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Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • Par SITA TARBAGDO (Journaliste, Collaborateur) • dimanche 6 mai 2018 à 22h50min
Procès du putsch manqué de septembre 2015 :  « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

C’est en principe mercredi 9 mai 2018 que reprend le procès du putsch manqué de septembre 2015. A la barre, le Général Gilbert DIENDERE et 83 autres, dans « l’affaire Burkina Faso contre Eux ». Ce procès, comme il fallait s’y attendre, a connu beaucoup de suspensions et de rebondissements. Il a également fait et continuera encore longtemps de faire couler beaucoup d’encre et de salive !Sur la liste des témoins cités par le Général, et publiée dans le journal l’Observateur Paalga du 2 au 4 février 2018, figurent d’éminentes personnalités du monde politique, religieux, coutumier et même judiciaire. Parmi elles, le Doyen des Avocats du Burkina Faso, ancien bâtonnier et Père Fondateur de l’Association des Avocats Sans Frontière : le célèbre Maître Titinga Frédéric Pacéré. Ira-t-il occuper sa place comme témoin à ce procès ? Que pense-t-il des déports d’avocats qui laissent des accusés poursuivis sans défense ?... Autant d’interrogations qui nous ont amené à ses côtés.

Maître Pacéré, vous êtes le Doyen des Avocats du Burkina Faso et Père Fondateur de l’Association des Avocats Sans Frontière ! Vous êtes cité dans la Presse comme témoin du Général Diendéré, dans « l’Affaire Burkina Faso contre le Général Gilbert Diendéré et 83 Autres » ; mais depuis que le procès s’est ouvert le 27 février 2018, on ne vous a vu à aucune des audiences. Pourquoi ? Pensez-vous vous rendre à la Cour pour témoigner avant la fin du Procès ?

Maître Pacéré : Je ne connais pas les motifs des autres, mais, en l’état, et je crois que cela peut être général pour beaucoup de personnes dites témoins, citées à mes côtés, je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès et je ne m’y présenterai pas, à moins d’autres circonstances nouvelles exceptionnelles.

Pourquoi, Maître ?

Maître Pacéré : La Justice n’est pas un marché, un fourre-tout, où on entre ou fait entrer n’importe qui et sortir quand on veut, surtout, des personnalités de ce rang qui méritent du respect. La Justice, c’est du sérieux ! A ce jour, je n’ai reçu aucune convocation de la Justice à y comparaître pour enquêtes, auditions ou confrontation, même avec la personne qui m’y appelle. Vous me voyez moi, âgé de 75 ans, et avocat international exerçant depuis 45 ans, sans badge, sans invitation, disons ici sans convocation, me faire refouler à l’entrée de ce Palais de Justice déclaré ?

Le problème est beaucoup plus juridique et judiciaire ; le dossier pénal, criminel est appelé « Affaire Ministère Public contre X… ». On n’est pas en matière civile, ou commerciale prudhommale ou autres ; on est en matière criminelle. Je reprécise bien, « Ministère Public contre Le ou des Accusés », qui a dû passer par plusieurs enquêtes, et instructions. Les Officiers de Police judiciaires, les Gendarmes, les Juges d’Instructions rencontrés par les personnes poursuivies, celles-ci pour leur défense, devraient citer pour audition et leurs moyens à décharge, indiquer avec toutes précisions les auditions des personnes à être témoins à leur décharge, en les ayant par courtoisie avisé ou fait aviser et recueillir leur accord. Ces moyens de défense consignés dans le dossier seraient examinés par l’Instruction et la Chambre d’Accusation pour crédibilité des prétentions des personnes poursuivies ; le tout consigné et arrêté ferait objet de Renvoi devant la juridiction du jugement, la Chambre Criminelle.

Ce n’est pas quand tout est fini pour appréciation du Juge de Jugement qu’on se réveille pour convoquer et par voie de presse, des personnalités surtout de ce rang (qui ne savent même pas de quoi se retourne ce mélodrame criminel puisqu’il y a des dizaines de morts) pour venir témoigner de ce qu’elles ne savent pas, à ne même pas pouvoir se préparer avant pour comparaître. La Justice c’est du sérieux, surtout quand il se révèle qu’il y a plus de 100 Avocats de la Défense !

Je ne fuis pas le débat ! Ce document (DECRET N°2015-877/PRES-TRANS portant création, composition et mission du Cadre de concertation des Sages, à retrouver au bas de l’article) ainsi qu’il suit permet de mieux me comprendre et de comprenne d’autres personnalités qui ne se sont pas présentées devant les Juges. En effet, le Président Michel KAFANDO, accédant à la Magistrature Suprême du Burkina Faso pour la Transition, la situation du pays étant instable, la Paix hypothéquée, a pris et à raison la décision de créer une Commission intitulée « Cadre de Concertation des Sages ».

Sur fondement de cette nomination qui date du 15 Juillet 2015, la Commission peu après la nomination de ses membres, s’est réunie (je n’ai pas la date en tête) dans une Salle du Palais de Kosyam. Cette Commission présidée par Monseigneur Paul Ouédraogo, avait décidé pour stratégie, de rencontrer les Corps et Institutions pour recueillir des informations, indications, positions, aux fins de constructions, de consolidation et de garantie de la paix. La commission a rencontré en premier lieu l’Armée et ses hauts responsables en la matière. Elle rencontrera après, les formations politiques, les grands leaders en la matière, pour sa mission prescrite.

Concernant la rencontre avec le corps armé, le Chef de l’Etat, Président de la Transition, Michel Kafando était présent, de même que le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général Gilbert Diendéré et Yacouba Isaac ZIDA ainsi que tous les membres nommés de la Commission, sous réserve de S.M. le Mogho Naba qui était représenté comme l’a d’ailleurs stipulé ladite « convocation » du Général Diendéré, par S.E. Albert Guigma qui, en fait lui aussi, ancien Ministre, est un Chef coutumier de Canton de la famille du Mogho Naba.

L’incompréhensible, c’est que cette réunion n’avait et ne pouvait avoir pour objectif, mission et ordre du jour, comme le stimule le Décret de nomination que « d’œuvrer » à la construction de la Paix dans le pays. Rappelons que ce Décret est du 15 Juillet 2015 et que le Coup d’Etat ne sera que du 16 Septembre 2016. Comment cela pouvait-il entrer dans ce coup d’Etat quand Michel KAFANDO sera arrêté, séquestré dans ce coup d’Etat, et être appelé à être témoin de l’accusé principal de ce coup d’Etat, donc à décharge pour cet accusé, alors que lui il fut arrêté et séquestré comme susdit ? (voir la liste des témoins de l’accusé, le Président Michel KAFANDO y est cité parmi ses témoins donc à décharge des faits incriminés).

