Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

LEFASO.NET | Par Marcus Kouaman • jeudi 12 avril 2018 à 18h28min

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a-t-il besoin d’une médiation ? Depuis des mois maintenant, l’instance de régulation des médias est dans la tourmente. L’institution rattachée à la Présidence du Faso peine à trouver ses marques depuis l’incarcération pour malversation, dit-on, de sa présidente Nathalie Somé en septembre 2017 (elle jouit présentement d’une liberté provisoire).

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Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

La dernière crise en date est celle qui oppose le Vice-président (VP) du CSC, Désiré Comboïgo (assurant l’intérim de la présidence), à son Secrétaire général (SG) Louis Modeste Ouédraogo, sur la légalité de certains actes administratifs. Récit des deux camps qui se livrent bataille dans l’instance suprême de régulation des médias au Burkina Faso.

Qu’est ce qui se passe encore au CSC ? Cette question, beaucoup de gens se la posent, tant les crises à répétition ne manquent pas. L’ombre de Nathalie Somé planerait-elle toujours sur l’institution malgré son absence ? On se souvient qu’après avoir vu son premier responsable et son Directeur des affaires financières (DAF) déposés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), le CSC a connu une période de flottement. Qui pour assurer l’intérim de la présidence du collège des conseillers ? Après un jeu de ping pong, de nomination d’un président suppléant, suivie de la désignation du Vice-président Désiré Comboïgo pour assurer l’intérim, beaucoup pensaient que les choses rentreraient petit à petit dans l’ordre. Mais, il apparait clairement que les vieux démons de 2015 (suspicion, division) sont de retour, du moins n’ont jamais quitté la maison. On se retrouve donc face à deux camps qui “s’affrontent“, sinon trois camps. Les pro VP contre les pro SG (taxés de pro Nathalie) et bien entendu les non-alignés (ceux qui ne se sentent pas concernés par cette bagarre des grosses têtes). On n’insistera pas sur ce dernier camp.

Le début du clash

Tout serait parti de la réunion de prise de contact entre le VP et les Directeurs du CSC le 6 février 2018. Une rencontre qui s’est terminée en queue de poisson puisque ces derniers ont vidé la salle après quelques minutes d’échanges pour marquer leur désaccord lorsque le VP a laissé entendre qu’il assumait la plénitude les fonctions de président de l’institution. Depuis cet incident, plus rien ne va dans la maison de la régulation.

Selon les frondeurs, le Secrétaire général en tête, le blocage et de disfonctionnement que connait le CSC depuis des années sont causés par le Vice-président Comboigo « assoiffé de pouvoir » et qui veut se venger de tous ceux qui ont collaboré avec Nathalie Somé. En tant qu’intérimaire donc, n’étant pas le président de l’institution, ses pouvoirs sont limités. D’autant plus qu’aucun arrêté, ni décret ne le nomme à ce poste. Son rôle est donc d’expédier les affaires courantes. Il ne peut donc ni produire un acte de nomination, ni de mise à disposition car cela relève des pouvoirs du président du CSC. Lequel pouvoir a été délégué au Secrétaire général. Il aurait fait fi de cela et a procédé à la nomination d’un gestionnaire qui était en service à la représentation de l’Ouest, à l’affectation d’un agent qui était en service à la représentation de l’Est et la remise du Directeur de la communication et des relations publiques à son ministère d’origine. Dans ses prérogatives, le SG dit avoir rédigé un communiqué pour dire que ce dernier reste à son poste.

C’est après avoir échoué de le faire enlever en Conseil des ministres qu’il a décidé de prendre d’autres actes dont l’arrêté le suspendant pour trois mois. Une suspension qu’il dit nul et de nul effet, car selon le SG un arrêté ne peut pas le suspendre de ses fonctions du moment où il a été nommé par décret pris en conseil des ministres. Parallélisme des formes oblige.

Constatant le blocage, les deux protagonistes (VP et SG) ont été rencontrés le 21 février 2018 par le Directeur de Cabinet de la présidence du Faso sur instruction du Chef de l’Etat afin de sortir de l’impasse. Des remarques ont été faites à tout un chacun et engagement avait été pris de part et d’autre de taire les distensions. Il fallait arrêter le mouvement du personnel et organiser une Assemblée générale pour rassurer tous les agents. Ce qui ne fut pas fait. C’est ce qui a donc valu une lettre de rappel de la part du Directeur de cabinet de la Présidence du Faso en date du 7 mars 2018.

Une affaire d’argent ?

Le SG est convaincu que sa « suspension » découle du fait qu’il se refuse de suivre les ordres du VP pour engager la maison dans certaines dépenses. Le Vice-président, à travers les services financiers, aurait demandé au SG de signer des fiches de déblocage du budget du CSC à hauteur de 200 millions de FCFA. Lequel déblocage servirait à lancer des marchés publics ainsi que la construction de la délégation régionale du CSC au Nord (Ouahigouya).

A cet effet, selon le SG, le VP aurait même déjà appelé le maire de ladite ville pour demander un terrain. Joint au téléphone ce mercredi 11 avril 2018, le cabinet du maire de Ouahigouya affirme que l’édile de la ville a effectivement reçu un appel du Vice-président Comboïgo et même une correspondance a suivi cet appel pour demander un espace afin de construire la représentation du Nord. Mais avant, la mairie avait été contactée il y a des mois par le correspondant du CSC dans la région et une note avait été écrite par le SG à ce sujet sur instruction de Nathalie Somé qui était toujours en poste comme présidente de l’institution.

