Droits au logement et à la sécurité alimentaire : Le groupe parlementaire Burkindlim souhaite une relecture des lois

LEFASO.NET | Nicole OUEDRAOGO • mardi 6 mars 2018 à 23h53min

Débutées hier, sous le thème : « Etats des lieux des droits sociaux au Burkina Faso : cas du droit au logement et du droit à l’autosuffisance alimentaire », les premières journées parlementaires du groupe Burkindlim ont pris fin ce mardi 6 mars 2018. A l’issue des travaux, les élus nationaux ont formulé des recommandations. L’objectif étant de permettre aux burkinabè de jouir pleinement de leurs droits.

Droits au logement et à la sécurité alimentaire : Le groupe  parlementaire Burkindlim  souhaite une relecture des lois

« Il y a un adage qui dit que ventre creux n’a pas d’oreilles. Lorsque vous avez faim, vous êtes malade. Lorsque vous avez faim, vous ne pouvez pas dormir. Nous sommes en train de vivre une année déficitaire et il est temps pour nous, de se pencher sur la question » a relevé le député Michel Badiara.

De la question de l’autosuffisance alimentaire, le groupe parlementaire Burkindlim souhaite une relecture des lois 034/2009 du 16 juillet 2009 portant réorganisation agraire et foncière (RAF), et complétée par la loi n°034/2012 du 2 juillet 2012 portant régime foncier rural pour une gestion plus juste et équitable, en vue d’accroître la production. Ce qui nécessite, entre autres, la mise à disposition aux producteurs à temps des intrants et des outils adaptés aux sols pour de meilleurs rendements, la régulation des importations pour promouvoir et revaloriser la production locale et le développement des infrastructures d’accès. Les élus nationaux souhaitent également la facilitation de l’accès aux crédits pour les agriculteurs et les éleveurs afin d’améliorer leur productivité.

Concernant la problématique du logement, les députés souhaitent également une relecture de la loi N° 034 du 2 juillet 2012, portant réorganisation agraire et foncière (RAF) en vue de remédier aux nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain. En effet, souligne le rapporteur de ces premières journées parlementaires de l’année 2018, le député Michel Badiara « la question du logement défraie la chronique. La loi 034 /2012 sur la réforme relative au foncier, crée pas mal de conflits entre les populations et les dirigeants en ce sens où il est dit que la terre appartient à l’Etat, aux collectivités et aux propriétaires terriens. Dès lors que ces dispositions sont confuses, il est important que nous réfléchissons ».

Satisfaits des résultats des présentes journées, les parlementaires du groupe Burkindlim ont salué la présence des militants issus d’autres partis politiques, qui n’ont pas hésité à apporter leurs contributions lors des échanges. « La mise en œuvre des recommandations ne relève pas des députés que nous sommes, mais nous espérons que nous aurons une suite favorable » a conclu le président du groupe parlementaire, Emmanuel Lankoandé.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • c’est vous qui êtes confus !!! la RAF est claire ; la terre appartient a l’état. Un propriétaire terrien est d’abord quelqu’un qui paye ses impôts qui occupe une grande superficie aménagé pour l’agriculture ou l’élevage c’est diffèrent du droit coutumier . En cas d’expropriation pour utilité public par l’état tout occupant qu’il soit propriétaire terrien ou coutumier doit être indemniser mais chacun selon son degrés d’investissement. Ce ne pas parce qu’on est né dans une localité que toutes les clairières t’appartiennes . On va mettre de l’ordre dans tout cela bientôt

  • "Ce qui nécessite, entre autres, la mise à disposition aux producteurs à temps des intrants et des outils adaptés aux sols pour de meilleurs rendements, la régulation des importations pour promouvoir et revaloriser la production locale et le développement des infrastructures d’accès. Les élus nationaux souhaitent également la facilitation de l’accès aux crédits pour les agriculteurs et les éleveurs afin d’améliorer leur productivité."
    Attention de ne pas reproduire les travers de l’agriculture productiviste des pays occidentaux qui ont réduit drastiquement le nombre de paysans au profit d’immenses exploitations et envoyés des millions de petits paysans vers les villes, qui ont rendu les agriculteurs totalement dépendants des géants de l’agrochimie comme Monsanto et Bayer, qui ont détruit la terre en favorisant la monoculture et en l’empoisonnant avec leurs engrais et leurs pesticides. Le Burkina Faso peut parvenir à l’autosuffisance alimentaire sans suivre une telle évolution, c’est ce qu’avait compris Thomas Sankara qui avait mis sa confiance en Pierre Rabhi, pionnier de l’agriculture écologique et de l’agroforesterie dont les idées, mises en œuvre à Gorom Gorom dans les années 1983/1986, continuent de prospérer grace à de nombreuses associations comme l’APAD, l’APAF ou Tinga Neere

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