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Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

Accueil > Actualités > Société • • mardi 27 février 2018 à 09h30min
Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

C’est parti pour les préparatifs de la fête du 8 mars au Burkina Faso. Selon Hélène Marie Laurence Ilboudo Marchal Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, la commémoration de la journée internationale de la femme sera cette année marquée entre autres par la tenue d’un forum des femmes dans les 13 régions du Burkina Faso, l’organisation d’une campagne médiatique sur la problématique de la participation de la femme dans la gouvernance et l’organisation de plaidoyer dans les régions auprès des leaders politiques, administratifs et coutumiers en vue d’une forte mobilisation des femmes dans les sphères de décision. Décision majeure cette année, contrairement aux autres éditions, la parade ne fait plus partie des activités commémorant l’événement.

Placé sous le thème : « La participation de la Femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspectives », le 8mars 2018 a pour objectifs, à entendre la Ministre de la femme, de faire l’état des lieux de la participation des femmes à la gouvernance politique, administrative et économique, d’identifier les préoccupations majeures des femmes et formuler des recommandations pour une meilleure représentation des femmes et de sensibiliser le public sur l’importance de la prise en compte des femmes dans le monde de la gouvernance.

Accroître la participation des femmes à la gouvernance politique, administrative et économique au Burkina Faso, tel est l’objectif principal du Ministère en charge de la femme à travers la célébration du 8 mars 2018. Ce Lundi 26 février 2018, Hélène Marie Laurence Ilboudo Marchal, Ministre de la Femme était face à la presse pour dévoiler les activités entrant dans le cadre de la célébration de cette fête. Il s’agit, selon elle :

• De la tenue d’un forum des femmes dans les 13 régions du Burkina Faso afin de permettre au Ministère en charge de la Femme de pouvoir recueillir les préoccupations des femmes qui seront exposées au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré ;
• De l’organisation d’une campagne médiatique (radio, télévision, presse écrite) sur la problématique de la participation de la femme dans la gouvernance qui se tiendra du 1er au 8 mars 2018 ;
• De l’organisation de rencontres de plaidoyer dans les régions auprès des leaders politiques, administratifs et coutumiers en vue d’une forte représentation des femmes dans les sphères de décision ;
• De la tenue d’une conférence publique, administrative et économique dans essentiellement 12 régions du Burkina ;
• De l’organisation d’un panel à Ouagadougou sur la problématique de la participation de la femme à la gouvernance politique, administrative et économique le 7mars 2018 ;
• De l’organisation d’une nuit pionnière en politique et entreprenariat féminin qui se tiendra le 5 mars 2018 ;

Hélène Marie Laurence Ilboudo Marchal, Ministre de femme, de la solidarité nationale et de la famille

A entendre la Ministre de la Femme, ces activités qui se tiendront dans les communes, régions et provinces du Burkina Faso, ont été choisies conformément au thème retenu qui est : « la participation de la femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspectives ».

Cette année, le ministère de la Femme, de la solidarité Nationale et de la Famille, à entendre Hélène Marie Laurence Ilboudo Marchal, a introduit des réformes dans l’organisation de la journée internationale de la femme en prenant en compte les critiques exprimées par les différents acteurs. Il s’agit selon elle :

• De la suppression de la parade qui à l’entendre, était budgétivore et n’apporte pas de valeur ajoutée à la journée de la Femme ;
• De l’organisation d’un panel avec les organisations des femmes sur le thème, le 7mars prochain sous la présidence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba dans toutes les régions retenues pour la présentation des panels ;

• De l’organisation d’un dialogue direct le 8mars 2018 entre les femmes et le Président du Faso en présence des membres du gouvernement au cours duquel une déléguée de chaque région présentera les trois priorités de sa région ;
• De l’identification par région, d’un parrain pour toute l’année 2018 dont le rôle sera d’accompagner les femmes de la région pour la réalisation des actions prioritaires qui seront identifiées.

Participants à la conférence de presse

A l’en croire, ces réformes émanent également de l’opinion publique et apportent une grande valeur à la célébration de la fête de la Femme au Pays des Hommes intègres. Au cours de la conférence de presse, la Ministre de la Femme a saisi l’occasion pour lancer un appel à la mobilisation des fils et filles de toutes les régions du Burkina Faso sur la réflexion autour de stratégies concrètes permettant de développer une participation des femmes à la gouvernance politique, administrative et économique.

Milaine Tiendrebeogo (stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 février 2018 à 16:32, par Annie En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    c’est une TRES bonne chose. Personnellement, je suis gênée de constater que beaucoup de choses se font toujours... comme avant ! innovons, améliorons, arrêtons les fêtes et apportons notre contribution scientifique, technique, pour construire notre beau Faso. Dieu bénisse le Burkina Faso.

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    • Le 27 février 2018 à 19:08, par Abdoul En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

      Songez aussi à ce qu’il n’y ait plus de présentation de voeux à Sika Kaboré, on n’a pas l’argent à gaspiller et à payer des bouteilles de vins dont chacune peut coûter 150.000fcfa. On a lutté contre ces dérives, mais c’est avec etonnement que cette sale maniere de faire continue. Combien de femmes pourrait on aider avec ces sommes jetees dans les presentations pour que des gens viennent s’exhiber..... Halte à l’énervement du peuple....