Le SG trouve que pour l’heure, ces dépenses sont inopportunes, la priorité est que le service fonctionne correctement. Et il ne sert à rien de prendre de telles décisions surtout qu’une nouvelle loi concernant le CSC vient d’être votée et que le collège actuel, dont fait partie le VP, est sur le départ. Donc pas de raison d’entamer ces chantiers alors qu’il ne reste plus que trois semaines à la tête de l’institution.
Faux rétorque l’autre camp. Le Vice-président étant absent de son bureau dans la matinée du mardi 10 avril 2018, c’est Evariste Bationo, nouvellement nommé Directeur de la communication et des relations publiques par intérim qui a bien voulu répondre à nos questions. Il confirme que la note suspendant le SG de ses fonctions et nommant du même coup son intérimaire est effective. Le VP jouissant de tous les pouvoirs dans le souci de la continuité du service peut le faire. Il explique que depuis la prise de fonction de Désiré Comboigo à la tête du CSC, une partie du personnel, avec à sa tête le SG fait tout pour que l’institution ne fonctionne pas comme il se doit. Tout simplement pour qu’on taxe le VP d’incompétent alors qu’il n’en est rien. Il en veut pour preuve des taches qui sont confiées au SG qui refuse de les exécuter sous prétexte qu’un intérimaire ne peut lui donner des ordres.

Par exemple, dès sa prise de fonction, l’intérimaire Comboïgo s’est rendu compte que de septembre à décembre 2017, les dépenses en carburant du CSC étaient de 12 millions de FCFA. Par écrit, il a demandé au SG des explications, ce que l’intéressé a refusé de faire. C’est donc de l’insubordination. Des faits que le SG réfute. N’étant pas ordonnateur du budget donc ne gérant pas de carburant, le SG dit avoir répondu en spécifiant qu’il ne peut pas justifier ce qu’il n’a pas géré. D’autant plus que tout le budget 2017 en matière de carburant est de 24 millions et c’est même avec ce budget que l’institution fonctionne à ce jour. Il souhaite qu’un audit soit commandité pour que l’on sache la vérité.

Toujours selon Evariste Bationo, le VP assumant la plénitude des fonctions de président ayant constaté que certains ne voulaient pas collaborer avec lui et voulaient tout faire pour qu’il échoue dans sa mission, a alors décidé de responsabiliser ceux qui veulent travailler. Et voilà que le SG s’oppose. Par rapport aux accusations de vouloir débloquer 200 millions de FCFA, il rétorque que c’est un faux problème car le VP ne peut passer de marché public sans le Directeur des marchés publics. Pour lui, lancer les travaux de construction de la représentation régionale du Nord n’est pas une priorité pour le Vice-président. Sa priorité est de pouvoir faire fonctionner la machine administrative.

Le seul marché que le président a demandé de passer concerne l’achat du papier car le minimum manque pour travailler. Mais sur instruction du SG, le Directeur des marchés publics refuse de s’exécuter, si fait que les agents sont obligés de glaner le papier de gauche à droite pour faire leur travail. Le Directeur de la communication par intérim affirme que le Vice-président est dans un élan de transparence et d’orthodoxie financière, ce qui trouble le sommeil de certains qui sont habitués à la mauvaise gestion des fonds publics et qui ont commis des fautes de par le passé. Comme illustration, il cite la dotation de chaque véhicule d’un cahier de bord pour éviter les déperditions en carburant. C’est donc pour tout cela que ces derniers ont une dent contre lui.

Des choses curieuses se passent au CSC

Beaucoup de choses curieuses se passent au CSC actuellement. Parmi celles-ci, celle de la nomination d’un nouveau Secrétaire général. Sur le communiqué de presse portant suspension du SG et la nomination d’un intérimaire, l’on remarque le cachet du CSC, les nom et prénom du signataire, mais point de signature comme de coutume. Jointe au téléphone dans la soirée du mardi 10 avril 2018, Fatoumata Ouédraogo/Garané, nouvellement nommée SG par intérim suite à la suspension pour trois mois de Louis Modeste Ouédraogo, dit ne pas être dans un esprit de bagarre et n’est dans aucun camp. Pour le moment, nous explique-t-elle, elle ne peut ni confirmer, ni infirmer l’authenticité de ce communiqué de presse suspendant le SG de ses fonctions et faisant d’elle l’intérimaire. Elle dit déplorer beaucoup de choses qui se passent au CSC, mais pour l’heure ne veut rien dire de plus, avant d’avoir certains éléments en sa possession.

Une autre illustration de l’ambiance qui règne aujourd’hui au Conseil Supérieur de la Communication. Jusqu’à quand ?

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 12 avril à 15:04, par Rabi
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    S’il plait à Dieu, cette institution ne connaitra jamais la paix ici. Ce que vous (avec à la tête Ibriga) avez fait est impardonnable. Vous avez humilié et envoyé la bonne dame pour rien en prison et vous pensez que ça va se passer comme si de rien n’était. Elle n’a pas dormi, ses prières et ses larmes vont se transformer en une véritable hantise pour vous. Quand on dit que c’est Dieu qui fait la bagarre des faibles là c’est ça. D’ailleurs le VP qui est un assoiffé de pouvoir, ne peut pas aller gouverner son village ? Wait en see

    • Le 12 avril à 20:11, par 2 1
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      Ne vous en déplaise, DIEU aime la paix et cette institution sera en paix. Si la femme n’avait rien fait elle ne serait pas en prison. Si elle est innocente qu’elle le prouve. Arrêtez d’utiliser DIEU pour de mauvaises œuvres, DIEU est paix. Par contre vous pouvez aller voir des marabouts pour ça

    • Le 13 avril à 09:40, par TANGA
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      M’ba Rabi, vous avez dit :’’S’il plait à Dieu, cette institution ne connaitra jamais la paix ici’’.
      Dieu donne à l’être humain ce qu’il demande. Ca c’est votre prière. Mais sachez que Dieu comme je l’ai dit vous le donnera si vous persistez, à vous seulement. Puisque Dieu juge la demande. Comme vous seul n’êtes pas le Burkina (l’institution est pour tout le Burkina), alors c’est à vous que Dieu donnera l’absence de paix que vous commandez.
      Votre écrit est typique de celui des aigris sans secours par ce qu’il sont dans la faute. C’est ce que l’on appel la bêtise humaine. Repentez vous et demandez à Dieu de juger les problèmes de cette institution car Lui seul connait la vérité !

