Sécurité et éducation : Plan international Burkina Faso et le MENA pour des « Ecoles sécurisées »

LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • vendredi 22 décembre 2017 à 03h43min

Plan international Burkina Faso et le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ont organisé ce jeudi 21 décembre 2017, un atelier national d’information, de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de l’opérationnalisation de la déclaration « Safe schools » (Ecoles sécurisées). Une déclaration qui milite pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés.

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Sécurité et éducation : Plan international Burkina Faso et le MENA pour des « Ecoles sécurisées »

A l’instar de la situation de plusieurs autres pays au monde, certaines écoles du Burkina Faso sont touchées par les situations d’insécurité. Ils sont notamment la cible d’attaques répétées des terroristes. C’est ainsi qu’en l’espace de deux années, deux écoles ont été incendiées, 77 autres ont fermé, trois enseignants tués et plus de 8000 élèves privés ainsi de leur droit à l’éducation pendant plusieurs mois.
C’est donc pour protéger les élèves et les étudiants et veiller à ce que leur éducation ne soit pas compromise dans les situations de conflits, que Plan international promeut l’approche « Safe schools » ou écoles sécurisées dans plusieurs pays du monde.

Le Burkina Faso a adopté cette déclaration le 12 septembre 2017, afin de protéger les écoles contre les attaques et l’utilisation militaire, faisant ainsi parti des 71 pays qui à ce jour l’ont adopté. Et pour Amadou Diallo, directeur de l’éducation préscolaire et primaire « Cette ratification a une dimension politique et en même temps, c’est un engagement fort pour dire que le Burkina Faso à l’instar des autres pays africains met tout en œuvre pour que les écoles, même en temps de conflits ne soient pas des endroits, des cibles d’attaques et que les écoles aussi ne servent plus de lieu de guerre, parce qu’en cas d’attaques les pays peuvent aussi envoyer des militaires pour la sécurisation des populations. Alors que ni les terroristes, ni les militaires ne doivent occuper ces écoles. »

C’est donc pour mieux faire connaitre cette déclaration et faire un plaidoyer pour son opérationnalisation, que le MENA et Plan international Burkina Faso ont organisé cet atelier.

Pour ce faire, ils ont réunis à Ouagadougou, des représentants du MENA, de la sécurité, de la Défense, des affaires étrangères, de la communication, de l’Assemblée nationale, des réseaux de protection de l’enfant et de l’éducation, les syndicats d’éducation, des ONGs nationales et internationales, avec pour but de contribuer à la promotion d’un environnement d’apprentissage sûr et résilient, qui garantisse une éducation de qualité à tous les enfants confrontés aux attaques terroristes.
A travers cet atelier, ils espèrent ainsi engager les acteurs du secteur de l’éducation et des forces armées à réduire l’impact des conflits armés sur l’éducation et à garantir à tous les enfants une éducation de qualité dans un environnement d’apprentissage sûr et protecteur.

En effet, comme le souligne Laurent Blagogee, représentant résident par intérim de plan international Burkina Faso « L’école est le lieu où on inculque aux enfants les valeurs de la société, là où on les forment pour qu’ils intègrent la société par le travail et la participation à la construction de la société. Par conséquent nous devons tous travailler à maintenir ce cadre d’éducation sûr et sain pour que les enfants en profitent le mieux possible. C’est un droit fondamental pour eux aussi bien dans les situations normales que dans les situations d’urgence. »

C’est pourquoi Mariam Ouédraogo, chargé d’études au MENA et représentant le secrétaire général du MENA, formule le souhait que « les réflexions qui seront issues de cet atelier aboutissent à l’adoption d’un plan national pertinent pour l’opérationnalisation de la déclaration et à des engagements forts en faveur de la protection et la continuation de la scolarité des enfants et jeunes des zones confrontées aux attaques terroristes. »

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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