Soit ! Mais en ce qui vous concerne pourquoi vous ne comparaitrez pas comme témoin au procès ?

Maître Pacéré : Me concernant, toute ma vie je n’ai rencontré le Général Diendéré qu’une seule fois depuis 1973 que je suis de retour au pays. C’était en 2008. Nous n’avons pas eu à échanger, mais je tiens à dire qu’il me respecte et je le respecte. La seule fois suivante que je l’ai rencontré c’est à l’occasion de cette réunion de la Commission de concertation des Sages dont je fais état ; au sortir de cette réunion et jusqu’à ce jour, nous ne nous sommes plus rencontrés. Comment puis-je être, et par voie de presse, attrait à aller témoigner dans ce procès dit de tentative de coup d’Etat avec des morts et des blessés ?

Je n’ai jamais été convoqué pour ce procès encore moins à son instruction antérieure. C’est pour cela que je n’ai pas de raison d’être à ce procès, en y étant dit témoin parce que je n’ai rien à pouvoir y être et dire et rien à éclairer la Justice pour sa Religion en ce qui concerne ce Coup d’Etat qui a créé un arrêt dans la vie de toute une Nation, qui a causé des morts, des blessés d’extrême sévérité non à ce jour stabilisés pour permettre une vie normale, des orphelins à ne savoir pas ce que leurs parents ont fait et ce que l’avenir leur réserve d’impossible vie.

Maître, à tout hasard connaissez-vous les raisons de la Non présence à ce procès de Sa Majesté le Mogho Naba ?

Maître Pacéré : Si c’est ce contexte de la Commission que seule je connais, c’est le même fondement que ce que je vous ai dit me concernant. Comme vous le savez sans doute, dans la liste du Général Diendéré publiée dans la Presse, il y est précisé en clair que le Mogho Naba était représenté par le Chef Albert Guigma. Donc le Mogho Naba n’était même pas venu à cette réunion de la Commission ! Comment, spécifiant dans la convocation par la presse, dire que le Mogho Naba n’était pas présent et faire de lui un témoin et un témoin à décharge de l’Accusé, alors qu’il n’était pas à la réunion ? Dans la logique, c’est S.E. Guigma, qui représentait le Mogho Naba qui devait être cité et être appelé, parce que c’est une présence à une actualité et à parler de cette actualité en témoignage vécu. Or, on implique à ce témoignage le Mogho Naba en disant qu’il était présent alors que la convocation même que l’accusé a stipulé et publié dans la presse a précisé que le Mogho Naba était absent et était représenté par S.E. Albert GUIGMA.

Que cherche-t-on et que veut-on ? Sinon qu’on veut nuire à sa personnalité, à son Aura, à sa Dignité ; disons même, on veut porter atteinte à ses luttes, sans ménagement de sa santé, pour la paix et la cohésion dans ce pays, composé de plus de 67 groupes ethniques. On veut porter atteinte à ses luttes et succès pour le Dialogue Interreligieux. Pour avoir souvent représenté le Mogho Naba, à sa demande depuis 35 ans, à de grandes rencontres internationales, je suis bien placé pour dire qu’il affronte souvent des adeptes et inepties de l’intolérance, qui éprouvent des démangeaisons à engendrer des conflits interethniques suicidaires. Il affronte souvent dans le silence, des adeptes de la Pensée unique, de la Croyance unique, de la Race unique, le tout, criminels et criminogènes. Ces adeptes ne regardent même pas sous leurs pieds qui devraient leur faire réfléchir du constat criard de leurs maisons et idéologies en parfaite déconfiture.

La bonne Gouvernance est celle qui s’accompagne de contre-pouvoirs ne serait-ce que moraux, à côté des Organes officiels d’expressions et guides de l’Officiel. Qu’on le veuille ou non, tout le monde reconnaît que la stabilité actuelle et le bon Vivre qui caractérisent le Burkina Faso, c’est la présence et l’apport de contre-pouvoirs de nos valeurs de tradition dont le support est la chefferie traditionnelle et les Spiritualités de toutes conceptions respectant la liberté, la tolérance et l’Homme. Il ne faut donc pas décourager les personnes de bonne volonté qui luttent de toute leur âme pour la paix, la tranquillité, la fraternité, l’entente, la cohésion sociale dans notre pays, l’Afrique et le Monde.

Ces porteurs de valeurs n’ont pas pour Culture de déambuler de maison en maison à la recherche d’écoute, mais sont, dans leur résidence et contrée, un havre de paix qui attire les hommes en quête de paix et contribution à l’esprit d’harmonie, de vie, la meilleure du possible, en parfaite communion et communauté. Il n’est pas nécessaire de les insulter et les décourager, surtout qu’ils ne viennent pas chez vous et ne vous obligent pas (ils ne vous connaissent même pas) à venir chez eux !

Tout homme doit avoir un minimum d’éducation, sinon, d’équilibre et de correction. On aime faire des affirmations et des accusations gratuites parce qu’on est tout simplement ignorant et surtout, parce qu’on ne veut pas apprendre. On veut seulement médire les autres. La myopie intellectuelle et les médisances, ne sont pas de ma Culture et du sens souhaité de l’histoire.

Maître, revenons au Procès du Coup d’Etat de Septembre 2015 ! La Convocation des membres tels que vous dites du « Cadre de Concertation des Sages » pour comparution et témoignages en faveur de l’accusé ou même des accusés, ne pose-t-il pas un problème à la Justice elle-même ?

Maître Pacéré : La convocation dans la forme qui est faite des membres de la Commission « Cadre de Concertation des Sages » telle qu’elle est faite pose évidemment et de manière très grave un problème interdisant aux membres d’entrer dans la procédure judiciaire aux côtés d’un ou des accusés. En effet, si on prend la convocation telle qu’elle est faite des témoins qui apparaissent être les membres de la Commission « Cadre de Concertation des Sages », on constate qu’on a fait de ces membres et de leur supérieur hiérarchique, deux groupes qui sont antinomiques et à servir la justice. Ainsi, il apparaît dans la convocation du Général Gilbert Diendéré, que le Président Jean-Baptiste Ouédraogo, ancien Chef de l’Etat et Monseigneur Paul Ouédraogo, Archevêque de Bobo-Dioulasso (qui préside la commission « Cadre de Concertation des Sages », si ma mémoire est bonne) sont tous les deux des témoins de la poursuite, des témoins du Parquet (voir notre relevé ci-dessus et le journal l’Observateur Paalga référé).