  • Le 12 avril à 15:10, par yelmion
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    C’est écoeurant de voir le CSC ds ces situations. Étant un profane en ce qui concerne le fonctionnement de cette institution je m’interroge : pourkoi depuis le départ de Nathalie il n’y a tjrs pas de nomination de président (je ne parle pas d’intérimaire ) ? Dans cette cacophonie, quel sera la validité d’un acte que l’institution aura à prendre à l’encontre d’un média ? Pourquoi le silence du président du Faso sachant le rattachement de l’institution ? MERCI DE M’ÉCLAIRER

    • Le 12 avril à 18:25, par Maria de Ziniaré
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      J’ai le sentiment que le mandat est irrévocable. Comme la Dame n’a pas démissionné et qu’elle est toujours présumé innocente parce qu’elle n’a pas été jugée on ne peut pas la remplacer. Si elle était jugée et condamnée peut être que les textes permettraient de la remplacer. C’est ma lecture des choses à partir de ma boule de cristal donc sans certitude.

  • Le 12 avril à 15:43, par ismaèl
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Quand une situation est confuse comme celle-ci, la meilleure des solutions c’est de balayer tous les belligérants (SG et PV) et mettre de nouvelles têtes qui n’ont jamais travailler au sein du CSC afin de permettre une bonne marche de l’institution. Excusez moi hein. je ne veux pas casser cuillère de quelqu’un. c’est juste une contribution

  • Le 12 avril à 16:10, par Le retraité
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Voilà un article qui éclair sur le sujet. C’est fort regretable, tout ce bruit. Le VP doit savoir raison garder car il est sur le départ. Quel bilan si tu fait un tel gâchis ?

  • Le 12 avril à 16:20, par Severin
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Merci au journaliste pour l’équilibre de l’information. En vérité j’ai eu l’impression que la SG se sent gêné par la tournure des événements. Il parait qu’elle est juriste et actuellement au HCRUN. Si c’est vrais, son droit est bien gauche... On enlève pas un SG de la sorte, elle doit le savoir.
    Aussi, je plain le communicant Bationo... On peut difficilement défendre ces agissements. Mon chers, cherches-toi pendant qu’il est tant.

  • Le 12 avril à 16:38, par Ratou
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Le VP n’est pas clair mais il partira sans donner un marché car on sait comment les choses se passent, si tu refuse de collaborer pour ton intégrité, on te crée des faux problèmes pour envoyer ses copains qui d’ailleurs pense que le peuple est idiot. A peine arriver comme VP, tu change qui tu veux comme dans une entreprise familiale sans aucun respect des textes, on se demande pourquoi il en fait une affaire personnelle en contactant le Maire pour la construction de la Direction régionale comme s’il n’avait pas de Direction assignée à cela.
    SG, je t’en prie reste juste et intègre car Dieu te paiera au nom du peuple du BF.

  • Le 12 avril à 16:46, par Gravure
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Article très professionnel ! Bon équilibre de l’info. Merci KOUAMAN !

  • Le 12 avril à 17:13, par AFRIQUE MON AFRIQUE
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    il faut les virer tous .karissa............................................

  • Le 12 avril à 17:16, par vigilence
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Il semble que le directeur des marchés publics a, lui aussi, été irrégulièrement (car il est nommé par décret en conseil des ministre et aucun arrêté ne peut venir effacer ses effets) suspendu par le VP ! Alors je conclus que la question des marchés serait le problème !!
    En outre, il ressort, selon , des sources de la maison que les premières nominations et affectations du VP ont porté sur le service des finances : celui venu de Bobo qui est recruté comme gestionnaire de programme au CSC et non en qualité de comptable public est affecté à la comptabilité du CSC comme gestionnaire de crédit ; et celui venu de l’Est qui est recruté au CSC comme agent de bureau a été lui aussi ’’nommé’’ aux finances ! Allez y comprendre !! Chers burkinabè la gestion des deniers publics doit être faite par des agents habilités à cet effet !! ’’Le pus rien ne sera comme avant’’ doit être une réalité !
    Par ailleurs, Je constate à la lecture de l’article que la ’’SG’’ par intérim a esquivé la question du journaliste sur le fait que le document porte son nom mais pas sa signature ! Quelque chose semble louche !! S’il y a une vérité dites le et ne soyez pas complice d’un bateau battant pavillon "chute’’ car vous êtes une dame au cœur grand et surtout membre du HCRUN !!!

  • Le 12 avril à 17:20, par Hum
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Il faut nommer un bon militaire à la tête de cette institution ; un vrai militaire (pas les militaires façon façon qui sont politiciens, affairistes, commerçants, qui ont un goût très prononcé pour la gente féminine ).
    Ce militaire aura pour mission spécifique de balayer, nettoyer, laver, rincer et redonner une nouvelle image à cette institution.

    On commence à donner raison à ceux qualifient la condamnation de dame Nathalie d’injuste. Dans une telle ambiance, tous les mauvais coups sont permis. Il y a lieu aussi d’enquêter sur les auditeurs de l’ASCE afin de déterminer s’il n’y a pas de complice dans leur sein. Tout est flou dans ce pays là maintenant

  • Le 12 avril à 17:40, par le wayir
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    merci pour l’investigation mon cher journaliste. ce n’est ni une question de VP ni de nathalie ni de SG. on ne peut plus continuer à gérer les choses comme avant. Ils ont tous tort. le SG devrait demissionner depuis le debut s’il était contre le VP au lieu de former des frondeurs. en réalité il ne fait que retarder le pays. on n’a pas besoin de cela. aussi, le VP, ayant constater l’insubordination du SG dès le debut devrait saisir les instituions compétentes pour des mesures disciplinaires. Il est interessant qu’on arrête avec cet amateurisme dans nos administrations. ce n’est le champs du papa à personne. tu n’aimes pas quelqu’un tu fous ton camp simplement. c’est quel comportement de médiocre et de misérable ? il a dit, il n’a pas dit, on s’enfout de tout cela. quant on prend un acte administratif c’est sanctionner par des écrits valables. Monsieur le directeur de cabinet, il faut passer ces 2 personnes et leurs clans au conseil de discipline et que les coupables soient sanctionnés conformement aux textes. Et si ce désordre vient de l’incapacité du gouvernement, qu’on ferme ou qu’on dissout le CSC purement et simplement. les partis politiques tuent notre administration et les clans aussi veulent s’y ajouter. où allons nous ? vous n’allez point mettre ce pays engenoux. restez tranquille on s’occupera de vous.

