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Procès du putsch manqué : La NAFA condamne « les manœuvres et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • vendredi 9 février 2018 à 23h59min
Procès du putsch manqué : La NAFA condamne « les manœuvres et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif »

Ceci est une déclaration de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) sur la détention du général Djibrill Bassolé, et ses craintes pour la suite procès.

Au cours de la conférence de presse du parti au pouvoir MPP du jeudi 8 février 2018, son Président par intérim, monsieur Simon COMPAORE, ministre d’État auprès de la Présidence du Faso, s’est prononcé au sujet de la mise en liberté provisoire du Général BASSOLE décidée le 10 octobre 2017 par la Chambre de contrôle de l’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou. Il a déclaré ce qui suit : « Personne n’aurait compris le motif. On nous avait dit que c’est pour cause de maladie. Pourtant depuis qu’il est en résidence surveillée il reçoit des gens et jamais on n’a appris qu’il était couché. Ce qui veut dire qu’on avait raison. S’il était parti de l’autre côté ce n’est pas sûr qu’il reviendrait devant le juge. Le risque était grand. Il y a des informations qui nous parvenaient et il y avait un gros risque ».

Cette déclaration officielle ahurissante et incongrue, illustre s’il en était encore besoin, la mainmise totale du régime en place au Burkina Faso sur la procédure dite du putsch manqué en cours devant la justice militaire. La NAFA a depuis le début de cette procédure dénoncé l’ingérence flagrante du pouvoir MPP, les nombreuses violations des droits humains et la détention arbitraire.

À l’instar de la déclaration du MPP du 12 Octobre 2017 s’opposant de manière incivique à une décision de justice, le Président du parti va plus loin et revendique même la paternité des mesures de privation de liberté, et justifie l’arrêté n° 2017/297/MDNAC/CAB du 13 octobre 2017 du ministre Jean Claude BOUDA, membre du Bureau Exécutif du parti.

Il justifie l’assignation à résidence surveillée prise par le Gouvernement pour empêcher le Général d’accéder à ses soins de santé unanimement prescrits par les médecins traitants et accepté par la Chambre de contrôle.

Le premier responsable MPP ne se gêne pas pour clamer haut et fort que leur régime a imposé sa volonté à la justice. Ce faisant, il ridiculise au passage notre système judiciaire et démontre de manière outrageuse son instrumentalisation.

De ce qui précède, la NAFA a de sérieuses raisons de douter que la justice militaire puisse garantir un procès équitable le 27 février 2018 fondé sur le droit et débarrassé de toute forme de manipulations et d’agendas politiques inavouables du pouvoir MPP.
La déclaration du premier responsable du MPP au sujet des dossiers judiciaires malheureusement clarificonfirme l’ingérence flagrante du pouvoir MPP qui veut imposer sa volonté aux juges.

Notre justice doit impérativement affirmer son indépendance, mettre fin à la manipulation ouverte orchestrée par le régime en place et faire ainsi de la primauté du droit une réalité au Burkina Faso.

La cohésion nationale et la paix sociale ont besoin d’une justice qui se place au-dessus de tout soupçon de manipulations. C’est l’occasion ici de rappeler Mr Roch Marc Christian quelques éléments de ses prérogatives constitutionnelles, notamment en son article 36 : « Il veille au respect de la Constitution. Il incarne et assure l’unité nationale. Il est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l’Etat, du respect des accords et des traités ».
C’est pourquoi la NAFA formule le vœu que les magistrats qui forment les différentes juridictions imposent leur indépendance, leur professionnalisme et leur autorité afin que le système judiciaire du Burkina Faso soit crédible et digne de confiance.

La NAFA souhaite également que la Communauté internationale et en particulier le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui s’est déjà prononcé sur le cas de monsieur BASSOLE, considère la prise de position du parti au pouvoir et du Gouvernement burkinabè comme une violation des articles 10 et 11 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et aux articles 9 et 14 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques »..