Par contre, le Président Michel Kafando qui a créé la commission est cité par le Général Diendéré comme étant ses témoins, donc à sa décharge ; de même que tous les autres membres de la commission « Cadre de Concertation des Sages », dont le Mogho Naba, le Cardinal Philippe OUEDRAOGO, Maître PACERE et autres.

C’est dire que d’un côté, on aura le Chef de l’Etat qui a créé la commission qui témoignera en faveur de l’accusé présumé auteur du coup d’Etat et les autres membres de la commission (sous réserve) et de l’autre, face à eux, le Président Jean-Baptiste Ouédraogo, ancien Chef de l’Etat et Monseigneur Paul Ouédraogo qui préside la commission. La justice doit avoir un visage ; elle ne doit pas être ce qu’on appelle en matière de culture une case de singes, les uns mettant la paille, les autres retirant et jetant la paille. Or, les membres de la commission (de sa création jusqu’à la fin de son mandat et la fin de la Transition) ont toujours travaillé dans l’unité, la cohésion et le même sens de conviction. S’ils doivent relever de deux positions antinomiques, l’une pour l’accusation, l’autre pour la défense, cela n’est pas du droit ni de la justice et aucun membre de cette Commission de concertation des sages ne doit accepter, en tant que membre si c’est cela qui a déterminé la convocation de présence, s’inscrire dans ce procès. Je le reprécise, une justice doit avoir un visage.

Maître, n’y a-t-il pas un problème pour vous et votre personnalité de Doyen des Avocats du Burkina Faso, quand on sait que certains de vos Confrères ont cautionné votre Convocation devant la Justice ?

Maître Pacéré : Pour moi, au point de vue généralités, il n’y a pas de problème particulier que je puisse être cité en témoignage dans un procès de mon pays et à côté d’anciens Chefs d’Etat, de Cardinaux, de très hauts Dignitaires de spiritualités, d’Empereurs qui ont tous droit cependant avec moi et tout le monde, à la considération, au respect. Mon problème, c’est si je me situe à l’intérieur de ce que je peux appeler « ma Maison », je ne peux oublier et méconnaître et je souhaite que tous les Avocats du Burkina Faso n’oublient pas que je suis le premier Avocat de ce pays, Premier Bâtonnier, suspendu d’exercice pour avoir défendu ce Corps à ne pas être supprimé sous la Révolution alors que des Corps d’Auxiliaires de la Justice, tels que les Huissiers, les Notaires, les Commissaires-Priseurs, furent abolis.

Je fus suspendu d’exercice pendant que certains Avocats avaient pris la poudre d’escampette pour aller s’installer confortablement dans d’autres pays. Je suis Avocat, adulé, honoré partout à travers le monde, et je le pense, il doit être dû à ma personnalité et surtout dans mon pays, un minimum de respect, de prudence et de considération.

Il s’imposait donc, avant qu’un justiciable ne m’envoie devant un Tribunal pour témoignage, surtout une Juridiction criminelle dans un milieu social, une opinion pour laquelle, un témoin d’un accusé de crime s’apparente à une complicité de comportement, que les Avocats d’un ou des accusés connaissent des garde-fous à être fixés par et pour eux-mêmes. Des garde-fous à ne pas franchir par leurs clients, des garde-fous à ne pas franchir par quelque esprit extérieur, même par inadvertance, quant à m’impliquer quel qu’en soit le domaine, à comparution à une barre pour témoignage ; surtout quand je ne vois pas le sens pour l’intérêt du Justiciable assisté.

Pour la protection de ma personnalité qui porte la grandeur du Barreau du Burkina Faso et de chacun de ses Avocats, il m’est difficile que les Avocats du Général Diendéré n’aient pas pensé à ce jour à me rendre une visite de courtoisie, ne serait-ce que pour m’expliquer pourquoi ils autorisaient leur client à me citer à la Barre pour témoignage pour leur client. M’impliquer dans ce grave dossier, même dans la présomption d’innocence avant décision judiciaire, c’est cela qui restera pour moi une tache sombre, noire de désobligeance d’Avocats, et encore, et dans mon pays, à l’égard du doyen que je suis ; un doyen qui se bat pour garder haut le flambeau des avocats en termes de protection et de respect, avec l’assurance d’une relève à la hauteur des attentes.

Maître, en quoi la liste dite des Témoins qui vous implique est-elle critiquable ?

Maître Pacéré : Du fait que cette liste me cite, m’identifie nommément comme pouvant et devant être témoin, et témoin de la Défense, elle manque de base, elle est critiquable, elle est très critiquable et dommageable pour toutes les personnes y visées. L’ensemble de ces personnes est pris dans sa globalité et dans son regroupement, à servir de mission exclusive de la Paix. Donc incompatibilité et impossibilité de lien avec un Coup d’Etat. C’est impossible, c’est irréel ; la dénaturation ne résiste pas à la critique.

Si on prend la liste des témoins du Général Diendéré, elle suit nommément dans le même ordre, à quelques ajustements près, le libellé du décret du Président Michel Kafando portant nomination des Membres de la Commission. Les membres de la Commission du Président Michel Kafando sont ainsi tous, membres de la liste des Témoins du Général Diendéré. Les membres de cette Commission du Président Kafando n’ont jamais été désignés et ne se sont jamais identifiés pour servir autre cause que la paix à construire dans leur pays. Les impliquer dans un acte de perturbation de la paix sociale est forcément de fausseté inconcevable de la conscience collective de ce pays justement dénommé de Patrie des Hommes intègres.

Il y a une réalité à signaler ; la tentative de Coup d’Etat est intervenue le 16 Septembre 2015 avec séquestration du Président Michel Kafando : qu’on ose prendre ici comme témoin de la Défense donc à décharge des accusés qui l’ont séquestré ; il faut quand même réfléchir et être logique ! Les membres du Cadre de Concertation des Sages, dont les uns ou les autres ont comme seule arme de conviction la Bible, le Coran ou la foi en la culture de la Sagesse de leurs Pères, étaient en fonction de sagesse avant le coup d’Etat du 16 septembre 2015 et ils ont poursuivi leur mission de sagesse après ce 16 septembre. Je ne veux pas interférer la Justice ; il faut laisser la Justice à la Justice avec ses multiples voies de recours.

