Electrification rurale : Porter au triple le nombre de localités électrifiées en 2020

mardi 6 mars 2018 à 00h00min

Dans le cadre du lancement des travaux d’électrification rurale de 45 localités dans les provinces du Ziro et du Gourma le vendredi 2 mars 2018 dans la commune de Matiacoli, l’Agence burkinabé de l’électrification rurale (ABER), ex Fonds de développement de l’électrification (FDE) a animé la veille, 1er mars à Fada N’Gourma, un point de presse.

Electrification rurale : Porter au triple le nombre de localités électrifiées en 2020

Face aux hommes et femmes de médias, Yacouba Camara, directeur général (DG) de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER), représentant le ministre en charge de l’Energie, a d’abord expliqué l’évolution institutionnelle du Fonds de développement de l’électrification (FDE), les ambitions de l’ABER en termes d’accélération de l’électrification des zones rurales en cohérence avec les ambitions du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré.

Pour le DG de l’ABER, il apparait clairement que l’amélioration des conditions de vie des populations, l’avancée vers l’équité sociale et le développement de l’économie nationale dépendent étroitement de l’accès du plus grand nombre, singulièrement du monde rural, à l’énergie électrique. Il a par ailleurs expliqué que la création du FDE, le 19 février 2003 comme organisme de facilitation et de financement de la politique d’électrification répondait à cette préoccupation du gouvernement. Et de poursuivre que le FDE a été érigé en établissement public de l’Etat (EPE) le 25 mai 2010, qui a la fonction de financement et d’agence d’exécution.

Dans la loi portant règlementation générale du secteur de l’énergie, le FDE a été transformé le 20 avril 2017 en Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER). Ce nouveau statut induit des changements significatifs selon le conférencier du jour. A l’entendre, l’ABER sera un acteur plus opérationnel et un acteur majeur de premier plan dans la mise en œuvre de la politique d’électrification rurale agissant en qualité de maitresse d’ouvrage, d’œuvre et gestionnaire de systèmes électriques. L’Agence, a-t-il renchéri, va assurer l’encadrement des acteurs de l’électrification rurale et sera délégataire de l’autorité de régulation du secteur de l’Energie (ARSE) dans le contrôle de proximité des activités d’électrification rurale.

Le DG de l’ABER a précisé que les missions essentielles dévolues au FDE demeurent et sont transférées à l’ABER. Il s’agit, entre autres, de la promotion d’une couverture équitable du territoire national en énergie électrique en développant l’électrification rurale et la contribution à la mise en œuvre du plan national d’électrification pour ce qui concerne les zones rurales et la facilitation de l’accès des populations rurales à l’électricité en servant de fonds de garantie et en intervenant sous forme de subvention dans les investissements ou sous forme d’appui aux études.

Le premier responsable de l’ABER a poursuivi que les ressources principales du FDE transférées à l’ABER sont les subventions et dotations budgétaires de l’Etat, la taxe de développement de l’Electrification (TDE) et les contributions des partenaires au développement. Depuis son opérationnalisation en 2005, la FDE a électrifié 250 localités au 31 décembre 2017. Un résultat qui, selon M. Camara, a été rendu possible grâce à la confiance que lui ont accordée l’Etat burkinabè et les partenaires techniques et financiers (PTF). « Cette confiance de l’Etat a entrainé celle des bailleurs de fonds qui, aujourd’hui, constituent les premières sources de financement d’envergure dont le cas des travaux d’électrification de 45 localités du Ziro et du Gourma financés avec l’appui de l’Union européenne à hauteur de 72% est un exemple », a soutenu le DG de l’ABER.

Aux dires du DG, la politique de branchements sociaux soutenue par des mesures d’accompagnements gouvernementales permettent de réaliser à des coûts d’accès allant de 6 000 à 30 000 F CFA en première année.

Selon le conférencier, en termes de perspectives et ce, au titre de la contribution de sa structure à l’atteinte des objectifs du PNDES, il s’agit de contribuer à l’amélioration du taux d’électrification nationale par l’électrification d’au moins 500 nouvelles localités. Par ailleurs, a noté Yacouba Camara, l’ABER s’emploiera à un renforcement du plaidoyer pour un élargissement des interventions des PTF et pour le financement durable des investissements dans le domaine de l’électrification rurale. Il a confié que les années 2018-2020 sont des années charnières pour l’ABER dont l’opérationnalisation reste un défi. Les travaux d’électrification de plus de 400 localités sont déjà engagés, toutes sources de financement confondues, et pour le patron de l’Agence, cela permettra de porter au triple le nombre de localités électrifiées en 2020.

SOUMAILA SANA
Lefaso.net

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