Enfin, la NAFA fidèle à ses principes :
 condamne à nouveau avec la dernière énergie, les manœuvres et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué ;
 appelle les magistrats et tous les acteurs de la justice burkinabè à consolider l’indépendance de la justice. Il en va de la crédibilité de l’institution et du renforcement de l’État de droit ;
 invite l’opinion nationale et internationale à la vigilance républicaine lors du procès afin d’éviter toute imposture de sorte à ce que le procès du putsch manqué ne soit pas celui du MPP contre ces adversaires politiques.

Pr Mamoudou H. DICKO
Secrétaire Exécutif, Président du Bureau Politique National de la NAFA

Messages

  • Courage à la NAFA , Bientôt ce serait fini. Ils veulent ou pas le Général sera libre

    • « Bientôt ce serait fini. Ils veulent ou pas le Général sera libre » Très bien dit, le Général sera physiquement libre un jour mais consciencieusement prisonnier toute sa vie.

    • - Votre problème à vous tous de la NAFA, du MPP et du CDP, c’est que vous ne vous rendez pas compte que la nation burkinabè n’a que faire de vos incessants règlements de compte depuis l’assassinat de Thomas Sankara. Vous êtes tous incapables de vous départir de vos intérêts égoïstes et partisans pour défendre mes aspirations des masses populaires. Vous êtes tous prêts à dépenser des sommes colossales et des énergies énormes pour défendre l’un ou l’autre dignitaire de l’ancien régime, avec une obstination absurde. Que gagnerez vous dans une telle débauche de moyens pour des causes d’avance perdues aux yeux de la majorité des burkinabè. Chacun vient nous casser les oreilles sur le sort de son idole ; qui réclamant le retour de Blaise, qui la libération de Bassolé, qui l’acquittement pur et simple des putschistes, qui une réconciliation aveugle, qui une forme tranquillité inactive pour RMC et son gouvernement au nom de laquelle les revendications seraient plutôt de l’incivisme. Tout cela en ignorant dans un mépris total ce qui est la préoccupation principale des burkinabè et le besoin des victimes d’une vraie justuce qui sanctionne les abus des régimes précédents et leurs dignitaires, aspiration populaire qui a déjà conduit le BF à la dernière insurrection.
      - Les partis politiques et la nouvelle classe politique gagneraient la confiance des populations en ne se mettant plus au service de la cause d’un individu ou d’un clan, car on ne peut plus tromper les burkinabè à ce jeu, eux qui ont vu passer toute sorte d’astuces, y compris les grandes ruses du commando capitaine Blaise qui a fini par se faire prendre au piège de la patience des burkinabè. Un parti ou un homme engagé en politique qui se met à l’ombre d’un homme prétendument providentiel est voué à l’échec. Alors, CDP, MPP et NAFA, fouttez nous la paix avec vos vieilles querelles de personnes qui n’ont aucun intérêt pour notre Nation. Taisez-vous tous et laissez la justice faire. Que ceux qui sont usés rendent compte et partent à la retraite et qu’ils aient la courtoisie se taire et la sagesse de laisser une nouvelle classe politique essayer autre chose que leurs recettes passéistes.

  • Je joins ma voix, au Burkinabé intègres, et aussi Je :
    "-condamne à nouveau avec la dernière énergie, les manœuvres et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué ;
     appelle les magistrats et tous les acteurs de la justice burkinabè à consolider l’indépendance de la justice. Il en va de la crédibilité de l’institution et du renforcement de l’État de droit ;
     invite l’opinion nationale et internationale à la vigilance républicaine lors du procès afin d’éviter toute imposture de sorte à ce que le procès du putsch manqué ne soit pas celui du MPP contre ces adversaires politiques."

    Il est hors de Question d’étouffer la Vérité dans cette affaire de putsch. Non il est hors de question.

  • L’ éminent philosophe Isidore Marie Auguste François Xavier Comte disait, je cite : "Si tout le monde fait son devoir envers tout le monde, les droits de tous s’en trouveraient garantis sans qu’il soit nécessaire d’en parler".
    Il suffisait que lui et ses lieutenants se soient abstenus du coup d’état le plus maladroit du monde et on en parlerait pas.
    Il y a eu trop de pertes en vie humaine et pour ce faire, que ça soit du côté de l’exécutif ou du judiciaire, la punition doit être à la hauteur du forfait.
    Daignez agréer chers membres de la NAFA, l’hommage de mon profond respect.