Maître, à l’audience du procès du 6 avril 2018, après que deux avocats eurent déjà quitté leurs clients, 14 avocats quittaient à leur tour leurs clients, laissant sans Conseils, 12 sinon 14 accusés. Le procès dès lors a été suspendu pour reprise le 9 mai 2018. Que pensez-vous de ces déports qui laissent des accusés poursuivis sans défense ?

Maître Pacéré : C’est une problématique grave dont l’appréciation et la position relèvent du concept de la défense, de la conscience de chaque Avocat. Mais, je ne peux parler ici que de moi, l’Avocat Me Pacéré. C’est un cas de conscience ! Le grand avocat au Criminel, selon moi, ne doit jamais abandonner son client surtout pour des faits, même judiciaires, indépendants du client. L’avocat pour lui-même ne risque rien ; mais son client risque tout ; et si il a choisi l’avocat, c’est que celui-ci de son analyse est le meilleur de l’ensemble du moment des avocats pour sa cause et sa possibilité de constitution, que rien ne peut remplacer dans le cours du procès, surtout une improvisation de Commission d’Office qui improvisera souvent par forceps, des avocats de circonstance pour que la Justice de la Société et du moment, puisse sauver sa face, à défaut son être.

L’accusé au criminel, encourant le pire des déshonneurs et des dégradations, c’est comme une personne qui se noie ; si elle voit un crocodile qui flotte dans la rivière, elle va utiliser ses dernières énergies pour arriver et s’y accrocher pensant que c’est un tronc d’arbre alors que ce sera sa mort certaine et plus rapide. C’est son avocat seul, en qui il a eu confiance totale et sans réserve, qui peut le sauver en lui évitant des « troncs d’arbres » de la rivière. Cet avocat doit rester calme, courageux, serein, imperturbable aux côtés de son client, l’encourager, le conseiller pour qu’il lui soit rendu une Justice conforme à ce que voudra le pays. Dans l’histoire de la justice, il existe des avocats (dont certains furent mes Maîtres et des Monstres sacrés de la Défense) qui sont restés attachés à la vie de leurs clients. Beaucoup d’eux ont été suspendus d’exercice par les Pouvoirs et les Justices des moments voire jetés dans des geôles. Certains en sont sortis et ont continué de défendre leur idéal d’une Justice, celle vraie du Peuple à défendre.

Moi, premier avocat de ce pays et donc Doyen de tous les avocats, ce que j’attends dès lors de tous mes « enfants » par voie de conséquence, c’est qu’ils aient une pleine conscience de leur mission dans la Société, à défendre cette mission au péril de leur vie. Ils ne doivent pas s’exprimer ici par éclipse en fonction de la peur ou des critiques de l’opinion ou de leurs intérêts à exclure et s’éloigner de leurs clients dont la vie par leur serment de robe est liée et doit être intimement liée à la vie et au sort de leurs clients.

En tout état de cause, le Doyen Pacéré a foi en sa descendance, en sa relève dans tous les domaines de ses responsabilités de sa vie active assumés. Mais face à certaines situations et comportements, je suis atterré.

Maître, le 27 avril dernier, 8 Organisations de la Société Civile dont le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), lors d’une Conférence de Presse tenue à Ouagadougou, recommandent sinon exigent que « la reprise le 9 mai prochain du Procès du Putsch manqué de septembre 2015 se déroule sans désemparer jusqu’à la fin. Et que des mesures soient prises pour que les témoins cités soient pris en compte et que leur version des faits soit recueillie d’une manière ou d’une autre, que les Juges en charge de l’affaire prennent toutes les dispositions pour que ce procès ne soit plus reporté et qu’il soit même retransmis en direct sur les Chaînes de Télé et de Radio ». Que pensez-vous de ces demandes ?

Maître Pacéré : Sur l’idée d’imposer qu’à la reprise, le procès se déroule sans interruption, il faut, je le crois, laisser la Justice aller à son rythme avec ses règlements des incidents. J’ai vu des procès de la scène internationale pour lesquels, les incidents et préalables ont pris 12 mois, soit 1 an, et souvent même bien au-delà. Il faut tout évacuer avant d’entrer au fond d’une affaire ; il faut savoir qu’il y a au moins 100 avocats dans ce procès ; pour moi, il faut laisser la Justice se dérouler comme bon lui semble et ne pas la harceler comme si le commun des mortels était mieux au faîte des procédures et du droit que les premiers juristes et maîtres du dossier. On ne ferait pas de la Justice, mais une précipitation pour satisfaire une certaine opinion non au fait de la chose judiciaire. Le dossier que j’ai connu de la scène internationale a débuté en Juin 2001 et clos avec ses recours en 2014 (13 ans de Procès, Jonction de 6 accusés, ici, il y en a 84 ; pour la Défense, il y avait 12 Avocats ; ici, il y en a 100).

Sincèrement, je demande un peu de patience et de tolérance. Si on souhaite une vraie Justice. La période et les questions portant sur les incidents et préalables peuvent ne même pas concerner le Dossier. Les débuts des procès, outre les questions de pertinence liées au Dossier, c’est une période pendant laquelle les formations cherchent à connaître les Parties de la Chambre, leurs compétences, leurs réactions pour s’organiser. Il faut connaître les grands procès et ne pas laisser entendre que sortant dans la rue, on est outillé pour dire qu’il faut couper court et passer à l’essentiel, essentiel qu’on se croit maître de tout appréhender et juger. Non, il faut laisser la Justice à la Justice, la Chambre à la Chambre et suivre tranquillement en observateur avisé, respectueux de la pensée et de la parole des autres, et non en maître allégué de connaissances somme toute extérieures et donneur d’ordres.

Sur la nécessaire comparution des témoins convoqués par voie de presse par l’accusé le Général Diendéré, moi-même faisant partie de ces personnes, bien que ne connaissant pas le dossier dont on dit qu’il fait 15 000 pages, je dis que dans les principes généraux, du fait qu’il s’agit d’un dossier Criminel accusant des morts et des blessés, le dossier est donc dit du Ministère Public. Le Procureur Général ayant fait et fait faire des enquêtes par voie de Police et Gendarmerie, suivies d’Instruction par un Cabinet d’Instruction avec Contrôles et Décision (Arrêt de Renvoi) par Chambre d’Accusation, cela ayant pris environ 2 ans, la logique de la procédure fait qu’à chaque niveau d’investigation, les témoins identifiés par le Ministère Public fait objet de contestation avec témoignages de témoins en contestation en défense par les personnes attraites et inculpées ou accusées.

