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Jazz à Ouaga 2018 : Vieux Farka Touré en feu pour emporter les jazzophiles

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Cryspin Masneang Laoundiki • mardi 1er mai 2018 à 23h40min
Jazz à Ouaga 2018 : Vieux Farka Touré en feu pour emporter les jazzophiles

La 26ème édition du Jazz à Ouaga a lieu du 27 avril au 5 mai 2018. Pour la troisième soirée de cette édition, deux prestations ont été données le lundi 30 avril 2018, au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) de Ouagadougou.

Le 30 avril, le monde commémore la Journée internationale du Jazz. Pour la 26ème édition du festival Jazz à Ouaga, les organisateurs ont sorti les « gros calibres » du programme. « Il fallait qu’on marque cette date. C’est pour cela que nous avons bien choisi le groupe ghanéen qui fait du jazz pur. Et à côté, il fallait mettre aussi une des grosses pointures de cette 26ème édition, Vieux Farka Touré, le fils de son père qui fait du jazz pur mandingue », a indiqué le président du Jazz à Ouaga, Abdoulaye Diallo.

Le 30 avril 2018, c’est aussi une date qui marque la disparition du slameur du groupe « Qu’on sonne & Voix-ailles », Hamidou Valian, survenue suite à une maladie. Une minute de silence a été observée dès le début de la soirée en sa mémoire.
Le groupe ghanéen Nii Obli & The Accra Jazz Quintet a presté en premier. Nii Obli (guitariste et leader du groupe) et ses complices ont embarqué le public sous un rythme teinté de belles sonorités.

Vieux Farka Touré

« Ouh yeah, Ouaga is sweet », « Ouh oui, Ouaga est doux », ce sont avec ces refrains que les jazzophiles ont accompagné le groupe.
Pour la seconde et dernière prestation de la soirée, Vieux Farka Touré du Mali a continué le voyage avec son public qui était au rendez-vous.

Avec sa belle mélodie en adéquation avec les rythmes de ses titres. Vieux Farka Touré a repris la chanson « Walaye doux » de son père Ali Farka Touré. Selon ses explications, c’est l’un des titres de son père qu’il a l’habitude de chanter lors de ses concerts, car beaucoup de fans y prennent part parce qu’il est le fils d’Ali Farka Touré. « Je trouve que c’est une chanson qui est très importante et intéressante parce que ça parle de nous les hommes.

Vieux Farka Touré sur scène

Il faut arrêter la lâcheté et toutes les mauvaises pratiques entre nous les hommes.

Tout problème commence à ce niveau.Si chacun vit et prend les choses positivement, je pense qu’il n’y aura pas de problème », a-t-il précisé.
Les jazzophiles sont emportés par les sonorités durant la prestation du Vieux Farka Touré, jusqu’au point de le rappeler sur la scène à la fin de prestation. En effet, lorsque l’artiste a fini sa prestation et a quitté la scène, le public s’est mis à crier « bissez, bissez, bissez… ». Dans les coulisses, Vieux Farka Touré ordonna à son orchestre de repartir jouer le dernier morceau, conformément à la demande des mélomanes.

Nii Obli sur scène

En ce qui concerne l’engouement tout le long de son passage sur scène, Vieux Farka Touré confie qu’il n’a pas de secret. « Il faut savoir que les gens qui viennent, quelle que soit la condition dans laquelle vous jouez, il faut donner le plaisir à son public. C’est très important », a-t-il souligné.

Il faut rappeler que le festival Jazz à Ouaga est à sa 26ème édition et cela se déroule du 27 avril au 5 mai 2018. Du 3 au 5 mai, les spectacles vont se produire du côté du jardin de la musique Reemdoogo. Le village du festival est installé au FESPACO.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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