé de plusieurs organes statutaires que sont, l’Assemblée générale, le bureau, le comité statutaire, le comité exécutif permanent, les comités régionaux de coordination, les commissions spécialisées et comités.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

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