Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

DECLARATION • vendredi 29 décembre 2017 à 17h44min

Ceci est une déclaration liminaire du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) lue ce vendredi 29 décembre 2017

Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018,

Chers amis de la presse nationale et internationale

Voici deux ans, à la faveur d’une insurrection populaire, le peuple burkinabé a décidé de renouer avec ses valeurs démocratiques en plébiscitant le programme présidentiel du camarade Roch Marc Christian KABORE sous la bannière du MPP. Aussi, sans l’ombre d’une démagogie, le respect que nous devons à ce peuple nous commande de parcourir les réalisations emblématiques de son Excellence Rock Marc Christian KABORE.

Cet exercice est d’autant plus salutaire qu’il vise à évaluer nos acquis d’une part et à identifier nos insuffisances d’autre part en vue de les surmonter dans la cohésion sociale.

Pour sa part, depuis 24 mois, le gouvernement animé par la majorité présidentielle ne ménage aucun effort pour satisfaire les partenaires sociaux dans les limites des ressources disponibles. C’est dire que nous sommes conscients des aspirations légitimes de nos partenaires sociaux et que nous travaillons inlassablement pour y répondre.

Toutefois ce sens de responsabilité gouvernementale ne saurait éclore que dans le respect de lois, de soi et des autres. Certes la quête de droits sociaux est légitime et autorise les formes légales de revendications. Mais il est urgent d’en éviter les formes maximalistes propres à fragiliser le tissu social. C’est le lieu de condamner les récentes agitations sur le campus universitaire Ouaga I Joseph Ki Zerbo. Au moment où le gouvernement avec le concours du monde éducatif s’attelle à résorber l’épineux problème de retard dans le calendrier universitaire et le chevauchement des années académiques afin de permettre à notre système d’enseignement de retrouver ses lettres de noblesse et de gagner en efficacité. Il faut déplorer les récentes dérives sur le campus universitaire.

Comment accepter que le temple du savoir se transforme en scène de barbarie ?

C’est pourquoi, nous en appelons à la jeunesse estudiantine de privilégier sa quête du savoir dans la discipline, l’ordre et le sens du devoir. Elle a bien plus à gagner en s’honorant par un brillant cycle que dans l’appel systématique du pavé.

Nous lançons le même appel à tous les partenaires sociaux à favoriser le dialogue social afin que nous puissions tirer les dividendes de notre insurrection populaire à la faveur du climat social.

C’est dans un contexte social difficile que se clôt 2017. Mais dans un même temps beaucoup de lueur d’espoir avec la confiance renouvelée de nos partenaires techniques et financiers qui continuent d’abonder la corbeille Burkina Faso, nous assurant ainsi des compléments indispensables pour la mise en œuvre du PNDES qui permettra d’impacter au fil du temps la vie des populations des villes et des campagnes. En dépit de la surenchère et de l’acuité des remous sociaux, le gouvernement de la majorité présidentielle n’a ménagé aucun effort pour maintenir le cap de la bonne gouvernance et répondre aux aspirations de notre peuple.

Au plan défense-sécuritaire, nous nous félicitons de l’adoption de la loi sur la programmation militaire. En effet, cette loi majeure vise la professionnalisation et la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité pour l’accomplissement de leurs missions républicaines. Malgré la multiplicité des priorités nationales, le gouvernement s’active à construire, équiper les postes de sécurité pour le maillage sécuritaire de notre pays. Ainsi le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité est en cours sur toute l’étendue du territoire national.

Au plan de la gouvernance, depuis l’élection de Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, les fondamentaux de l’Etat de droit se consolident de jour en jour malgré la surenchère. C’est dire que rien ne saurait entacher la préservation des libertés individuelles et collectives et que la consolidation des piliers de l’Etat de droit ne saurait faillir. Nous nous félicitons de la tenue victorieuse des travaux de la commission constitutionnelle qui vient de déposer l’avant-projet de constitution, un des engagements majeurs du Président du Faso. Notre souhait est que ce texte soit adopté de façon consensuelle courant l’année 2018.

Chers amis de la presse nationale et internationale

Le MPP tire la légitimité de son mandat sur la promesse de chantiers sociaux, dont il convient d’apprécier la dynamique pour évaluer le progrès accompli d’une part et nous écarter de la polémique stérile sur le prétendu immobilisme d’autre part.

Avant tout propos, rappelons que le programme présidentiel est fondé autour de la vision « bâtir avec le peuple un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice » et que le Programme national de développement économique et social en est la boussole pour l’action gouvernementale. Ainsi, en dépit des agitations sociales, force est de reconnaître que cette boussole a su marquer le nord par la recherche constante de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Grâce à elle, le gouvernement de la majorité présidentielle a engrangé des victoires importantes qui ont impacté positivement la vie de nos concitoyens. Nous y reviendrons au cours de nos échanges de tout à l’heure.

