Secteur agricole : Un conclave pour accroitre l’efficacité des fonds de garantie

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • mardi 27 février 2018 à 08h00min

« Efficacité des fonds de garantie comme instrument d’amélioration de l’accès au crédit par les organisations paysannes et leurs membres », tel est le thème de l’atelier de partage et d’échanges sur le financement des organisations paysannes, qui se tient les 27 et 28 février 2018, à Ouagadougou. Une cinquantaine de participants venus d’horizons divers y prennent part. Cet atelier est organisé par la Confédération paysanne du Faso, avec l’appui de CISV (Comunità-impegno-servicio-volontariato).

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Secteur agricole : Un conclave pour accroitre l’efficacité des fonds de garantie

Au Burkina Faso, le secteur agricole est un secteur d’investissement à haut risque du fait des contraintes des cycles agricoles, des conditions météorologiques imprévisibles (…). Du coup, des agriculteurs se voient refuser régulièrement les prêts. Aussi, dans un environnement où le régime foncier n’est pas bien maîtrisé malgré les différentes règlementations, la mise en place de Fonds de garantie contre les risques de défaillance du producteur demeure un défi. Le premier vice-président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Boureima Diallo ne dira pas le contraire. « Les produits financiers proposés par les banques ne sont pas souvent adaptés aux besoins des agriculteurs, en témoigne le faible pourcentage de crédit d’investissement », a-t-il déclaré, ajoutant que les financements sont généralement accordés à des périodes inappropriées.

Face à cette situation, le projet Fondation pour l’Afrique-Burkina Faso a appuyé le développement de mécanismes de facilitation de l’accès au crédit par les organisations paysannes (OP) et leurs membres ; la mise en place de Fonds de garantie, de roulement et de fonds Start up. Afin de partager les résultats et leçons tirées des expériences de mécanismes d’appuis à l’accès au financement, la CPF organise du 27 au 28 février, un atelier. L’un des objectifs, c’est aussi le renforcement des capacités de plaidoyer, lobbying et de dialogue politique.

M. Diallo a en outre saisi l’occasion de la présente rencontre pour mettre en avant les atouts de l’agriculture burkinabè. Il s’agit notamment de la disponibilité d’un potentiel productif, des systèmes de productions encore perfectibles et des ressources humains disponibles. Sans oublier la réorganisation structurelle et institutionnelle qui se traduisent par la structuration du monde associatif paysan et son implication dans la formation et la mise en œuvre des politiques agricoles.

L’agriculture burkinabè qui représente l’essentiel de l’économie, emploi plus de 86% des actifs, a renchéri le directeur du développement de l’entreprenariat agricole, Ousmane Zongo. Elle contribue également à la formation du produit intérieur brut à hauteur de 35%. Pour le représentant du ministre en charge de l’agriculture, l’initiative de la CPF s‘inscrit en droite ligne des actions de leur département. « Au regard des contextes d’accès au financement, le ministère a déjà entrepris un certain nombre de réformes dont l’adoption d’un code des investissements agro-sylvo-pastoral halieutique et faunique en conseil des ministres », a-t-il confié. Ce code, faut-il le souligner, sera incessamment adopté par l’Assemblée nationale.

Au titre des réformes, l’on retient également le projet de mise en place d’une banque agricole ; de création d’un fond de développement agricole dédié spécifiquement aux petits producteurs et enfin le projet d’assurance agricole au Burkina Faso. « Ces initiatives qui sont en cours sont suffisamment avancées », foi du directeur.

Faisant allusion à la mise en place d’une banque agricole, il a déclaré que toutes les dispositions sont prises pour qu’elle puisse fonctionner comme toute autre banque. « Quand on fait le lien avec la BACB on peut se poser des questions mais ne vous en fait pas. La qualité de l’actionnariat de la banque en création justifie le fait qu’il n’y aura pas de problème par rapport à la gestion », insiste-t-il. Aussi, dans le contexte de l’UEMOA, une commission bancaire veille au bon fonctionnement des banques.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés