Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La forêt pour grandir a besoin d’arbres. Frédéric Titinga Pacéré» 

Rumeur de découverte d’or à Kouka : Malgré des sacrifices à foison le métal précieux se fait attendre…

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Mines, mineurs, miniers, énergie • LEFASO.NET | Par David Demaison NEBIE • dimanche 3 décembre 2017 à 05h00min
Rumeur de découverte d’or à Kouka : Malgré des sacrifices à foison le métal précieux se fait attendre…

C’était le vendredi 13 octobre 2017. Les populations de la commune de Kouka et les villages environnants ont été alertés par une information : des traces d’or ont été repérées sur la colline située entre des villages de Kouka et Siwi, dans la province des Banwa, région de la Boucle du Mouhoun. Cette information a provoqué une ruée des populations vers ce lieu. Le jeudi 19 octobre 2017, jour de notre premier passage sur les lieux, c’était une colline complètement envahie que nous avons trouvée.

Des centaines de travailleurs de tous les âges venus de divers horizons avaient déjà creusé plus d’une centaine de trous à la recherche du métal jaune. Les trous sont disséminés sur une superficie d’environ 3 hectares environ. Kouka était déjà une ville en pleine effervescence à cause de la rumeur selon laquelle l’on venait de découvrir site d’or.

Sur la route du site, une densité du trafic routier ou chaque usager se débrouillait pour se frayer un chemin. Des commerçants installés de part et d’autre comme s’ils y étaient depuis plusieurs mois, avec toutes sortes de marchandises. On avait l’impression de voir un village en installation.

En faisant le tour du site, nous rencontrons des travailleurs de tous les âges en pleine activité. En dépit du fait que le métal précieux se faisait attendre depuis le début de la rumeur, les travailleurs du site ne se décourageaient pas. Ils continuaient d’espérer nuit et jour. En tous cas, c’étaient des acteurs persévérants que nous avons eu à rencontrer, tous métamorphosés.

Aux côtés de ces chercheurs d’or, on notait la présence des acteurs connexes tels que les vendeurs de stupéfiants, les travailleurs du sexe qui installaient leurs quartiers sur le site. Il fallait aussi signaler la présence de spéculateurs et détecteurs qui suivaient de près les mouvements des fouilleurs. Une autre remarque : c’était la présence d’un nombre important d’enfants âgés de dix à quinze ans sans compter aussi un nombre important d’adolescents qui s’y plaisaient.

Au-delà de cette animation sur le site, on notait des divergences de vues sur son impact sur la vie des populations. Pour certains, l’avènement de ce site favoriserait le dynamisme dans la commune, voire dans la province des Banwa. En plus, selon eux, beaucoup de jeunes pourront trouver une porte de sortie pour s’épanouir. A cela, l’on pourrait ajouter les réalisations individuelles qui suivront.

Contrairement à ce premier groupe, d’autres citoyens étaient très inquiets de la présence de ce site. Pour eux, cette activité engendrerait des problèmes tels que l’insécurité, les dépravations des mœurs, la cherté de la vie, les maladies, les abandons d’écoles et bien d’autres fléaux. Quand en est-il aujourd’hui ?
Le jeudi 16 novembre 2017, jour de notre deuxième passage sur les lieux, c’est une colline complètement morte que nous avons trouvé avec des centaines de trous abandonnés. Seuls 5 groupes de travailleurs continuent de creuser. Ces 5 trous, les profondeurs varient entre 30 et 35 mètres nous apprennent les travailleurs. Et raison pour laquelle ils utilisent des ventilateurs alimentés par des plaques solaire. Pour eux, pas question de se décourager. « Malgré le fait que l’or se fait attendre depuis le début, nous continuerons d’espérer nuit et jour » nous a lancé un persévérant.

« Dès l’alerte sur les traces d’or repérées sur la colline, nous avons entreprit des vérifications et la nouvelle aurait été confirmée par un marabout. Très vite, nous avons fait des sacrifices. Ainsi, un bœuf noir, trois moutons, un cabri noir, ont été immolés sur le site. Après le marabout d’ici, nous sommes allés voir un autre au Mali. Celui-ci nous a dit qu’il y a de l’or en ce lieu, mais il est en profondeur. Pour cela, nous avons refait un deuxième sacrifice d’un mouton au coup rouge, un coq blanc et une pintade et de la nourriture toujours sur les lieux. Nous a lancé Salif Kindo.

David Demaison NEBIE

Messages

  • C’est encore eux les Boobos. Ils vont ns faire voir toutes les couleurs. Certainement après une calebasse de lait (pardon). Ils ont du se tromper de couleur.

  • La ruée de l’or est surtout la ruée des misérables de ce pays et de son échec de développement et de lutte contre la pauvreté !

  • Quelle supercherie maraboutielle. Aujourdhui on a des tekniques et appareils pour detecter l Or. Pourquoi se laisser Berner par des marabouts qui nont rien d autres que des charlatans conteurs des histoires fantaisistes qui n ont rien avoir avec les realites geologiques et scientifiques ?

  • Wahi je suis mort de rire mouton o cou rouge hum avec toute cette science et nous somme si en retard, que de superdticieux si vous voulez consulter tous les vendeurs dilsions appeler marabouts sa ne changera rien

  • Eh Dieu !si seulement c’était vrai on aurait enfin un goudron au moins de koundougou a kouka parce qu’il me semble que cette partie du Burkina est abandonné malgré ses fils dans le gouvernement

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Mines : Les nouveaux membres de la Commission consultative du travail renforcent leurs connaissances sur le secteur
Mils d’or 2018 : Karim Namaono remporte le premier prix
Transparence dans l’exploitation de l’or : Namissguima prend connaissance du rapport 2016 de l’ITIE-BF
Exploitation de l’or : À Yalgo, les inquiétudes et incompréhensions du maire
Iamgold Essakane SA : Une décennie « dorée », ça se fête !
3e édition de la SAMAO : Pour faire du secteur minier un moteur de croissance et de développement durable en Afrique
Transparence dans les industries extractives : Matinée de redevabilité à Gogo, dans le Zoundwéogo
Énergie : BioTherm Energy et Canopy aux commandes de deux projets photovoltaïques au Burkina
Transparence dans l’extraction minière : La population de Mogtédo voit désormais clair
Lettre ouverte au ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani : « Nous défendrons notre colline sacrée coûte que coûte »
SAMAO 2018 : À la recherche de stratégies pour faire du secteur minier un moteur de croissance
Insécurité : Un car de la SEMAFO tombe dans un braquage sur la route de Bobo-Dioulasso
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2018 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés