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« Nous, Africains, on se réveille toujours tard. C’est vraiment dommage », déplore Wilfrid Ouédraogo, conteur professionnel burkinabè

Accueil > Actualités > Société • • samedi 13 janvier 2018 à 00h32min
« Nous, Africains, on se réveille toujours tard. C’est vraiment dommage », déplore Wilfrid Ouédraogo, conteur professionnel burkinabè

Jeune conteur burkinabè, plus présent sur les scènes internationales qu’au plan national, Wilfrid Ouédraogo est un véritable mordu de la culture, le conte en particulier. Connu sous le sobriquet de « Siid korgho » (littéralement, niche de miel), le professionnel de la scène, s’est surtout donné pour mission d’axer ses représentations sur la sensibilisation et « Formidable » en est l’incarnation. Cette pièce a connu une quinzaine de scènes dans la capitale burkinabè et ses environs dans les mois de novembre-décembre 2017. Nous l’avons rencontré en marge d’une de ses scènes. Interview avec Wilfrid Ouédraogo alias Siid Korgho !

Lefaso.net : Comment êtes-vous arrivé à ce métier ?

Wilfrid Ouédraogo : Il faut dire que j’ai en réalité commencé par le théâtre, avec le Pr feu Jean-Pierre Guingané (Théâtre de la Fraternité) dans les années 2000, mais comme amateur ; parce qu’au début, on avait notre troupe dans le quartier Dassasgho (d’où je suis natif) et après, on a été repéré par Pr Jean-Pierre Guingané à la faveur d’un projet de jumelage entre un quartier de la Suisse qu’on appelle Saint-Jean et un quartier de Ouagadougou (et c’est notre quartier, Dassasgho, qui a été choisi). Donc, comme nous aussi, nous animions notre petite troupe dans le quartier, les liens se sont tout de suite établis et le Pr a vu qu’il y avait déjà une dynamique dans le quartier et nous a donc approchés. C’est ainsi qu’est né le jumelage. Des jeunes de la Suisse sont venus ici et ont aussi choisi six jeunes dans notre troupe. On a choisi une pièce qu’on est allé jouer en Suisse ; la pièce s’intitulait « café au lait », c’est-à-dire un mélange noir-blanc. Ça a été en réalité le départ d’une carrière. Mais après, j’avais abandonné pour des raisons d’études et suis ensuite revenu en 2005 comme professionnel. J’ai maintenant intégré la troupe du Théâtre de la Fraternité par laquelle, j’ai eu à faire plusieurs tournées et jusque-là, je me suis inscrit dans la dynamique du professionnalisme du théâtre, le conte.

Lefaso.net : Vous vous êtes nourris très tôt de la culture, pourquoi avez-vous opté pour le conte ?

Wilfrid Ouédraogo : Je fais les deux, le théâtre et le conte. Je viens même d’entrer d’une tournée (de la France) où j’ai beaucoup presté théâtre. Mais, mon choix pour le conte tient au fait que je pense qu’il subi un peu un dommage ; on a l’impression aujourd’hui que le conte est comme un art mineur, par rapport au théâtre. Il y a même cette erreur que les gens font, en disant que le conte est un art apparenté au théâtre. Pour moi, c’est l’inverse : c’est le théâtre qui est un art apparenté au conte. Pour moi, au commencement était le conte. Le théâtre est une forme d’expression qu’on a créée en s’inspirant du conte. Dans le conte, on a tout (musique, chant, danse, le théâtre, etc.). C’est un peu fort de tout cela que j’ai opté plus pour le conte. En plus de tout cela, en tant que jeune africain, burkinabè, je trouve que le conte véhicule encore mieux nos valeurs ; parce que depuis tout petit, on a eu à suivre des contes au clair de la lune (pour nous autres qui avions étudié en campagnes, c’était des moments qu’on a vécus où soit dans la cour du chef, des personnes âgées ou des personnes qui maîtrisaient le conte, on nous contait des histoires). Personnellement, j’ai été bercé dans cette ambiance et je trouve que c’est dommage qu’on n’ait plus ces cadres et que ce soient les radios, les télés, les réseaux sociaux qui remplacent intégralement cette richesse. Chacun de nous a un rôle à jouer dans la société, je suis conteur et je joue ma partition par des sensibilisations à travers mes créations, véhiculer la sagesse africaine qui, aujourd’hui, est en train de s’amenuiser.

Lefaso.net : D’où vous est venue cette passion pour la culture de façon générale ?

Wilfrid Ouédraogo : Disons que souvent, les choses ne s’expliquent pas, ça arrive comme cela. Si je peux le dire, ce n’est pas moi qui ai choisi l’art, c’est l’art qui m’a choisi. Mais on peut dire que tout est aussi parti du Lycée Kourita de Koupèla où on avait des mouvements d’élèves et où j’ai milité dans un mouvement qu’on appelle JEC. Déjà à cette époque, on créait de petits sketchs (je me rappelle notre première pièce, ‘’les trois paysans’’, une création comique). C’est depuis lors que m’est venu l’amour du conte et de l’art en général. Et par coïncidence aussi, quand je suis par la suite arrivé à Ouaga, j’ai eu la chance d’habiter à côté de l’espace culturel Gambidi où j’ai constaté qu’on pratiquait le théâtre et de façon plus professionnelle. C’est ainsi que petit-à-petit, j’ai renforcé mon goût à la chose.

Lefaso.net : Pr Jean-Pierre Guingané était une référence dans le domaine, quelle a été sa part dans votre inspiration et même dans votre arrivée dans le conte ?

Wilfrid Ouédraogo : Il faut dire que c’est lui qui m’a permis de savoir vraiment qu’on pouvait en faire un métier, en vivre. Après, quand j’ai intégré sa troupe, on a fait beaucoup de tournées, on faisait beaucoup dans ce qu’on appelle le théâtre-débat, qui est beaucoup axé sur la sensibilisation ; ce sont des productions généralement demandées par des organisations non-gouvernementales avec des thèmes bien précis. A côté de ça, il y avait des textes d’auteurs, de grandes pièces où on mettait beaucoup de moyens et on tournait tant au plan national qu’à travers les festivals à l’international. Je me rappelle qu’il nous disait que si on veut vraiment vivre de cet art, il faut se former, que par le hasard des choses, on n’ira pas loin.

Lefaso.net : Aujourd’hui, quelle est la situation du conte au Burkina ?

Wilfrid Ouédraogo : Pour être franc, le conte souffre un peu. Je crois que le théâtre est beaucoup plus vu que le conte, qui souffre du manque de financement…

Lefaso.net : Quelles sont les qualités qu’il faut pour être un bon conteur ?

Wilfrid Ouédraogo : Je pense qu’au-delà de tout, il y a des choses qui sont innées ; la facilité de parler en public par exemple. Au théâtre, l’avantage est qu’il y a ce qu’on appelle ‘’quatrième mur’’, c’est-à-dire que tu incarnes un personnage, tu es protégé en quelque sorte. Mais au conte, tu es exposé, tu es au premier plan. Donc, au conte, il faut avoir l’éloquence (pour que le public ait du plaisir à t’écouter). Avoir aussi une technique propre pour savoir rendre ce que le public entend de toi. Chacun a sa technique en la matière et moi, j’utilise le chant. Aujourd’hui, on essaie de faire une addition des techniques. Donc, le conte est un tout.

Lefaso.net : Quelques grands noms de conteurs qu’on peut retenir au Burkina ?

Wilfrid Ouédraogo : Il y en a et c’est sûr que je ne pourrai les citer tous. Quand je prends la génération avancée, il y a feu Amadou Achille Bourou (j’ai aussi été formé par lui, surtout en matière de conte) avec sa compagnie FEEREN (c’était vraiment la vitrine du conte au Burkina), Assane Kouyaté qui est un grand nom du conte dans le monde (et de par aussi son père, Sotigui Kouyaté, une grande figure du conte, du théâtre et du cinéma africain). Mais, il y a une relève et on peut citer à ce titre KPG avec qui je travaille beaucoup également.

Lefaso.net : Quels sont vos spectacles de conte qui vous ont le plus marqués ?

Wilfrid Ouédraogo : J’ai eu à participer à des festivals, tels que le festival Yeleen à Bobo-Dioulasso, où j’ai eu la chance rencontrer de grandes figures du conte africain, qui sont des références pour moi et bien d’autres à travers le monde. Parmi les spectacles, le spectacle de conte qui m’a aussi marqué, c’est celui avec lequel je suis en tournée en ce moment et intitulée « Formidable » (la tournée a lieu en novembre-Décembre 2017). Je suis conteur, mais pour moi, il se présente comme l’œuvre de la confirmation. Je pense que les gens peuvent vous appréciez, mais personnellement, vous avez besoin d’une certaine maturité intérieure et professionnelle pour pouvoir vous évaluer. A travers ce spectacle, je suis arrivé à m’évaluer. Avec « Formidable », ce sont au total quatorze représentations. De par cette représentation, je me suis rendu compte que, parfois, on se fait une auto-censure pour rien ; parce que lorsqu’on va en spectacle dans un lieu, on se fait des inquiétudes, mais lorsqu’on arrive, on a un résultat au-delà des attentes. Les gens apprécient beaucoup les spectacles dans les quartiers et en demandent d’ailleurs.

Lefaso.net : « Formidable », qu’est-ce que cette représentation véhicule … ?

Wilfrid Ouédraogo : Il faut dire que « Formidable », c’est une dérision. Quand on voit le monde aujourd’hui, il n’est pas formidable. Mais, c’est aussi une forme d’expression, parce que l’artiste utilise aussi ce genre de styles pour exprimer des problèmes, des angoisses, des peurs, mais sans pour autant effrayer les gens. Ce qui m’a inspiré à cette pièce, c’est de constater qu’aujourd’hui, dans ce monde, il n’y a que l’argent qui compte (pour ne pas dire le matériel de façon générale). La façon même d’éduquer les enfants est orientée à cela ; la finalité de cette vie, c’est d’avoir l’argent. Et je trouve cela bien dommage. L’argent, c’est bien, mais, l’argent ne peut pas forcement créer la cohésion, créer un monde solidaire, l’argent ne peut pas nous unir forcement. Je pense qu’il y a bien d’autres valeurs, beaucoup plus importantes qu’il faut enseigner aux enfants. L’argent viendra agrémenter notre vie et non faire notre vie. Voyons aujourd’hui en Afrique, quand on découvre une richesse dans une contrée, au lieu que ce soit source de bonheur, elle devient plutôt source de malheurs. Donc, je pense qu’il faut réinventer notre façon d’éduquer les enfants, en misant sur les valeurs d’intégrité, d’entraide…, leur tenir un langage de vérité et d’amour. Donc, le thème principal, c’est la cupidité, mais derrière, le spectacle « Formidable » prône l’amour. Car, comme le disait un auteur, avec l’amour sur terre, on n’a même plus besoin du paradis du bon Dieu ; si on s’aime, on va créer le paradis sur terre.

Lefaso.net : A qui est destiné ce spectacle, principalement ?

Wilfrid Ouédraogo : Au début, quand je le finalisais, je le voyais destiné à un public ciblé, parce qu’il est d’un certain niveau de langue. Si fait que, dans les Lycées, qui constituent la cible, j’exigeais que la mobilisation vise le second cycle. Mais, toutes ces inquiétudes ont été levées, lorsque j’ai joué dans les quartiers et que je me suis rendu compte que les enfants de huit, dix ans avaient compris le message. Ça a été très édifiant pour moi. A Saaba, j’ai joué et j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de jeunes et la réaction après chaque spectacle m’a montré que j’avais tort de me faire des inquiétudes.

Lefaso.net : Comment « Formidable » est présenté sur scène ?

Wilfrid Ouédraogo : Je suis le seul conteur, mais je joue avec un musicien qui fait de la guitare solo, qui se nomme David Zoungrana. C’est donc comme un duo. On a aussi un formidable technicien, Vincent Bazié, qui connaît bien le spectacle et qui fait partie intégrante maintenant de la représentation.

Lefaso.net : Pourquoi avez-vous choisi de mettre l’accent sur les établissements ?

Wilfrid Ouédraogo : D’abord, parce que dans les établissements, c’est plus facile sur le plan organisationnel. En plus de cela, il y a le fait que c’est en français, donc, c’est plus accessible par ce public. Egalement, c’était un test pour moi, parce que c’est mon premier grand spectacle personnel, donc c’était un baromètre pour moi. Un spectacle étant une œuvre d’art, il est améliorable. Je suis vraiment agréablement surpris, parce que non seulement le public a beaucoup apprécié, mais également des spécialistes qui sont venus aux spectacles ont été unanimes que c’est une représentation qui peut servir partout. C’est donc un motif de satisfaction pour moi, personnellement.

Lefaso.net : Vous considérez le conte comme véhicule de nos valeurs, auxquelles vous invitez à un retour. Face à une société en crise de valeurs, référence faite aux nombreuses formes d’incivisme, pensez-vous que le conte est aujourd’hui interpellé ?

Wilfrid Ouédraogo : Oui. Il est même plus que temps. C’est dommage qu’ici, les gens n’accordent pas au conte la dimension qu’il faut. Moi qui vous parle, je joue en Europe qu’ici. C’est dommage. Nous, africains, on se réveille toujours tard. Nous avons des valeurs ici, que d’autres viennent jusqu’ici acheter. Moi quand je vais jouer en France, en Belgique, etc…, ce sont des gens paient mon billet d’avion, qui me logent, qui paient mon cachet…, mais ce n’est pas parce qu’ils m’aiment, non ! Ils le font parce qu’ils ont besoin des valeurs que nous véhiculons-là, pour leur jeunesse, ils savent que leur jeunesse est leur avenir. Mais, on a toutes ces valeurs ici, on est assis là-dessus et on laisse la société partir en fumée. Et ça ne nous dit rien ! L’Afrique regorge de grands conteurs ! Nous, on dort avec nos valeurs et on refuse même de les reconnaître. Moi, j’appelle ça refus de reconnaître ses propres valeurs. Et c’est bien dommage. Je parle du conte, mais il y a bien d’autres valeurs dans d’autres domaines qu’on néglige. Je suis sûr qu’avec le conte, on peut faire beaucoup de choses en termes de retour à des valeurs tant prônées aujourd’hui. Je pense que nos valeurs, c’est notre noyau dûr. On peut s’émanciper, apprendre beaucoup d’autres choses, mais si on n’a pas de noyau dûr, c’est du vent. Si on ne sait plus où aller, qu’au moins, on sache d’où on vient ! Mais, si on perd notre source, c’est-à-dire qu’on ne sait pas d’où on vient, on perd notre africanité. Alors qu’on n’est pas non plus Blanc. Donc, c’est la divagation totale. Et c’est bien dommage.

Lefaso.net : Quelles valeurs souhaiteriez-vous que vos lecteurs retiennent du conte ?

Wilfrid Ouédraogo : Le conte a beaucoup de valeurs, mais pour résumer, on aime à dire que le conte éduque et socialise. Voyez-vous dans notre société, le conte avait le mérite de réunir en un même lieu des personnes qui, en temps normal, ne pouvaient avoir aucun contact entre elles. Le conte est donc transgénérationnel ; du grand-père au petit-fils, dans le même espace, qui se raconte des histoires. Le conte permet à l’enfant de savoir par exemple que l’autre est humain, qu’il s’amuse, etc. De nos jours, on a des gens qui fonctionnent comme des robots, dans le quartier les gens les craignent, souvent par de simples préjugés. Mais, si on a des espaces où on peut partager ce genre de valeurs dans le même espace, les gens les regarderaient autrement.

Lefaso.net : Jeune, vous êtes déjà pétri de scènes et d’idées. C’est quoi l’ambition à court terme ?

Wilfrid Ouédraogo : C’est de vraiment bien peaufiner la représentation « Formidable » ; parce que la tournée sur laquelle je suis en ce moment n’est qu’une étape, j’ai en perspectives une sortie encore plus grande (la présente étape n’a concerné que Ouaga et environnants). Nous visons les 45 provinces du pays, parce que la jeunesse burkinabè n’est pas qu’à Ouaga et Bobo. C’est l’ambition à court terme.

On donne aussi des ateliers de contes et je suis ouvert à ceux qui nous sollicitent pour demander des formations en la matière. C’est cela aussi l’éducation.
Une autre ambition, que je suis en train de nourrir, est la création du « Village du Conte », qui va tourner beaucoup plus dans les établissements scolaires. Je pense que l’éducation, si elle est faussée à la base, on aura du mal à redresser vers le sommet. Donc, si à la base, les enfants intègrent déjà certaines valeurs qui nous sont chères, demain, on aura une société meilleure. C’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on compte réaliser courant 2018 en direction des enfants de la maternelle, du primaire et du secondaire à travers des contes-recherches et adaptés.

Lefaso.net : Fort de ce que vous avez dit sur la perte de valeurs dans notre société, quel peut être votre message de fin ?

Wilfrid Ouédraogo : C’est d’inviter la jeunesse africaine à croire à elle-même.

Interview réalisée par O.O
Lefaso.net

Messages

  • Vraiment, quand c’est bon c’est bon. J’ai eu un grand plaisir à lire et lire l’interview. Wilfrid Ouédraogo a démontré toute se grandeur. Bonne carrière à toi mon frère, le Burkina est fier de toi. Merci Fasonet de nous avoir donné à lire encore du bon.

  • Interview très très interssante. Bravo mon frère, je suis fière de toi. Tu as parlé la vérité. Il faut continuer dans ce combat et ne pas baisser les bras, en tant que conteur, artiste en général, votre rôle est grand et important dans un retour à nos valeurs.

  • Le hyp-hop Americain est issu justement de nos contes en Afrique. Mais avec des sonorites modernes electroniques. Notre kulture est inepuisable. Au lieu de valoriser par nous -meme, on laisse la France sous regi et le Carrefour des arts africains.

    Qui profitent de cette culture finacierement ? Bien si\ur l ancien colonialiste. Les musees son remplis d objets d art africain en France ou aux Etats-unis.

    Pendant ce temps les proprietaires villageois n arrivent pas boucler 2$ pr jours.

    La culture est une industrie en etat toujours embryonaire en Afrique. Pourquoi nos politicien qui crient toujpours que nous sommes pauvres ont akses le developpement que sur le secteur primaire, secondaire, la traditionelle tertiaire, les banques , la poste. Etc. Mais la musique et deverivees ? aujourdhui avec l internet le trajet er court du consommateur åu producteur.

    Les pays anglophones sont en avance sur les francophones par ce que chez lintermidiaire de notre culture est toujours un francais qui cree des emplois pour son pays pour la distribution.

    L Etat Burkinabe par le ministere de la culture devrait reformer et donner des subsidiaires anos artistes pour qu ils se consacrent a produire dans ce secteur. Les droits d auteurs. Etc.

    • Ces valeurs africaines que nous sommes entrain de s’éloigner sont dues en partie à l’adoption sans restriction d autres cultures venant de l’occident et de l’orient ( françaises , arabes ect...) ; de ce fait la jeunesse à du mal à retrouver ses racines,donc déracinée. Bravo et courage à ce conteur qui en fait son combat car le ver est dans le fruit .

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