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  • Le 27 février 2018 à 21:41, par Akhenaton En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    Bonne chose. Comme l’a aussi fait remarquer Abdoul, il en est de même pour les présentations de voeux. Il y’a lieu d’utiliser cet argent public à des fins utiles et bénéfiques. Combien de forages peut-on financer avec cet argent. D’ores et déjà il y’a lieu d’identifier les zones ayant besoin de forages et y réinvestir cet argent. C’est en cela qu’on avait foi en disant plus rien ne cela comme avant. Quand dans le temps il s’agissait pour les homme d’aller au marché et faire les courses. L’après révolution est devenue demolition, dévergondage, d’amusement, bouffement, iniquité, etc. Tout le contraire de ce que Jean Ziegler à écrit dans son "la victoire des vaincus" en parlant de Thomas Sankara et de la révolution et de l’émancipation de la femme. Salut

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  • Le 28 février 2018 à 03:24, par PAK En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    A l’instar des prédécesseurs, je soutiens la suppression de la présentation des vœux des femmes du Burkina à l’épouse du chef de l’État qui n’a d’ailleurs aucun statut officiel. Ce budget dont on ne connait pas la ligne peut néanmoins servir à autre chose comme la parade.
    Je suis contre la suppression de la parade. On peut minimiser son coût avec l’expérience déjà acquise. Les réflexions, fora nationaux, régionaux, communaux, on a toute l’année pour le faire et inutile d’étouffer le programme du 8 mars car on a sur le plan institutionnel tout un départemental ministériel pour ça avec des politiques, stratégies, plans, programmes et projets pour ça. Si tout ça ne sauve pas la femme burkinabè, aucune innovation autour d’un 8 mars ne va concourir à son épanouissement. C’est un vrai faux débat ! Il faut présenter les grands acquis, les insuffisances et les perspectives et donner une place importante à celles qui veulent faire la fête. La preuve, vous prévoyez une danse dans la soirée.

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  • Le 28 février 2018 à 03:25, par PAK En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    A l’instar des prédécesseurs, je soutiens la suppression de la présentation des vœux des femmes du Burkina à l’épouse du chef de l’État qui n’a d’ailleurs aucun statut officiel. Ce budget dont on ne connait pas la ligne peut néanmoins servir à autre chose comme la parade.
    Je suis contre la suppression de la parade. On peut minimiser son coût avec l’expérience déjà acquise. Les réflexions, fora nationaux, régionaux, communaux, on a toute l’année pour le faire et inutile d’étouffer le programme du 8 mars car on a sur le plan institutionnel tout un départemental ministériel pour ça avec des politiques, stratégies, plans, programmes et projets pour ça. Si tout ça ne sauve pas la femme burkinabè, aucune innovation autour d’un 8 mars ne va concourir à son épanouissement. C’est un vrai faux débat ! Il faut présenter les grands acquis, les insuffisances et les perspectives et donner une place importante à celles qui veulent faire la fête. La preuve, vous prévoyez une danse dans la soirée.

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  • Le 28 février 2018 à 10:50, par Rosamonde En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    Bonjour !
    Complètement d’accord avec Annie et les autres. Je pense que la femme a beaucoup plus à apporter que les fêtes, les réjouissances populaires qui font parties, certes, des contributions féminines, mais qui doivent être mesurées. Contribuons utile, durable et pertinent. Le budget du 8 mars peut servir à des actions beaucoup plus durables qui pourront profiter aux générations présentes et futures. Des forages, des tricycles pour le transport du bois, de l’eau, des céréale, etc. La viabilisation de maisons des femmes qui font vraiment pitié dans certaines communes quand elles existent...Bravo Mme le Ministre continuez comme cela. Dans les 13 régions que vous venez de parcourir, il y a encore des villages qui n’ont pas ou n’ont pas assez d’eau, des villages qui ont besoin de latrines et d’assainissement (l’un des rôle fondamental de la femme dans la santé et le bien-être de la famille, c’est la pratique quotidienne et régulière de l’hygiène). Pourquoi ne pas aider la femme a mieux jouer ce rôle déjà dans la famille puis dans le village pour que l’impact se ressente au niveau du pays ? Dans la même lancée, revoir les fêtes en différé du 8 mars. En principe les activités de réflexion qui préparent la journée et qui se terminent avec la célébration le jour du 8 mars doit clôturer toute action du 8 mars. Troisième chose : c’est la multiplicité du pagne du 8 mars. Avant le Burkina n’avait qu’un seul pagne du 8 mars et cela faisait honneur, maintenant impossible de dire voilà le pagne du 8 mars. Je pense que la libération du commerce ne doit pas être synonyme de désordre. J’ai l’impression que plus le gouvernement essaie de serrer en choisissant un pagne tissé et industriel que les marchés sont pleins de plusieurs pagnes de motifs différents et parfois même de thèmes différents. Mme le Ministre si vous pouvez gérer cela également.

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  • Le 28 février 2018 à 11:41, par My En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    Merçi Rosamonde !!!Nos idées se rejoignent ! Nous avons plus à faire que de feter !!

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  • Le 5 mars 2018 à 10:52, par tiramassamakan Ouédraogo Joseph En réponse à : Célébration du 8 mars 2018 : Il n’y aura pas de parade cette année

    Tout le monde sait que c’est le travail qui crée la richesse. On ne peut pas passer le temps à évoquer la pauvreté du Burkina et trouver la moindre occasion pour décréter jour chômé et payé !
    Rendre chômé le 8 mars, c’est perdre la valeur d’un jour de travail qui à l’échelon national, pourrait représenter plusieurs dizaines de milliards de francs CFA rien que pour promouvoir des activités festives ! C’est donc appauvrir l’ensemble du peuple Burkinabè, et en particulier sa composante Femme.
    En conséquence, je préconise de supprimer purement et simplement cette journée chômée du 8 mars qui sera consacrée à des réflexions approfondies sur la condition de la femme.
    Il serait beaucoup plus raisonnable et judicieux de travailler le 8 Mars et reverser le produit du travail de cette journée dans un fonds pour financer les activités des femmes. Cela contribuera à améliorer la situation des femmes.

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