    • Etre un prevenu c est etre un coupable. Revisez vos connaissances en philo. Vous etes loin de l évolution des connaissances sur cette dimension.

    • Internaute Sapience, vous êtes sûrement un puits de lumière en philosophie mais remarquez que le fait de citer un philosophe dans son post ne fait pas de Vérité N*1 un philosophe aguerri ou même un aspirant philosophe. Ce n’est pas son propos. Il faut croire que les mots empruntés à Auguste Comte sont si bien choisis ; plein d’enseignements et de bon sens, ils conviennent parfaitement à la circonstance, vous n’avrez pas remarqué ?
      C’est à vous de relire son post, bien le comprendre et y répondre si vous voulez bien lui faire cette amabilité. Autrement, le silence aussi est une opinion recevable.
      Sapience, ici vous êtes hors jeu et un peu....amer ?

      Cordialement.

      Sonia.

  • Monsieur Dicko sans soutenir la personne de Simon Compaoré, sachiez qu’il dit tout haut ce que d’autres pensent et disent tout bas. C’est extraordinaire comme la désinformation et le sens de la simplification outrancière propre peut vous arrangé. Quittez dans ce face à face mortel et devenez des adultes pour que nous construisons dans la paix le pays que nous aimons tous.
    Comme je l’ai toujours dit : Tant que vous n’auront pas compris qu’il faut faire profil bas pour que la justice fasse son travail en libérant votre mentor, ou le condamner s’il est coupable, toutes gesticulations sont parfaitement contre-productives, et aggrave le cas de Djibril Bassolé.

    • Par quel sondage vous affirmez ce que d’autres pensent bas. Vous manquez de lucidité politique. Simon est à la manoeuvre comme au temps des maisons brûlées. Dieu voit et la vérité triomphéra.

  • Trop de médiatisation autour de cette affaire de Djibril BASSOLE.
    Vous nous pompez l’air en fin de compte. lui (Djibril) BASSOLE, le principal chef d’orchestre caché du coup d’état raté de Gilbert GUEGUIERE, est entrain d’entre présenté comme la victime ???? par son parti politique la NAFA !
    Tout le monde voit clair et on n’a a marre de la pression médiatique exercée dans tous les sens mais malheureusement maladroitement menée ; trop c’est trop ! ! ! !

  • vous les poluticiens la le wende vous voit. la nafa j’ai seulement deux questions a vous poser ?
    - la justice militaire la ho qui la créer dans notre très chère BURKINA ?
    - Entre nous loin d’etres borné ; aveugle ; par la soit disant politicien vous fait honte . je me demande quel lendemain meilleur vous laisserai a notre generation. sous quel régime notre a été la plus independante ?
    allons seulemt

  • Vraiment Djibril et la NAFA n’ont pas honte. Si c’était même en France au temps de De Gaulle après la guerre mondiale, la solution à la trahison de son propre pays avec des étrangers était vite trouvée depuis sans besoin de juges et consorts. Vraiment, les temps ont changé. Tu fais un coup d’Etat et après tu te fais tranquillement l’innocent et la victime. Eh Dieu, Burkina est doux !

  • Je prenais mon frère Djibril pour un vrai "BALBY" à l’image de l’autre Général. Malheureusement les intempestives sorties médiatiques du genre ont fini par semer le doute dans mon esprit. Monsieur le Secrétaire Exécutif, Président du Bureau Politique National de la NAFA, vous pouvez faire mieux que ces éternelles pleurnicheries. Changez de paradigme. Soyez positifs.

  • Malgre les allégations des suiveurs de bassole,Si mon à raison. On entendait qu’il pouvait mourrir en prison si on lui permettait pas d’aller se faire soigner auprès des amis franc maçons.Et maintenant on qu’il est prompt,qu’il est en forme. De grâce vous les suiveurs de bassole n’oublier pas que il y a eu des morts.Et puis quoique vous pensiez, la voix entendue avec soir est bel et bien la voie de votre maitre. Utilisez les services de grands avocats mais bassole srta condamné et et ses avocats hurleront en disant comme ils le font partout quil sagit dun complot. Enfin arrêtez de croire que sans bassole le pays est en perdition. D’ailleurs n,a-il pas permis d’asseoir le pouvoir sanguinaire de kouassi blaise compaore ?Sachez que bassole est fini.Quil retourne à Reo faire ses tomates. Qu’il arrête de croire qu’il est en mission divine.Seule d’Ankara était en mission. Remarquez le retour du fasodanfani.Qui l’UE cru ?