Le dossier une fois clos par l’Arrêt de Renvoi de la Chambre d’Accusation et envoyé en procès devant les Juges de Jugement, les Parties ne peuvent plus être admises à produire surtout par voie extra-Judiciaire des témoins qu’on fait venir par voie de presse et qui n’ont pas fait l’objet d’instruction par le Juge d’Instruction et les autres Corps d’enquête devant lesquels on devait proposer ces témoins pour confrontation notamment avec les victimes éventuelles pour clarification et crédibilité.

La Justice a ses règles qu’il faut respecter ; sinon même après le Procès et si on allait en Appel ou Cassation, on pourrait bloquer le Procès et les procédures devant la Cour de Cassation en jetant dans la Presse des Témoins nouveaux pour faire rouvrir par on ne sait qui, les débats. La Justice a ses règles ; les témoins devaient être fournis en défense au niveau des enquêtes préliminaires. Ce n’est pas quand tout est clos, que la Chambre d’accusation a rendu son Arrêt de Renvoi pour que les Juges de Chambre de Procès, jugent, qu’on saisit la Presse pour publier une liste de témoins dont les Co-accusés, les Victimes, les Organes d’Enquêtes Préliminaires, le Cabinet d’Instruction, la Chambre d’Accusation et autres, ignorent les fondements que cela peut participer par impossible, de la Justice.

Cette liste de témoins donc ne peut intéresser le procès et les Parties à ce stade terminal de la Procédure. Elle est forcément irrecevable. Cependant, l’Opinion se trouve à mon sens forcément intoxiquée et pense qu’en ne les admettant pas, ces dits témoins, c’est que la Justice veut cacher quelque chose. A titre exceptionnel, la Chambre Criminelle pourrait à la reprise du Procès, demander à l’accusé ou aux accusés intéressés s’ils tiennent à voir comparaitre ces dits témoins publiés dans la presse ; si Oui, il leur sera demandé à eux, puisque c’est après l’Instruction et l’Arrêt de Renvoi, de prendre en charge la convocation et leur comparution devant la Chambre Criminelle et tous frais concernant leur convocation, leur comparution et présence devant la Chambre. La Justice devrait ici être en effet très prudente !

Maître, et les propositions de retransmission par voie de presse et radio du procès que proposent les Organisations de la Société Civile dont nous venons de faire état, que pouvez-vous dire en la matière ?

Maître Pacéré : Ce Dossier judiciaire a pris une connotation grave par implication de l’Opinion publique par le jeu de la Presse dans toutes ses connotations, Télé, Radios, Presse en ligne et commentaires tous azimuts à esprit souvent tendancieux ; il m’apparaît dès lors utile que ce Procès soit intégralement retransmis par la Presse. Cette retransmission s’impose pour crédibilité de la Justice, et du Gouvernement sur ce Procès, que toute l’opinion puisse suivre ce procès sous toutes ses coutures du possible.

Cependant, vu la longueur attendu, il ne faudrait pas hypothéquer la vie nationale et tous les organes de l’information à ces assises ; il nous faut être aussi réaliste pour des raisons de coût. Aussi pour ma part, ce qui est à la portée de toute la population et de faire justice, c’est limiter la retransmission à uniquement la Radio et exclusivement les organes étatiques, quitte à ce que les autres exploitent ce qui sortirait de là.

Il reste toujours pour la retransmission du Procès surtout que c’est un dossier militaire et, très sensible, qu’il peut s’insérer des secrets militaires ; la Chambre peut ordonner des périodes de huis clos réglementées. Dans la pratique et pour les nécessités même de la Justice notamment pour les Contrôles et vérifications de la Chambre et des Voies de recours, les enregistrements sont continus pendant les huis clos, mais évidemment les enregistrements des huis clos ne peuvent être mis à la connaissance du Public.

Maître, une dernière question, qui en fait, devait être la première puisque la réalité était constatée à l’ouverture même du Procès et le premier jour ; on constate sous l’angle des acteurs du Procès, que sur les Parties, il y avait à l’ouverture, 100 avocats constitués pour les accusés et 4 avocats pour les Victimes ; cela est-il normal ?

Maître Pacéré : Sous cet angle, en matière de Justice, tout peut être normal c’est-à-dire, non irrégulier au sens du Droit ou de la Loi ; mais il faut savoir une chose, du point de vue des faits et de terrain, la Justice c’est en fait tout d’abord un problème d’équilibre ; partout, on cherche à réaliser un équilibre rappelé d’ailleurs par le symbole de la Balance. Le Procès, c’est un débat entre la Société représentée au Procès par le Ministère Public, les Procureurs (Procureur du Faso, Procureur Général, Avocat Général), la Société qui est offensée, qui est blessée avec elle, les Victimes, assistées de leurs avocats d’une part, et de l’autre, l’autre plateau de la Balance, les Auteurs allégués, c’est-à-dire, les accusés assistés de leurs avocats.

Avec une bonne organisation, on peut se défendre, on peut défendre avec de grands avocats, mais 100 contre 4, il y a un déséquilibre trop grand et pour moi, habitué des grands Procès, c’est impossible à combler si de l’autre côté ils ont un bon meneur au sommet et une bonne stratégie. Donc soyons réalistes, à 4 contre 100 on ne peut avoir une stratégie sérieuse à tout contrer, à moins que le grand nombre de son côté, ne dispose d’aucune stratégie et va en ordre dispersé. Le Procès ici, risque d’être dominé par la Défense ; la Cour risque d’être débordée, déstabilisée. La Défense fera le Procès ou créera le désordre. A la Présidence de la Chambre d’être ferme en maîtrisant le Dossier, la Procédure et le Droit.

Pour moi, les gens ne devraient pas à l’extérieur se contenter de critiquer la Cour ou de manière générale, la Justice ; ce sera toujours trop facile et trop simple. Il faudrait avoir le courage et la lucidité d’aider les Parties, surtout aider les victimes à se défendre. En aidant par exemple à la constitution d’Avocats pour les Victimes, avec pourquoi pas prise en charge des divers frais afférents.

