Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La forêt pour grandir a besoin d’arbres. Frédéric Titinga Pacéré» 

Ministère des affaires étrangères : Marcel de Souza fait commandeur de l’ordre national

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo • dimanche 11 février 2018 à 22h15min
Ministère des affaires étrangères : Marcel de Souza fait commandeur de l’ordre national

Marcel de Souza, Président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), après bientôt deux années passées à la tête de la commission, a été fait commandeur de l’ordre national pour tout le travail abattu durant ces années notamment les réformes entreprises au sein de ladite communauté. La cérémonie de décoration s’est déroulée, ce vendredi 9 février 2018, dans le jardin du ministère des affaires étrangères à Ouagadougou.

C’est des mains du tout nouveau ministre d’Etat auprès de la Présidence du Faso, Simon Compaoré que le futur ex-Président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest(CEDEAO) a reçu la distinction de commandeur de l’ordre national.

Pour le ministre des affaires étrangères, Alpha Barry, cette distinction est une sorte de récompense pour tout le travail abattu au cours de ces presque deux ans à la tête de la commission de l’institution ouest africaine. C’est particulièrement pour, comme il le cite bien, « l’immense travail abattu tant au niveau politique, sécuritaire de la région qu’au niveau de certains aspects symboliques tels que le FESPACO 2017 », a-t-il dit. Sur ce dernier élément cité, le FESPACO 2017, le ministre Alpha Barry a souligné l’implication de M. de Souza dans la réussite de l’événement et ce, à travers le financement d’un des films burkinabè qui a reçu de nombreux prix.

Le ministre des affaires étrangères du Burkina a également voulu être clair sur l’interprétation à faire du départ du Président sortant de la commission après seulement deux ans au lieu de quatre ans comme le voudrait la durée du mandat de Présidence de la commission, « il (M. de Souza) quitte ses fonctions parce qu’on (l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la communauté) a voulu qu’il y ait deux années transitoires pour les réformes », a indiqué M. Alpha Barry.
Avant d’avouer par ailleurs, « les réformes sensées terminées, la CEDEAO peut mieux fonctionner », le chargé des affaires étrangères du Burkina a encore salué les efforts du Président Béninois De Souza.

Celui-là dont on a chanté les louanges et fait les éloges tout au long de cette cérémonie de distinction, dit être à la fois surpris et reconnaissant au Président du Faso pour la récompense à lui faite. Estimant de même ne pas avoir de mérite car ayant seulement fait son travail, il a associé toute la commission de la CEDEAO à cette reconnaissance pour les sacrifices consentis.

Marcel de Souza, Président sortant de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest(CEDEAO),

Après cet acte de reconnaissance et d’humilité, il est revenu sur les reformes entreprises. Et de préciser à cet effet, « depuis 2012, il y avait une réforme en cours à la CEDEAO, les résultats n’étaient pas évidents mais nous avons pu en deux ans y parvenir », a-t-il fait savoir avant de mentionner en outre quelques difficultés rencontrées, « nous avons voulu réduire les charges en réduisant le nombre de commissaires (de 15 à 9 commissaires), hélas nous n’avons pas pu », a-t-il poursuivi. Bien que cela n’ait été possible, M. De Souza reste convaincu, « tout dépend de l’environnement qu’on donne à la CEDEAO, l’efficacité qui est recherchée pour les projets et programmes qui impactent la vie de nos citoyens », s’est-il exprimé.

D’un autre propos, l’objectif numéro 1 actuel de la CEDEAO, c’est la sécurité face aux attaques à répétition du groupe Boko Haram et autres. De fait il lance, « nous devons créer une fronde pour lutter contre le terrorisme là où il se présente. Nous ne pouvons pas assister impunément à la destruction de la vie de nos citoyens et des militaires ». Et de terminer : « tout ceci constitue un handicap pour aller vers le développement que nous souhaitons ».

C’est en rappelant les multiples formes de défis à relever que le bientôt ex-chef de la commission de la CEDEAO a formulé ses vœux, « que la CEDEAO puisse atteindre les objectifs pour pouvoir atteindre l’intégration et surtout créer des emplois pour les jeunes », a-t-il souhaité.

