20e Assemblée générale de l’UFC-Dori : Bilan satisfaisant des activités menées en 2017

dimanche 4 mars 2018 à 14h56min

Pour sa 20e Assemblée générale ordinaire, tenue le samedi 3 mars 2018, à la salle polyvalente « Père Lucien Bidaud », l’Union fraternelle des croyants de Dori a dressé, comme à l’accoutumée, le bilan de ses activités menées en 2017 et décliné ses ambitions pour l’année en cours. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par le secrétaire général de la Région du Sahel, représentant le Gouverneur.

20e Assemblée générale de l’UFC-Dori : Bilan satisfaisant des activités menées en 2017

« Le bouli maraicher, un outil d’autopromotion des femmes rurales au Sahel », tel a été le thème de cette Assemblée générale. Pour le Vicaire général, Abbé Arcadius Sawadogo, représentant l’Evêque de Dori, son choix répond « à une dynamique dans laquelle l’Union est fortement engagé à travers un pan de son objectif qui est d’assister les plus démunis et de les conduire vers un développement par eux-mêmes et pour eux-mêmes ». Après avoir reconnu que les femmes des campagnes, contrairement aux hommes, dépensent plus d’énergie pour la scolarisation, la santé et le bien-être des enfants, et au regard de l’importance de la culture maraichère, le Vicaire général a plaidé pour l’accès à la terre de l’autre moitié du ciel. Un plaidoyer appuyé implicitement par le gouverneur du Sahel, qui note dans son discours lu par le secrétaire général de la région, qu’au cours de la campagne 2015-2016, la production maraichère autour des boulis de l’UFC-Dori a remporté plus de 400 millions aux groupements.

Quelques réalisations du projet triennal

Une vue des participants

Au cours des travaux, modérés par l’Abbé Prosper Kiéma, Secrétaire général de la Fondation Jean Paul II pour le Sahel, le bilan des activités de l’UFC-Dori menées en 2017 a été dressé. Dans la présentation faite par François Paul Ramdé, coordonnateur de l’Union, il ressort que la mise en œuvre de ses activités s’est déroulée « globalement » dans de bonnes conditions. Le projet triennal n°115-013-1014 ZG mis en œuvre avec MISEREOR a permis d’engranger plusieurs acquis entre octobre 2015 à décembre 2017.

En ce qui concerne, l’amélioration des capacités d’auto-prise en charge des organisations, plusieurs groupements ont été formés et sensibilisés sur l’élaboration des plans d’actions (au nombre de 13), les stratégies d’alimentation des caisses et de mobilisation de ressources internes (406 producteurs dans 10 villages), les rôles et fonctions des membres (1 218 bénéficiaires dans 25 villages) et sur la recherche de partenariats.

Pour ce qui est de l’accès à l’eau potable et l’eau à des fins de production dans 28 villages, il ressort que le bouli du village de Mboulatchinga est déjà dans sa deuxième année de valorisation, et que le bouli de Nara est toujours en construction. Le taux de réalisation des trois forages à Lamdamoal, Léré N’Ganaye et Bouloye est de 90% et près de 800 personnes dont 531 femmes ont bénéficié de séances de sensibilisation sur l’hygiène et la santé dans 27 villages. Quant à la valorisation de la terre autour des points d’eau, les groupements ont bénéficié de formations en techniques agricoles notamment sur la filière oignon, mais aussi sur la pisciculture et l’empoissonnement.

Quid des projets locaux ?

François Paul Ramdé, coordonnateur de l’UFC Dori

Outre le projet triennal, l’UFC-Dori met en œuvre des projets locaux, financés sur fonds propres, et aussi avec l’appui de ses partenaires tels que MISEREOR. Par exemple, au centre d’appareillage et de rééducation des handicapés (CARH), l’Union a pris en charge les frais de fonctionnement et les salaires du personnel. Quant à l’unité de production hydraulique, de génie rural, M. Ramdé note qu’elle a effectué quelques réalisations entrant dans le cadre du projet triennal subventionné tels que le bassin piscicole de Galolé en attente de la mise en eau et d’alevins, le bouli de Nara toujours en construction, etc.

Ce n’est pas tout. En vue d’améliorer la coexistence pacifique et la sécurité au Sahel, l’Union a mis en place avec l’appui de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, un projet sur l’amélioration de la coopération civilo-militaire qui a pris fin en septembre 2017. Enfin dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de volontariat au Burkina, l’UFC-Dori, centre régional de volontariat du Sahel, a enregistré l’année dernière 73 missions de volontaires.

Perspectives

Des légumes produits par les groupements autour des boulis de l’UFC-Dori

Le projet triennal prendra fin en septembre 2018. En attendant la date butoir, l’UFC Dori s’active dans l’achèvement des activités en cours, l’organisation des évaluations interne et externe mais aussi la finalisation des travaux préparatoires du nouveau programme de 2018-2021. Pour le financement de cette nouvelle « boussole », François Ramdé a indiqué que l’UFC-Dori a engagé, début 2017, des négociations avec MISEREOR, son partenaire de toujours. « Un draft de document de projet a été soumis et l’étude de référence est en cours pour mesurer la situation actuelle des indicateurs retenus », a-t-il expliqué.

Outre cela, l’ONG compte poursuivre la mise en œuvre de l’un de ses projets phares « Agir ensemble pour une coexistence pacifique dans un environnement mieux sécurisé au Sahel ». Lancé le 22 février 2018 en partenariat avec l’ONG OXFAM, ce projet interpelle les leaders communautaires, religieux et administratifs, et les populations dans leur rôle d’acteur pour la promotion de la paix et de la sécurité dans le Sahel.

Bien qu’en quête de nouveaux partenaires pour l’accompagner dans ses actions de promotion de la paix et du développement, l’UFC-Dori entend raffermir ses liens de partenariats avec des institutions et ONG telles que l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, OXFAM, le Groupement d’intérêt public du Programme national de volontariat du Burkina, etc.

Les participants attentifs lors de la présentation du bilan des activités

La 20e assemblée générale de l’Union fraternelle des croyants de Dori a examiné les statuts et règlement intérieur de l’UFC Dori pour se conformer à la règlementation en vigueur. Il s’agit juste d’une réorganisation que d’une révision des textes. L’Union dispose depuis novembre 2017 d’un nouveau récépissé obtenu avec l’accompagnement du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. L’ancienne version des statuts et règlement intérieur comptait 29 articles et 7 titres. La nouvelle compte 30 articles et 7 titres et un préambule.

En rappel, actualité oblige, les participants de cette 20e AG ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de l’attaque du 2 mars à Ouagadougou, qui a fait huit morts du côté des forces armées nationales et plus de 80 blessés.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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