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Mines : Les parlementaires à l’école de la bonne gouvernance

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET | Jacques Theodore BALIMA • vendredi 22 décembre 2017 à 18h10min
Mines : Les parlementaires à l’école de la bonne gouvernance

La Chambre des mines du Burkina organise du 21 au 23 décembre 2017 à Ouagadougou un atelier de renforcement des capacités des députés sur la bonne gouvernance dans le secteur minier. Cet atelier vise à permettre aux parlementaires de jouer correctement leur rôle dans la gouvernance du secteur minier au Burkina.

Le député, selon les textes, a pour mission de voter la loi, consentir l’impôt et contrôler l’action gouvernementale. Seulement, il existe des secteurs spécifiques pour lesquels, le député a besoin d’être mieux outillé pour jouer correctement son rôle. C’est donc pour aider l’élu dans cette tâche que la Chambre des mines a initié l’atelier de renforcement des capacités des membres du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (RP/BGRM). « La Chambre des mines a estimé qu’il était important d’organiser la présente session de formation afin de permettre aux parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales, de remplir leur mission de manière effective au regard de la spécificité du secteur minier », a indiqué Tidiane Barry, président de la Chambre des mines du Burkina.

Les mines, un secteur porteur

Le Burkina est depuis 2009 un pays minier. Le nombre des sites et la manne financière générée sont allés croissants. Le 9 décembre 2017, sa douzième mine est entrée en activité. En 2016, les recettes d’exportation se chiffraient à 1 022 milliards de francs CFA. Les sociétés minières emploient environ 8000 personnes et versent près de 200 milliards de francs CFA par an à l’Etat. Des chiffres confirmés par Karidia Zongo, coordonatrice du réseau des parlementaires : « le secteur minier a, à lui seul, participé au chapitre des recettes propres du Burkina à hauteur de 16% ».

Les mines sont aussi généreuses au Burkina. En 2015, 43 tonnes d’or brut ont été extraites. La quantité estimative pourrait dépasser les 50 tonnes cette année. Seulement, le secteur, peut-être dû à sa spécificité, souffre de certains mauvais clichés. « L’activité minière est perçue comme un pillage organisé de nos ressources et un potentiel danger pour les générations futures parce qu’elle s’apparente à d’importants manques à gagner en termes de recettes fiscales, une régression des conditions de vie des populations, une dégradation à grande échelle de l’environnement, etc. », a reconnu l’honorable Zongo.

Contribuer à redonner l’image du secteur minier

Les députés ont donc pour mission de voter des votes pour garantir les intérêts des populations dans le secteur et rassurer toutes les parties prenantes. Ils devront aussi veiller l’ application effective de ces lois. C’est l’un des objectifs de l’atelier. « Cette formation se veut un cadre d’échanges, de dialogue et de partage d’idées entre participants et formateurs. La Chambre des mines espère qu’au sortir de cette session, les parlementaires appréhenderont mieux la spécificité du secteur minier et contribueront à la résolution des différends qui naissent entre l’administration publique et les sociétés minières suite à l’interprétation des textes », a souhaité Tidiane Barry.

Durant ces trois jours, les participants auront droit à des communications sur divers thèmes. « Cycle de vie d’un projet minier et les acteurs impliqués », « historique du secteur minier au Burkina et du paysage minier », « évolution des textes législatifs du secteur minier au Burkina », « la situation de l’orpaillage », « la fiscalité minière au Burkina », « impact socioéconomique du secteur minier », « le rôle du député pour une bonne gouvernance du secteur minier » sont, entre autres, les thématiques qui seront abordées au cours de cet atelier.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 22 décembre 2017 à 19:49, par Amadoum En réponse à : Mines : Les parlementaires à l’école de la bonne gouvernance

    Si bon nombre de nos dirigeants ont encore besoin d’aller a "l’ecole de la bonne gouvrnance", je crois que le developpement du Burkina Fason’est pas pour demain.

    Au juste, qu’est-ce que la bonne gouvernance ?
    La bonne gouvernance n’est rien d’autre que gerer les affaires du peuple avec honnetete, pas plus ni moins. Cette honnetete qui nous a ete inculquee par nos parents ou nos enseignants du primaire. Si cela n’est pas assez, nous pouvons, pour ceux qui ont une religon (les 10 commandements ou les 5 piliers), faire reference aux ecritures saintes des diverses religions ou a la decence humaine. Par honnetete, je parle de celle absolue qui est endogene a chacun de nous. Tu ne voleras pas et tu ne mentiras pas ! Qui parmis nos parlementaires ne sait pas qu’il lui est interdit de voler (detourner), comploter contre son pays , ou dire des mensonges ?
    Quant a l’application des lois votees par nos parlementaires pour defendre les interets du peuple dans le domaine des mines, malgre les speificites de chaque pays, les informations sont a la portee de toute personne animee de bonne foi et d’honnetete qui place l’interet du peuple avant tout autre interet.
    Et quand vous gerez les affaires de toute la nation, n’ayez pas honte d’aller a ceux, de l’interieur comme de l’exterieur, qui savent pour apprendre, afin de mieux defendre les interets du peuple. C’est de cette seule maniere que les fruits des resources minieres amelioreront la vie de tous les Burkinabe. Toutes ces ecoles de "bonne gouverance" ne sont rien d’autre qu’une pure et simple perte de temps et d’argent.

    Portez-vous tous bien et passez une excellente fin de semaine.

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