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Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partition

Accueil > Actualités > Economie • • mercredi 14 février 2018 à 23h48min
Développement : L’Union africaine des ONGs de développement veut jouer pleinement sa partition

L’Union africaine des ONGs de développement (UAOD) tient la première édition de la conférence internationale sur l’économie en Afrique, du 14 au 16 février 2018, à Ouagadougou. Trois jours durant, les participants venus de 17 pays vont se pencher sur le thème : « économie africaine : complémentarité des Etats et rôles des acteurs non étatiques ».

Les chefs d’Etat africains agissent dans la mesure du possible pour tendre vers le développement de leurs pays respectifs. Mais, quelle est la contribution de la société civile et du secteur privé pour l’atteinte des objectifs nationaux de développement ? C’est à cette question que les experts présents à Ouagadougou tenteront de répondre. Ainsi, à l’issue des trois jours d’échanges, ils proposeront des voies aux décideurs africains et aux partenaires au développement dans le but de créer les « conditions d’émergence d’une économie africaine forte et résiliente ».

La société civile africaine, celle qui se reconnait dans l’Union africaine des ONGs de développement (UAOD), n’a pas pour vocation à critiquer uniquement. « La société civile doit prendre part à toutes les actions de développement des pays africains par des propositions responsables et une contribution efficiente à la mise en œuvre des projets de développement », a confié Satigui Koné, président de l’Union africaine des ONGs de développement. « La société civile doit s’impliquer dans les démarches qui émancipent l’Afrique des guerres, de tous les extrémismes, de la tentation de l’immigration clandestine, etc. C’est ainsi que la société civile africaine sera un acteur de développement ou elle ne sera pas », a-t-il poursuivi.

Définir les priorités régionales en matière de développement

La coopération Sud-Sud est devenue une exigence de développement. D’où la nécessité d’impliquer les acteurs non-étatiques dans la dynamique de mise en œuvre des aspirations de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Ce qui permettra de s’approprier la promotion d’une culture et d’une identité africaine forte. Et, « la présente édition de la conférence internationale sur l’économie en Afrique vise la définition des priorités régionales en matière de développement agricole et agro-pastorale, l’identification objective de pays ayant la capacité et les conditions environnementales pour porter les projets sectoriels », a précisé Satigui Koné, président de l’UAOD. Car, estime-t-il, « aucun pays africain ne peut demeurer un ilot de prospérité si le reste du continent doit rester un vaste désert de misère ».

Le Président du Faso sera le porte-voix de l’UAOD auprès de ses pairs

Face aux multiples défis auxquels notre continent est confronté, l’engagement de chacun est essentiel pour permettre d’engranger des résultats satisfaisants pour le bonheur de des laborieuses populations. C’est pourquoi, représentant le Président du Faso, le ministre burkinabè de l’intégration africaine, Paul Robert Tiendrébéogo n’a pas manqué de féliciter l’UAOD pour cette initiative. Mieux, il a félicité les organisateurs pour la pertinence du thème de cette première édition. « Le développement du continent serait plus simple si chaque composante de la société comprenait son rôle et le jouait pleinement. A cela s’ajoute l’utilisation rationnelle et la préservation des ressources disponibles », a-t-il soutenu. Puis, il a demandé aux participants de cette rencontre d’aller au-delà de simples recommandations pour formuler « des propositions concrètes réalistes et réalisables avec des échéanciers clairs et concis. Cela aura l’avantage de faciliter leur mise en œuvre ».

