SNC Bobo 2018 : A la découverte de la Communauté Sissala

jeudi 29 mars 2018 à 00h47min

La semaine nationale de la culture est par excellence une vitrine de valorisation et de promotion des identités et expressions culturelles des communautés du Burkina Faso et étrangère. A cette 19eme édition, la communauté sissala est représentée. Allons à la découverte de cette communauté avec Ouavé Moussa Apollos.

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SNC Bobo 2018 : A la découverte de la Communauté Sissala

Au Burkina Faso, il existe différentes sous-ethnies Gourounsi. On peut citer entre autres,
- Les Kassena habitant la région de Pô, Tiébélé et Léo.
- Les Lélé dans la région de Réo, Ténado et Didyr.
- Les Nouni dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara
- Les Sissala dans la région de Léo.

Ce dernier groupe ethnique, les Sissala, sont répartis sur le Nord du Ghana et le Sud du Burkina Faso. La particularité des Sissala est qu’ils jouent au balafon contrairement aux autres ethnies de la grande famille des gourounsi. Les sissala ont également une culture (les obsèques) beaucoup plus proche de celle des Bwaba que des autres gourounsi.

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L’instrument de musique, le « Cemo »

Au Burkina, il y a une seule commune où résident les Sissala : la commune de Boura qui compte 25 villages est à environ 06 km du Ghana au Sud du Burkina. Pour cette 19eme édition de la SNC, plusieurs objets de cette communauté sont exposés au village des communautés parmi lesquels on retrouve le balafon, le « bentere », le « Cemo » et le « Cik ».

Selon monsieur Ouavé Moussa Apollos, le balafon chez les Sissala se joue comme un instrument de musique pendant les périodes de réjouissances ou pendant les funérailles.

« Lors des cérémonies de réjouissances, le balafon est accompagné d’un petit tam-tam appelé Bentere, qui ressemble au Bendré des Mossi. Lors des funérailles, les griots utilisent une pioche pour accompagner le balafon », a expliqué ce dernier.
Le « cemo », selon monsieur Ouavé, a presque le même son que le balafon. Cet instrument est fait à base de tiges de mil. Il est joué pour accompagner le balafon ou seul. Il est joué généralement accompagné des flutes aussi (faites à base de cornes de buffles) lorsqu’on invite des gens à aller cultiver dans la belle famille.

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Le « Cik », l’objet à multiple fonction chez les Sissala

Le « Cee », qui veut dire semelle, est un instrument pour damer les terrasses. « Les habitats sissala dans l’ancien temps ne connaissaient pas les tôles et on faisait les maisons en toiture terre battue. Donc les femmes utilisaient cet instrument pour damer les toits et le sol », a-t-il indiqué.

Autres objets qu’on retrouve chez les Sissala, c’est le « Cik ». Le « Cik » sert pour la pèche. Il est utilisé généralement lorsque les eaux sont basses ; en fin avril début mai lorsque les marigots commencent à perdre de l’eau. « En période de hautes eaux, il est utilisé pour conserver les poussins nouvellement éclos en attendant qu’ils puissent se promener seuls », a souligné M. Ouavé Moussa.

Cet objet a une autre utilité selon ce dernier. Il est aussi utilisé lors des funérailles. « Lorsqu’une personne âgée meurt, on ne conserve pas le corps plus de quatre heures. Rapidement elle est enterrée et on projette les funérailles sur un ou deux mois. Et la veille des obsèques, le mort sera représenté par cet instrument en posant un canari par dessus qui va représenter la tête, et traversé par un bâton. On l’habille en traditionnel et on le pose sur une chaise, il va représenter le mort. Cela devient un simulacre et on sent comme si c’était l’être humain », a laissé entendre ce dernier.

L’art culinaire chez les Sissala

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L’igname et le Couscous d’igname

L’igname fait partie des produits agricoles très appréciés en milieu sissala. Autrefois, les ignames étaient conservées dans des trous d’une profondeur d’environ 0,90m. Cette conservation ne pouvait pas dépasser plus de deux mois.
Aujourd’hui pour mieux conserver cet aliment prisé des communautés sissala, on a transformé les ignames en couscous. « Ce couscous passé à la vapeur, vous retrouvez l’igname naturelle », rassure monsieur Ouavé. Il explique que, pour obtenir le couscous d’igname, il faut d’abord transformer l’igname en farine. Après cette farine sera vaporisée et séchée et les grosses semoules sont réduites pour obtenir le couscous. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefso.net

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Vos commentaires

  • Le 29 mars à 09:47, par Jerkilo
    En réponse à : SNC Bobo 2018 : A la découverte de la Communauté Sissala

    "Au Burkina Faso, il existe différentes sous-ethnies Gourounsi" : ce terme est une appellation péjorative donnée par les Mossi aux peuples qui se trouvent au sud de leur territoire et où ils allaient faire des razzia pour s’approvisionner en esclaves. L’administration coloniale a repris ce terme par commodité. Sinon les Lélé et les Sissala n’ont rien de commun avec les Kasséna. Comme les différentes ethnies qui relèvent du groupe Gourounsi semblent accepter cette appellation, on leur concède cela.

  • Le 29 mars à 09:50, par bassou
    En réponse à : SNC Bobo 2018 : A la découverte de la Communauté Sissala

    "Au Burkina Faso, il existe différentes sous-ethnies Gourounsi. On peut citer entre autres,
    - Les Kassena habitant la région de Pô, Tiébélé et Léo.
    - Les Lélé dans la région de Réo, Ténado et Didyr.
    - Les Nouni dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara
    - Les Sissala dans la région de Léo.

    Pas seulement. Apprenez encore un peu.

    Le gourounsi ont une grande communauté originaire des regions allant de Siby, Zamo, Boromo, Tcheriba, jusqu’à au moins une 20aine de km de Dedougou. ce sont les Nounouma.

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