Les arts plastiques à la SNC : Un cadre d’expression des plasticiens

jeudi 29 mars 2018 à 18h41min

Les compétitions de la 19eme édition de la semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2018, ont lieu dans plusieurs catégories, notamment les arts plastiques. L’exposition des œuvres en compétition dans cette catégorie se déroule du 25 au 31 mars 2018 dans la salle d’exposition de la maison de la culture Mgr Anselme Titiama Sanon de 09h à 20h. Nous vous proposons dans ces lignes un aperçu sur quelques œuvres.

Les arts plastiques à la SNC : Un cadre d’expression des plasticiens

La catégorie arts plastiques pour cette manifestation culturelle et pluridisciplinaire, est un cadre d’expression des plasticiens confirmés et de détection de nouveaux talents. La compétition en arts plastiques vise ainsi à célébrer l’excellence dans la production ou la reproduction de volumes et de formes, à travers la sculpture, la peinture et le batik. Plusieurs œuvres en compétition sont exposées à la maison de la culture pour le bonheur du grand public.

Parmi les objets exposés, on retrouve ce tableau intitulé « L’éducation »
Ainsi à travers ce tableau, l’auteur a bien voulu se servir de la peinture pour traduire sa vision du monde éducatif. Ce tableau selon lui, dépeint le courage et la détermination de l’élève de la campagne ou bien l’élève citadine à réussir malgré les conditions très souvent difficiles.

Le tableau intitulé L’éducation

« Au lieu de se trouver dans une salle d’étude à l’abri de tout dérangement, la jeune fille préfère se retrouver loin du bruit pour apprendre ses leçons assise sur une branche d’arbre avec son ordinateur portable et la feuille de devoir sur laquelle elle a eu 19,5/20 et avec des romans dans son sac. Sali a envie de transformer cette société injuste et inégale. Elle veut par son courage montrer la place de la femme dans un milieu où elle est moins présentée », peut-on lire à coté du tableau.

Au delà de son aspect dénonciateur, le tableau selon l’auteur est un cri d’espérance et de ténacité d’une jeunesse consciente et prête à lutter pour un changement positif en dépit des obstacles qui se présentent à elle sur le chemin de l’espérance.

Le Koroleko

Le Koroleko

Cette œuvre est constituée d’éléphant, d’homme, de baobab, d’oiseau, de serpent, d’escargot et de chapelet. Le koroleko est une représentation dans l’ensemble des divinités et des pratiques ancestrales.

Selon son auteur, le baobab sacré et l’éléphant peuvent exister beaucoup d’années. Ils ont aussi une sagesse comme l’homme âgé. L’oiseau est considéré dans l’ancien temps comme le messager entre les peuples et les tribus. Le Kalao qui est un oiseau, représente une divinité chez les sénoufo. Dans certains villages du pays, il y a des espèces de serpents qui sont sacrés. Il ne faut pas les tuer car ils sont garants de la survie de ces sociétés. L’escargot représente les espèces aquatiques, qui est aussi sacré que les silures de Dafra à Bobo-Dioulasso et les caïmans de Sabou. Toutes ces pratiques ancestrales n’ont de la valeur que si l’on croit, d’où la présence d’un chapelet. La sagesse procurée par l’âge, la croyance fait de nous des êtres vivants nobles. Cette noblesse est la base de tout koroleko du pays.

Identité Kassena

Identité Kassena

Cette autre œuvre est composée d’un ensemble des matériaux de récupération, des boites de conserves, boites de cannettes, des morceaux de tongs, des petites pointes, de la colle, un support en contreplaqué, du vernis mate, du diluant, un encadrement américain en bois bété.

Pour l’auteur, cette technique d’ensemble de matériaux a été inspirée chez les gourounsi, une des ethnies bien connue pour son architecture, ses décorations incroyables et originales. Une occasion également pour l’artiste de redonner une seconde vie à ces matériaux délaissés.

La vieille tradition

La vieille tradition

La parenté à plaisanterie est un héritage que nous ont laissé nos ancêtres. Aujourd’hui, elle joue le rôle de ciment entre la population burkinabè.
Cette œuvre parle ainsi de la parenté à plaisanterie entre peulh et bobo. Les peulhs qui sont des bergers, sont représentés par l’homme qui tient un bâton et les bobos qui sont des cultivateurs sont représentés par un homme qui tient une daba. Les deux calebasses montrent comment ces deux entités font la parenté à plaisanterie.
Les peulhs qui sont les bergers donnent une calebasse de lait aux bobos qui à leur tour donnent du dolo (bière de mil) aux peulhs. L’auteur à travers cette œuvre veut inviter les burkinabè à enseigner la parenté à plaisanterie aux jeunes car il estime que les jeunes représentent le fer de lance de la société. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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