Conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires » : La Déclaration de Ouagadougou est née

jeudi 18 janvier 2018 à 01h14min

Débutée le 16 janvier, la conférence sur la « Gouvernance, démocratie et affaires » a clos, ce mercredi 17 janvier 2018 à Ouagadougou, ses travaux par l’adoption de la « Déclaration de Ouagadougou », un acte qui traduit l’engagement du Burkina Faso en faveur de la liberté économique, la gouvernance et les principes démocratiques.

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Conférence sur  « Gouvernance, démocratie et affaires » : La Déclaration de Ouagadougou est née

Pendant 48 heures, environ 350 participants venus d’horizons divers ont partagé leurs expériences et débattu de l’importance de la capacité des institutions démocratiques à créer un environnement favorable à une croissance stable et dans le long terme des affaires. L’un des objectifs de cette conférence était aussi de mettre en évidence les progrès démocratiques et les opportunités d’affaires au Burkina Faso. A l’issu des échanges, ils sont arrivés à se fixer un objectif commun : consolider et renforcer la démocratie dans le monde. Pour y arriver, la conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires » a adopté une déclaration dite de Ouagadougou.

Dans ce document comportant six points, les participants reconnaissent le droit des peuples à prendre librement en charge leur propre destin dans le cadre d’institutions démocratiques et inclusives. Ils y déclarent aussi leur soutien à la promotion de la gouvernance démocratique, caractérisée par la reddition des comptes, la transparence, le dialogue ouvert (…). De même, ils ont reconnu qu’une bonne gouvernance démocratique constitue le meilleur garant de la liberté individuelle indispensable au développement économique et social, de la croissance économique, de la stabilité politique et de la sécurité.

La « Déclaration de Ouagadougou » souligne à cet égard que, bien que spécifiques, les rôles des gouvernements, des parlements, des entreprises et de la société civile et des partenaires sociaux sont complémentaires dans le cadre de la réduction de la pauvreté et des inégalités, dans la défense des droits humains. En plus de cela, il envisagé de mettre en place d’économies de marché performantes afin de garantir une croissance économique durable. Enfin, un appel a été lancé aux pouvoirs publics, aux entreprises, au monde du travail et à la société civile pour œuvrer ensemble à la promotion ou, le cas échéant, à l’avènement de la bonne gouvernance démocratique pour des sociétés plus justes, pacifiques et inclusives.

En marge de la cérémonie de clôture, le comité d’organisation a été reçu en audience, dans la soirée, par le président du Faso, Roch Kaboré. Au menu des échanges le bilan de la conférence. « Notre équipe a eu le privilège de rencontrer le président du Faso au terme de deux jours de travaux pour lui signifier la totale satisfaction à la fois des participants, des panélistes et des organisateurs qui ont fait un travail remarquable concernant la gouvernance, la démocratie et les affaires », a confié l’ambassadeur du Burkina Faso au Etats-Unis, Seydou Kaboré, pour qui le choix de Ouagadougou pour abriter la présente rencontre n’est pas un fait du hasard : « Le Burkina Faso est en train de démontrer à la face du monde que la gouvernance est ouverte, partagée. Et que la démocratie et les affaires sont biens et réussis dans notre pays. C’est pourquoi, la partie américaine a accepté de bien vouloir organiser la conférence ici ». Puis de préciser : « Elle a été initiée par le président du Faso depuis septembre 2017 à New York ».

Le prochain rendez-vous est fixé en mai 2018 au Sénégal, avec pour référence la « Déclaration de Ouagadougou ». « La conférence de Dakar verra la participation de 400 personnes de différents continents du monde. Des leaders politiques, la société civile, des hommes d’affaires, des institutions, des chercheurs et des leaders d’opinions qui vont étudier ce que nous avons fait ici mais de façon globale », a déclaré Dr Zaïnab Hawa, présidente du conseil d’administration du Mouvement mondial pour la démocratie, précisant que des participants burkinabè seront fortement représentés. Toute chose qui, selon elle, permettra d’élever le niveau de discussion.

A la question de savoir s’il y a un lien étroit entre le thème de la conférence et l’immigration des jeunes, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry répond : « Plus on a des opportunité, plus on a des possibilités et des chances que les jeunes ne soient pas obligés de traverser le désert, d’aller ensuite traverser la Méditerranée au risque de leurs vies. Donc, le travail du gouvernement, des entreprises et autres, c’est pouvoir offrir ces possibilités-là à nos jeunes. C’est pourquoi, le gouvernement burkinabè a mis l’accent sur le programme d’urgence pour le Sahel. Il y a eu un des panels qui s’est penché là-dessus (…) ».

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCIB), a loué la pertinence du thème : « Sans une bonne gouvernance, il n’y a pas de démocratie et encore moins des affaires. Et s’il n’y a pas d’affaires, il n’y a pas de création d’emplois et de richesses. Donc, pas de développement ».

La présente conférence a été co-organisée par le gouvernement burkinabè, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, la Chambre de commerce américaine, le Mouvement mondial pour la démocratie et bien d’autres partenaires.

Lire aussi : Burkina Faso : C’est parti pour la conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires »

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 18 janvier à 08:49, par NELSON
    En réponse à : Conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires » : La Déclaration de Ouagadougou est née

    Une vrai comédie américaine organisée avec la complicité de nos gouvernants. J’y est pris part et je me suis rendu compte comme d’autres participants qu’il s’agissait de conclusions déjà faites qu’il fallait faire avaliser par des acteurs burkinabè. la déclaration dite de Ouagadougou n’a pas été par exemple discutée. On a été tous surpris lors de la cérémonie de clôture de la lecture d’une déclaration apparemment tombée du ciel et signée de façon imaginaire par les participants... Il nous prennent vraiment pour de la merde...

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  • Le 18 janvier à 08:53, par Christian
    En réponse à : Conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires » : La Déclaration de Ouagadougou est née

    La grand messe est terminée. Au delà du bla bla, on sait maintenant quelle est l’OSC mentionnée dans le premier article. Il s’agit du Mouvement Mondial pour la Démocratie. Ce mouvement est une émanation du NED, OSC états-unienne dont les liens avec la CIA sont avérés et prouvés. En 1991, un des fondateurs du NED, Allen Weinstein, expliquait au Washington Post que « bien des choses qu’ils [à la NED] faisaient maintenant étaient faites clandestinement par la CIA 25 ans auparavant » La NED est subventionnée par le Congrès états-unien et par de grosses multinationales telles que Chevron, Coca-Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft, etc. L’offensive états-unienne pour faire encore davantage de nos pays des pays de m....est bien lancée !

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