  • Le 12 avril à 17:46, par Le régulateur
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Article bien équilibré

    Quelques observations relatives aux propos de M BATIONO. Ce M défend, à mon avis, M COMBOIGO à l’aveuglette pour deux raisons principales.

    1- Concernant la construction de la délégation régionale du Nord. Bationo précise dans ses propos que le lancement des "travaux de construction de la représentation régionale du Nord n’est pas une priorité pour le Vice-président. Sa priorité est de pouvoir faire fonctionner la machine administrative". Ce qui est faux. Les enquêtes et les entretiens du journaliste ont révélé que M. COMBOIGO a fait parvenir un courrier et a même appelé à la mairie au sujet de la construction de la délégation du Nord. Soit M Bationo n’est pas au courant des agissements de COMBOIGO (auquel cas, il devrait se taire) soit il est au courant et a décidé de mentir (ce qui constitue une faute grave). Pourquoi lancer un marché de construction d’un bâtiment au soir de son départ d’une structure ? Quelle urgence y’a-t-il à lancer ce marché quand on sait que la délégation de l’Est connait des dysfonctionnements sérieux ? L’intérêt personnel quand tu nous tiens !
    2- Quant au déblocage des 200 millions, Bationo estime que "c’est un faux problème car le VP ne peut passer de marché public sans le Directeur des marchés publics". Or le signataire des fiches de déblocage confirme l’effectivité de ce déblocage. Le 9 avril 2018, le DMP a été aussi suspendu de ses fonctions pour les réserves qu’il a émises dans sa lettre du 29 mars 2018 concernant l’opportunité de l’exécution du PPM, exercice 2018 dans ce contexte marqué par le départ imminent du VP. Mais, officiellement c’est une autre raison qui a été présentée pour justifier sa suspension. Que de mensonges ! Un proverbe Tutsi dit ceci "qui va mentir quitte l’endroit où on le connait" pour dire qu’on ne peut tromper ceux qui sont bien informés.
    Le régulateur

  • Le 12 avril à 18:08, par LeJuste
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    C’est décevant ce qu’on voit et lit sur le CSC. Dites au VP de revoir sa manière de faire. On ne dirige pas une institution publique dans l’injustice, le règlement de compte, la défense des intérêts personnels, le mépris des textes. C’est une honte ! Que les autorités interviennent vite pour faire partir tous ces Conseillers qui ont mis leur mandat au service de l’intérêt personnel à travers des querelles, des procès et des actes illégaux.
    Que les nouveaux conseillers soient désignés avec rigueur pour leur probité, leur sens élevé de la responsabilité et leur maitrise des questions.
    LeJuste

  • Le 12 avril à 18:25, par Maria de Ziniaré
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    J’ai le sentiment que le mandat est irrévocable. Comme la Dame n’a pas démissionné et qu’elle est toujours présumé innocente parce qu’elle n’a pas été jugée on ne peut pas la remplacer. Si elle était jugée et condamnée peut être que les textes permettraient de la remplacer. C’est ma lecture des choses à partir de ma boule de cristal donc sans certitude.

  • Le 12 avril à 18:26, par Moukeona
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Vous serez bientôt éclairés sur la pratiques de cette bande de mafieux soutenus par ( ils seront révélés.
    Mais avant j’aimerais faire remarquer que l’affaire du CSC a une forte connotation polotique. Et politique rien n’arrive par hazard. les faits de détournements de la présidente, la relecture précipitée de la loi sur le csc, les agicements du SG sont intimements liés.

    Je m’interroge également certains faits :
    - un directeur de cabinet fut il celui du president de la republique peut il donner des injonctions au premier responsable d’une institution ?
    - un secrétaire général peut il faire obtruction et ce de manière ostentatoire à l’exécution des dispositions d’un acte pris par un président de la République sans en être inquiété ?
    Où bien est ce normal qu’un président reste silencieux face à la violation d’un acte qu’il a lui même pris ?

    • Le 13 avril à 10:10, par Visionnaire
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      M Moukeona, je vous informe que le Directeur de Cabinet du président de la République n’a pas donné des injonctions au Vice-président. De sources bien introduites et selon les propos du journaliste (bien lire l’article), le Directeur de cabinet est venu en médiateur, le 21 février 2018 . Un accord a été trouvé. Cet accord était assorti d’une recommandation notamment l’organisation d’une assemblée générale pour faire le point au personnel de l’institution. Avec cet accord qui a été applaudi par le VP lui-même (il a indiqué qu’il était très satisfait des points de l’accord et a vivement remercié le Dircab du PF), l’institution a commencé à bien fonctionner. Contre toute attente, le VP a fait fi des points de l’accord à l’image de ce que BAGBO a fait de l’accord de Marcoussi dans la crise ivoirienne. L’Assemblée générale n’a pas non plus été organisée. C’est pourquoi, le Dircab a fait un rappel par voie de correspondance des points de l’accord, le 7 mars 2018 (voir encore l’article du journaliste). Là encore, le VP a ignoré les termes de la lettre et procéder à la signature d’actes de gestion administrative (reversement, suspensions, affectation) ce qui est du ressort exclusif du président du CSC. Où se trouve les injonctions ?