Deux présents offerts à lui et son épouse, qui n’a pu effectuer le déplacement fut l’acte final de cette cérémonie de décoration.

photo de famille comprenant le tout nouveau ministre d’Etat auprès de la Présidence du Faso, Simon Compaoré, le ministre Alpha Barry et M. Marcel De Souza

Pour rappel, c’est lors de la 52e session ordinaire de la CEDEAO, qui s’est tenue à Abuja (Nigeria), le 16 décembre 2017 que le ministre de l’Industrie et des Mines, Jean Claude Brou de la Côte d’Ivoire a été désigné par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) comme le nouveau président de la Commission de ladite institution en remplacement de Marcel de Souza du Bénin.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Photos : Ministère des affaires étrangères

Messages

  • Que de la pure comédie avec tous ces machins inutiles portés autour du cou.Il faut être un nègre africain pour donner de l’importance à ces futilités qui frisent le ridicule où on mobilise des fonctionnaires juste pour applaudir alors que leur vraie place c’est d’être au bureau et bosser dur.Mais je comprends que dans les pays de fayotage,l’essentiel est ailleurs

    • J’approuve Mafoi. Tout cela est inutile et ridicule !

    • La cérémonie a eu lieu a partir de 17h, soit en dehors des heures de service !Arrêtez de critiquer pour critiquer !

    • Mafoi, je pense que de SOUZA mérite bien cette médaille. En 2 ans, il a fait beaucoup pour la CEDEAO. C’est dommage qu’il ne puisse pas rester plus longtemps. Je suis sûr qu’il a encore une brillante carrière diplomatique devant lui. Que Dieu le bénisse !

  • Le ministre d’Etat auprès de la Présidence du Faso, Simon Compaoré est une incontestable machine électorale pour son parti le MPP et son candidat le Président Roch Marc Christian Kaboré.De par sa nouvelle fonction, il aura davantage de temps pour mieux préparer avec le président, les actions électorales et démocratiques pour la réélection sans trop de peine, du président Kaboré ,pour son second et dernier mandat quinquennal à la présidentielle de 2020.Un ministre d’Etat étant souvent un émissaire de marque du Premier ministre et du Chef de l’Etat, c’est dire que Simon Compaoré sera également à la tâche dans ce domaine. Travailler avec des résultats concrets et laisser les gens parler et apprécier, voilà ce que fera le duo Kaboré et Compaoré, pour impulser le développement du Burkina selon les engagements du programme présidentiel

    • Les ministres d’état relèvent directement du PF et non du PM il ne peuvent donc pas être des émissaires de marque du Premier ministre mais du PF.

  • Je ne sais que le contenu des porte-feuilles attribués par le président mouta mouta aux différents ministres, mais si un ministère de l’Intégration a été créé c’est bien en premier lieu ce ministère qui s’occupe des dossiers CEDEAO. C’est une conséquence logique. La CEDEAO est la première institution d’intégration régionale par excellence. Peut-être que le ministre de l’intégration régionale n’a pas encore pris fonction mais qu’est-ce qui urgeait pour cette décoration messieurs les ministres politiciens peu soucieux des normes et de la déontologie ? Est-ce le dernier séjour De Souza ? De plus, il n’a même pas atteint deux ans à la tête de la CEDEAO ?

  • Le ministre d’État sans porte-feuille est là calé. C’est le début des cérémonies par cì par là pour exister et justifier sa place de ministre d’État.

  • Un ministre d’Etat étant membre du gouvernement,le Premier ministre faisant fonction de chef du gouvernement,il peut bien confier des taches au ministre d’Etat.Le gouvernement et la Présidence du Faso constituent le pouvoir exécutif.Par conséquent,le Premier ministre et le Président du Faso,peuvent confier des responsabilités au ministre d’Etat qu’il soit attaché à la Présidence ou pas.Il y a la notion de collégialité des actions gouvernementales.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Conseil Supérieur de la Magistrature : Les conclusions des travaux de la première session ordinaire de l’année 2018
Hausse du prix du carburant : La CCVC en grève de 24h le 29 novembre 2018
Ouagadougou : Le maire met en garde les personnes qui s’adonnent à des acrobaties sur l’échangeur du Nord
8 mars 2019 : Le motif de pagne tissé de Nathalia Nikiéma désigné pagne officiel au Burkina
Assises nationales de l’Eglise-famille de Dieu du Burkina : Les Communautés chrétiennes de base au cœur des échanges
Commune de Ouagadougou : Bientôt l’énergie solaire à grande échelle
Violences faites aux femmes : 72 heures de regards croisés sur un phénomène qui « tue en silence »
Ouagadougou : L’échangeur du Nord officiellement ouvert à la circulation
Session ordinaire du CONAPGenre : Pour mieux appréhender le concept de budgétisation sensible au genre
Education bilingue au Burkina : Les acteurs s’accordent sur la nécessité d’adopter une formule unique
Hausse du prix du carburant au Burkina : Le MPP solidaire du gouvernement
Accord sur la facilitation des échanges : Le secteur privé en atelier de renforcement des capacités
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés