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Artisanat minier au Burkina Faso : Un forum national pour renforcer la contribution du sous-secteur à l’économie nationale

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • • mercredi 2 mai 2018 à 23h20min
Artisanat minier au Burkina Faso : Un forum national pour renforcer la contribution du sous-secteur à l’économie nationale

Ouagadougou abrite ce jeudi 3 mai 2018, un forum national sur l’artisanat minier. Placé sous le thème« L’artisanat minier au Burkina Faso : quelle stratégie d’encadrement pour une meilleure contribution à l’économie nationale ? » ce forum, qui se veut participatif, se tient sous l’égide du ministère des Mines et des carrières, et offre l’opportunité à l’Etat d’exposer sa vision et ses actions en faveur d’une organisation efficace du sous-secteur de l’artisanat minier. Il réunira, outre les artisans miniers, des représentants de l’administration minière, des services étatiques déconcentrés, des collectivités locales, des associations et des partenaires du secteur.

La contribution de l’artisanat minier au développement du pays est faiblement optimisée, d’où l’initiative du ministère des Mines et des carrières de mettre en débat la question de la contribution de cette forme d’exploitation minière au renforcement de l’économie nationale d’une part et à la sauvegarde des valeurs sociales burkinabè d’autre part. En effet, à la faveur du boom minier observé dans notre pays depuis quelques années, les artisans miniers ont, en majorité, amorcé une phase de mécanisation de leurs activités et sont, aujourd’hui, à même d’accroître les quantités d’or extraites au Burkina Faso.

Selon les enquêtes 2016 et 2017 de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), le sous-secteur de l’artisanat minier constitue une source de revenus pour plus d’un million de personnes intervenant sur 600 sites d’orpaillage recensés sur toute l’étendue du territoire national. Ces mêmes enquêtes révèlent qu’en 2016 la quantité d’or produite par le sous-secteur est estimée à 9,5 tonnes pour une valeur de 232,2 milliards de francs CFA.
Toutefois, si ce secteur se confirme comme un de ceux à fort potentiel de création de richesses, il n’en demeure pas moins qu’il connaît des difficultés ; des difficultés qui s’observent aussi bien aux plans juridique et administratif qu’économique, environnemental et social.

En effet, au plan juridique et administratif, les artisans miniers sont nombreux à ne pas respecter les cahiers de charges relatifs à l’exploitation minière. On note entre autres que de nombreux artisans miniers recourent à la fraude de l’or pour échapper au contrôle des services techniques, statistiques et fiscaux tandis que d’autres défient l’autorité en travaillant pendant l’hivernage, période la plus propice aux éboulements.
Au plan économique, on déplore annuellement dans le sous-secteur de l’artisanat minier, un manque à gagner situé entre 240 milliards de francs CFA et 360 milliards de francs CFA dans la mesure où la quantité d’or fraudée se situe entre 10 et 15 tonnes. Au plan environnemental, les activités d’exploitation artisanales sur une bonne partie du territoire national sont malheureusement à l’origine de la dégradation des ressources naturelles et de la pollution de l’environnement du fait de l’utilisation de produits chimiques dangereux.

Enfin au plan social on assiste, sur les sites d’orpaillage et aux alentours, des actions de déviance sociale, notamment la toxicomanie, le banditisme, le travail des enfants et la dépravation des mœurs. Nombre d’observateurs estiment que les sites miniers de façon générale et les sites d’orpaillage de façon particulière constituent des nids de rebondissement du VIH/SIDA.

Rechercher le consensus pour l’atteinte du cap fixé par le PNDES au secteur des mines

La priorité au cours de ce forum restera la recherche du consensus entre acteurs pour l’atteinte du cap fixé par le Plan national de développement économique et social (PNDES). L’ambition du gouvernement traduite dans ce référentiel consiste en substance à développer le secteur minier industriel et artisanal pour en faire un secteur compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents. Elle devrait passer, entre autres, par la progression de la part du secteur minier au Produit intérieur brut (PIB) de 8,3% en 2015 à 10,2% en 2020, la hausse de la part des entreprises locales dans la fourniture des biens et services miniers de 14% à 25% en 2020, et l’accroissement des emplois locaux, actuellement de 7 000, à 15 000 en 2020.

Autant dire que le gouvernement compte aussi bien sur le sous-secteur minier industriel que sur le sous-secteur minier artisanal pour atteindre ces objectifs.
Déjà les acquis engrangés par le département des mines et des carrières seront partagés au cours de ce forum avec les autres acteurs qui approfondiront leurs connaissances sur l’évolution du cadre législatif et règlementaire ayant trait à l’activité d’artisanat minier. Ainsi, les sept (7) décrets d’application du Code minier seront présentés aux participants qui prendront également connaissance du contenu de la loi N°051-2017/AN portant fixation du régime des substances explosives à usage civil au Burkina Faso et de la loi N° 028-2017 /AN du 18 mai 2017 portant organisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses.

La Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) ainsi que son nouveau mode d’intervention seront largement présentés aux participants au forum. Il en sera de même pour l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), créée et opérationnalisée pour contribuer à la modernisation et à la rentabilité des exploitations artisanales d’or.
Rendez-vous du « donner » et du « recevoir », ce forum ouvert aux organisations d’artisans miniers et aux OSC du secteur des mines servira de cadre pour l’expression des opinions et pour la formulation de propositions favorables au développement du sous-secteur.
Le forum sur l’artisanat minier, faut-il le rappeler, se tient dans un contexte où l’artisanat minier autrefois activité de subsistance est devenue la deuxième occupation en milieu rural après l’activité agricole.

Le ministère des Mines et des carrières

Messages

  • ON peu arrete ls frode ?qu’avec l’acor entre le burkina, ghana, CI.. e de less les orpallair libre...

  • Ce forum est inutile car si on revient dans un an ou deux, le résultat sera toujours le même : fraude massive, pollution diverse et variée, banditisme, etc. La ruée vers l’or est un mirage et si le PNDES compte sur ce secteur, c’est compromettre définitivement l’avenir des générations futures !

  • Réfléchissez davantage à comment le secteur peut être plus productif, employer plus de gens, produire moins de nuisance. Le reste suivra. Éviter d’étrangler le secteur avec vos lois inadaptées, vos contrôles peu productifs (parfois des fenêtres ouvertes pour la corruption passive et/ou d’agents publics), votre propension à taxer (alors qu’au moment où les gens mourraient dans les fosses pour faire émerger le domaine, l’État était aux abonnés absents).

  • Si les forums développaient un pays,nous serions déjà au niveau du développement de la Corée du Sud.Malheureusement chez nous,on se réunit juste pour se chatouiller pour rire sur des perdiems

    • Oui, mon frere tu as tout dit.
      L’Ecologue estime que tout ça c’est Hoba Hoba, car nous n’avons pas encore formé les spécalistes pour l’exploitation judicieuse de toutes nos ressources naturelles (en eau, forestières, halieutiques) minières etc.
      Pour le moment, c’est le BRADAGE ET LA POLLUTION ASSUREE que nous leguons (qu’ils : les gouvernants) a la posterite.
      Est ce que les ressources minières pourrissent dans ce sol et sous-sol ?
      Elles ne sont pas à notre génération si nous n’avons pas trouvé les vraies solutions de leur exploitation pleinement profitable à nous.
      ARRETEZ CE BRADAGE

  • La question de l’orpaillage a été mal gérée jusque là. L’ État avait mis l’accent sur la libéralisation de la commercialisation de l’or au détriment du comptoir burkinabè des métaux précieux. Le résultat est là, il n’est pas mieux que celui de la CBMP, pis les détenteurs de comptoirs privés se sont illustrés comme des prédateurs aussi bien des orpailleurs que de l’État en s’ accaparant des richesses sur font de confusion des rôles juridiques des comptoirs d’achat et des autorisations d’exploitations artisanales traditionnelles de l’or. L’ AEA par exemple se renouvelait à souhait en foulant au pied les dispositions du code minier. Comme preuve de mes allégations, j’ai connaissance d’une AEA qui n’a jamais été délimitée ni bornée alors même que c’est l’une des conditions de renouvellement d’une AEA. Cependant, le détenteur en renouvelait autant qu’il en avait envie. Sous le régime passé, certains avait des camps CRS à leur disposition pour dissuader et arnaquer la population. Je m’arrête là mais il y a beaucoup à dire et à redire sur ce sujet qui a fait beaucoup de victimes dont ’l’État et les populations.

  • Le BF est un pays minier, et ce que doit faire l état pour développer ce secteur c’est de favoriser la modernisation du travail minier à travers la semi mécanisation car les orpailleurs souffrent beaucoup à cause du manque de matériels et le travail est souvent stoppé pour sa. Notons que c’est à cause du chômage et du manque de moyens que les hommes femmes et enfants mineurs du pays s’adonnent à l’orpaillage donc si le secteur est bien soutenu et moins étouffé par les contrôles(accentuer les contrôles au niveau des frontières et les relaxer à l’intérieur du pays) les esperances du gouvernement seront largement satisfait. En plus je pense que le gouvernement doit autorisé les artisans miniers a pouvoir s’installer à côté des mines industriels et exploiter librement au lieu d’être tout temps chassé sur ces sites ce qui provoque la forte migration vers les pays voisins et rendant encore plus difficile le contrôle du travail et le développement du banditisme...

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