SITA TARBAGDO (Journaliste, Collaborateur)
Interview réalisée à Ouagadougou le 02 mai 2018

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  • Le 6 mai à 20:55, par Ka En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Une interview bien pensée avec des questions et réponses bien plantées : Merci maître pour vos réflexions simples et limpides. Il ne reste qu’à la justice de faire son travail sans tenir comptes des ruses de quelques accusés pour sauver leur peau.

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  • Le 6 mai à 23:48, par Panga En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    TU COMMET UN COUP D’ETAT ET TU PRETEND QUE LES AUTORITÉS SONT TOUS COUPABLES PUISQ’ILS T-ON DIS EN SON TEMPS DE PRENDRE LES CHOSES EN MAIN POUR ÉVITER UN BAIN DE SANG. TU PRÉPARE MINISIEUDEMENT LE COUP ET L’INSU DE TOUT LE MONDE ET TU VEUT EMBARQUER TOUS LE MONDE (LE MORO NAABA, LE CARDINAL, LES MUSULMANS, MICHEL KAFANDO, JEAN BAPTISE ET J’EN PASSE).MÊME LES ÉLÉMENTS DU RSP PENSAIENT À UN COUP DE FORCE JUSTE POUR REVENDIQUER DES CHOSES. PRENDRE LA SITUATION EN MAIN NE VEUT PAS DIRE DE DONNER L’ORDRE DE TUER LES FILS ET FILLES DU BURKINA FASO. OUI ! TU A ENDEUILLÉS NOS FAMILLES GIENDERE DEPUIS MÊME AVANT LE PUTSH DE 2015. COMBIEN DE FAMILLE TU A ENDEUILLÉ DEPUIS LES ANNÉES 80 JUSQU’EN 2015. J’AI LA RAGE ET J’AI ENVIE DE TE TRAITER DE FILS DE PUTE. OUI ! TU SERA JUGÉ TOI ET TES COMPLICES TÔT OU TARD ET SA SERA MÊME AVANT 2020. TA VENUE SUR TERRE N’A ÉTÉ QUE VENIR TUÉ ! ON TE JUGERA EN ATTENDENT QUE LA JUSTICE DIVINE TE PUNIE. TU MÉRITE MÊME D’ETRE BRÛLÉ VIF CAR TU DEVRAIS MÊME PAS EXISTÉ SUR TERRE.

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    • Le 7 mai à 08:38, par Newton En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

      tu as tout dis. Dieu seul peut compter les morts que ce type a fait durant son passé ; sankara et ses compagnons, lingani, henri zongo et leurs compagnons, dabo, cessouma,norbert,zoromé a yako, ses collegues du RSP dont il avait peur, otis, black so man,watamou,koama, les adjoiunts du lion boukary, tuina, les assassins de norbert, le chauffeur de francois compaoré................................................................... .......................................................................................je vous demende de completer et publier. et quand il fuit lachement pour entrer à la nonciature en abandonnant sa vermine de rsp c’est lui qui ne veut etre alimenter par n’importe qui. tous les jours à prier a la rotonde et dès qu’il fini c’est pour aller tuer. qui a mis ce batard fins de pute au monde. il va payer et cher avec son autre general de carton.

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  • Le 7 mai à 01:32, par Bouba En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci Me pour cette interview riche en informations et en enseignements. Elle est longue, mais on ne peut résister à l’envie de la lire jusqu’à la fin. Longue vie à vous encore pour transmettre votre sagesse aux les jeunes générations

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  • Le 7 mai à 03:47, par Podio En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Voilà qui est bien dit ! C’est la densité la sagesse et l’expérience qui ont parlé. Il faut qu’on arrête de divertir le peuple. A ce peuple nous conseillons comme l’a dit le sage "la patience"

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  • Le 7 mai à 07:53, par TANGA En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    A lire Me PACERE, les procédures n’ont pas été appliquées en ce qui concerne les témoins.
    Lisez les dires de Me :’’Les Officiers de Police judiciaires, les Gendarmes, les Juges d’Instructions rencontrés par les personnes poursuivies, celles-ci pour leur défense, devraient citer pour audition et leurs moyens à décharge, indiquer avec toutes précisions les auditions des personnes à être témoins à leur décharge, en les ayant par courtoisie avisé ou fait aviser et recueillir leur accord. Ces moyens de défense consignés dans le dossier seraient examinés par l’Instruction et la Chambre d’Accusation pour crédibilité des prétentions des personnes poursuivies ; le tout consigné et arrêté ferait objet de Renvoi devant la juridiction du jugement, la Chambre Criminelle.’’
    Si cela n’a pas été fait, nous ferons un jugement et un jour nous serons jugés pour avoir fait ce jugement de la sorte.
    Evitons de tomber dans les sentimentalisme sans borne qui nous dicte le lynchage des accusés !

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  • Le 7 mai à 08:07, par sheiky En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    On avait tous senti le dilatoire dans cette convocation de témoins. je tombe des nues quand Me PACERE confirme que la liste a été publiée dans la presse avant sans procédure idoine auprès de la justice. cela relève clairement l’intention des auteurs. Ils cherchent à embrouiller l’opinion publique et à mettre une certaine pression sur le dossier.
    Et il se trouve des personnes pour applaudir ces individus pendant leur entrée dans la salle du procès. C’est pas de la rancune, ni de la vengeance. Mais il y a des personnes dans ce pays qui se sont tout permis et qui, malheureusement, n’ont pas le niveau de courage et l’intelligence dont on les affublaient. Depuis plus de trente, des personnes sont au centre de tout des pires atrocités qu’a connu notre pays. Mais ces personnes trouvent toujours le moyen d’esquiver et de nier leur responsabilité. On ne cherche que la vérité et la justice pour apaiser les cœurs et tourner la page.
    Me PACERE a relevé un fait très important à mon sens. Il s’agit du nombre d’avocats en présence. J’espère que les avocats de la partie civile et les juges ont fait beaucoup d’exercices physiques et intellectuels. Sinon, ils risquent d’être laminés par le rouleau compresseurs de la défense.

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  • Le 7 mai à 08:19, par la loupe En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Bjr. C’est une interview digne d’intérêt. Me PACERE à tout dit il faut quitter le dilatoire c’est pas digne d’un burkinabé. Les accusés n’ont qu’à demander la clémence du tribunal simplement. Bonne chance nous tous !