Au plan sanitaire, la détermination du Président du Faso pour améliorer la situation sanitaire des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans est en cours. En effet, la gratuité des soins qui leur est prodiguée est une réalité qui couvre tout le Burkina Faso. Cette politique a permis de prendre en charge 6 millions de patients pour un coût de 27 milliards FCFA par année.

Au plan des infrastructures, il ne serait point exagéré de dire que le Burkina Faso est tout en chantier, tant les infrastructures poussent chaque jour que Dieu fait.

Au plan agricole, il faut se féliciter des mesures d’urgence prises par le gouvernement pour faire face aux zones agricoles déficitaires. En dépit d’une saison hivernale capricieuse, le gouvernement a pris toutes les mesures préventive et curative pour juguler la moindre disette. A cet effet, les acquisitions de céréales en vue de la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire à hauteur de cinquante mille (50 000) tonnes sont en cours. Plus de 500 tracteurs, des charrues et des intrants ont été remis aux paysans.

Au plan énergétique, il convient de noter la construction de la centrale solaire de Zaktouli, la plus grande en Afrique de l’ouest. La bataille pour l’électrification rurale est aussi en cours pour désenclaver les zones rurales et accroître la productivité économique de ces localités.

Tous les autres secteurs, emploi des jeunes, eau et assainissement, éducation et formation professionnelle font l’objet d’une préoccupation du gouvernement en vue d’y apporter des solutions idoines, structurés et durables, au lieu d’une démarche conjoncturelle.

Au plan de l’enseignement supérieur les réalisations faites nous amènent à être optimistes quant à l’atteinte de nos objectifs d’ici 2020.
Chers amis de la presse nationale et internationale
Dès lors, il est clair que les « lignes bougent » et que le Burkina Faso, loin d’être figé sur place, avance.

Certes, cette avancée ne doit nullement occulter nos insuffisances et nos difficultés sous peine de tomber dans la béatitude. Mais il convient de la saluer et de l’encourager. Dès lors, l’accélération du Programme national de développement économique et social ne saurait prospérer que dans un régime de droits et de devoirs. En dépit de la moisson du PNDES, combien celle-ci aurait été plus abondante si la subversion interne et interne nous avait épargnés.

C’est le lieu de se départir de tout germe d’amertume et de se mobiliser autour du PNDES afin que, d’un commun élan, il puisse atteindre sa vitesse de croisière pour la réalisation de nos chantiers sociaux majeurs.

Telle est la volonté du gouvernement pour bâtir l’année 2018 sur nos espérances de prospérité, de liberté et de justice.

Puisse l’année 2018 étancher la soif de justice du peuple burkinabé sur les crimes de sang et économiques, dont les plus emblématiques sont l’affaire Thomas Sankara, l’affaire Norbert Zongo, le putsch manqué du 15 septembre 2015, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

L’année 2018 nous l’a déclarons année de mobilisation générale, l’année de travail, l’année de la conjugaison de toute les énergies positives de toutes les forces productives, l’année de mouvements dans tous les secteurs de la vie économique et social.

Aussi, nous en appelons à la mobilisation de tous nos camarades, nos compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieurs afin que nous puissions œuvrer de concert à l’avènement d’un Burkina Faso de démocratie, d’égalité, de progrès, et de réconciliation véritable.

Au nom du bureau politique du MPP, je vous formule mes vœux les meilleurs de santé, de prospérité, de longévité et de succès pour notre peuple et ses amis.

Dieu bénisse le Burkina Faso.

Vos commentaires

  • Le 29 décembre 2017 à 12:30, par sapience En réponse à : Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

    SI le MPP ne résoud pas des contradictions internes pas de renaissance et de progrès possibles. Vous parlez de l’insurrection ? Cells que vous avez dévoyé. Dieu veille.