      La situation dans laquelle le CSC se trouve est inédite. La loi organique qui régit le fonctionnement de l’institution ne définit pas les pouvoirs du VP. Il y est simplement précisé qu’en cas d’empêchement momentané du président, le VP assure l’intérim (Article 28, alinéa 3). Ce qui veut dire qu’il ne peut expédier que les affaires courantes (le titulaire du poste étant empêché momentanément). En cas.d’empêchement définitif du président du CSC, le Président du Faso procède à la nomination d’un autre président dans les conditions définies par les textes (article 30 de la loi organique), c’est-à-dire la nomination du président du CSC par ses pairs et sa nomination par décret en Conseil des ministres.

      La difficulté est venue de la nature de l’empêchement : empêchement lié à des poursuites judiciaires. En l’espèce, en l’absence d’une décision définitive condamnant la personne, on ne peut pas la remplacer, au nom du principe sacro-saint de la présomption d’innocence. On se retrouve dans une situation très complexe. Un VP sans pouvoirs apparents (dans l’hypothèse de l’empêchement momentané). Une présidente qu’on ne peut pas remplacer (hypothèse de l’empêchement définitif). Que faut-il faire ? En appliquant la loi dans toute sa rigueur, on se retrouve dans une situation où le VP qui n’est pas ordonnateur du budget selon la loi organique ne pourra même pas payer les salaires (souvenez-vous de la grève des agents du CSC pour le retard de paiement des salaires).

      C’est sûrement pour ces raisons que les autorités ont trouvé la formule pour permettre au VP de payer les salaires et gérer le budget dans l’esprit de la transition, en attendant la normalisation de la situation. Et l’arrêté parlant de la "plénitude des pouvoirs" qui est illégal (contraire à la loi organique puisque celui-ci ne prévoit pas de poste de Vice-président doté de la plénitude des pouvoirs du président) visait essentiellement l’ordonnancement du budget en témoigne la liste des textes cités dans le visa relatifs aux finances. Face à l’incompréhension du contenu des pouvoirs du VP, il a fallu que les mêmes autorités interviennent pour trouver un consensus pour que l’institution puisse fonctionner. D’où l’accord qui, à mon sens, complète ce fameux arrêté mal compris.

      Il fallait impérativement modifier la loi organique pour non seulement faire corriger la situation d’illégalité manifeste dans laquelle se trouve actuellement le CSC mais aussi pour mettre fin au conflit né au sein du Collège et qui l’empêche de fonctionner. Tout l’espoir repose sur la qualité des membres qui seront désignés.
      Visionnaire

  • Le 12 avril à 20:11, par 2 1
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Ne vous en déplaise, DIEU aime la paix et cette institution sera en paix. Si la femme n’avait rien fait elle ne serait pas en prison. Si elle est innocente qu’elle le prouve. Arrêtez d’utiliser DIEU pour de mauvaises œuvres, DIEU est paix. Par contre vous pouvez aller voir des marabouts pour ça

  • Le 12 avril à 20:47, par NEDA
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Ce qui se passe au CSC n’est rien d’autre que le quotidien de toutes les institutions et services du pays ; le désordre. Ce désordre est occasionné et entretenu par l’opacité, la vétusté et l’inadequation des textes qui régissent leurs fonctionnements. Il y a cette tare qui, ancré dans l’âme du personnel de l’Etat, qui fait oublier le sens et l’utilité du service publique.

  • Le 12 avril à 21:12, par Hum
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Ce Désiré Comboïgo est un assoifé de pouvoir prèt à tout pour avoir ce qu’il veut. Mais ils finiront tous mal

  • Le 12 avril à 22:15, par LA VERITE
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Les Burkinabè veulent une chose et son contraire. Quand il s’agit de débarrasser des institutions de sangsues qui entravent leur bonne marche. L’arrogance et l’insolence de Modeste Ouédraogo et de Christian Zongo qui sont en train de causer leur perte. Ces deux-là n’ont jamais appris à réfléchir par eux-mêmes. Ils ne faisaient que renifler le derrière de Nathalie Somé qui croit que diriger c’est régner en maitre. "Si on t’envoie, il faut savoir t’envoyer", conseillait Laurent Gbagbo. Il vous souviendra les propos de ce même Modeste pendant le procès qui a opposé le VP au CSC. Christian n’a jamais écrit son propre article après ses deux séjours à l’ISTIC. Il n’a fait que porter des sacoches hier de Régina Ouattara aujourd’hui de Nathalie Somé pour se faire une place au soleil grâce à des intrigues, du colportage et des manigances. De RTB/Bobo au CSC, cette dame a toujours brillé par son caractère acariâtre. Son départ a été applaudi des deux côtés par les travailleurs. Il est temps de se demander pourquoi des anciens collaborateurs arrivent à se réjouir des malheurs de leur ancien chef. L’animosité de Nathalie envers son VP n’avait vraiment pas de sens. Au sein d’une institution qui fonctionne sur la base d’un collège, les décisions se prennent par consensus après des débats sincères. Seulement, elle ne supportait pas quelqu’un qui lui fait des suggestions ou se montre critique sur certains actes et décisions. Nathalie veut que quand elle parle ou agit, ses collaborateurs se taisent comme des niais. Ce qu’un intellectuel accompli sachant que les décisions sont collégiales et engagent tout le monde ne peut supporter. Voilà le noeud du problème entre l’ex-présidente du CSC et son VP qui lui est venu du privé, bénéficie déjà d’une assise financière et sociale confortable et ne compte pas sur les subsides comme certains délégués issus de la fonction publique qui comptent sur les subsides pour arrondir les angles et que Natalie Somé a bien malmené. Si ce n’est pas dans un pays comme le BF où les nominations se font par copinage et raccollage, croyez-vous que Nathalie Somé était la personne habilitée pour tenir les rênes d’une si importante institution comme le CSC après le niveau auquel Feu Adama Fofana, Luc Adolphe Tiao et Béatrice Damiba l’ont hissé ? Elle n’avait ni la personnalité, ni la qualité, ni les compétences. Voilà le résultat ! Ça va donner à réfléchir sur le choix des hommes et des femmes devant composer le collège des conseillers du CSC rénové. Le VP assurant la plénitude de la présidence du CSC n’est pas à un marché près. Avec toutes les embûches qui ont été dressées contre lui après le putsch, Dieu l’a relevé et rétabli pour le faire triompher du plan des méchants. L’homme n’est pas sorti du néant. C’est avec la tête haute qu’en tant que délégué des publicitaires retournera d’où il est venu sans que son rythme de vie ne connaisse une tâche de misère.