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  • Le 7 mai à 09:38, par SID En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci Maitre d’avoir appelé à la clairvoyance et surtout d’avoir conseillé que les excitations ne prennent pas le dessus sur le droit, que les passions n’emportent pas sur le droit. Il faudrait tout le temps qu’il faut à la justice pour traiter sereinement ce dossier. C’est cela aussi l’indépendance de la justice que nous exigeons tous les jours. La loi est dure mais c’est la loi, plus ca avance plus les gens se découvrent et mieux l’ambiance devient de plus en plus sereine, une décision de justice est sérieuse, aussi sérieuse qu’elle doit suivre toutes les procedures pour ne pas être arbitraire. de part et d’autre il ya des attentes et la justice doit s’assurer qu’elle ne se trompe pas. Laissons la justice faire son travail.

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  • Le 7 mai à 09:51, par Barry Carolle En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci à Fasonet de nous offrir cette interview de haut vol. Cela manquait un peu à notre paysage médiatique. Je souhaite, sans prétention aucune, que la presse contribue à élever le niveau du débat dans notre pays. Le Burkina Faso regorge d’intellectuels de haut niveau capable de faire des analyses profondes. C’est ainsi que l’on assurera la relève et l’on suscitera de la vocation dans notre pays. Sinon ce qui nous est servi est pathétique ; à l’image des sorties de Messieurs Frédéric Guirma, Laurent Bado et Suumane Touré.
    Sur le fond il y a bien sûr des choses à redire mais je suis largement satisfait de la forme de l’interview. Sinon est-ce que le Doyen des Avocats, quelque soit sa notoriété par ailleurs, n’est-il pas un justiciable comme les autres Burkinabè ?

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    • Le 7 mai à 14:40, par Le Vigilent En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

      Mme Barry Carolle,

      Vous avez declare que, je cite : «  ....le Doyen des Avocats, quelque soit sa notoriété par ailleurs, n’est-il pas un justiciable comme les autres Burkinabè ?  »
      Vous n’avez pas bien lu et/ou compris Me Pacere.
      Il n’a jamais dit qu’il n’est pas justiciable comme vous et moi. Il a dit qu’il n’a pas sa place dans ce proces, tant que temoin a decharge, de meme que les autres temoins cites par Diendere, car :
      - la citation a comparaitre est intervenue apres la cloture de l’instruction du dossier ;
      - celui (Diendere) qui les a cites ne les a jamais contactes ou fait contacter pour un eventual temoignage au cours de l’instruction de l’affaire ;
      - les personnes citees n’ont eu aucun contact avec Diendere apres juillet 2015 quand personne ne pensait a un eventual coup d’état. Est-il logique de vouloir les appeler a temoigner sur une affaire dont ils ignorent tout des tenants et aboutissants ?
      Il s’est dit surprise que les avocats de Diendere, qui l’on suivi tout au long de la procedure de l’instruction, n’aient pas eu la presence d’esprit de conseiller leur client d’approcher les temoins qu’il voulait citer pour leur expliquer pouwquoi il souhaitait leur temoignage et sur quoi.
      etc....

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  • Le 7 mai à 09:55, par Manik NIKI En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Ce n’est pas de la logorrhée. Il y’a de la matière grise qui illumine tout ce qui a été dit, tout en berçant le lecteur dans un cours magistral de droit. Merci maître ! Merci pour cette lumière apportée.

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  • Le 7 mai à 15:15, par armel En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    où sont les prétendu maître kere Paul,et Traoré Paul ? vous avez intérêt a revoir vos copies.car le MAÎTRE ,le vrai a parlé. quittez vos robes de mendiants et revetez vous de la robe de la dignité, de l intégrité,. Soyez des défenseurs de la veuve et de l orphelin.Le sang qu on fait couler vos dieux(bassolet et dendjere) est le même qui il coule dans vos veines. utiliser vos petits savoir pour la justice et non pour les bourreaux du peuple.longue vie au Grand Maître Lacéré
    PACERE.abas les avocats complices des assassins du peuple.

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  • Le 7 mai à 15:18, par Laure En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Maitre Pacere, se contredit en estimant que les préliminaires peuvent durer une année et qu’il faut laisser la justice aller au rythme qu’elle veut. En même temps, il semble donner raison à ceux qui estiment que, s’agissant de ce procès du putsch, il faut que les choses sérieuses commencent enfin, parce que les accusés et leurs avocats font du dilatoire pour faire traîner inutilement les choses. La preuve, le fait de vous citer, Vous, maître PACERE ainsi que des notabilités comme le Moro Naaba, les Macky Sall, etc. Vous voyez donc que eux qui estiment que les accusés jouent avec les nerfs du peuple ont raison. Non au dilatoire et à ces fausses histoires dîtes de procédure. Ou alors, qu’on laisse le temps au temps pour corriger les erreurs et amener Maître PACERE d’aller témoigner. Même si cela nécessitera une suspension de 4 ans !

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  • Le 7 mai à 16:41, par NGOONGA SIDA En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci pour cet intervu.. Facile en parole Mais Attention VOUS avez bien dit 75 ans ?... uuhm ..il faut avoir fait des ecoles Oratoire des GREK.....ont se connait..Comme les genre Appolos qui ont detourné des foules...AVOCA......Rappele z vous souvent que vous etes Citoyens de deux nation ..J’espere que vous etes avant tout Croyant comme chacun de nous..?.Bouche miel et coeur de Fiel.attention a ca...Avec tout le respect que nous avons pour les uns et les autres . Est ce que voulons la VERITE ? Voulons nous la verite et la Justice de Dieu ou des Hommes ? Les temoins son des hommes ou des Divins vont ils demeurer Eternellement ou ya t’il un temps pour quitter ce monde.?..Pourquoi ’ils ne peuvent pas se presente ?..Mais vous pouvez traiter des problemes En cahette pendant les crise ensemble et quand ca Chaufe .... . SI vous Aimez la verite et vous aimez les martirs et voulez aidez monde a connaitre la VERITE .il faut que QUINCONQ ESt cite comme temoin se presente..NUL N’EST au DESUS DE LA JUSTICE.SAUF peut etre la Justice AU BURKINA..Qu’est qui vous empeche de repondre oui ou Non .SI Le colonel Dit des mensonges cela va le ratrapé. Sauf que si les temoins vont dire quelque chose qu’il on vu et entendu qui va decharger le colonel.Ou simplement c’est l’unique occasion de finir avec lui .comme certains l’ont dit. JE SAIS LE MORO NAABA SE PRESENTE IL RELATE EXCATEMENT LES FAIT CE QUI C’est PASSE DANS SON PALAIS RESPCT. En TANT QUE ROI..ET cest la qu’il aura plus de ..O Verite tu disparu..UN DIT LA VERITE.. ..MAIS DIEU OBSERVE TOUT ..