Aussi, le chef de l’Etat burkinabè, par la voix de son représentant, s’est engagé à être le porte-voix auprès de ses pairs afin qu’un regard et un intérêt particulier soient accordés aux initiatives non étatiques et celles particulièrement de l’UAOD
En marge de la première édition de la conférence internationale sur l’économie africaine, il est prévu l’organisation d’une soirée de distinction d’acteurs clés du développement économique des Etats africains dénommée « la nuit des grands patrons ». « Je voudrais demander l’engagement et la contribution de chacun pour faire de ces trois jours de réflexions et de propositions concrètes une réussite », a invité la présidente du comité d’organisation de la rencontre, Martine Yabré, par ailleurs coordinatrice pays de l’UAOD du Burkina.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Le continent Africain doit former un bloc plus soudé plus uni et pus integré economiquement politiquement et socialement a travers la mutualisation des risques au developpement a la réduction de la pauvreté et de la paupérisation a travers le benchmarking s’inspierer des technologie s et projets réussi dans le continent pour disséminer cela dans tous le continent
    la mondialisation et l ouverture des frontieres nous commandent de ne plus être dispersés mais de former un seul bloc une union forte intégrée où les marchandises circulent en priorité entre l union avant d’avoir recours a l extérieurs nous devons produire et consommés au sein de l union afin que nos devises ne sorte pas trop pour enrichir les plus riches qui convoitent nos marchés pour nous appauvrir d’avantage .Cela dit il faut travailler a l amélioration des competence a la formation au professionnalisme et la modernisation des activités de nos secteurs prioritaires afin d’ameliorer notre competitivité au plan internaional et posseder des avantages concurrentiels assez durables et defendables pendant longtemps
    l ’ Afrique imperativement accroitre ses exportations dans les autres continents l europe l Amérique l Asie et reduire les importations au temps que faire ce peu pour reduire la pauvreté améliorer sa balance commerciale il faut imperativement prospecter des marchés internationaux et s’insérer sur le marché mondial
    c’est le coton seul qui joue de maniére importante ce rôle après l ana carde le sésame dans une moindre mesure mais il convient de transformer ces matières premières avant de les exporter pour les brader a vil prix a l etranger pendant que nos vaillants producteurs souffrent enfermements .le coton peu etre transformer en fil a destinantion des filateurs avant d’être exporter creeant ainsi de la valeurs supplémentaire et de la main d’oeuvre
    Nous devons demander a nos autorités de subventionner une grande partie de l angrais destines aux cultures cerealieres et les cultures de rentes comme le coton car le retour sur subvention pourrait intervenir apres la commercialisation de la fibre et de la graines huilerie
    Pour ce faire il faut produire davantage ameliorer la productivité et la competitivité du coton sur les marchés internationaux moderniser les exploitations agricoles mecaniser former l appui conseil aux producteurs impliquer les banques et structures financieres pour la modernisation des equipements amélioration de la productivités et des rendements installation des systemes d’irrigation en culture de contre saison implication et encouragement des jeunes diplômes a retourner sur la terre mais avec des moyens et appui et financement moderne par le concours des banque a travers des business plans bien élaboré et un busness model cohérent dont rentabilité et la faisabilité est tres claire
    il faut aussi développer l économie sociale et solidaire a travers les financements de de micro entreprises et les mutuelles de santé de financements pour répondre aux besoins et aspirations des populations a la base
    il faut développer des sturtup avec des technologies de pointes qu aucun concurrent ou presqu’au ne possède il faut dans l entrepreneuriat posséder toujours des avantages concurrentiels assez durables et défendables pour etre parmis les meileurs dans ton domaines d’activité stratégique

  •  :
    Cette note revient sur les difficultés à surmonter avant de parvenir à l’intégration. Le bilan de l’intégration ainsi que les facteurs qui l’ont freiné montrent qu’il faut rester optimiste tout en adoptant une approche moins ambitieuse mais plus pratique. L’intégration ne peut être obtenue en adoptant seulement des programmes politiques ou la situation économique. L’Afrique doit s’unir pour renforcer sa présence sur la scène internationale et répondre aux besoins de sa population en instaurant une croissance solidaire en vue d’une redistribution des fruits de la croissance.

    L’intégration régionale du continent a été rêvée par bon nombre de dirigeants africains et a donné lieu à la création en 1963 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et la Banque Africaine de Développement (BAD. Cet engagement a été réitéré plus tard dans le Plan d’action de Lagos de 1980 et, par la suite, dans le Traité d’Abuja de 1991 qui envisage, à terme, la création de la Communauté Economique Africaine (CEA). D’autres initiatives, notamment, l’harmonisation des législations commerciales à travers le continent ont contribué à améliorer le climat des échanges et des investissements. Cependant, malgré ces acquis, le processus d’intégration demeure confronté à de nombreux défis. L’évaluation continue des progrès en matière d’intégration en Afrique est essentielle pour comprendre et identifier les forces et les faiblesses des interventions menées et contribuer à construire l’avenir grâce aux enseignements tirés de l’expérience. Au fil des ans, les autres institutions créées dans différentes régions n’ont pas contribué significativement à l’accroissement du commerce entre pays africains. En plus de l’objectif politique d’unité continentale, les dirigeants africains ont également poursuivi leurs efforts d’intégration régionale en vue de surmonter trois obstacles fondamentaux au développement : la petite taille des économies, l’absence de complémentarités structurelles et la dépendance vis-à-vis des importations.

    L’intégration régionale est alors perçue comme offrant des possibilités d’expansion du marché, de réalisation d’économies d’échelle et de diversification de la base économique. C’est ainsi que des accords de coopération et d’intégration économique ont été conclus pour la mise en place de marchés sous-régionaux protégés offrant un espace économique élargi pour les facteurs de production et les échanges.

    Alors que l’on comprend mieux aujourd’hui la nécessité de l’intégration régionale et les raisons des échecs passés, de nouveaux efforts visent à resserrer les liens économiques et politiques entre les nombreux pays du continent. Dans un tel contexte, la convergence des politiques macroéconomiques et l’intégration monétaire et financière au sein des Communautés Economiques Régionales (CER) s’avèrent nécessaires pour l’efficience des zones d’intégration régionales. L’élargissement du marché est considéré comme la force motrice d’une zone d’intégration, étant donné que les marchés nationaux sont souvent dans l’incapacité d’assurer, à eux seuls, la taille nécessaire à l’exploitation des économies d’échelle et la spécialisation. Par ailleurs, la libéralisation des échanges à l’intérieur d’une zone d’intégration régionale oblige les entreprises à affronter la compétition, à réduire leurs coûts et à améliorer leur productivité.

    L’intégration régionale a des retombées technologiques conduisant à des gains de productivité et à une réduction des coûts de production, ce qui favorise l’accumulation des facteurs. En termes d’efficience et d’accumulation, l’intégration économique régionale peut contribuer à la croissance économique et permettre à l’Afrique de s’intégrer à l’économie mondiale selon deux modalités qui ont progressivement gommé leurs oppositions initiales.

    L’option multilatérale qui est la voie la directe, et la régionalisation étant une forme indirecte moins protectionniste, plus ouverte sur l’extérieur. La seconde option fait de l’espace économique régional une construction institutionnelle intermédiaire au niveau d’une communauté d’Etats.

    L’objectif de ce papier est de savoir si l’intégration régionale peut faciliter la relance économique en Afrique. Explicitement : Quels sont les principales difficultés à surmonter avant de parvenir à l’intégration ? Quel bilan peut-on tirer de l’intégration régionale en Afrique ? Quelles approches doit-on adopter pour les nouvelles initiatives d’intégration en Afrique ?

    1 LES OBSTACLES A L’INTEGRATION REGIONALE
    L’objectif de cette section est de mettre en exergue les principales barrières vers l’intégration économique régionale qui fait référence au niveau de coordination des prix sur des marchés séparés par une distance physique. Deux raisons principales justifient cette démarche d’intégration : l’accès au marché et les économies d’échelle. Au rang des entraves à l’intégration, nous pouvons citer l’insuffisance des infrastructures et la faiblesse des institutions sous-régionales, les défauts de coordination entre les secteurs public et privé et la mauvaise gouvernance.

    1.1 LES INFRASTRUCTURES ET LES INSTITUTIONS SOUS-REGIONALES
    Durant les trente dernières années, les pays africains se sont efforcés de mettre en place des mécanismes d’intégration régionale pour accélérer le développement économique.

    1.1.1 LES INFRASTRUCTURES
    La mondialisation et l’intégration régionale nécessitent une infrastructure régionale efficace pour élargir et intégrer les marchés, réaliser des économies d’échelle, encourager la participation du secteur privé et attirer les Investissements Directs Etrangers (IDE). Malgré les efforts entrepris pour intégrer les transports, le système de communication et l’énergie, certaines lacunes subsistent au niveau des différentes Communautés Economiques Régionales (CER) d’Afrique, ce qui accroît le coût des échanges commerciaux et freine la mobilité des facteurs de production, ainsi que la compétitivité. D’où la nécessité de mettre en place des systèmes d’infrastructure sûrs, fiables, efficaces, abordables et respectueux de l’environnement. De plus, les CER devraient aider les pays les moins avancés et les plus enclavés à devenir compétitifs sur les marchés régionaux et internationaux.
    Pour cela, les gouvernements doivent axer leurs efforts sur les politiques et les réglementations visant le suivi des performances et la libéralisation de l’accès aux marchés des services d’infrastructure. Aujourd’hui, les voies de communication sont insuffisantes et le réseau africain très disloqué.

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