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Droits humains et santé de la reproduction : 33 nouvelles compétences pour assurer des prestations de qualité

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Recherches et innovations • LEFASO.NET | Par Moussa DIALLO • jeudi 8 février 2018 à 11h20min
Droits humains et santé de la reproduction : 33 nouvelles compétences pour assurer des prestations de qualité

Le 22 janvier 2018, s’ouvrait officiellement la formation diplômante continue de niveau Certificat en IEC-CCC (Information éducation communication-communication pour le changement de comportement) genre, droits humains et santé sexuelle de la reproduction et portant sur le thème « les droits sexuels et reproductives au cœur des politiques publiques de santé et de genre en Afrique de l’Ouest ». Deux semaines plus tard, la première promotion effectuait sa sortie officielle. Tous les 33 participants ont réussi aux différents crédits et ont ainsi validé le certificat. Ils ont reçu leurs attestations de succès, au cours de la cérémonie de clôture tenue le 02 février dans les locaux de l’Institut Universitaire de Formation Initiale et Continue (IUFIC) de l’Université Ouaga II.

Au nombre de 33, ils sont issus de plusieurs ministères (santé, sécurité, défense, action sociale, jeunesse…) ou de la société civile. Ils ont tous été sélectionnés par leurs structures d’origine à la suite d’un appel à candidature. Ainsi, pour cette première promotion, on y trouve, entre autres, des médecins, des agents de santé, des agents de services de sécurité, des travailleurs sociaux. Mais, tous étaient là pour le même objectif : mieux s’outiller pour réaliser leurs missions avec le plus grand professionnalisme.

Ba Youssouf de l’ABBEF recevant son certificat

Ainsi, pendant près de deux semaines, ils ont appris ou re-appris les techniques de communication notamment les techniques de communication de groupe, la prise en compte des questions de genre, de santé de la reproduction dans la mise en œuvre de politiques relatives aux questions de populations. Aux techniques de communication, venaient s’ajouter d’autres modules de santé de la reproduction avec un focus sur les aspects de gynécologie, de pathologie… « Nous avons bénéficié tout au long de cette formation de cours théoriques, mais aussi et surtout des séances très pratiques bien appréciés de tous les bénéficiaires, quel que soit leur profil professionnel », a rappelé leur représentant, Nicolas Ouédraogo.

une vue des impétrants et invités à la cérémonie de clôture

Le représentant des bénéficiaires de la formation n’a pas manqué de remercier les initiateurs de ce certificat et tous ceux qui ont œuvré à sa mise en œuvre effective. « C’est une véritable fierté pour nous d’en avoir été la première promotion. Nous avons été assidus car nous avons perçu la pertinence et la qualité des modules qui nous ont été enseignés qui recouvrent des spécificités qui nous permettront de lever certaines barrières, de répondre aux caractères multidisciplinaires des participants provenant des secteurs de la défense, de la justice, de la santé, de la femme et de l’action sociale, de la jeunesse, de la société civile à travers des associations et ONG », a-t-il confié. Avant de prendre l’engagement, au nom de ses camarades, de mettre à profit les notions apprises pour assurer des prestations de qualité aux différents bénéficiaires. Puis, les participants ont recommandé la poursuite de ce cours afin de permettre à d’autres professionnels d’en bénéficier en vue d’accroitre les performances des professionnels de leurs structures respectives.

Dr Regis Balima (formateur) recevant une attestation de reconnaissance des mains du ministre des sports, Daouda Azoupiou

Ce certificat est mis en œuvre par l’Institut universitaire de la formation initiale continue de l’Université Ouaga 2, en collaboration avec l’Organisation Ouest-africaine de la santé (OOAS), avec l’appui financier l’Agence française de développement (AFD). « C’est un certificat qui permet à ceux qui le détiennent de le faire valoir dans un parcours de diplomation. Ils peuvent entrer par exemple dans un programme de droit et protection de l’enfant, ils ont acquis un certain nombre de crédits qui sont définitivement capitalisables et ils n’auront plus à reprendre ce qu’ils ont validé dans ce cursus. Et nous sommes très heureux parce que sur les 33 participants, tous ont réussi aux différents crédits et donc ont validé le certificat », s’est réjoui Pr Serge Bayala, le directeur de l’IUFIC.

Les différents auditeurs de cette première promotion ayant amélioré leurs compétences sur la question des droits sexuels et reproductifs dans les politiques publiques permettront une amélioration des indicateurs en matière de santé de la reproduction. C’est pourquoi, le vice-président Diakarya Barro n’a pas manqué de remercier l’OOAS pour cette confiance faite à l’université Ouaga 2 pour mettre en œuvre ce certificat. « Ce partenariat gagnant-gagnant vient mettre, en fois en plus, en évidence le service rendu par l’UO2 à la société par le moyen de partenariat », a-t-il rappelé.

le Pr Bayala (à droite) remettant un certificat

De nos jours encore, une frange importante de notre population continue de souffrir encore des actes de discrimination, d’iniquité, de violence de tous ordres du fait de leur sexe ou de leur âge. Après cette formation, ces nouvelles compétences devront sans doute entendre et mieux comprendre désormais le silence douloureux de ces jeunes, de ces femmes, de ces adolescents. Et ainsi, s’engager davantage dans la résolution de leur problème. Ce qui permettra, comme le stipule le PNDES, de promouvoir la santé de la population et assurer ainsi la transition démographique en vue de la capture du dividende démographique.

« Au sortir de cette formation, ces connaissances font de vous des acteurs mieux outillés pour appréhender les questions relatives aux droits à la santé sexuelle de la reproduction. Cela permettra d‘engendrer un changement social profond dans les rapports sociaux du sexe et une amélioration du bien-être physique, mentale et social des populations », a lancé Salifou Zouma, Directeur de la planification et des recherches de l’OOAS, Représentant du Directeur général. A travers son plan stratégique de la santé 2016-2020, l’OOAS à accorde une place importante au renforcement des capacités des professionnels, ce qui constitue d’ailleurs une forte orientation donnée par les ministres en charge de la santé des pays membres de la CEDEAO. C’est donc dans ce cadre que cette formation a été organisée, en collaboration avec le ministère de la santé et celui de l’enseignement supérieur (à travers l’université Ouaga 2).

« Chers récipiendaires, ce certificat fait de vous des compétences sûres pour le Burkina, mais au-delà, de la région Ouest-africaine qui doivent vous guider à répondre efficacement aux problèmes de santé », a ajouté Salifou Zouma, s’adressant aux 33 impétrants.

La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique de certificats et d’attestations participation. Président la cérémonie officielle de clôture au nom du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le Pr Gustave Kabré, conseiller technique a féliciter les impétrants et le corps professoral qui a assuré la formation diplômante.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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