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  • Le 7 mai à 16:43, par Le Mentalist En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Voilà ce que j’appelle agacer un homme sage et porteur de valeurs ! Que les opportunistes et minables qui accourent chez le Mogho-Naba et se font voir dans la presse sachent que la chefferie coutumière n’est pas leur faire-valoir.

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  • Le 7 mai à 20:37, par Sougri En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci le mentalist s’est vraiment ahurissant et gonflé de la part de diendéré de chercher à salir le nom du moro naba de vouloir le trimballer devant des tribunaux pour qu’il vienne témoigner de je ne sais quoi pour lui tiré d’affaires . S’est vraiment minable .
    A l’heure actuelle le moro naba doit se sentir très mal dans sa peau, lui qui a voulu que les fils de ce pays s’assaignent et discute pour qu’il n’y ai pas d’effusion de sang se retrouve être cité à comparaître devant un tribunal, vilipendé par des bon à rien comme touré ousmane dont le seul souhait est de mettre en conflit les différents ethnies du burkina .
    Maître pacere titinga à parfaitement raison quand il dit que les dignitaires qu’ils soit religieux ou coutumière n’ont pas besoin des services des services des politiciens, ce sont les politiciens qui crée les problèmes et accourt vers ses notable respecté et respectueux pour demander conseils et même de protection .
    Je crois que le palais du moro naba étant un havre de paix ou tout le monde viens s’abreuver nous devrions plutôt dire merci à sa majesté et l’encourager à resté toujours à l’écoute du peuple plutôt que de le vilipendé .
    Vraiment les jaloux vont mourir ; je vois certains politiciens qui se ronge les freins actuellement car pleins d’aigreur et de haines je veux parler de touré ousmane et ses adeptes ; relisez l’interview du maître s’est plein d’enseignement .
    Un grand merci à maître titinga pacéré pour cet éclairage.
    Pour un coup de maître s’en un , bravo et longue vie à vous .

    Sougri de paris

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  • Le 7 mai à 20:57, par war En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Il y a eu un coup d’état du groupe rsp dirigé par le col major Boureima kiere contre zida et son groupe. Ce fut un coup de colère contre zida et la transition. Zida,commandant nikiema,et le groupe de auguste Barry devait tous être traités (zigouilles).c’est à partir de là que dienderé saisi par la commission a accepté de s’impliquer.Au départ il a refusé en proposant l’implication de Dominique dienderé son cousin qui était à l’époque ambassadeur en Algérie. Il a simplement décline l’offre.C’est en ce moment que la commission élargie au moronaba en personne s’est réunie chez le moronaba et à demande formellement au général Gilbert diendere de s’impliquer pour éviter une vraie guerre civile entre les deux camps sur-armés surtout par les armes de kadaffi à destination des rebelles de soro.Une quantité impressionnante d’armes ainsi que des véhicules v8 était en attente au rsp et pouvait permettre à 500 commando de finir ouaga en la bagdadisant.L’intervention de Gilbert à sauvé la vie des membres du gouvernement et à éviter une guerre civile qui serait toujours en cours s’il n’y avait pas eu accord.Ça été la même situation en centrafrique entre bozize et la seleca du major djotodia. Donc Gilbert a raison de demander aux principaux acteurs qui lui ont demandé de s’impliquer pour éviter un fleuve de sang à venir dire ce qui s’est passé .ce n’est pas un manque de respect mais la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé. Certains rsp accusent même diendere d’avoir trahit leur coup.

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  • Le 9 mai à 12:37, par Damis En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Merci Me pour cette intervention digne d’intérêt. Ici la sagesse a parlé. Malheureusement les accusés n’ont jamais connu ou reconnu cette sagesse dans notre cher pays, et refusent toujours de la reconnaître.
    Mais le Grand Bon Dieu est aux commandes.
    Que les criminels soient châtiés à la hauteur de leur forfait.

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  • Le 5 juillet à 16:56 En réponse à : Procès du putsch manqué de septembre 2015 : « Je n’ai pas ma place comme témoin dans ce procès », MaîtreTitinga Frédéric PACERE

    Slt
    A lire attentivement Le doyen des avocats il est indéniable qu’il n’a pas mendier des honneurs, ils les méritent. Ce que je respecte en ce homme, C’est que, quand il parle, Il dit ce qu’un homme intègre devrait en tout temps et en tout lieu dire si son avis est requis. Ce que vous dites doyen (TOUT MES RESPECTS) vient d’éclairer plus d’un, après qu’on ai assister à toute cette comédie judiciaire qui nous a fait très mal au ventre. Je me suis poser la question de savoir comment les avocats de la défense peuvent-il passer à côté d’une si grande voie royale en matière de procédures ? A savoir qu’on ne peut pas se permettre de laisser son protégé publier publiquement des témoins que le juge d’instruction n’a pas entendu avant de clore l’instruction ? Déjà, avec juste mon petit niveau d’éducation,je me demande si les personnes morales cités à comparaître, n’étaient -ils pas les mêmes qui ont tout tentés pour ramener la sérénité contre le refus des mêmes putschistes dans ce si beau et si magnifique pays ? Si les putschistes voulaient vraiment que ses personnalités à qui nous donnons tant de respect puissent dire un mot au peuple burkinabè, ils doivent commencer par reconnaître humblement leur forfaiture et demander à ce que la commission des sages intercèdent auprès du peuple burkinabè pour la réduction des peines qu’ils encourent après avoir poignarder tout un peuple dans son cœur.
    Doyen merci car à travers votre interview j’ai tout de suite appris et compris comment les choses se passent au tribunal.
    Merci de prendre bien soin de vous même afin que nous puissions bénéficier dans le meilleur des cas possibles de vos éclaircissements sur les sujets qui touchent le cœur du savoir vire en société humaine à savoir la construction de la paix.
    Vous êtes une valeur absolue pour nous et Valeur Absolu de (Maître PACERE) = Toujours positif pour le peuple tout entier.
    A SITA TARBAGDO Puisse la lumière du Dieu tout puissant te guider nuit et jour afin que tes pas nous apportent toujours des informations d’une si grande importance pour la croissance intellectuelle des générations futures.
    Que la grâce de Dieu nous donne de nous accepter les uns , les autres pour la construction de cette nation.
    Koglwéogo International

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