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Secteur minier : La chambre des mines forme des agents de la Cour des comptes et de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • • jeudi 5 avril 2018 à 13h11min
Secteur minier : La chambre des mines forme des agents de la Cour des comptes et de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat

Ce mercredi 04 avril 2018 à Koudougou, chef-lieu de la région du centre-ouest, est intervenue l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités sur le secteur minier au profit des agents de la Cour des comptes et de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de la lutte contre la corruption. L’objectif principal de cet atelier qui se tiendra du 04 au 06 avril 2018 est de former lesdits agents sur les enjeux et l’organisation du secteur minier au Burkina Faso.

Du 04 au 06 avril 2018 à Koudougou, chef-lieu de la région du centre-ouest, se tient un atelier de renforcement des capacités sur le secteur minier au profit des agents de la Cour des comptes et de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de la lutte contre la corruption. Un atelier dont la cérémonie d’ouverture est intervenue ce mercredi 04 avril 2018 à Koudougou. A cette occasion, le président de la Chambre des mines, M. Tidiane Barry a rappelé dans son discours que le secteur minier burkinabè représente l’un des plus dynamiques et florissants de la sous-région. Ce qui peut être constaté de visu à travers les recettes qu’il rapporte chaque année au budget de l’Etat. Selon lui, en 2017, l’exploitation minière a rapporté plus de 226 milliards de FCFA au budget de l’Etat, lui permettant ainsi de garder sa place de première source de revenus du pays.

Présidium de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités

Malgré ces résultats positifs, le secteur minier burkinabè reste méconnu des acteurs intervenant dans le processus de suivi, de contrôle et de décision des activités minières. C’est donc pour pallier ces insuffisances que la Chambre des mines du Burkina a initié ledit atelier afin de permettre à toutes les parties prenantes d’accomplir convenablement leur mission. Cet atelier vient de ce fait s’ajouter à d’autres ateliers de formation déjà tenus par la chambre des mines. Car, pour le premier responsable de la maison, son institution a fait de la promotion des thématiques liées à la formation, à l’emploi, à la responsabilité sociale des entreprises et à la protection de l’environnement local, un bien et service minier. Et au représentant du ministre en charge des mines, M. Lamourdia Thiombiano de soutenir en ces termes : « Votre esprit d’initiative et d’organisation des formations permettra à l’Etat de défendre et d’assurer la bonne gestion des ressources du pays ».

L’intérêt de l’atelier

Dr Luc Marius Ibriga, Controleur général d’Etat

Pour le contrôleur général d’Etat, Dr Luc Marius Ibriga, le secteur minier intervient à plusieurs niveaux dans la création de la richesse au Burkina Faso. Cependant, il se trouve que le citoyen lambda se plaigne du fait qu’il ne voit pas les retombées de ce secteur, à en croire le contrôleur général d’Etat. « Cela veut dire qu’il faut avoir un intérêt particulier pour la gestion de cet argent afin d’éviter que boom minier ne rime avec pauvreté et dilapidation des richesses ».

M. Tidiane Barry, président de la chambre des mines du Burkina

Et pour résoudre ce problème, Luc Marius Ibriga a indiqué que l’on doit avoir un contrôle plus serré de la gestion de cette mane minière pour qu’il y ait une répartition équitable des ressources. Ce qui, selon lui, suppose que l’on connaisse le secteur minier afin de pouvoir mettre en place des mécanismes et des points de contrôle permettant de découvrir les niches de corruption ou de détournement. Et au premier président de la Cour des comptes, M. Jean Émile Somda de renchérir en notant que le secteur minier est un secteur nouveau pour son institution, d’où l’intérêt de cette formation.


Yvette Zongo
Lefaso.net

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