    • Le 13 avril à 11:10, par Mafoi
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      Je me garderai de prendre position puisque d’ailleurs je suis pour la suppression de certaines institutions bidons qui ne servent à rien au Faso et c’est le cas du CSC,du Conseil Economique et Social et bien d’autres encore.Par contre comme tu es partisan de ce VP qui aurait tout réussi dans sa vie,ma question est:que vient-il faire dans cette galère ?Je ne pense pas que c’est juste pour le naam

    • Le 13 avril à 13:48, par Lance
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      LA VERITE tu es un menteur. Ton VP a toujours voulu être le patron de cette institutuon. Il a manoeuvré tout le temps pour cela. Tu ne nous feras pas avaler ces inepties. S’il n’est pas assoiffé de pouvoir et avide d’argent pourquoi tout ce forcing de sa part alors que ses jours au CSC sont comptés ? Qu’il déguerpisse et qu’une nouvelle équipe soit installée point barre.

  • Le 13 avril à 08:19, par Eléonore
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    C’est triste ce qui se passe. C’est ce qui arrive quand on est assoiffé de pouvoir. On dirait que Comboigo veut démolir la maison. Quelqu’un qui est nommé par le conseil de ministre et toi tu te lève pour l’enlever. C’est toi qui l’a mis là bas ? N’importe quoi. Ou bien j’ai mal compris ? A mon avis, le gouvernement a trop laisser cette affaire là durer. C’est pourquoi il continue, il se croit invincible. Il devait penser au bon fonctionnement administratif de l’institution et commencer à ranger leurs affaires (avec son équipe) au lieu de se soucier à cette construction.

  • Le 13 avril à 09:04, par TANGA
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Les genre Eléonore, les Hum etc...
    A voir la façon dont vous écrivez, vos message se complètent. Tout ça pour dire d’enlever quelqu’un de son poste. Vous savez, depuis le coup d’état manqué, si Mr COMBOIGO était un fautif, maintenant il était loin de ce service. Ce ne sont pas des imbéciles qui analysent les problèmes de votre service, c’est des personnes qui ont la tête sur les épaules ; donc il ne suffit pas de polluer l’espace avec vos mensonges et volontés absurdes pour que sieur COMBOIGO soit débarqué. Ne vous en faites pas, attendons seulement de voire la suite du jugement de la dame et ’’ son derrière’’ et peut être les contre COMBOIGO sont mouillés.
    C’est la seule chose possible qui puisse expliquer tout ces acharnements ; Dédé disparait et eux effacent les traces des malversations.
    NGAW, l’œil est ouvert ! On va vous entendre tous !

  • Le 13 avril à 09:23, par Bantchandi
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Je me dis que le Président du Faso, s’est dit comme le Vice-président Comboïgo est sur le départ, alors il attendra après le départ de ce dernier pour nommer un nouveau président et un nouveau Vice président du CSC. Mais à mon humble avis le CSC doit être astiqué, afin de redorer le blason, pour l’institution retrouve ses lettres de noblesse, même si elle n’avait jamais eu sous le régime de la comparose. Son Excellence le Président du Faso, le silence n’est pas forcément une arme avec laquelle vous devez gouverner. Soyez pro-actif, afin d’éviter ou de juguler à temps les problèmes.

  • Le 13 avril à 09:40, par TANGA
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    M’ba Rabi, vous avez dit :’’S’il plait à Dieu, cette institution ne connaitra jamais la paix ici’’.
    Dieu donne à l’être humain ce qu’il demande. Ca c’est votre prière. Mais sachez que Dieu comme je l’ai dit vous le donnera si vous persistez, à vous seulement. Puisque Dieu juge la demande. Comme vous seul n’êtes pas le Burkina (l’institution est pour tout le Burkina), alors c’est à vous que Dieu donnera l’absence de paix que vous commandez.
    Votre écrit est typique de celui des aigris sans secours par ce qu’il sont dans la faute. C’est ce que l’on appel la bêtise humaine. Repentez vous et demandez à Dieu de juger les problèmes de cette institution car Lui seul connait la vérité !

  • Le 13 avril à 10:10, par Visionnaire
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    M Moukeona, je vous informe que le Directeur de Cabinet du président de la République n’a pas donné des injonctions au Vice-président. De sources bien introduites et selon les propos du journaliste (bien lire l’article), le Directeur de cabinet est venu en médiateur, le 21 février 2018 . Un accord a été trouvé. Cet accord était assorti d’une recommandation notamment l’organisation d’une assemblée générale pour faire le point au personnel de l’institution. Avec cet accord qui a été applaudi par le VP lui-même (il a indiqué qu’il était très satisfait des points de l’accord et a vivement remercié le Dircab du PF), l’institution a commencé à bien fonctionner. Contre toute attente, le VP a fait fi des points de l’accord à l’image de ce que BAGBO a fait de l’accord de Marcoussi dans la crise ivoirienne. L’Assemblée générale n’a pas non plus été organisée. C’est pourquoi, le Dircab a fait un rappel par voie de correspondance des points de l’accord, le 7 mars 2018 (voir encore l’article du journaliste). Là encore, le VP a ignoré les termes de la lettre et procéder à la signature d’actes de gestion administrative (reversement, suspensions, affectation) ce qui est du ressort exclusif du président du CSC. Où se trouve les injonctions ?

    La situation dans laquelle le CSC se trouve est inédite. La loi organique qui régit le fonctionnement de l’institution ne définit pas les pouvoirs du VP. Il y est simplement précisé qu’en cas d’empêchement momentané du président, le VP assure l’intérim (Article 28, alinéa 3). Ce qui veut dire qu’il ne peut expédier que les affaires courantes (le titulaire du poste étant empêché momentanément). En cas.d’empêchement définitif du président du CSC, le Président du Faso procède à la nomination d’un autre président dans les conditions définies par les textes (article 30 de la loi organique), c’est-à-dire la nomination du président du CSC par ses pairs et sa nomination par décret en Conseil des ministres.

    La difficulté est venue de la nature de l’empêchement : empêchement lié à des poursuites judiciaires. En l’espèce, en l’absence d’une décision définitive condamnant la personne, on ne peut pas la remplacer, au nom du principe sacro-saint de la présomption d’innocence. On se retrouve dans une situation très complexe. Un VP sans pouvoirs apparents (dans l’hypothèse de l’empêchement momentané). Une présidente qu’on ne peut pas remplacer (hypothèse de l’empêchement définitif). Que faut-il faire ? En appliquant la loi dans toute sa rigueur, on se retrouve dans une situation où le VP qui n’est pas ordonnateur du budget selon la loi organique ne pourra même pas payer les salaires (souvenez-vous de la grève des agents du CSC pour le retard de paiement des salaires).

    C’est sûrement pour ces raisons que les autorités ont trouvé la formule pour permettre au VP de payer les salaires et gérer le budget dans l’esprit de la transition, en attendant la normalisation de la situation. Et l’arrêté parlant de la "plénitude des pouvoirs" qui est illégal (contraire à la loi organique puisque celui-ci ne prévoit pas de poste de Vice-président doté de la plénitude des pouvoirs du président) visait essentiellement l’ordonnancement du budget en témoigne la liste des textes cités dans le visa relatifs aux finances. Face à l’incompréhension du contenu des pouvoirs du VP, il a fallu que les mêmes autorités interviennent pour trouver un consensus pour que l’institution puisse fonctionner. D’où l’accord qui, à mon sens, complète ce fameux arrêté mal compris.

    Il fallait impérativement modifier la loi organique pour non seulement faire corriger la situation d’illégalité manifeste dans laquelle se trouve actuellement le CSC mais aussi pour mettre fin au conflit né au sein du Collège et qui l’empêche de fonctionner. Tout l’espoir repose sur la qualité des membres qui seront désignés.
    Visionnaire

  • Le 13 avril à 11:10, par Mafoi
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Je me garderai de prendre position puisque d’ailleurs je suis pour la suppression de certaines institutions bidons qui ne servent à rien au Faso et c’est le cas du CSC,du Conseil Economique et Social et bien d’autres encore.Par contre comme tu es partisan de ce VP qui aurait tout réussi dans sa vie,ma question est:que vient-il faire dans cette galère ?Je ne pense pas que c’est juste pour le naam

  • Le 13 avril à 12:34, par sidsomde
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    le DIRCAB du président doit demander qu’on balaie les 2 et de nommer d’autres !

    Donc maintenant et désormais les média peuvent dire tout ce qu’ils veulent puisque le régulateur est en panne !

  • Le 13 avril à 12:39, par Le Rêveur patient
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Mon cher si je vous suis bien , tout ceux qui sont déférés à la Maco sont fautifs ? On voit que vous connaissez tres peu votre pays. Il vaut mieux vous taire.

  • Le 13 avril à 13:27, par Moukoena
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Vous nous pomper l’air avec cette histoire de "nommé en conseil des ministre". Pauvre de mon pays ! Avec des gens comme vous le Burkina en a encore pour des siècle en ce qui concerne le rang qu’il occupe dans le classement des nations. Alors, donc tout est permis à quelqu’un qui est nommé en conseil des ministres des ministres quoi ? Il peut faire ce qu’il veut et il n’ y a rien. Après c’est pour nous rabâcher les oreilles avec des spots de sensibilisation sur le civisme. Voyez pour vous même le comportement de quelqu’un qui est "nommé en conseil des ministres".
    Et puis je crois que si c’était juste pour évacuer des affaire courantes la président n’avait pas besoins de mettre le mot plénitude dans son arrêté. Le domaine des actes est une domaine très sérieux, qui engage plusieurs millions d’ âmes, et qui s’accommode mal du superflu et de l’esthétisme sémantique. En tous cas je crois qu’on l’y a pas contraint. Je crois aussi que cette situation est inédite au pays des hommes intègres, et le président en tant que premier citoyen a pris ses responsabilités pour permettre à l’institution de fonctionner.Les textes dans l’administration sont faits pour permettre de travailler et non bloquer le travail. Maintenant si vous en tant que juriste " éblouis", pardon "éclairés" vous estimés que l’acte du président de la république qui est de bonne foi est illégal, vous savez ce que vous avez à faire. Usez de tous les recours pour que le président clarifie son arrêté au lieu de faire dans l’incivisme ! En agissant de la sorte vous ne respecter de pas votre président et c’est dommage ! Après c’est pour nous rabâcher les oreilles avec des spots de sensibilisation sur le civisme. Bonnes gens, voyez par vous même le comportement des gens qui sont "nommés en conseil des ministres".
    Pour terminer j’aimerais savoir pourquoi ces légalistes du CSC ne sont restés aphones face à l’arrêté manifestement illégal du directeur du cabinet nommant un suppléant. Encore là un histoire de deux poids deux mesures. Si vous voulez etre légalistes restez le jusqu’au bout !

