Burkina Faso : C’est parti pour la conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires »

mercredi 17 janvier 2018 à 09h05min

C’est en présence des présidents burkinabè, Roch Kaboré, malien, Ibrahim Boubacar Keïta et nigérien, Mahamadou Issoufou, que s’est ouverte dans l’après-midi de ce mardi, 16 janvier 2018 à Ouagadougou, la conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires ». Cette rencontre qui mobilise pendant 48 heures environ 350 participants sera sanctionnée par la « Déclaration de Ouagadougou ».

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Burkina Faso : C’est parti pour la conférence sur « Gouvernance, démocratie et affaires »

A l’initiative de ce cadre, le gouvernement burkinabè, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, la chambre de commerce américaine, le mouvement mondial pour la démocratie et bien d’autres partenaires. Elle vise à présenter des collaborations réussies entre les entreprises, le gouvernement et la société civile en ce qui concerne le développement de politiques publiques/économiques efficaces en Afrique, discuter de l’importance de la capacité des institutions démocratiques à créer un environnement favorable à une croissance stable et dans le long terme des affaires. C’est aussi mettre en évidence les progrès démocratiques et les opportunités d’affaires au Burkina. Cinq panels seront animés par des spécialistes burkinabè, africains et américains.

Les nombreuses personnalités qui se sont succédé au pupitre de la cérémonie d’ouverture ont toutes salué la pertinence de ce thème avant de décliner les attentes de ce rendez-vous. Ce d’autant plus que pour certaines, le bien-être économique est capital pour la stabilité des institutions et des investissements privés.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew Young, ‘’le Burkina est une opportunité pour les affaires’’.

« La problématique de la gouvernance est devenue une préoccupation commune, aussi bien en Afrique que dans les autres régions du monde. Par ailleurs, de nos jours, elle n’est plus considérée comme l’apanage des seuls hommes politiques. En effet, la société civile, le monde des affaires et les partenaires sociaux se sont aussi progressivement investis dans la promotion et la défense de la bonne gouvernance, lui donnant un caractère véritablement démocratique. Le peuple burkinabè en a pris la pleine mesure en rejetant massivement et définitivement, par l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, une gouvernance devenue peu vertueuse au fil du temps, et s’est résolument engagé à asseoir les bases d’institutions démocratiques fortes, guidées par la quête permanente d’une gouvernance transparente et inclusive », a indiqué le président du Faso, Roch Kaboré.

Pour lui, le thème de cette conférence, « Gouvernance, Démocratie et Affaires », se veut une interpellation à créer une interaction dynamique entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires sociaux, pour faire de la bonne gouvernance le socle d’un développement économique et social durable au profit de tous.

« Tout comme le développement, la gouvernance et la démocratie se nourrissent aux sources de la paix et de la sécurité. C’est la raison pour laquelle, conscient de l’importance de la question sécuritaire dans le développement économique du pays, le Gouvernement burkinabé s’est doté, d’une part d’une feuille de route à l’issue du Forum sur la sécurité qu’il a organisé du 24 au 26 octobre 2017, visant à instaurer un système de sécurité efficace et responsable et d’autre part d’une loi de programmation militaire quinquennale.

Il s’est également et fortement engagé à construire avec les autres pays du G5-Sahel, un partenariat opérationnel, adapté à la nature des nouvelles menaces que sont le terrorisme, les trafics illégaux et l’extrémisme violent » a poursuivi le président Roch Kaboré.

C’est pourquoi a-t-il souhaité que cette rencontre permette de tracer les sillons d’une « gouvernance concertée » au service du développement économique et social de leur pays, avec chaque acteur jouant sa partition dans l’intérêt général.

La conférence s’achève ce mercredi, 17 janvier 2018 par une déclaration dite « Déclaration de Ouagadougou » pour acter l’engagement du Burkina en faveur de la liberté économique, la gouvernance et les principes démocratiques et le propulsera comme leader mondial pour faire avancer cette initiative.

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