  • N’ y a t- il donc pas quelqu’un d’intelligent dans ce bureau politique de la NAFA pour faire comprendre à ce Monsieur DICKO ,que ses sorties intempestives et ses pitreries à propos du procès de Djibril Bassolet , desservent beaucoup plus l’ intéressé qu’elles ne le servent ? La date du procès étant officiellement fixée ,pourquoi ,ne pas attendre tranquillement les choses .C’est dans dix sept petits jours . Alors Mr Dicko calmus ,calmus

  • Il me revient les dires de Robert MENARD , président de reporter sans frontière, membre de la commission d’enquête sur l’assassinat de Norbert ZONGO. Il avait dit en son temps que ’’Bassolet était très fort’’ pour parler de sa connaissance des textes et surtout de sa capacité à utiliser toutes les failles du système en faveur de la cause qu’il défend. Je suis peut être naïf mais je suis de ceux qui pensent que s’il est innocent, la justice actuelle n’a pas d’autres choix que de l’acquitter. Du reste, je ne crois pas à une intervention des politiques pour le condamner ou le relaxer.

  • Monsieur DICKO de la NAFA, sachez que "le chien aboie, la caravane passe". Estimez-vous heureux de voir le Gral BASSOLE en prison. De hautes personnalités de l’Etat n’ont-elles pas été froidement abattues en 1989 sans être jugées, sous prétexte qu’elles ont fomenté, comme disait un Diplomate Burkinabè, le " pronunciamiento " ? Stopez vos bavardages inutiles pour ne pas dire hypocrites car, vos agissements intempestifs ne sont pas en faveur de Monsieur BASSOLE.

  • Monsieur DICKO de la NAFA, sachez que "le chien aboie, la caravane passe". Estimez-vous heureux de voir le Gral BASSOLE en prison. De hautes personnalités de l’Etat n’ont-elles pas été froidement abattues en 1989 sans être jugées, sous prétexte qu’elles ont fomenté, comme disait un Diplomate Burkinabè, le " pronunciamiento " ? Stopez vos bavardages inutiles pour ne pas dire hypocrites car, vos agissements intempestifs ne sont pas en faveur de Monsieur BASSOLE.

  • Ecoutez, le ministre d’Etat Simon Compaoré a voulu juste rassurer l’opinion publique sur l’état réel de santé du général Djbril Bassolé en précisant qu’il n’est pas couché dans un état de mourant. Cette précision valait la peine au regard des folles rumeurs qui avaient circulé, faisant croire que le général était extrêmement malade et qu’il fallait systématiquement une évacuation sanitaire à l’étranger pour le soigner. Le secrétaire exécutif de la NAFA (parti du général Bassolé) ,M.DICKO avait lui-même déclaré par voie de presse en février 2018 ,que le général avait le moral haut grâce à sa foi religieuse et qu’il se portait bien. Cela vaudrait insinuer que les agitations fébriles de militants de la NAFA qui exigeaient la libération pure et simple de Bassolé et son évacuation sanitaire relevaient plutôt de stratégies politiciennes pour une probable évasion du général afin d’échapper au procès du putsch de 2015.Par conséquent, Simon Compaoré n’a rien dit de compromettant ni pour le général, ni pour la procédure judiciaire en cours. Il a été clair, que si le général n’a pas été reconnu coupable par la justice, il sera relaxé .Cependant, si des preuves irréfutables sont reconnues contre lui et qui méritent une condamnation, il le sera. C’est clair, les propos de Simon Compaoré ne sont nullement compromettant et ne signifient pas une quelconque immixtion du gouvernement dans le dossier judiciaire. Au contraire, les autorités judiciaires ont fait preuve d’humanisme envers le général Bassolé, en lui accordant une liberté provisoire de sortie de la prison militaire et une assignation à résidence dans une villa à Ouagadougou ,où il reçoit royalement des gens.

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