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  • Le 29 décembre 2017 à 15:50, par Gouvernance En réponse à : Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

    Les deux premières années du pouvoir du président Kaboré (2016-2017) ont été longtemps marquées par des divergences latentes entre l’exécutif et le législatif. L’Assemblée nationale empiétait trop sur les affaires du gouvernement pour des faits qui ne relevaient pas seulement d’un esprit du rôle de contrôle parlementaire de l’activité gouvernementale. La tendance était plutôt à un chantage, un acharnement populiste et hostile contre l’exécutif pour l’empêcher d’exécuter sereinement ses programmes d’activités. L’Assemblée nationale, à travers son défunt président, faisait fi de la séparation des pouvoirs. Cette guéguerre que d’aucuns ont qualifié de bicéphalisme au sommet de l’Etat, a contribué à retarder l’exécution normale du programme quinquennal du président du Faso. Depuis le dernier trimestre de 2017, un climat serein est en train de s’établir dans la gouvernance démocratique au Faso. Les 4 principales personnalités de l’Etat (Président du Faso, Premier ministre, Ministre d’Etat, Président de l’Assemblée nationale) mènent une collaboration intelligente où chacun respecte les limites de son pouvoir. Face aux adversités politiciennes, le Chef de l’Etat arrive toujours à garder le sang froid pour des solutions apaisées. Il rappelle parfois aux citoyens, de ne pas tenir toujours pour responsable, son pouvoir pour des faits et mauvaises gestion du bien public, qui sont antérieurs à son régime. Le Premier ministre et le ministre d’Etat se voient parfois obliger de descendre dans l’arène politique pour défendre les acquis de la gouvernance du président Kaboré. Ils sont bien dans leur rôle pour donner parfais la réplique et l’éclairage nécessaires face à la politique de l’Autruche de certains de leurs adversaires. Le Président de l’Assemblée dans ses sorties de terrain s’engage à apporter des solutions aux préoccupations des populations sur des points, qui relèvent des prérogatives du Parlement et de ses initiatives personnelles. Pour les questions qui relèvent du domaine du gouvernement, il indique clairement que les doléances seront transmises à qui de droit. Ce sont là des indices positifs du respect de la séparation des pouvoirs par ces personnalités de l’Etat. Il appartient alors à chaque citoyen de jouer sa partition dans le développement du pays selon ses activités et ses capacités dans le public comme privé.

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  • Le 29 décembre 2017 à 19:04, par Le convaincu En réponse à : Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

    Ce n’est en menant la politique de "m’as-tu vu" que ce pays se construira, c’est seulement dans l’unité des filles et fils de ce pays qu’il pourra se construire. Quand on sait que le mpp est venu au pouvoir en menant une politique de ségrégation entre les filles et fils de ce pays, il n’est pas compliqué même si on est taré de savoir que ses gens assis autour de la table ne font que faire de la politiquer de "m’as-tu vu".
    Personne aujourd’hui ne se targuer de dire qu’il est content de la situation de ce pays, mais soyons honnête l’avenir de c pays n’est pas dans les mains de ces dirigeants actuels, c’est bien dommage et comme les peuples méritent les dirigeants qu’ils ont, on dira sans risque de se tromper que le peuple BURKINABE d’aujourd’hui est à l’image de sa tête.
    Dans le contexte actuel où c’est seulement le réalisme associé à une belle politique qui peut conduire à un chemin de développement, la politique populiste d’un autre siècle ne peut que mettre le peuple dans la rue tout le temps.
    A DUOS LE DEVELEPPEMENT ET BONJOUR L’ANARCHIE. ON N’A PAS BESOIN DE DIRE QUE VA SE DEVELOPPER, ON LE CONSTATE A TRAVERS DES ACTIONS CONCRETES.

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  • Le 29 décembre 2017 à 20:56, par Le progressiste En réponse à : Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

    La démocratie est en marche au Burkina Faso après la longue traversée des injustices et des dictatures. La mal gouvernance est bel et bien manifeste dans le pays. Mais ce n’est certainement pas la faute du Gouvernement. C’est le manque d’éthique individuelle qui empoisonne la vie sociale et les activités économiques. L’administration est malade. Les exemples de sa mauvaise performance sont multiformes. Les dossiers disparaissent ou trainent à cause de la négligence et de l’absentéisme. Les frustrations engendrées par cette situation révoltent les citoyens.

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  • Le 29 décembre 2017 à 22:07, par SOUL En réponse à : Burkina Faso : Le MPP déclare l’année 2018, "année de mobilisation générale, année de travail"

    BRAVO !!!! VOUS ALLEZ COMMENCE L’ANNEE 2018 PAR UNE GREVE ; NE SERAIT-CE PAS LE PIRE DES GOUVERNEMENTS ??? "Dans les limites des ressources disponibles" Vous ne nous aviez jamais dit combien il y avait dans les caisses et combien vous avez ajouté aux agents des finances, aux magistrats, aux prof d’université et combien vous vous apprétez à ajouté aux agents de la santé. Vos déclarations sont pleines de contradictions et de partialité. Soyons mêmes honnêtes ; c’est une mise en garde contre les enseignants ????? S’il y avait un seul bon type au MPP il conseillerait le président Roch de résoudre le problème des enseignants pendant qu’il est temps

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