    • Le 13 avril à 16:32, par Visionnaire
      En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

      M Moukoena, ne vous emportez pas pour si peu. C’est juste un débat. Personne n’a dit que "celui qui est nommé en Conseil des ministres" doit faire ce qu’il veut. N’inventez pas des choses qui n’ont pas été dites ! Imaginez un tant soit peu si l’accord du 21 février 2018 avait été respecté par le VP (ton mentor, certainement), tu n’allais pas poster ce commentaire puisque l’article n’allait pas exister. Cet accord a été trouvé justement pour permettre à l’institution de travailler. Le Chef de l’État est de bonne foi ; en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions, il a effectivement pris ses responsabilités à différents niveaux. C’est ton mentor qui a remis en question la volonté du Chef de l’État en violant les termes de l’accord (consensuel). Pensez-vous que c’est en remettant en cause les accords dans une situation inédite qu’on peut développer le pays ? Pensez-vous que c’est dans le règlement de compte, l’injustice et le non-respect de l’orthodoxie administrative qu’on peut développer un pays ? Je dis non !
      Je pense que vous avez décidé d’oublier sciemment les causes du problème pour vous attaquez aux conséquences. En pareille situation, il est tout à fait logique que vous ne puissiez pas cerner le contour des préoccupations en jeu. Je sais qu’il y’a des positions difficiles à défendre surtout quand on a tort.
      Visionnaire

  • Le 13 avril à 13:48, par Lance
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    LA VERITE tu es un menteur. Ton VP a toujours voulu être le patron de cette institutuon. Il a manoeuvré tout le temps pour cela. Tu ne nous feras pas avaler ces inepties. S’il n’est pas assoiffé de pouvoir et avide d’argent pourquoi tout ce forcing de sa part alors que ses jours au CSC sont comptés ? Qu’il déguerpisse et qu’une nouvelle équipe soit installée point barre.

  • Le 13 avril à 13:51, par Romuald
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    A peine arrivé que lui il s’intéresse aux marchés et au budget ? Je ne sais pas ce que le PF attend pour remplacer ces gens. Ou bien ils sont de mèche ? J’oubliais qu’au pays du mouta mouta tout est possible

  • Le 13 avril à 15:26, par Bravo
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Merci pour ces éclaircissements Visionnaire. Les gens appliquent que ce qui les arrangent et ignorent ce qui ne les arrange pas forcement. C’est le cas du VP

  • Le 13 avril à 16:32, par Visionnaire
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    M Moukoena, ne vous emportez pas pour si peu. C’est juste un débat. Personne n’a dit que "celui qui est nommé en Conseil des ministres" doit faire ce qu’il veut. N’inventez pas des choses qui n’ont pas été dites ! Imaginez un tant soit peu si l’accord du 21 février 2018 avait été respecté par le VP (ton mentor, certainement), tu n’allais pas poster ce commentaire puisque l’article n’allait pas exister. Cet accord a été trouvé justement pour permettre à l’institution de travailler. Le Chef de l’État est de bonne foi ; en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions, il a effectivement pris ses responsabilités à différents niveaux. C’est ton mentor qui a remis en question la volonté du Chef de l’État en violant les termes de l’accord (consensuel). Pensez-vous que c’est en remettant en cause les accords dans une situation inédite qu’on peut développer le pays ? Pensez-vous que c’est dans le règlement de compte, l’injustice et le non-respect de l’orthodoxie administrative qu’on peut développer un pays ? Je dis non !
    Je pense que vous avez décidé d’oublier sciemment les causes du problème pour vous attaquez aux conséquences. En pareille situation, il est tout à fait logique que vous ne puissiez pas cerner le contour des préoccupations en jeu. Je sais qu’il y’a des positions difficiles à défendre surtout quand on a tort.
    Visionnaire

  • Le 16 avril à 12:11, par tiendonla
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    M. le Visionnaire ! Il me semble que vous avez volontairement où involontairement "oublié de répondre à la question de M. Moukoena ! Sans trop vouloir présumer de votre bonne foi, je vous demande gentillement de répondre à sa question "... pourquoi ces légalistes du CSC ne sont restés aphones face à l’arrêté manifestement illégal du directeur du cabinet nommant un suppléant ?...
    Pour en revenir sur les agissements du SG je crois qu’il a voulu dire terre à terre que les gens "nommés en conseil des ministres" sont vertueuses. A ce titre, elles se seraient soumises à la loi, quitte à invoquer son caractère illégal devant les juridictions compétentes. Vous insinué que "si l’accord du 21 février 2018 avait été respecté par le VP (ton mentor, certainement), tu n’allais pas poster ce commentaire puisque l’article n’allait pas exister". Il n’y a quelque chose qui ne va pas dans votre tentative désespérée de défendre votre "client" là ! Vous avez pris les choses en aval alors qu’il fallait les prendre en amont. Si on s’inscrit dans cette logique le directeur de cabinet de la président n’avait pas besoin de faire une médiation. L’arrêté du président du Faso date de janvier.Si le SG n’avait pas fait dans l’insubordination, on aurait point eu besoin de médiation du Directeur de cabinet le 21 février. Faites attention à ce que vous écrivez car beaucoup de gens vous lisent.
    De quoi le SG a peur pour aller jusqu’à s’opposer à un violemment à une acte présidentiel alors que la légalité et le bon sens sens voudrais qu’il saisisse les juridictions compétentes. il y a des circonstances aggravantes car il est juriste et il sait comment les choses fonctionnent. Comme M. Moukeona j’exige également du respect pour le président du Faso, car nous sommes dans une République et le pays est gouverné !

  • Le 16 avril à 12:20, par Allakbar
    En réponse à : Conseil supérieur de la communication : La guerre des clans paralyse l’institution

    Admettons que le SG décide d’organiser un combat de boxe entre agents du CSC ou une virée éthylique, vous croyez que le VP doit adresser d’abord une correspondance au PF pour l’inviter à mettre fin au péril ? Le mal n’aurait-il pas déjà été fait ? C’est tout simplement dire que cette affaire de qualité du VP pour suspendre le SG ne tient pas. L’acte pris par le VP est tout simplement un acte de gestion administrative. Étant le garant de la continuité du service public au sein du CSC, il en a pleinement la compétence. Effectivement, on ne peut révoquer le SG que par un décret. Mais là, il ne s’agit pas d’une révocation, mais d’une sanction administrative. Pourquoi le SG qui juriste et qui s’estime lésé dans ses droits ne va pas devant les tribunaux, pour demander réparation du tort subit, au lieu de privilégier les arcanes des médias ? Serait-ce comme le Président Lulla du Brésil rattrapé par la justice qui recherche une vaine onction populaire pour se tirer d’affaire ?

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